• « Un autre monde est en train de naître devant nos yeux. Un autre esprit, dans nos façons de penser, d'espérer et d'avoir peur. L'angoisse écologique qui donne sa couleur au siècle nouveau n'annonce rien moins, pour notre civilisation, qu'un changement d'"englobant". Ce fut l'Histoire, ce sera la Nature. De quoi prendre le vert au sérieux. »
    Régis Debray

  • «Pour mieux comprendre ce qui lui reste d'emprise sur les esprits, il faut rendre à l'idée sublime d'Union européenne son aura d'origine. Et rappeler à ceux de ses vingt-sept membres qui l'auraient oublié d'où vient la bannière bleue aux seulement douze étoiles d'or : du Nouveau Testament, Apocalypse de saint Jean, 12. L'emblème qui flotte au-dessus de nos têtes qui ne croient plus au Ciel remonte à l'an 95 de notre ère et célèbre l'imminent avènement du Royaume. Vision mystique engrisaillée, projet politique encalminé : les deux ne sont pas sans rapport.»
    Régis Debray

  • Dans ce nouvel ouvrage de la collection dirigée par Éric Fottorino, le philosophe Régis Debray revient, à travers ses chroniques publiées dans l'hebdo Le 1 ici rassemblées pour la première fois, sur plusieurs de ses sujets de prédilection : l'Europe, l'engagement de la jeunesse, la laïcité et ses implications, la notion de Nation, la culture et ses enjeux dans nos sociétés contemporaines.

    Régis Debray est philosophe et écrivain, auteur de nombreux ouvrages. Il fut compagnon d'armes de Che Guevara, ami du président chilien Allende, conseiller du président François Mitterrand.

  • Le nouveau pouvoir

    Régis Debray

    Comment comprendre l'événement Macron ? L'apparent changement politique marque en fait une profonde mutation culturelle. En un essai fulgurant, Régis Debray, directeur de la revue
    Médium, montre en quoi la France du catholicisme et de la République

  • " Les déclarations d amour marquent rarement un tournant historique, mais nos annales retiendront sans doute le J aime l entreprise lancé par un éphémère Premier ministre au Medef un jour d août 2014. Les cris du c ur ont leur ambiguïté. Celui-ci est à lo

  • Pierre Marty (1918-1993) est le véritable fondateur de la clinique psychosomatique moderne. Avant les travaux qu'il a animés, l'approche psychosomatique restait calquée sur celle du symptôme névrotique. À partir d'une méthode d'investigation psychosomatique inspirée par la psychanalyse, Marty a développé une compréhension entièrement originale des rapports entre psyché et soma. Il a décrit avec Michel de M'Uzan La pensée opératoire et mis l'accent sur l'importance du point de vue économique. Allant de la relation d'objet allergique à la psychopathologie des somatoses graves, il a proposé une conception d'ensemble du fonctionnement de l'individu humain, faite de mouvements d'organisation et de désorganisation qui suivent des chaines évolutives multiples, mentales et somatiques. La référence au modèle théorico-clinique que constitue la psychanalyse, y occupe une place centrale. La pensée de Pierre Marty a connu une diffusion internationale ; plusieurs institutions dans le monde, fondées sur le modèle de l'Institut de psychosomatique de Paris qu'il avait créé, portent son nom.

  • Penser en diagonale : non pas à la va-vite mais sans suivre les lignes droites et balisées. En traversant les clôtures disciplinaires, sans respecter bienséances et nomenclatures. C'est ce que s'efforce de faire le médiologue. Pour penser quoi, en général ? Les médiations techniques de ce qu'on nomme culture. L'inconscient machinique des formes hautes de la vie symbolique et sociale. L'univers des choses tapi sous l'univers des signes. À quel propos précisément, ici, dans ces conférences ? La transmission des valeurs sur la longue durée, nos capacités d'influence sur l'opinion du jour et nos voyages quotidiens dans l'espace. Trois sujets d'actualité, qui gagnent à s'inscrire dans une certaine profondeur de temps.

  • « "Il n'est nul besoin d'aimer le monde qui vient pour le voir venir", annonçait Chateaubriand, l'enchanteur aux bonnes jumelles. Des paroles à méditer, par quiconque entend, bon gré mal gré, se mettre en ligne avec le temps assez peu aimable qu'on aimerait ne pas voir arriver jusqu'à nous. » Régis Debray

  • « La communication, dont vit la classe politique qui s'imagine pouvoir survivre par elle à son discrédit, a tué le politique et ruiné sa crédibilité. Cet art meurtrier est aussi celui de ne pas répondre aux questions, mais très abondamment. Parmi ces « éléments de langage », il en est un qui frappe par son omniprésence : le viral "faire en sorte que" du politicien. » Régis Debray

  • « Convenons néanmoins que c'est une drôle de guerre, celle où le commandant en chef a pour mot d'ordre : « planquez-vous » ; où une mobilisation générale met à l'arrêt ; où on appelle à ne plus faire société pour faire nation, à s'isoler pour se serrer les coudes et à écarter les corps les uns des autres pour se rapprocher d'eux en esprit. » Régis Debray

  • On peut et doit être fier de notre modèle républicain, sans mettre le poing sur la hanche ni la plume au chapeau, en assurant de notre mépris ceux qui en ont un autre.
    On peut et doit être prêt à le défendre mordicus contre les coupeurs de têtes sans le parer de vertus imaginaires. Point besoin de publicité mensongère pour soutenir la plus juste des causes.
    La rodomontade ferait du laïc un matamore, la mauvaise foi un Tartuffe. On ne se mettrait pas en ordre de bataille, car tel est bien l'ordre du jour, en cumulant les deux rôles.
    Il en va des beaux pays démocratiques comme des autres: l'idée qu'ils se font, et veulent donner d'eux-mêmes, correspond rarement à ce qu'ils sont en réalité.
    Quelques exemples de forfanteries, entendues ici et là à l'occasion de récentes et écoeurantes atrocités.

  • On peut et doit être fier de notre modèle républicain, sans mettre le poing sur la hanche ni la plume au chapeau, en assurant de notre mépris ceux qui en ont un autre.
    On peut et doit être prêt à le défendre mordicus contre les coupeurs de têtes sans le parer de vertus imaginaires. Point besoin de publicité mensongère pour soutenir la plus juste des causes.
    La rodomontade ferait du laïc un matamore, la mauvaise foi un Tartuffe. On ne se mettrait pas en ordre de bataille, car tel est bien l'ordre du jour, en cumulant les deux rôles.
    Il en va des beaux pays démocratiques comme des autres: l'idée qu'ils se font, et veulent donner d'eux-mêmes, correspond rarement à ce qu'ils sont en réalité.
    Quelques exemples de forfanteries, entendues ici et là à l'occasion de récentes et écoeurantes atrocités.

  • Médias, multimédias, autoroutes de l'information, vidéo à la demande, services télématiques : à l'aube du XXIe siècle, une révolution s'annonce, sans équivalent depuis Gutenberg ou depuis l'avènement, au siècle dernier, des grands quotidiens. Quels sont ces médias ? À quelles règles sont-ils soumis ? Quel pouvoir exercent-ils sur les individus et sur les sociétés ? C'est à ces questions essentielles que l'auteur apporte ici des réponses aussi simples et précises que possible. Cet ouvrage présente d'abord les médias en tant que techniques ; il met ensuite en lumière leurs pratiques et leurs usages en les analysant ; il éclaire enfin les relations existant entre les médias, l'individu et la société. Il facilite ainsi, à chacun d'entre nous, la compréhension d'un système médiatique de plus en plus envahissant dans notre vie quotidienne, tout en mettant au jour les enjeux économiques et culturels que les médias, anciens et nouveaux, désignent à notre attention pour le monde de demain.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Réunis par l'Institut européen en science des religions, Régis Debray et Jean-François Colosimo entrent en dialogue. Que reste-t-il aujourd'hui de la laïcité ? Et de la France au sein de la mondialisation des croyances ? Une interrogation sans concession sur notre exception.
    Face aux actes de barbarie qui frappent la France, où en est la République ? État, Église, nation, laïcité, que signifient aujourd'hui ces mots au sein d'un paysage confessionnel troublé, mais aussi d'un environnement international hostile ? Comment distinguer entre le culte et la culture ? Et pourquoi est-il urgent de réaffirmer la séparation du politique et du religieux ?
    Ces questions animent le dialogue entre Régis Debray, Didier Leschi et Jean-François Colosimo qui précède, dans ce livre, les commentaires personnels de chacun d'eux. Balayant l'histoire et l'actualité, leurs désaccords mêmes contribuent à éclairer un accord essentiel : nous ne saurions céder à la peur car l'exception française est plus que jamais indispensable à l'ordre du monde.
    Un appel à l'intelligence et à la lucidité.

  • Pendant deux ans, Régis Debray et Zhao Tingyang se sont écrit de longues lettres avec une grande liberté de ton sur la nature humaine, la politique, la mondialisation, la Chine et l'Occident. Ce livre limpide et profond est le premier dialogue entre un intellectuel occidental et un philosophe chinois.

  • Ce petit livre aigu et dérangeant ne prétend pas à la rigueur de l'écrit. Il se fait l'écho d'une liberté de ton et de parole telle qu'elle s'exprima, pendant toute une semaine, sur l'antenne de France Culture. Les deux interlocuteurs qui dialoguent ici interprètent différemment l'effondrement du communisme, le recul de l'État-nation, la « mondialisation » culturelle ou économique, pour ne citer que ces exemples. Mais une même exigence les réunit : le refus de consentir aux molles facilités du « prêt-à-penser » contemporain. Régis Debray et Jean Ziegler ont longtemps partagé, chacun à sa façon, les mêmes espérances et les mêmes engagements. Au-delà de leurs divergences avérées et qu'on retrouvera mises au clair sans dérobades, ils se reconnaissent néanmoins, l'un comme l'autre, dans ces vers du grand poète turc Nazim Hikmet qui donne leur titre à ces « conversations » : l'air est lourd comme du plomb Je crie, je crie, je crie, je crie. Être captif, là n'est pas la question Il s'agit de ne pas se rendre.

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