• Il n'y a pas de crise climatique. Il y a une volonté politique pour que le climat soit en crise. Telle est la thèse provocante défendue par Mark Alizart dans ce petit ouvrage brillant et intempestif. Quand des États laissent non seulement brûler leurs forêts, mais qu'ils les mettent eux-mêmes à feu ; quand ils ne se contentent pas de ne pas appliquer les accords de Paris, mais qu'ils les déchirent en public ; quand ils ne se satisfont pas de douter des scientifiques mais qu'ils les intimident, - on ne peut plus simplement dire qu'ils n'en font pas assez pour sauver la planète : manifestement, ils font tout pour qu'elle soit détruite. Car le changement climatique va créer d'innombrables perdants, mais aussi quelques gagnants - quelques individus pariant sur l'effondrement du monde comme on parie, en Bourse, sur des valeurs à la baisse. S'il s'agit de se battre contre la crise climatique, il ne suffit donc pas de le faire en changeant seulement nos comportements individuels. Il faut déjouer le complot « carbofasciste » ourdi contre l'humanité. Comment ? En commençant par penser les conditions d'une révolution dans la pensée politique de l'écologie - une révolution en faveur d'un véritable « écosocialisme ».

  • Le chien. Le meilleur ami de l'homme. Domestiqué à la préhistoire, compagnon de route des explorateurs et des artistes, des penseurs et des promeneurs, des amateurs de coin du feu comme de grands espaces, il a l'importance de l'amour qu'on lui donne. Mais n'y a-t-il rien d'autre que ça, dans sa gourmandise débonnaire et sa dépendance pleine d'affection ? Dans Chien, Mark Alizart renverse les clichés qui portent sur les chiens et leurs maîtres, pour en faire d'inattendus professeurs de vie, nous apprenant les recettes cachées du bonheur et de la joie. Se promenant avec érudition et élégance entre les grands mythes de l'histoire humaine et les anecdotes tirées de la culture populaire, les vues étranges de certains philosophes et celles, encore plus bizarres, de la science, il propose un portrait inédit du chien en penseur. Un penseur qui connaîtrait peut-être le secret véritable de notre humanité.

  • Les crypto-monnaies sont en train de nous rendre fous. Investisseurs surexcités, nouveaux millionnaires en bitcoins, travailleurs des mines d'argent numérique, économistes effarés, cassandres de toutes sortes : les crypto-monnaies ont déjà bouleversé des pans entiers de la pensée économique, pour le meilleur et pour le pire. Mais est-ce tout ? N'ont-elles pour tout destin que celui de faciliter encore davantage des échanges qui n'en ont guère besoin ? Ne sont-elles que de la nourriture pour charognards avides de bénéfices soustraits à la gourmandise concurrente des États ? Pour Mark Alizart, il n'en est rien. Avec l'avènement des crypto-monnaies, c'est à un véritable bouleversement de la nature même de la valeur, de toute valeur, qu'elle soit financière ou autre, que l'on assiste. Désormais, la valeur n'est plus quelque chose qui est décidé par une institution ou un marché, mais quelque chose qui se construit et s'échange par le miracle d'une décision technique - rendant pour la première fois accessible un communisme qui ne soit pas utopie. Ce nouveau communisme, ce cryptocommunisme, ne sera pas celui de la propriété ; il sera celui de la valeur.

  • Quand IBM a cherché à introduire le mot « computer » en France, dans les années 1950, le philologue Jacques Perret a eu l'idée de remettre au goût du jour un vieux mot latin, « ordinateur », qui désignait au Moyen Âge une qualité que les Pères de l'Église attribuent à Dieu - Deus Ordinator - signifiant « Dieu ordonnateur ». Ce faisant, il a aussi bien cerné la compétence technique de ces nouvelles machines que leur vocation messianique. L'ordinateur ne peut pas être réduit à un simple outil. L'informatique irrigue la vie, à laquelle elle fournit un programme. Elle donne forme à la matière, à son niveau le plus élémentaire. Elle sculpte nos pensées et notre conscience. Aussi bien emporte-t-elle une nouvelle ontologie, une nouvelle politique et même une nouvelle spiritualité. En elle s'accomplit la promesse d'une réconciliation entre les mots et les choses, les vivants et les morts, les humains et les non-humains. Martin Heidegger affirmait à la fin de sa vie que seul un dieu pouvait désormais nous sauver. Mais c'est l'informatique qui sauvera le monde.

  • Dogs

    Mark Alizart

    • Polity
    • 1 Novembre 2019

    Man's best friend, domesticated since prehistoric times, a travelling companion for explorers and artists, thinkers and walkers, equally happy curled up by the fire and bounding through the great outdoors-dogs matter to us because we love them.  But is that all there is to the canine's good-natured voracity and affectionate dependency?
    Mark Alizart dispenses with the well-worn clichés concerning dogs and their masters, seeing them not as submissive pets but rather as unexpected life coaches, ready to teach us the elusive recipes for contentment and joy.  Dogs have faced their fate in life with a certain detachment that is not easy to understand.  Unlike other animals in a similar situation, they have not become hardened, nor have they let themselves die a little inside. On the contrary, they seem to have softened. This book is devoted to understanding this miracle, the miracle of the joy of dogs - to understanding it and, if at all possible, to learning how it's done.
    Weaving elegantly and eruditely between historical myth and pop-culture anecdote, between the peculiar views of philosophers and the even more bizarre findings of science, Alizart offers us a surprising new portrait of the dog as thinker-a thinker who may perhaps know the true secret of our humanity.

  • Le 24 mai 1738, un jeune pasteur anglais de campagne, John Wesley, se sent appelé à « réformer la Réforme ». Un siècle après sa mort, l´Église qu´il avait fondée comptait trente millions de fidèles et le wesleyisme était la première religion des États-Unis. Pop Théologie propose une réactualisation de L´éthique protestante et l´esprit du capitalisme, de Max Weber, à l´âge de la pop, à partir du rappel de l´histoire méconnue de cet extraordinaire regain de protestantisme dont le dix-neuvième siècle fut le théâtre, et qui a marqué de son empreinte aussi bien les romantiques allemands, de Novalis à Hegel, que des intellectuels qu´on associe plus volontiers à la modernité, voire à la postmodernité, comme Kierkegaard, Nietzsche et Heidegger, ou même Walter Benjamin et Gilles Deleuze. De l´invention de la société des loisirs sous le règne puritain de la reine Victoria aux sources évangélistes de la société du spectacle hollywoodienne, en passant par les origines calvinistes du blue jean, l´iconoclasme de l´art contemporain ou encore l´éthique ascétique de l´informatique, c´est un tableau tout différent de celui d´un monde terrassé par le désenchantement que Pop Théologie livre ainsi, suggérant une esquisse de réponse à cette énigme de notre époque : depuis le temps qu´on dit l´Occident en déclin, comment se fait-il que nous ne soyons pas déjà morts ?

  • Anglais Cryptocommunism

    Mark Alizart

    • Polity
    • 4 Août 2020

    Cryptocurrencies are often associated with right-wing political movements, or even with the alt-right. They are the preserve of libertarians and fans of Ayn Rand and Friedrich Hayek. With their promotion of anonymity and individualism, there's no doubt that they seamlessly slot into the prevailing anti-State ideology. But in this book Mark Alizart argues that the significance of cryptocurrencies goes well beyond cryptoanarchism. In so far as they allow us `to appropriate collectively the means of monetary production', to paraphrase Marx, and to replace `the government of persons by the administration of things', as Engels advocated, they form the basis for a political regime that begins to look like a communism which has at last come to fruition - a cryptocommunism.

empty