• Bakhita

    Véronique Olmi

    Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l'esclavage. Rachetée à l'adolescence par le consul d'Italie, elle découvre un pays d'inégalités, de pauvreté et d'exclusion.
    Affranchie à la suite d'un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.
    Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte. Avec une rare puissance d'évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d'âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu'elle soit razziée.

  • Elles sont trois soeurs, nées dans une famille catholique modeste à Aix-en-Provence. Sabine, l'aînée, rêve d'une vie d'artiste à Paris ; Hélène, la cadette, grandit entre son oncle et sa tante, des bourgeois de Neuilly-sur-Seine, et ses parents, des gens simples ; Mariette, la benjamine, apprend les secrets et les silences d'un monde éblouissant et cruel.En 1970, dans cette société française qui change, où les femmes s'émancipent tandis que les hommes perdent leurs repères, les trois soeurs vont, chacune à sa façon, trouver comment vivre une vie à soi, une vie forte, loin de la morale, de l'éducation ou de la religion de l'enfance.Cette saga familiale, qui nous entraîne de l'après Mai 68 à la grande nuit du 10 Mai 1981, est tout autant une déambulation tendre et tragique dans ce siècle que la chronique d'une époque où les consciences s'éveillent au bouleversement du monde et annoncent le chaos à venir.Il fallait le talent de l'auteure de Bakhita pour en saisir le souffle épique et visionnaire, et la justesse intime.

  • L'homme qui ne s'est pas retourné est celui qui m'a fait perdre non pas la tête, non pas la raison ni le sens commun, mais la ligne même de ma vie.

  • « C'est étrange comme il suffit d'un rien pour qu'une vie se désaccorde, que notre existence, tellement unique, si précieuse, perde son harmonie et sa valeur. » Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi soudain recherche-t-il Suzanne qui n'est ni jeune, ni belle, et apparemment ordinaire ? Pourquoi va-t-il lui confier un secret d'enfance dont il n'a jamais parlé et qui a changé le cours de sa vie ? Pour évoquer la passion naissante, les vérités enfouies et coupables, l'auteur de Bord de mer, Le Premier amour et Cet été-là, décline avec subtilité, en musique douce, juste et fatale, ces moments clefs où les vies basculent et cherchent désespérément la note juste.

  • « Et se regarder nu, face au miroir, jamais il ne le ferait, jamais il ne serait ce garçon qui en lui faisant face lui ferait honte. Enzo ne voulait pas être son ennemi. Il voulait aimer le jour, la nuit, la peur, Liouba, et lui-même si c'était possible. »À travers la relation forte et fragile entre une mère trop jeune et un fils au seuil de l'adolescence qui vivent chacun à leur façon l'expérience de l'exclusion et de la détresse intérieure, Véronique Olmi renoue avec la tension narrative de Bord de mer, cette amplitude romanesque où la retenue, l'émotion et la brutalité forment une ronde parfaite.

  • Cet été-là

    Véronique Olmi

    • Grasset
    • 5 Janvier 2011

    Comme chaque année, trois couples d'amis passent le 14 Juillet au bord de la mer, en Normandie. C'est un rite immuable et léger. Une parenthèse joyeuse.
    Cet été-là, pourtant, un adolescent inconnu surgit et s'immisce dans leur petit groupe pour raviver, peut-être malgré lui, des culpabilités anciennes, des blessures, des secrets. En quelques jours, le destin de ces êtres va basculer.
    Cet été-là est un roman sur la fragilité des existences que l'on voudrait heureuses - mais dont les failles se creusent au rythme des mensonges et des compromis. C'est un roman vrai sur la solitude, lorsque le temps a passé, lorsque la lucidité a remplacé l'insouciance, et les doutes la jeunesse. Etre un homme. Etre une femme. Sait-on seulement ce que c'est ? Et comment l'on y parvient ?

  • Le premier amour

    Véronique Olmi

    • Grasset
    • 6 Janvier 2010

    Cette histoire d´amour s´ouvre étrangement : une femme, qui prépare un charmant dîner pour fêter son anniversaire de mariage, descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin. Celle-ci est enveloppée dans un vieux journal où figure une petite annonce - qu´elle lit. Aussitôt, elle remonte chez elle, éteint son four, prend sa voiture, et s´en va... Qu´y avait-il donc dans cette petite annonce ? Pourquoi cette fuite ? On l´apprendra au fil du roman, un très beau et très poignant roman où les saveurs de l´enfance se mêlent au désarroi des adultes...
    L´héroïne de ce livre arrivera bientôt à Gênes, en Italie. Dans une belle maison, l´attend une femme - et un homme qui, semble-t-il, a perdu la mémoire. A moins qu´il ait choisi de seulement se taire... Flash-back : cet homme (très beau, très poétique) a été, longtemps avant, le « premier amour » de la narratrice. Puis, à la suite d´un épisode qui ne sera révélé qu´à la fin, il a choisi de devenir amnésique. Son épouse, soucieuse de raviver sa mémoire morte, et sachant qu´il avait aimé la narratrice, a fait publier cette petite annonce destinée à confronter son époux à un cher souvenir d´enfance. Cette ruse suffira-t-elle ? Et pourquoi cet homme, béni par la vie, a-t-il ainsi choisi de se murer en lui-même ? Dans ce roman, tissé de passé, et dont l´intrigue est haletante, Véronique Olmi brasse la plupart des thèmes qui lui sont chers : l´amour, la folie, les chansons, la fidélité des sentiments, l´ineffaçable empreinte des premiers émois. Elle atteint, avec ce livre, le sommet de son art romanesque.

  • La promenade des russes

    Véronique Olmi

    • Grasset
    • 3 Septembre 2008

    L´héroïne de ce roman est une très jeune fille, Sonia, qui vit à Nice avec sa grand-mère russe. Comme toutes les « babouchkas » de la Côte d´Azur (lieu d´exil favori des Russes blancs après la Révolution d´octobre), celle-ci se partage entre samovars, rêveries et nostalgie du « paradis perdu ». De fait, la petite Sonia ne sait pas vraiment à quel monde elle appartient : celui de sa réalité quotidienne, avec une mer trop bleue et les commerçants de la vieille ville ? Ou celui de ses songes, orchestrés par sa babouchka, avec ses neiges étincelantes et ses fastes tsaristes ? Prudente, elle s´est donc réfugiée dans un imaginaire très personnalisé où l´on retrouve les héroïnes romanesques de Daphné du Maurier et le « Mystère Anastasia » - cette jeune princesse qui, dit-on, échappa au massacre de la famille impériale...


    On suit ainsi son éducation sentimentale et morale entre deux mondes distincts. Il y a là le pittoresque du midi et le tourment slave ; des odeurs mêlées d´ail et de thé ; des douleurs causées par une mère absente et des remèdes imaginés par une grand-mère qui, pour survivre, adore (se) mentir à elle-même et aux autres...



    Roman d´atmosphère et de sensation, variation sur le thème de la vérité, de l´histoire, des sentiments, Dis-moi la vérité est porté avec grâce par la prose précise et douce de Véronique Olmi qui, avec ce nouveau roman, ruse habilement avec sa propre biographie.

  • Une séparation

    Véronique Olmi

    « Cela va vite, une séparation. Il suffit d'un mot pour défaire des mois, des années d'amour, c'est comme dynamiter sa maison, on craque une allumette et tout s'effondre. »Une séparation est la dernière pièce de Véronique Olmi dont le théâtre, de Chaos debout à Mathilde, est monté en France et à l'étranger par les plus grands metteurs en scène, et couronné par de nombreux prix. Elle est l'auteur de plusieurs romans, de Bord de mer à La Nuit en vérité.

  • Un autre que moi

    Véronique Olmi

    Se retrouver face à un homme de quatre-vingts ans qui prétend être lui-même : c'est l'étrange expérience que fait Fred le soir de ses quarante ans.Peut-on modifier le cours du temps ? Qui y perdrait, et à quel prix ?Ce défi, que chacun redoute et souhaite à la fois, Véronique Olmi, jouée en France et à l'étranger par les plus grands metteurs en scène depuis Chaos debout et Mathilde, l'exprime au fil d'un dialogue aussi singulier qu'inquiétant.

  • « La littérature m'aide à supporter le réel. »
    « Ariane est une amoureuse du verbe, une lectrice passionnée et intranquille, une sauvée par la littérature, elle sait que la fiction dit le réel, que le mensonge littéraire est vérité, que la vérité est vertige, et elle joue comme on survit, elle lit comme elle respire, elle nous raconte des histoires, elle se raconte des histoires, car c'est ainsi depuis la nuit des temps, c'est ainsi que l'on vient au monde et que l'on y survit.
    Ces entretiens ne disent que cela, comment la petite Ariane, par la littéra-ture a inventé son monde, comment elle l'a construit, habité corps et âme par-delà les obstacles, les déterminismes, et les injonctions de tous ceux qui ne savent pas que le salut naît dans un recoin minuscule et obscur où une enfant s'est réfugiée, emportant en cachette un livre, et en cachette l'ouvrant. »

    Véronique Olmi

    À travers cette conversation avec Véronique Olmi, à qui elle est liée par l'amitié autant que par la littérature, Ariane Ascaride éclaire le rôle vital qu'ont joué les livres dans son parcours de comédienne, de femme et de citoyenne engagée.

  • A single mother takes her two sons on a trip to the seaside. They stay in a hotel, drink hot chocolate and go to the funfair. She wants to protect them from a cold and uncomprehending world. She knows that it will be the last trip for her boys. This is a haunting and thought-provoking story about how a mother's love for her children can be more dangerous than the dark world she is seeking to keep at bay. Veronique Olmi handles an aspect of motherhood we all too often deny. She depicts a woman's fear of releasing her children into the world. The simple first person narrative achieves an extraordianry level of poetry and inner truth. The French literary bestseller, first published in 2001, has been translated into all major European languages and is now for the first time available in English.

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