• Femmes puissantes

    Lea Salame

    " On dit des femmes qu'elles sont belles, charmantes, piquantes, délicieuses, intelligentes, vives, parfois dures, manipulatrices ou méchantes. "Hystériques' lorsqu'elles sont en colère. "Arrivistes' lorsqu'elles réussissent. Mais on dit rarement d'elles qu'elles sont puissantes.
    Chez un homme, la puissance est légitime. Chez une femme, elle paraît suspecte, contre-nature. J'ai voulu savoir pourquoi, et j'ai entamé un voyage dans les mystères du pouvoir au féminin.
    On se construit en se confrontant à d'autres vies que la sienne. J'ai rencontré des femmes dont j'admirais le courage, la liberté et la singularité. Écrivaine, médecin, femme politique, cheffe d'entreprise, rabbine, sportive, jeunes ou plus âgées, de droite ou de gauche... elles ont toutes un point commun : leur force intérieure et leur influence dans la société, en un mot, leur puissance. Elles m'ont transformée, profondément. Ont fait voler en éclats mes préjugés. Mais surtout, comme à beaucoup d'auditrices, elles m'ont fait du bien. "

  • 33 ans avec vous

    Jean-Pierre Pernaut

    Ce n'est pas sans un énorme pincement au coeur qu'on quitte la présentation d'un journal télévisé comme " Le 13 heures ", devenu un rendez-vous quotidien pour des millions de Français avec 8 500 journaux présentés, 115 000 reportages tournés jusque dans les plus petits villages de France, 15 000 magazines sur les cultures régionales et l'immense patrimoine d'un pays que j'aime tant.
    Aujourd'hui, j'éprouve de la fierté mais aussi ce curieux sentiment d'abandonner ceux avec qui j'ai déjeuné chaque jour durant toutes ces années à 12 h 58 très exactement, au point que j'avais l'impression de faire partie de leur vie...
    Maintenant que j'ai décidé de tourner la page, avec la faiblesse de croire que mon " 13 heures " n'est pas un JT comme les autres, je veux raconter la passion que j'ai mise dans ce métier qui me l'a rendu au centuple, toutes les aventures vécues ensemble, sans omettre ni d'où je viens, ni les galères, ni ceux qui m'ont permis de garder les pieds sur terre.
    Une façon de vous faire partager mon bonheur d'avoir passé 33 ans avec vous.
    Jean-Pierre Pernaut

  • L'emprise du faux : désinformation, le temps du combat Nouv.

    La désinformation, devenue notre quotidien, pénètre partout et exerce une emprise croissante sur les esprits.  Pourtant, la combattre est possible. Pour mener la lutte, il faut d'abord connaître l'ennemi, comprendre le fonctionnement de la fabrique du mensonge, les mécanismes de la montée aux extrêmes, les mutations du paysage de l'information sur lesquelles prospère le faux.  La riposte, elle, a plusieurs visages : responsabilisation des plateformes sur les contenus qu'elles diffusent, démonétisation de la désinformation, correction des effets pervers des algorithmes, intensification du fact-checking, travail d'investigation sur les réseaux et les stratégies de désinformation, défense et promotion d'une information de qualité accessible à tous, renforcement des moyens de lutte contre la haine en ligne. Fabrice Fries apporte ici le regard du praticien. Il dirige en effet l'Agence France-Presse, aujourd'hui reconnue comme le média qui dans le monde est le plus engagé dans la lutte contre la désinformation. Observateur privilégié de ce mal du siècle, il ne s'arrête pas au constat mais propose une stratégie de combat.  

  • Netflix a provoqué une véritable révolution dans l'univers de l'entertainment. Présente dans cent quatre-vingt-dix pays, rassemblant des centaines de millions de clients, dont sept millions en France, pesant plus de 200 milliards de dollars, elle est devenue un monstre qui fascine autant qu'elle effraie le monde de l'audiovisuel, producteurs et chaînes confondus. Reed Hastings a d'abord fondé en 1997 une entreprise qui a un service en ligne de location et d'achat de DVD livrés à domicile. Comprenant, en avance sur tous, les conséquences de la révolution numérique, il va s'adapter à toute vitesse, rejeter toutes les règles et élaborer sa propre doctrine du changement et du management basée sur la liberté et la responsabilité. Chez Netflix, la qualité des employés a plus d'importance que celles des procédures, l'innovation prime sur l'efficacité ; il n'y a pas de limites pour les congés et les notes de frais ; on attend la sincérité absolue plutôt que l'esquive ; on est payé bien au-dessus du marché tant que la créativité et les performances sont là. Tout en racontant l'histoire de cette société hors du commun, en donnant la parole à beaucoup de ceux qui y ont participé et vécu les erreurs et les fulgurances, c'est toute la vie quotidienne, la philosophie et l'expérience d'une entreprise unique qui a su créer son propre modèle révolutionnaire. Reed Hastings a choisi de développer ses idées d'une façon très originale : un dialogue souvent contradictoire entre lui et Erin Meyer.
    Reed Hastings est le cofondateur et le P.D-G. de Netflix. Erin Meyer est professeur à l'INSEAD. Elle a été sélectionnée parmi les cinquante penseurs les plus importants du monde dans le domaine du business et de l'économie. Elle vit à Paris et parle français.
    Erin Meyer est professeur à l'INSEAD. Elle a été sélectionnée parmi les cinquante penseurs les plus importants du monde dans le domaine du business et de l'économie. Elle vit à Paris et parle français.

  • - 62%

    Comment affronter en couple un intrus nommé Parkinson?
    " Ca devient quoi, l'amour, quand l'un des amants tombe malade ? D'un mal incurable dont on ne peut espérer - au mieux - qu'une évolution lente ? Qui est le mieux placé pour répondre à cette question ? Les neurologues, les chercheurs, les psychologues ? Ou, simplement, toi et moi ?
    Sommes-nous encore en mesure de dialoguer, comme si nous étions simplement un couple de gens qui s'aiment ? On croyait, en commençant ce livre, à l'alchimie amoureuse qui transformerait le désir en courage, nos serments en vertu, la peur en espoir.
    Puis la catastrophe est arrivée : en mars 2020 le monde entier est tombé malade. Plus d'amour, partant plus de joie dit La Fontaine à propos de la peste. Devons-nous, enfermés, nous résigner à vivre dans un monde sans amour ? Le monde est-il tombé malade de son manque d'amour ? "
    Malgré la maladie de Catherine, malgré l'épidémie de Covid-19, Catherine Laborde et Thomas Stern ont décidé de renouer avec le dialogue amoureux qui fonde leur histoire.
    Dans un duo femme-mari et malade-aidant, ils racontent ce que devient l'existence quand une épée de Damoclès pèse sur les épaules, la manière dont on l'affronte, les états d'âme, les colères, les peurs aussi, les attentions, les tendresses, le quotidien qui n'est plus simple mais totalement chamboulé.
    Et nous livrent un précieux témoignage sur cette évidence : l'humanité n'existe que par l'espoir et l'espoir par l'amour.

  • Medias, le grand errement Nouv.

    ALERTE ! est une collection ouverte aux lanceurs d'alerte désireux de poser les bonnes questions à travers un véritable travail de journaliste ou de chercheur. Dirigée par Jean-Pierre Guéno, elle se veut un lieu refuge contre lapensée formatée à travers des titres forts, des ouvrages fluides et percutants.Dans Médias, le grand errement, Nicolas Vidal cherche à analyser la raison d'être de la défiance d'une grande partie des Français à l'égard des médias dans leur ensemble et la responsabilité de son interprofession dans ce domaine.
    Il cherche à évaluer le déficit de côte d'amour ou de crédibilité des supports d'information qui constitue un symptôme inquiétant pour la démocratie.
    Il stigmatise la chimère de l'innovation, le mythe d'une mutation forcenée de la forme qui est censée s'adapter aux nouvelles modes et aux nouveaux modes de communication. Il déplore la désagrégation des contenus de qualité, la perte de sens et la raréfaction, la désaffection des lecteurs.
    Les récents conflits sociaux, tant ceux engendrés par les gilets jaunes que ceux qui accompagnent la réforme des retraites révèlent des antagonismes très forts entre la grande presse nationale parisienne et la France des territoires.
    Certains médias auraient-ils succombé aux sirènes de l'endogamie et de l'entre-soi, laissant à l'écart de l'information une grande partie des Français ?
    Faut-il aller jusqu'à incriminer une presse dogmatique et doctrinaire, en proie aux idéologies, et qui se serait déconnectée d'une France périphérique qu'elle aurait méprisé? Nicolas Vidal cherche à décrypter ce grand errement et mettre en garde contre ses conséquences.

  • KGB-DGSE : 2 espions face à face Nouv.

    Sergueï Jirnov est un ancien espion du KGB, François Waroux a été officier traitant à la DGSE. Le premier a opéré au sein du service des « illégaux » pour l'URSS, notamment pour infiltrer l'ENA, le second a agi sous couverture à travers le monde au nom de la France. Après avoir longtemps oeuvré dans l'ombre pour deux camps opposés, ces deux officiers supérieurs ouvrent dans ce livre un dialogue sans tabou sur leur carrière au sein des services secrets. Pour la première fois, un espion russe et un officier français confrontent leurs expériences, leurs analyses
    et les méthodes utilisées par leurs pays respectifs. Ils révèlent les secrets du travail sous couverture, les techniques
    de surveillance, les manipulations, mais aussi les angoisses quotidiennes et les cas de conscience qu'impliquent
    de telles professions. Loin des clichés des films hollywoodiens, ce livre lève le voile sur la réalité des services de renseignement, brisant un à un les mythes en la matière pour leur substituer une face cachée bien plus complexe. De la guerre froide à la guerre technologique, en passant par les nouvelles menaces qui frappent le monde, ces deux grands témoins n'éludent aucun sujet dans leurs échanges. Un voyage d'Est en Ouest pour découvrir le vrai visage de la raison d'Etat.

  • Papa

    Clemence Rochefort

    Que reste-t-il lorsque son père disparait ?Une amie qui n'avait jamais rencontré mon père m'a dit un jour, en parlant de lui : " Il aurait pu donner tout ce qu'il n'avait pas. " Elle avait raison. Il est rare, je trouve, qu'un personnage public soit en total adéquation avec la personne que l'on découvre dans la vie privée. J'ai donc écrit ce livre pour rendre autre chose qu'un hommage à mon père. Pour raconter des anecdotes, décrire sa sincérité sans calculs, sans plan de carrière, sans filets... la personnalité de ce père " connu par hasard, sans vouloir le devenir ". Un père qui aimait les autres non pour qu'on dise de lui : " Il est gentil Jean Rochefort ", mais parce que les écouter l'intéressait et surtout lui était vital. Pourquoi papa est-il tant aimé ? Une seule réponse, en vérité, et un mot : la sincérité.
    Mais lorsqu'un tel personnage disparait... comment faire son deuil ? Comment être digne de lui ? De quelle manière continuer à vivre, sans être hantée par les souvenirs mais sans pour autant oublier ? Comment trouver un compagnon de vie, une présence masculine qui prenne, en quelque sorte, la suite ? De quelle manière, se servir de sa transmission ? Que reste-t-il lorsqu'un tel père disparait ?

  • Bouvard : 90 ans de portraits crachésPresque un demi siècle après
    Un oursin dans le caviar, Philippe Bouvard donne avec
    Des grumeaux dans la passoire une suite à ce qui fut le best-seller de l'année 1973. (Eh oui, déjà !)
    Une cascade de souvenirs souvent indiscrets et une galerie de portraits hauts en couleurs : Les présidents de Vincent Auriol à Emmanuel Macron ; les stars de Bardot à Delon ; les génies de Salvador Dali à Marcel Pagnol; les vedettes de l'audiovisuel de Léon Zitrone à Stéphane Bern. Chemin faisant, l'auteur égraine des anecdotes plus personnelles : sa traque par Mesrine, son contrôle fiscal après un déjeuner chez Giscard, les découvertes du " Théâtre de Bouvard " et le succès pendant 37 ans des " Grosses Têtes ".
    A 90 ans, l'ex-petit garçon de course du
    Figaro devenu un temps directeur de
    France Soir n'a rien oublié des rencontres providentielles offertes par un métier qui le passionne toujours. Bref, une existence hors du commun d'un fils de petit commerçant, ne possédant pas d'autres diplômes que le certificat d'études primaires, admis à titre de témoin parmi les grands de ce monde.

  • Tout le monde connaît Loana, la blonde de Loft Story (2001). On en sait moins sur Loana Petrucciani, battue et humiliée par son père, victime de violences conjugales répétées, outil médiatique aux mains de producteurs opportunistes et sans scrupules. Cette femme-objet a fait les choux gras de toutes les presses - y compris des plus sérieuses - au prix d'une profonde souffrance. En moins de vingt ans, la star éphémère a multiplié les tentatives de come-back et de suicide, sombré dans la dépression, succombé à toutes les addictions. Aujourd'hui, à plus de quarante ans, elle suscite au mieux l'indifférence, au pire la moquerie. Mais que lui vaut ce rejet qui confine parfois à la haine ?

    C'est la question à laquelle Paul Sanfourche nous invite à réfléchir, dans une enquête très éloignée des reportages people. Pour comprendre le mépris dont la jeune Niçoise issue des milieux populaires est la cible, le journaliste croise les témoignages (proches, psychologues, médecins et producteurs) et les recherches contemporaines sur le féminisme. Son étude, édifiante, atteste d'un sexisme ordinaire encore très présent dans nos médias. Loana, qui a vu passer la vague #MeToo de loin, pourrait bien en être la parfaite victime. Un travail plein d'humanité et nécessaire si l'on veut comprendre les ressorts patriarcaux au-delà du petit écran.

    Journaliste, auteur et réalisateur, Paul Sanfourche a trente-cinq ans. Après avoir travaillé pour la rédaction d'Envoyé Spécial (France 2), il se consacre désormais à l'écriture.

  • Trembler

    Catherine Laborde


    Catherine Laborde, qui a des années durant présenté la météo sur TF1, se dévoile avec ce livre vérité, tout en pudeur, émotion, humour aussi, qui parlera à tous.

    " Après avoir réfléchi à mon quotidien, j'établis ainsi ma liste non exhaustive des symptômes : trembler, baver, tourner en rond, crampe, ralentissement de la marche, hésitations, mémoire récente défaillante, discours incohérent, cauchemars, perte de repères géographiques, main gauche tordue, constipation, larmes, sentimentalisme, trébuchements, insomnies, hallucinations fugaces, fourmillement dans les pieds, le dos, peur des escaliers, des vélos, de la vitesse, des bêtes sauvage, d'être abandonnée, d'être seule la nuit, peur de tout, perte des repères géographiques, généalogie incertaine, déambulations sans objet. Est-ce que tout cela fait une maladie ? "
    Catherine Laborde

  • Les manipulations de la parole sont devenues courantes dans les sociétés modernes. La démocratie, qui a placé la parole au centre de la vie publique, paraît menacée par la prolifération des techniques qui visent à nous contraindre, sans que nous nous en rendions compte, à adopter tel comportement ou telle opinion. La sensation diffuse de vivre dans un " univers menteur " n'est-elle pas à l'origine de formes nouvelles d'individualisme et de repli sur soi ? Toutes les méthodes de communication et de débat sont-elles bonnes dans un espace public qui se prétend démocratique ?
    Dans ce livre passionnant, Philippe Breton s'efforce de répondre à ces questions en décrivant les différentes techniques de manipulation qui saturent notre environnement, à partir de nombreux exemples pris dans les domaines de la politique, de la publicité, de la psychothérapie et de la communication. Proposant une analyse des faiblesses des sociétés modernes, il ouvre aussi quelques pistes pour redonner à la parole le rôle d'outil vivant de la démocratie. Il introduit notamment le concept original de liberté de réception, sans laquelle la liberté d'expression reste surtout la liberté des puissants.
    La Parole manipulée a été couronné en 1998 par le Prix de philosophie morale de l'Académie des sciences morales et politiques.

  • La biographie de référence de Duras, par l'un de ses amis les plus intimes.D'où vient la fascination qu'exercent encore la vie et l'oeuvre de Marguerite Duras ?
    Née en 1914 dans l'Indochine coloniale, elle traverse le siècle au coeur de ses turbulences, de la trouble période de l'occupation aux mouvements ultra-gauchistes de l'après 68, en passant par le communisme. Partout et toujours, elle porte la parole de la révolte, scandaleuse par la violence de ses engagements et de ses passions.
    Mais la vie de Marguerite Duras ne peut se concevoir détachée de ce qui la tient justement en vie : l'oeuvre inlassablement recommencée, comme si le poids d'un destin exigeant la condamnait aux dangers de l'écriture.
    En recomposant cette existence, unique matériau de l'oeuvre, Alain Vircondelet nous permet de saisir la dimension douloureuse et l'absolue nécessité de la création d'un grand écrivain, tout en nous menant au plus près du secret de son écriture.

  • Ainsi parlait Iwata-San Nouv.

    SATORU IWATA : une figure emblématique du jeu vidéo !
    Développeur de génie, producteur visionnaire, chef d'entreprise modèle : c'est peu dire que Satoru Iwata a marqué de son empreinte l'industrie vidéoludique. Président de Nintendo entre 2002 et sa disparition en 2015, il a contribué à la création de franchises reconnues ainsi qu'au succès de consoles au concept novateur.
    Réunissant des entretiens menés par Shigesato Itoi (Mother), une interview exclusive de Shigeru Miyamoto (Super Mario, Zelda, Donkey Kong) ainsi que des extraits tirés de la série Iwata demande, ce livre est l'occasion de revenir sur la vie et la philosophie de cette figure emblématique du jeu vidéo.


  • " Mon coeur de métier, c'est d'être cuisinier, d'imaginer des plats qui racontent des histoires. " - Cyril Lignac.

    C'est à travers des goûts que Cyril Lignac retrace son parcours singulier, de son paisible Aveyron natal jusqu'à l'effervescence de la capitale. Certains renvoient à son enfance, au cadre familial sain et généreux qui l'a porté au fil des années, d'autres à son apprentissage auprès de chefs incontournables de la gastronomie française ou encore à ses chocs culturels à Marrakech ou New York. Cette diversité exprime la sensibilité de sa cuisine actuelle et offre en même temps une plongée dans son univers.
    Un livre en forme d'ode à ce qu'il y a de plus universel: le goût.

  • Ce livre est un condensé des meilleures chroniques « Grenades » de Safia Kessas diffusées sur La Première. Les thèmes qui y sont abordés avec un ton décalé, parfois acide mais jamais méchant touchent aux féminismes et aux diversités. De metoo au Black Live matters, Safia brosse de façon incisive et malicieuse un fait d'actualité marquant.

    Qu'est-ce que la masculinité toxiques ?
    Savez-vous que les sorcières existent vraiment ?
    Pourquoi le mot féminicide est-il entré dans le vocabulaire ?
    Qu'y a-t-il derrière les injonctions aux régimes et à la beauté qui pèsent sur les femmes ?
    Que sont le victim blaming, le mansplaining ou le manterrupting ?

    Toutes ces questions et bien d'autres sont réunies dans cet ouvrage qui, au-delà des textes savoureux, a pour ambition de proposer des pistes de réflexion. Chaque chronique est en effet agrémentée d'une analyse et d'éventuelles ressources pour aller plus loin et mieux comprendre les changements sociétaux qui nous entourent.
    Dans sa chronique La Grenade diffusée sur La Première, Safia Kessas aborde les thèmes liés aux féminismes et aux diversités sur un ton humoristique, parfois acide, souvent incisif, mais jamais méchant.
    Ces chroniques sont illustrées avec beaucoup de grâce et de moder- nité par Leyla Cabaux.
    La grenade de multiples vertus. Elle est bonne pour la santé et vous est conseillée sans modération.

  • " Je serai journaliste ", se promet très tôt la jeune provinciale de Périgueux. Pourquoi ce métier ? Par goût de l'écriture ? Pour partir en reportage et raconter le monde ? Non, pour être libre. Après une enfance heureuse au sein d'une famille aimante et protectrice, Catherine Nay accomplit peu après son arrivée à Paris un rêve qui fut celui de tous les journalistes débutants dans les années 1960 : entrer à L'Express, la meilleure école de presse à cette époque, sous la double houlette de Jean-Jacques Servan-Schreiber et, surtout, de Françoise Giroud. Elle y trouve une sorte de seconde famille. La figure de Françoise Giroud, dont elle nous révèle ici des aspects inattendus, domine ces années. Elle incarne pour elle un modèle à la fois d'observatrice des moeurs de son temps et de femme de caractère. Catherine Nay a obéi dans sa propre existence à ce même désir de liberté et d'indépendance. Elle évoque ici pour la première fois sa rencontre en 1968 avec l'un des grands acteurs de la Ve République, Albin Chalandon, resté cinquante ans plus tard le grand amour de sa vie. Devenue familière des coulisses du monde politique, elle nous offre dans le premier volume de ses mémoires, entre portraits à vif et anecdotes savoureuses, un récit original et perspicace, plein d'humour, d'intelligence et de vivacité, des règnes successifs de Pompidou, Giscard et Mitterrand, jusqu'à l'élection de Jacques Chirac, une chronique intime de cet univers de passions où s'affrontent des personnages hors normes dont elle recueille les confidences, décrypte les facettes les plus secrètes ou les mieux dissimulées. Sous le regard de cette enquêtrice aguerrie, le pouvoir apparaît tel qu'il est, avec ses rites, ses pratiques, ses grandes et petites rivalités : une comédie romanesque faite de sensibilités particulières, par-delà les idées et les convictions. Catherine Nay la raconte sans cacher ses coups de coeur ni ses partis pris. Librement !Prix Spécial du Jury du Livre Politique 2020

  • Le 23 avril 2003, Raymond Depardon présentait librement, pour les membres du Collège iconique de l'INA, les fils entremêlés de son enfance, de son « errance » et de son oeuvre. Le présent ouvrage reproduit cette parole vive qui, aux questions posées, répond par des souvenirs qui sont autant de problèmes à travailler. « Depardon crée des images fortes », analyse dans sa préface François Soulages, qui présida la séance : fortes d'un rapport singulier à l'espace, au temps et à l'écrit. Fortes, aussi, de l'audience formidable que leur ont donnée les médias, comme le montre la cartographie inédite de la présence de cette oeuvre multiforme -- du film documentaire au spot publicitaire -- à la radio et à la télévision.
    En contrepoint de cette lumière et de ce bruit médiatiques, le Collège iconique propose un lieu de parole plus intime, une autre manière pour Raymond Depardon d'exposer son travail « avec/sur » les images. Un travail dont François Soulages éclaire ici la richesse : « Ses livres, ses films et ses expositions sont des créations autonomes et nouvelles ; ce ne sont donc jamais des recueils d'images ou d'écrits, encore moins des agrégats d'images et d'écrits, mais toujours des oeuvres totales et originaires, faites à partir de la rencontre étrange des images et des mots, des images et des sons. C'est sa réponse au mystère du réel. »

  • " C'EST PAS PARCE QU'ON EST MALADE QUE LA VIE S'ARRÊTE. "

    Inutile, invisible, sans avenir... voilà l'avenir qu'on me promettait.
    Déjà, quatre mois après ma naissance, les médecins annoncent à maman que je ne vivrai que sept ans. À l'adolescence, c'est la proviseure du collège qui me condamne à nouveau en disant : " Très franchement, je ne sais pas ce qu'on va faire de votre fi lle. Mais au moins, elle est jolie dans le décor. "
    Aujourd'hui j'ai trente-neuf ans, et la dernière fois que j'aurais dû mourir, en 2007, une greffe des poumons m'a sauvé la vie.
    J'ai participé à Secret Story en 2011 pour en témoigner, pour exister peut-être, et même si là encore j'étais surtout " jolie dans le décor ", cette émission m'a permis de trouver ma place.
    Malgré tous les pronostics, j'ai la chance de vivre. Je respire, je connais l'immense bonheur d'être maman et je continue à chaque instant de narguer la mucoviscidose. Mais peu de gens savent ce qui se cache derrière la gaîté imperturbable de mes stories sur Instagram. Ma maladie ne se voit pas, les obstacles surmontés depuis ma naissance n'ont laissé aucune trace apparente. Et pourtant, je suis une survivante et j'ai des choses à dire.

  • Ténor du journalisme politique, ancien directeur de l'information de France 2, Olivier Mazerolle raconte 60 ans de carrière et de rencontres marquantes, en " on " ou en " off ", avec quelques " clients " nommés Delors, Strauss-Kahn, Tapie, Le Pen...
    En soixante ans de métier, Olivier Mazerolle a connu les huit présidents de la Ve République, la Guerre froide, la chute du mur de Berlin, l'ère du terrorisme et l'aube de la société numérique. Il dévoile aujourd'hui l'envers de la profession et revient sur les événements qui l'ont marqué: la révolte de Solidarnosc, les conflits au Moyen-Orient, ses rencontres avec Walesa ou Sadate, mais aussi les coulisses de la politique française. Adepte du " off ", cet autodidacte a su gagner la confiance de la plupart des ténors de droite comme de gauche. Ainsi, Jacques Delors lui a confié, bien avant sa déclaration sur le plateau de " 7 sur 7 ", qu'il ne serait pas candidat à l'élection présidentielle de 1995. Olivier Mazerolle évoque les pressions qu'il a subies en tant que journaliste, mais aussi les failles des hommes et des femmes politiques. Sans chercher à s'épargner, il évoque les moments forts ou difficiles de son parcours: le "détail de l'Histoire" de Le Pen, les polémiques sur l'"affaire Baudis" ou l'annonce erronée du retrait politique d'Alain Juppé en 2004, qui occa- sionna son départ de France 2. Sans oublier la crise du Covid- 19 qui ne l'a pas épargné. Né en 1942 à Marseille, Olivier Mazerolle a fait ses premiers pas de journaliste en 1959, à l'âge de dix-sept ans, comme assistant d'un chro- niqueur judiciaire du Figaro. Il deviendra ensuite reporter, inter- vieweur, éditorialiste et dirigera les rédactions de RTL, France 2, puis de La Provence. Il assure chaque dimanche l'édito politique de RTL.


  • L'ordonnance optimiste du " Dr Drucker "

    L'obsession de Michel Drucker est bien connue : durer et tenir la forme. Il ne veut pas décrocher. À plus de soixante-dix printemps, est-ce bien raisonnable ? Lucide et plein d'autodérision, sans fard, il s'interroge ici sur le temps et l'âge. Au détour des couloirs de France Télévisions ou sur les routes de Provence qu'il sillonne à vélo - désormais électrique pour les cols les plus raides -, un Michel Drucker à la parole plus libre se fait jour. L'homme de télé a toujours eu une autre vocation : celle de médecin généraliste, comme Abraham, son père. Avec autant d'énergie que d'humour, il transmet son expérience de la vitalité grâce à la prévention, le sport, l'hygiène de vie, la diététique, le goût des autres, des endives et des carottes râpées. " Une vie de con ", lui disait Johnny...
    À travers son savoir, des situations cocasses, des moments de doute poignants aussi, il invite chacun à faire de la résistance face au jeunisme ambiant. On peut tous décider d'" arrêter de vieillir ". " C'est du boulot ", mais un brin de sagesse et un grain de folie aidant, quel que soit son âge, " la vie reste à venir et le meilleur devant soi ".
    Profitez-en, c'est un expert !

  • Série de tous les records, Game of Thrones met en scène un Moyen Âge à la fois fictif et largement inspiré de faits et de personnages historiques, de thématiques politiques, sociales ou religieuses bien réelles. Ce Moyen Âge imaginaire, sombre et tragique, véritable envers de la civilisation, est bien éloigné de la réalité historique qu'étudient les médiévistes. Car la série ne décrit pas tant le Moyen Âge lui-même que la façon dont nous imaginons aujourd'hui cette période, en lien avec nos fantasmes, nos craintes et nos désirs les plus actuels. C'est ce rapport à l'histoire, à ce que nous pensons être la marche de l'histoire, les passions qui la nourrissent, les pulsions secrètes qui la motivent, hier comme aujourd'hui, que ce livre tente de mettre au jour. Le Moyen Âge apparaît alors comme l'envers effrayant et fantasmé de la civilisation, la face sombre de l'histoire.

  • Alors que les menaces et les violences à l'égard des journalistes se sont multipliées en marge du mouvement des gilets jaunes, cet ouvrage arrive à point nommé pour expliquer que les pistes de réconciliation passent par un travail commun mené par les journalistes et le public. En dressant des pistes de solutions illustrées de nombreux exemples, Anne-Sophie Novel part du principe que bien s'informer aujourd'hui devient aussi nécessaire que bien manger il y a vingt ans. Elle prouve qu'il est possible de tracer de nouveaux chemins de faire, et de mieux participer ainsi au débat de société.
    Par la réalisatrice du film Les médias, le monde et moi sorti au cinéma en mars 2019 dont l'UNESCO est partenaire.

  • Pourquoi, en France, un seul accent est-il jugé " normal " ? Pourquoi n'entend-on jamais ou presque à la télévision ou à la Comédie-Française les intonations du Gers, du Nord, d'Alsace ou de Corse ? Et qui s'est arrogé le pouvoir de définir la " bonne " manière de parler ?
    Il existe en France une discrimination par les accents. Elle se traduit souvent par des moqueries, parfois par l'impossibilité d'accéder à certains métiers, que ce soit dans l'audiovisuel ou le cinéma, le monde des affaires ou l'université...
    Jean-Michel Aphatie est l'un des rares journalistes à faire carrière à la radio et à la télévision " malgré " son accent basque. Michel Feltin-Palas est un amoureux des langues de France et de la diversité culturelle. Tous deux délivrent des témoignages émouvants et un diagnostic choc sur cette discrimination méconnue, source de souffrances psychologiques plus graves qu'on ne le croit et qui concerne près de trente millions de personnes.

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