• Un amour grec

    Zoé Valdés

    "On apprend toujours de la douleur, elle le savait depuis toute petite ; et de la détresse, davantage encore. C'est pourquoi elle a accepté avec humilité cette solitude, qu'elle a - dans une certaine mesure - choisie. Elle s'est juré qu'il n'y aurait plus dorénavant d'autre homme dans sa vie que son fils, Petros, le fruit de sa passion de jeunesse. Petros était son chef-d'oeuvre, l'oeuvre du premier amour."
    Dans un Cuba asphyxié par l'oppression, Zé, adolescente, tombe enceinte d'un marin de passage. Reniée par son père, jugée par la société, elle élève son enfant avec l'aide des femmes de sa famille. Son fils Petros deviendra un pianiste de renom dont la carrière le mènera avec sa mère jusqu'en Grèce, sur les traces de son père.
    Grâce à la musicalité singulière d'une langue à la fois simple et poétique, Zoé Valdés retrace un parcours cousu de ruptures et d'exils et transforme les difficultés de la vie en chant d'espoir.

  • "Peut-être voulait-elle sous le poids des souvenirs et de la solitude s'éloigner des anciennes extravagances parisiennes. Effacer par un voyage toute une vie."
    Photographe et peintre surréaliste au style insolite et dérangeant, Dora Maar va croiser la route de Pablo Picasso. À ses côtés elle va incarner la Femme qui pleure, ce célèbre portrait qui témoigne de sa déconstruction dans l'ombre du génie auquel elle avait voué sa vie. Amante, muse et victime de l'artiste, Dora Maar, quelques années après sa rupture avec Picasso, décide de passer quelques jours à Venise. Dans le dédale des rues de la cité des Doges, Dora, muse abandonnée, artiste inaccomplie, retrouvera-t-elle le chemin de sa vie de femme ? À l'issue de cet ultime voyage, elle se retirera du monde pour vivre mystique et recluse dans son appartement parisien. Le temps d'une escapade vénitienne, Zoé Valdés se glisse dans l'âme tourmentée de Dora Maar, cette femme capable de tout par amour et nous livre un roman ardent et subtil sur la passion amoureuse sans limite.

  • "Deux vieux Cubains, Arsenio, un exilé proche de Batista, et son ami Elbio, qui n'a jamais quitté sa campagne cubaine, se retrouvent après de longues années de séparation. Alors qu'Arsenio a commencé à recueillir des témoignages pour étayer la thèse de sa petite-fille, consacrée à l'histoire de l'île, il vient chez Elbio continuer ce travail de mémoire collective.
    Les deux amis, tout en évoquant leurs propres souvenirs, s'en vont à la rencontre des Cubains, les écouter, leur rendre la parole, dans la campagne environnante, puis, poursuivant leur voyage intérieur par un périple géographique, jusqu'à La Havane.
    À travers ces destins et au fil des dialogues, c'est toute la mémoire cubaine que fait revivre ce livre."

  • Desiree fe

    Zoé Valdés

    Dans ce roman, Zoé Valdés revient sur les lieux de ses bouleversantes nostalgies, à La Havane, pour cartographier les rêves d'une petite fille, Desirée Fe, ses fantasmes et ses frustrations d'adolescente, amoureuse découvrant avec l'ardeur de sa jeunesse les méandres de la sexualité. Parmi les ruines de la cité du désespoir, se dressent une infinie soif de liberté et une indomptable volonté de survivre.
    « Il existe une érotique féminine dont la rhétorique peut s'avérer aussi mielleuse et ennuyeuse que l'onanisme. Même Anna de Noailles est tombée dans ce travers. Mais, bien entendu, il y a aussi Thérèse d'Ávila, Mariana Alcoforado, les soeurs Brontë, Virginia Woolf, [...] il faut les écouter, ces voix, car ce sont celles de la Terre mère, de Déméter, de Perséphone, ce sont les voix des grands mystères, et pas un seul homme n'est parvenu ne serait-ce qu'à effleurer le ciel où elles évoluent, comme des femmes folles et décoiffées, avec leurs vociférations qui sonnent si juste. C'est sur ce chemin-là que tu avances, Zoé. Et ça me fait presque peur de te le dire. En même temps, je sais bien que dire ce genre de choses à quelqu'un de ton âge ne l'empêche pas de se heurter à des murs, et puis de se relever, pour retomber encore, et repartir sans cesse dans la bataille. »
    Álvaro Mutis, Prix Médicis Étranger

  • Yocandra vient « d'une île qui avait voulu construire le paradis et s'est transformée en enfer ». Née de fervents communistes cubains, elle s'est d'abord appelée Patrie, avant de se réinventer sous le nom de Yocandra. Quand elle parvient enfin à quitter l'île, elle rejoint Miami, comme tant de Cubains exilés. À Little Habana, c'est le vertige, l'urgence, à chaque instant, on espère, on prie, bientôt Cuba sera libre. Gagnée par l'amertume, Yocandra fuit Miami pour rejoindre Paris. Dès son arrivée, son quotidien est envahi par les Cubains. Partout où elle va, ils sont là, comme si elle n'avait jamais quitté Cuba. À l'hôtel Monaco, l'immeuble borgne où elle a élu domicile, on parle plus espagnol que français, même les chiens ont l'accent de l'île. Dans l'avion, dans la rue, en bas de chez elle, elle ne cesse de croiser le même homme, Fidel Raùl, dont elle acceptera finalement l'aide pour faire sortir sa mère de Cuba. En cherchant à aider Le Nihiliste, son premier amour, Yocandra va connaître l'amertume de l'exil, le passé qui vous rattrape dans une course pour la liberté. Avec ce roman tragi-comique, Zoé Valdés signe une suite bouleversante au texte qui l'a fait connaître auprès du public français. 
    Traduit de l'espagnol par Albert Benssoussan

  • Anisia a envoyé sa fille vivre à Paris pour éviter de la voir grandir à Cuba. Lorsqu'à son tour elle prend l'avion en direction de la France, elle s'endort et revoit en rêve son parcours de femme et de mère révoltée, humiliée et sacrifiée.
    "La Havane-Paris, le trajet durerait toute une nuit. J'avais tenu quinze années, le verrou poussé, sans à peine voir personne. Pendant tout ce temps, il y avait eu un grand silence, une parenthèse infernale dans ma vie."

  • "La Havane que vous découvrirez au fil de ces pages est celle que j'ai connue, celle de mes aventures, mais aussi celle de mes lectures, de mes écrivains de prédilection et de mes fantômes - des fantômes que j'ai choisis, ou de ceux qui m'ont choisie. C'est La Havane de ma mère, et en l'absence de ma mère, La Havane est devenue ma mère, une mère lointaine et à jamais regrettée.
    C'est La Havane bagarreuse et bambollera (tapageuse) de mon père. La Havane particulièrement fervente et joyeuse de ma grand-mère. La Havane de ma génération, née - année fatidique - en 1959. La Havane de la pénurie et du désarroi, la ville de la fête et celle des sévices. La ville des évasions, des rencontres et des retrouvailles provoquées. La ville bordée par la mer, tour à tour d'or ou d'argent, [...]. La ville des infortunes, des persécutions, des crimes passés sous silence, des vols quotidiens que l'on commet pour survivre. La ville des grands amours et des orageuses déceptions, des passions, de la douleur, du souvenir, de l'oubli. [...] J'ai recréé les mystères de cette ville, ceux qui m'ont séduite, en les mêlant à des êtres et des situations de fiction, nés de l'imaginaire populaire ou de ma propre invention."

  • Venue chercher l'inspiration au bord de la mer, Zamia, écrivaine cubaine, rencontre sur la plage une jeune femme mystérieuse, qui se présente comme une chasseuse d'astres. C'est Remedios Varo, grande artiste surréaliste oubliée de nos contemporains, comme beaucoup de femmes. Deux femmes qu'un siècle sépare, et dont les histoires résonnent pourtant avec harmonie.Peintre et artiste surdouée née en Espagne au début du XXe siècle, Remedios Varo fut l'amie de Dali, Lorca et Breton. Elle fuit à Paris au début de la Guerre Civile, puis s'installa à Mexico pendant l'occupation allemande. Zoé Valdés dresse le portrait de cette femme exceptionnelle, de son rapport absolu à l'art, de ses quêtes amoureuses. En creux, se dessine le portrait de Zamia, jeune cubaine qui lutte à sa façon pour faire entendre sa voix d'artiste. Epouse d'un diplomate installé à Paris, elle vit avec le poids de la surveillance, la censure jusque dans son propre foyer, et l'envie désespérée de liberté.Avec La Chasseuse d'astres, Zoé Valdés revient aux thèmes qui lui sont chers : l'élan créatif, l'exil et la manière dont l'art se réfugie parfois dans les moindres recoins de nos vies.
    Traduit de l'espagnol par Albert Bensoussan
     

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