Editions L'Harmattan

  • A lire Alexandre Pouchkine on a l'impression qu'il pense en vers tant sa poésie coule de façon limpide. Quand il commence à écrire Eugène Onéguine, le poète a laissé derrière lui sa période romantique. Le ton est libre, tour à tour grave, mélancolique, empreint d'humour. Pouchkine porte un regard pénétrant, voire caustique, sur les castes dirigeantes et nous dépeint le petit peuple, le monde du théâtre et de la littérature. Si son héros donne son nom au roman, c'est avec amour que Pouchkine trace le portrait de Tatiana, jeune femme aux hautes aspirations morales, sensible et cultivée.

  • La Comtesse Anna de Noailles (1876-1933) a été l'une des figures les plus marquantes du monde littéraire du début du XXème siècle. A la fois aristocrate séduisante et femme de lettres incontournable, elle fascinait ses pairs par son génie poétique, incarnant une sorte d'icône féminine. Sa mort l'a pourtant plongée dans l'oubli. Nous la redécouvrons aujourd'hui avec cette première édition de Passions et Vanités, recueil de trois chroniques parues dans la revue Vogue en 1926 et de deux textes lyriques datant de 1912 et 1913.

  • « Aujourd'hui, nous n'avions plus personne à nous disputer, ma soeur et moi, rien à nous jalouser. Nous régnions sur un champ de bataille déserté, étonnées toutes deux de survivre, se demandant même si c'était là un cadeau. Oui, ils nous avaient fait un sale coup, les frères, en nous lâchant si tôt, si peu armées. Nous n'avions plus aucune protection contre nous-mêmes... ».
    En 2013, suite à la mort de son frère Laurent, Catherine Terzieff se consacre à l'écriture. Ce récit nous plonge au coeur de cette Tribu familiale vouée toute entière aux Arts, dont le père, immigré russe de Roumanie, élève de Bourdelle puis de Zadkine, incarne le chef en titre. De l'atelier d'artiste du 15ème arrondissement parisien au Lucernaire, « antre » théâtral de Laurent, en passant par le château familial du Sud-Ouest, c'est un véritable souffle épique et créatif qui traverse et transcende cette famille si particulière.

  • Après une entrée fracassante sur la scène politique lors du procès Blaise Diagne, l'ancien tirailleur sénégalais Lamine Senghor se lance corps et âme dans le combat anticolonisaliste jusqu'à sa mort prématurée en 1927. Ce livre rassemble pour la première fois ses écrits dispersés, dont La violation d'un pays (1927), allégorie anticolonialiste d'une violence étonnante.

  • Ce roman retrace le parcours d'une délégation de onze personnes venues du Sénégal à l'Exposition universelle de Paris de 1889. Ils échouent à Bordeaux dans un petit cirque dont le directeur cherche à les contraindre de participer à un spectacle de nègres. Quelques personnages vont s'insurger contre sa tenue, Raphaël, un jeune medecin et Violette, la fille du député. A la fin du roman, le spectacle qui se donne n'est pas celui que l'on attendait.

  • Novembre 1944. L'Alsace annexée au début de la guerre est encore allemande. Flore a quinze ans, dont quatre de scolarité allemande et de fréquentation obligatoire des jeunesses hitlériennes. Lorsque sa mère l'envoie acheter du pain à Kehl, de l'autre côté du fleuve, personne ne se doute qu'elle ne parviendra à rentrer qu'une année plus tard.

  • La vie des établissements en zone sensible est rarement simple. Après les attentats du 7 janvier 2015, les choses se compliquent encore. Nombre de questions se posent face auxquelles les enseignants ont un rôle à jouer. La narratrice s'y essaie par le biais de la littérature. Ses élèves réagissent en se confrontant dans des discussions cocasses ou des joutes oratoires sans merci. La parole est le coeur de ce roman qui s'interroge sur le langage, les langages. Se pose aussi la question de l'effritement du collège dû à la valse des réformes et aux lubies de deux chefs d'établissement aussi branquignoles qu'autoritaristes.

  • Ce livre nous propose des instantanés, des pérégrinations, qui conduisent le lecteur jusqu'au pôle Nord. Il nous révèle la vie des Inuits au travers d'une multitude de singularités, et raconte dans expliquer par petites touches. C'est le récit d'un pays lointain en mutation, une civilisation dans une nature grandiose, au coeur de laquelle les Hyperboréens du troisième millénaire ont cessé de s'appeler les Esquimaux.

  • En des temps anciens, alors qu'elle n'est encore qu'une enfant vivant au coeur de terres lointaines, Maya reçoit d'une vieille femme une pierre lumineuse dotée de mémoire. Cette pierre va pousser la jeune fille à suivre une route parsemée d'aventures, à la recherche de celui à qui ce talisman appartient. Poursuivant le destin de Maya, Anya rencontre Diego. Ils connaîtront ensemble la fulgurance de la passion, mais aussi sa brûlure. Au terme du voyage, la jeune femme brillera de mille soleils, invincible et belle, incarnant la Puri Dhai du peuple tsigane, celle qui sait et qui indique le chemin.

  • 1947. Une petite fille naît dans le contexte de la reconstruction de la France suite à la guerre et à l'occupation allemande.
    Comme beaucoup d'enfants, elle aime danser. Ce corps qu'elle découvre dans le plaisir intense du mouvement lui parle une langue qu'elle comprend aussitôt.
    Les disputes répétées dans la famille et le mur de silence entre ses parents vont projeter l'adolescente vers un désir d'émancipation.
    Un récit intimiste qui met en lumière les rêves, les espoirs, les déchirures d'une adolescente passionnée par la danse dans les années soixantes.

  • En 1983, Marie Laure opte pour l'action clandestine en identifiant un ancien cadre nazi. Mais, à Francfort, des inconnus dérobent son dossier au moment même où elle le transmet à Ludwig, un camarade allemand. Trente ans après, un homme frappe à sa porte. Qui est cette femme qui s'épanche dans des lettres d'adolescente sur ses lointaines amours en RDA ? Une révolutionnaire à la recherche d'un nazi réinséré en Allemagne ? Une paisible retraitée dans le sud de la France ? Autour de cette affaire se forme alors une chaîne d'amis. Conte d'éducation politique, ce livre nous entraine à leur suite, à la recherche de Ludwig et d'une vérité surprenante.

  • L'auteur commence en douceur par un souvenir d'enfance. Puis c'est un mort qui a peur que sa vie ne le rattrape ; une fillette qu'on sacrifie pour sauver la ferme familiale ; une jeune mère et une terrible malédiction ; la puissante comtesse de Canossa qui, n'ayant jamais eu le choix de sa vie, décide de s'approprier au moins sa mort... Pour finir, l'auteur revient à la douceur d'un fantasme d'adolescent qui se réalise alors qu'il ne s'y attendait plus.

  • Laissons-nous conduire par Tunaruz, au gré de ses flâneries, de ses nostalgies, de ses émerveillements, de ses chocs d'existence, des jeux de son imaginiare. Suivons-la sur les chemins de ces années d'apprentissage, qui ne manqueront pas d'éveiller à leur tour les jeunes filles de sa terre natale. Ce livre de fiction s'inspire d'histoires vraies, romancées, remontant à l'enfance de l'artiste dans le Moyen-Atlas, dans le but de rendre hommage à toutes les petites Tunaruz, enfants puis jeunes filles faibles et fortes, ayant une vie en devenir au Maroc.

  • Ann Rainville est une Américaine de Virginie. Férue de culture française, elle quittera son sud natal pour Paris. Après son mariage avec un jeune Créole, elle partira s'établir en Martinique. Dans le milieu où elle tentera de s'immerger, le mode de vie clanique semble relever d'un principe fondateur ; aussi son union avec le fils d'une riche famille du cru sera-t-elle récusée comme « contre nature ». Au-delà de sa confrontation avec la virulence des normes sociales, la jeune étrangère s'inscrit dans le récit comme une sorte de révélateur d'un monde encore profondément marqué par l'économie de plantation, et les rapports aussi indéfectibles que dénaturés entre héritiers des colons et descendants des peuples razziés d'Afrique...

  • Ce livre est-il un de ces romans à l'eau de rose voués à "faire pleurer Margot dans les chaumières " des divers quartiers de notre village "planétaire" ? Si vous voulez en avoir le coeur net, sachez d'emblée que, dès la première page entamée, vous serez pris au piège et ne refermerez le livre qu'après avoir assisté à la déchéance de Sakina Bâ, version contemporaine de l'éternelle "Vénus, tout entière à sa proie attachée". Cheikh Hamidou Kane

  • Miniyah est une jeune métisse parisienne. Elle veut découvrir le fleuve Niger. Elle se rend donc en Afrique. Un jour, en compagnie de Zubulu, son grand-père, ils longent le cours d'eau et ils tombent sur un peuple qu'on appelle « les hommes bleus ». Leur

  • En 1940, dans un village de l'Entre-deux-Mers, une idylle se noue entre un notable et une domestique. Un enfant nait de leur amour. Pour lui épargner la honte et la rumeur ils éloignent l'enfant dans une famille d'accueil alors que la guerre fait rage. Plus que le récit de la vie d'un homme se construisant un destin malgré les manques et les blessures, Enfer et contre tous, est un livre sur la famille et l'identité, sur le pardon et le libre-arbitre.

  • Dans les cinq contes du Rwanda rassemblés dans ce recueil, les animaux ressemblent étrangement aux hommes avec leurs qualités et leurs défauts. Le lecteur y découvre comment Bakame le lièvre rusé trompe Rugwe le Léopard et Nzovu l'Eléphant, pourquoi Kanyamasyo la Tortue fabrique une flûte, et d'où vient la haine que se portent les enfants de Nyirangwe la mère Léopard et de Nyakabwana le Chien ?

  • Ces 10 nouvelles ont pour fil conducteur la Guyane à des époques différentes. des histoires où s'entremêlent des personnages haut en couleur, des destins douloureux, des scènes de vie ordinaires qui pourraient faire rire tant elles sont pathétiques, le lecteur est transporté du XVIIIème siècle à la Guyane d'aujourd'hui en passant par le charme suranné mais regretté des années 30 et de l'après guerre, il prend un bain de nostalgie et peut-être se souvient.

  • Publié à Paris en 1885, sous le titre Atipa, roman guyanais, l'ouvrage d'Alfred Parépou constitue le premier texte littéraire en créole guyanais. Cependant, le sous-titre de l'ouvrage ne rend pas justice à l'oeuvre et un lecteur s'attendant à lire un roman au sens propre du terme avec une intrigue, une action et un dénouement ne pourrait être que déçu. En e_ et, Atipa ne répond pas aux normes classiques du genre. Il s'agit plutôt d'une chronique satirique de la vie en Guyane durant les premiers balbutiements de la IIIe République. L'essentiel de l'ouvrage est un dialogue entre Atipa et douze de ses compatriotes créoles. Dans un style souvent naïf mais plein de bon sens et non dénué d'humour, Atipa, observateur lucide et perspicace, nous fait partager sa philosophie très saine de la vie. Ses jugements sur les choses et les gens, parfois sévères, voire mordants, parfois cocasses et simplistes, séduisent par la justesse du ton. Cette édition bilingue du livre de Parépou, dans sa conception présente, s'adresse en premier lieu aux spécialistes des langues

empty