• Il y a deux Paul Valéry. L'auteur classique, poète d'État, un brin énigmatique, que tout le monde connaît sans l'avoir lu et il y a le sacripant drolatique, l'anar espiègle, le gamin salace aux mauvaises pensées, « l'esprit le plus méphistophélique de notre littérature ». Sans parler du coureur et du farceur. Deux faces d'une même médaille, le prévisible et l'imprévu, le bienséant et le frondeur, le sentencieux et le narquois.
    L'été sied à Paul Valéry, ce solaire impertinent, ce méditerranéen qui nous enjoint de courir à Londres pour en revenir vivant. Non seulement parce qu'il est né à Sète en 1871 mais aussi parce que toute son oeuvre est bercée par le sud, la Corse, l'Italie et la Méditerranée. N'oublions pas qu'il est l'auteur de l'universel Cimetière marin.
    Il y a un Paul Valéry en maillot de bain, un homme du trait, du brillant, de l'éclat, du paradoxe et du charnel.

  • Les philosophes ont la chance d'avoir Minerve pour déesse protectrice. Sa chouette prend son vol au crépuscule. Heureuse coïncidence, c'est là où j'en suis. Ce volatile, juste avant la nuit, nous prête sa vue plongeante sur l'enfilade des hasards qui nous a fait grandir. On peut alors rembobiner le film et discerner comme une courbe reliant nos saisons l'une à l'autre. Pardon pour l'outrecuidance mais il m'a semblé que la parabole d'un ' intellectuel ' français, ayant connu plus d'un pays et quelques écarts de conduite, pouvait, comme un document parmi d'autres, contribuer à la cartographie d'une époque très bousculée et encore un peu floue.
    Régis Debray

  • « Un autre monde est en train de naître devant nos yeux. Un autre esprit, dans nos façons de penser, d'espérer et d'avoir peur. L'angoisse écologique qui donne sa couleur au siècle nouveau n'annonce rien moins, pour notre civilisation, qu'un changement d'"englobant". Ce fut l'Histoire, ce sera la Nature. De quoi prendre le vert au sérieux. »
    Régis Debray

  • «Pour mieux comprendre ce qui lui reste d'emprise sur les esprits, il faut rendre à l'idée sublime d'Union européenne son aura d'origine. Et rappeler à ceux de ses vingt-sept membres qui l'auraient oublié d'où vient la bannière bleue aux seulement douze étoiles d'or : du Nouveau Testament, Apocalypse de saint Jean, 12. L'emblème qui flotte au-dessus de nos têtes qui ne croient plus au Ciel remonte à l'an 95 de notre ère et célèbre l'imminent avènement du Royaume. Vision mystique engrisaillée, projet politique encalminé : les deux ne sont pas sans rapport.»
    Régis Debray

  • C'est quoi, une civilisation ? Comment ça naît, comment ça meurt ? L'effacement de la nôtre nous aide à répondre à ces questions vieilles comme le monde.
    De la CIA au rap, de House of Cards à Baron noir, des primaries à nos primaires, c'est cette imprégnation de notre culture nationale par la civilisation américaine que Régis Debray dévoile avec une gaieté frondeuse, en reliant les menus faits de notre quotidien à l'histoire longue de l'humanité.
    Illustrée par l'exemple de la Grèce antique face à l'Empire romain, l'invariable grammaire des transferts d'hégémonie éclaire notre présent d'une façon insolite et pénétrante.

  • Un dépôt de bilan peut se consigner dans la bonne humeur, avec clins d'oeil et sourires. C'est cette variante teintée d'humour, rarement pratiquée au tribunal de commerce, qu'a choisie Régis Debray, dans cette lettre d'un père à son fils bachelier, en quête de conseils sur la filière à suivre. Littérature, sociologie, politique, sciences dures ? En empruntant le langage entrepreneurial, celui de notre temps, l'auteur lui expose les bénéfices qu'un jeune homme peut dorénavant attendre de ces divers investissements.
    En lui recommandant instamment d'éviter la politique.
    Bien au-delà de simples conseils d'orientation professionnelle, ce livre-testament voudrait faire le point sur le métier de vivre dans le monde d'aujourd'hui, sans rien sacrifier aux convenances. Beaucoup d'adultes et quelques délurés sans âge particulier pourront sans doute y trouver leur compte.

  • 'En France, tout ce qui pèse et qui compte se veut et se dit sans frontières. Et si le sans-frontiérisme était un leurre, une fuite, une lâcheté?
    Partout sur la mappemonde, et contre toute attente, se creusent ou renaissent de nouvelles et d'antiques frontières. Telle est la réalité.
    En bon Européen, je choisis de célébrer ce que d'autres déplorent : la frontière comme vaccin contre l'épidémie des murs, remède à l'indifférence et sauvegarde du vivant.
    D'où ce Manifeste à rebrousse-poil, qui étonne et détonne, mais qui, déchiffrant notre passé, ose faire face à l'avenir.'
    Régis Debray.

  • Du génie français

    Régis Debray

    Qu'en est-il de "l'art d'être français" ? Et quelle figure d'écrivain serait la mieux à même d'incarner ce génie singulier ?
    Une institution littéraire réputée, saisie par les plus hautes instances politiques, aurait, dit-on, tenté de répondre à cette question, en soumettant le sujet au vote auprès de ses membres les plus éminents. Résultat : Stendhal, premier sur la liste, assez loin devant Hugo.
    Alarmé par cette rumeur, et conscient qu'un tel choix aurait un enjeu stratégique non seulement littéraire mais proprement éthique, Régis Debray examine de près les mérites respectifs des deux candidats à la fonction suprême. Sa conclusion : Hugo d'abord, Hugo toujours.
    Simple question de goût ? Non, car il en va de la vocation d'un peuple, qui regarde notre présent mais plus encore notre avenir.

  • Dans ce nouvel ouvrage de la collection dirigée par Éric Fottorino, le philosophe Régis Debray revient, à travers ses chroniques publiées dans l'hebdo Le 1 ici rassemblées pour la première fois, sur plusieurs de ses sujets de prédilection : l'Europe, l'engagement de la jeunesse, la laïcité et ses implications, la notion de Nation, la culture et ses enjeux dans nos sociétés contemporaines.

    Régis Debray est philosophe et écrivain, auteur de nombreux ouvrages. Il fut compagnon d'armes de Che Guevara, ami du président chilien Allende, conseiller du président François Mitterrand.

  • Un dépôt de bilan peut se consigner dans la bonne humeur, avec clins d'oeil et sourires. C'est cette variante teintée d'humour, rarement pratiquée au tribunal de commerce, qu'a choisie Régis Debray, dans cette lettre d'un père à son fils bachelier, en quête de conseils sur la filière à suivre. Littérature, sociologie, politique, sciences dures ? En empruntant le langage entrepreneurial, celui de notre temps, l'auteur lui expose les bénéfices qu'un jeune homme peut dorénavant attendre de ces divers investissements.
    En lui recommandant instamment d'éviter la politique.
    Bien au-delà de simples conseils d'orientation professionnelle, ce livre-testament voudrait faire le point sur le métier de vivre dans le monde d'aujourd'hui, sans rien sacrifier aux convenances.
    Beaucoup d'adultes et quelques délurés sans âge particulier pourront sans doute y trouver leur compte.

  • "Je ne prise guère la littérature d'idées. Ses angles droits sont trop fastidieusement masculins et sûrs d'eux pour capter l'émotion, le tremblement, l'inattendu du réel. Pourquoi récidiver ? Parce qu'on résiste moins, avec l'âge, aux impulsions du farfelu, jusqu'à se permettre quelques divagations sur les dieux et les hommes, le beau et le moche, le mort et le vif, et même sur l'avenir de l'humanité. Sans dramatiser : les échappées qui suivent sont à un essai ce qu'une flânerie est à un défilé, ou une songerie à un traité de morale. Elles demandent seulement au lecteur un peu d'indulgence pour ce qu'elles peuvent avoir de mélancolique, de cocasse ou d'injuste."
    Régis Debray.

    Prix Montaigne 2015

  • Le nouveau pouvoir

    Régis Debray

    Comment comprendre l'événement Macron ? L'apparent changement politique marque en fait une profonde mutation culturelle. En un essai fulgurant, Régis Debray, directeur de la revue
    Médium, montre en quoi la France du catholicisme et de la République

  • Dégagements

    Régis Debray

    L'essentiel, qui est un certain style, se niche dans les détails. C'est le ton de l'écrivain, celui qui vivifie les mots et stylise la vie.
    Régis Debray joue aux quatre coins avec les accidents de la vie. Entre figures tutélaires (Julien Gracq ou Daniel Cordier), et artistes redécouverts (Andy Warhol ou Marcel Proust), entre cinéma et théâtre, expos et concerts, le médiologue se promcne en roue libre, sans appret ni a priori. Reveries et aphorismes cruels se melent aux exercices d'admiration. Les angles sont vifs, la lumicre crue, mais souvent, ´r la fin, tamisée par l'humour.
    Ainsi l'exige la démarche médiologique, tout en zigzags et transgressions, selon la définition un rien farceuse qu'en donne l'auteur : TUn mauvais esprit assez particulier qui consiste, quand un sage montre la lune, ´r regarder son doigt, tel l'idiot du conte.t

  • 'D'après les Évangiles, et dans sa courte vie tant cachée que publique, le Galiléen s'est rendu, sans visa ni carte d'identité, en Israël, Palestine, Jordanie, à Gaza, au Liban, en Égypte et en Syrie. Je me suis faufilé dans tous ces pays : il y faut plus qu'un passeport et des détours. Jésus pouvait traverser la mer de Génésareth, aller au-delà du Jourdain, et revenir le lendemain sur l'autre rive. Ce n'est plus possible. Aussi ce voyage d'un flâneur des deux rives n'a-t-il pu s'effectuer d'un seul trait.
    C'est un pari que de refaire l'itinéraire de Jésus à travers le Proche-Orient d'aujourd'hui, pour observer comment juifs, chrétiens et musulmans vivent à présent leur foi. Les surprenantes et souvent rebutantes vérités qui se dévoilent en Terre sainte ont valeur d'avertissement. Plus qu'un voyage au bout de la haine, ce carnet de route peut servir à la connaissance du monde profane tel qu'il va. Tout à la fois témoignage, chronique et méditation, l'enquête peut dès lors se lire comme un pèlerinage au coeur de l'homme, qu'il soit croyant ou agnostique, d'ici ou de là-bas.'
    Régis Debray.

  • Ce que nous voile aujourd'hui le voile, c'est le basculement de civilisation qui affecte, à travers la laïcité et au-delà de l'école, l'être-ensemble républicain.
    Régis Debray, président de l'Institut européen en sciences des religions, membre de la commission Stasi, publie ici la note qu'il a remise à ses collègues.

  • Madame H.

    Régis Debray

    "Madame H. nous a quittés. Nous voilà veufs. Et s'il n'y avait pas de quoi pleurer ?
    H. ou l'Histoire avec une majuscule. Notre haschich officiel, depuis des lustres, en France, où la consommation a toujours été plus élevée qu'ailleurs.
    Le stupéfiant Histoire, avatar halluciné de l'Histoire sainte, nous a légué autant de héros que de tyrans, de défricheurs que de fossoyeurs.
    La fin récente de l'ère chrétienne et progressiste ne nous oblige-t-elle pas à reconsidérer nos rapports avec cette grande puissance d'enthousiasme et d'illusion ?

    Dans ce récit fantasque à la première personne, où le drolatique le dispute au sérieux, le lecteur pourra trouver à la fois le compte rendu d'une désintoxication et l'esquisse d'un mode d'emploi : comment sortir de l'Histoire sans broyer du noir ? Comment changer de civilisation sans verser dans une nouvelle barbarie ?
    Pour substituer, autant que faire se peut, à une espérance sans gaieté - la perpétuelle attente du Jour des récompenses - quelque chose comme une gaieté sans espérance, un meilleur usage du monde."
    Régis Debray.

  • " Les déclarations d amour marquent rarement un tournant historique, mais nos annales retiendront sans doute le J aime l entreprise lancé par un éphémère Premier ministre au Medef un jour d août 2014. Les cris du c ur ont leur ambiguïté. Celui-ci est à lo

  • Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa force/Ni sa faiblesse Ni son coeur...'. Cela se fredonne à la radio et s'apprend dans la vie.
    Mais laquelle de nos vies - si tous, nous en avons deux-, l'une qui murmure dans le noir, l'autre qui fanfaronne en public ? La privée et l'officielle. Chaque homme, chaque femme s'avance vers l'autre masqué.
    C'est seulement quand les grands élans rencontrent les petits secrets, et les illusions lyriques la désillusion amoureuse, que s'opère la mise à nu.
    Un beau risque à courir. Et une façon d'apprendre ce qu'on croyait savoir à tort en entendant chanter : 'Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur/Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri...

  • Roman psychologique à travers des personnages et des événements réels, de la lutte armée en Amérique latine dans les années soixante aux milieux officiels de la France des années quatre-vingt, Loués soient nos seigneurs aborde, entre romantisme et naturalisme, la psychologie de la passion politique : sans juger ni régler de comptes, Régis Debray, à travers son itinéraire personnel, se penche, non sans humour, sur ces étranges mécanismes affectifs, quasi amoureux, de l'âme, qui font que l'on s'engage, l'on se dégage, l'on trahit quelquefois...

  • 'Jette ce livre, jeune étudiant. Il n'est pas moderne. Prends plutôt un manuel solide et spécialisé. Tiens-t'en à ton plan de carrière. Reviens à tes devoirs, apprends ta leçon. Ne t'expose pas à une histoire vraie. La vérité est indécente. Elle zigzague comme un homme ivre sur le trottoir. Elle ne sait pas où elle va. Reste dans le droit chemin.
    Et toi, savant blasé, dûment homologué, cuirassé de lunettes, referme-le, s'il tombe entre tes mains. Tu es certain de devoir ta brillante réussite à tes mérites et à ton acharnement. Tu es quelqu'un de sérieux et ce récit ne l'est pas. C'est l'histoire d'un myope sans importance qui cherche à savoir comment se fabrique une carrière intellectuelle, et sur quels sables nous bâtissons nos certitudes. C'est de bien mauvais goût.
    Non, il n'est pas bon de découvrir tout ce que nous devons à nos dérades, ni à quoi tient une vocation, voire une fidélité - un cheveu, une rencontre d'adolescent, de ridicules héritages. Ni à combien de petites choses idiotes et vieillottes sont suspendues les grandes idées qui nous occupent jusqu'au soir.'
    Régis Debray.

  • Une génération s'en va dans les lettres modernes. Parmi les maîtres qui m'ont interpellé par-dessus les années, comme on se hèle d'une rive à l'autre quand la brume qui monte va rendre le passage difficile, bien peu ont mis formellement le feu au lac. Ce sont les plus classiques d'entre les modernes, et non les plus avant-gardistes. Ils viennent d'un temps d'outre-tombe, d'avant les linguisteries et les sociologismes, où la musique importait, où écrire n'était pas rédiger.
    Ils peuvent s'opposer en tout, mais ils ont en commun de savoir que Chateaubriand existe, au point, pour l'un d'entre eux, Sartre, d'aller compisser sa tombe au Grand-Bé. Où le jet, aujourd'hui, ne frôlera plus la dalle que par inadvertance, faute de toilettes à proximité. Là, côté miction, est la vraie ligne de partage des eaux, entre les derniers des Abencerage et nos nouveaux Américains.
    Régis Debray.

  • Contre Venise

    Régis Debray

    Puissent quelques observations rustiques contribuer à libérer deux ou trois timides de tout remords à l'égard des vaporetti et des embarcadères qui grincent. À leur permettre de rompre avec ce collage, de tenir l'incident pour clos, d'en finir avec l'Obligation. Je crois même devoir recommander cette irrévérence aux jeunes générations sur un ton de médecine préventive. Ne consommez pas du Venise, drogue qui n'est douce qu'au premier "voyage". Si vous vous êtes laissé entraîner une fois pour faire comme tout le monde, allez dans la boutique à culture la plus proche et voyez où l'accoutumance a mené vos aînés.

  • Un pays frileux et à l'âme vieillissante est-il condamné au culte de la jeunesse ?

  • Pendant la commémoration du 10e anniversaire de Mai, au printemps 1978, Régis Debray écrit dans le feu des (auto)célébrations un texte vigoureux qui cherche à dessiller tous ceux qui sont encore/toujours pris dans les « illusions lyriques » (l'expression est de lui). Il donne son manuscrit à François Maspero qui le fait paraître immédiatement. Pour résumer succinctement son propos, il montre que « Mai 68 est le berceau de la nouvelle société bourgeoise », que celle-ci est déjà advenue, que ceux qui se présentent comme les « ayants droit » de 68 ont capté pour eux-mêmes les postes dans les médias, qu'ils sont aux manettes, et que les révolutionnaires romantiques ont été et sont souvent encore les dupes d'un néo-capitalisme qui a vécu dans ces événements sa crise d'ajustement : le capitalisme ne pouvait que se conjuguer qu'avec des moeurs libérales pour franchir une étape... vers le néo-libéralisme (qu'il nomme néo-capitalisme). En cet épisode de contre-révolution s'est nouée l'alliance objective entre les libertaires et les libéraux (« la grande trouvaille de l'après-Mai : le libéralisme économique n'est pas marié avec le conservatisme social »). La thèse est aujourd'hui assez répandue, et ce depuis la fin des années 1990. En 1978, elle claque comme un coup de tonnerre. Debray brise l'intouchable, « c'est vilain de dire du mal de ce qui fut beau » ; il est inacceptable de déclarer que les « acteurs » d'hier sont des contestataires en peau de lapin. Ceux qui entendent la charge de Régis Debray la perçoivent comme venant d'une posture tiers-mondiste : cette pseudo-révolution au Nord, qui ne bouscule en rien le système capitaliste, passe à côté de l'enjeu majeur de l'époque - qui est toujours notre actualité : réduire les écarts avec les pays du Sud, où l'on se bat encore pour une vraie révolution. En fait, l'auteur décrit assez précisément des logiques et des lignes de force qui restructurent toute la société post-68 ; il inventorie toutes les idées qui sédimenteront bien plus tard en une série de dogmes servant la pensée unique : « moins d'Etat », « la politique ne vaut rien », l'écologie et le repli sur l'individualisme, l'éloge des femmes et des minorités ; l'alignement de l'idéologie française sur l'idéologie américaine, notamment en matière économique. Par bien des aspects, le texte est séminal, il est parcouru de quelques visions fulgurantes (la « libération » des ondes et l'inondation de publicité, demain, de tous les médias). Debray avait vu juste sur la société qui allait avoir le triomphe éclatant dès le début des années 1980. Son texte n'a pas pris une ride, et il est plus éclairant que jamais.

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