• De la Normandie, où ses parents instituteurs communistes bretons lui transmirent une curiosité à toute épreuve, à l'Afrique où il deviendra un sélectionneur à succès, Claude Le Roy, joueur, entraîneur et commentateur vedette du football sur Canal+, conte son long vagabondage de « pousse-ballon ».
    Un demi-siècle de pérégrinations footballistiques a fait de Claude Le Roy un observateur original et sans concessions des évolutions du monde du ballon rond, toujours animé par la même passion pour son sport.
    Des vestiaires aux tribunes de ses victoires, celui qu'on surnomme le sorcier blond retrace cinquante années de souvenirs et d'anecdotes, sur le football évidemment, mais aussi sur les contrées traversées et les personnalités qui l'ont marqué.

  • Du poème de Baudelaire «A une passante» est né un des mythes les plus secrets de la modernité, reconnaissable à son cortège de figures toujours fascinantes, éphémères et interdites, ainsi qu'à un répertoire de scénarios où la perte et l'écriture ne cessent de nouer, dénouer et renouer leurs relations.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le Mauvais prof, ça existe, non ? Et le mauvais élève aussi ! Ces historiettes, prises sur le vif en témoignent. Elles mettent en scène également d'autres membres de la communauté éducative, parents, fonctionnaires... La « machine » ÉDUCATION ne tourne pas toujours rond. Elle a des ratés. Le narrateur qui, tour à tour, élève, enseignant puis administrateur, n'a jamais quitté l'école, en a observé quelques-uns en plus d'un demi-siècle ! Voici son témoignage. Gageons que plus d'un lecteur, se référant à sa propre expérience, sera plus amusé que surpris ! Tant mieux puisque le but de l'auteur reste de divertir avant d'égratigner ! Encore que certaines vérités méritent d'être dites...

  • "Les premiers textes littéraires de Claude Roy sont des poèmes, que publient Pierre Seghers dans Poésie 40, et Max-Pol Fouchet dans Fontaine. C'est à Alger, en 1942, que paraîtra son premier livre, les poèmes de L'Enfance de l'Art. Cependant, après Un seul poème, en 1954, Claude Roy, sans cesser d'écrire des poèmes, cessera (en apparence) d'en publier. L'apparence ici est, encore une fois, trompeuse. L'oeuvre de Claude Roy, et la conception qu'il se fait de la poésie, rejoint à la limite celle de Cocteau intitulant "Poésie" tous ses livres, et les répartissant en Poésie de roman, Poésie de théâtre, Poésie de critique.
    La "poésie de poèmes" réunie dans ce recueil embrasse des poèmes écrits pour la plupart entre 1939 et 1953. Entre la "drôle de guerre" et la fin de la "guerre froide". Si on préfère des références littéraires, entre la publication du Crève-coeur et la mort de Paul Éluard. Si on veut des références sociales, entre la Résistance et la mort de Staline."
    Pierre Gaidais et Jacques Roubaud.


  • Le témoignage vivant d'un soldat qui a véu toutes les campagnes de la Révolution et de l'Empire.

    Claude Le Roy a vécu une existence entière de soldat sous trois régimes : né en 1767 à Talmay (Côte-d'Or), il s'engage à 14 ans comme mousse dans la marine royale avant d'intégrer les armées révolutionnaires - il est à Valmy et à Fleurus - puis celles de l'Empire ; il participe à toutes les campagnes de la Grande Armée, dont l'épouvantable retraite de Russie. Il est mis à la retraite en novembre 1815, quelques mois après la défaite de Waterloo, et mourra en 1851 dans sa Bourgogne natale.
    Parus en 1914, jamais réédités depuis, les souvenirs vivants du major Le Roy sont un document exceptionnel sur une carrière militaire de plus de 35 ans, un témoignage irremplaçable de l'épopée napoléonienne vue de l'intérieur.
    Les Mémoires de Claude Le Roy ont été exhumés et sont présentés par Christophe Bourachot, à qui l'ont doit Les Hommes de Napoléon,
    Napoléon, la dernière bataille et Avec Napoléon aux éditions Omnibus.

  • "Au début de 1982, je fus menacé de me voir retiré mon permis de séjour sur la terre", écrit Claude Roy. Ce qui l'a amené à se demander si l'homme est capable de regarder la vérité en face. Et pas seulement à l'occasion d'une maladie. Le croyant inquiet qui se force à croire, le fanatique politique, l'amant qui ne veut pas voir qu'il n'est plus aimé, telles sont les mille stratégies ambiguës de l'homme, animal menteur qui a reçu la grâce, ou la malédiction, de pouvoir se mentir à lui-même.

  • "Est-il possible de prendre une vue d'ensemble de la naissance et du développement de ces activités humaines qui n'ont aucune fonction immédiatement vitale, qui ne concourent ni à la nutrition, ni à la reproduction de l'espèce, qui s'accomplissent dans une matière façonnée par l'homme, sous forme d'objets mobiliers, ou de monuments et de peintures immobiliers, dont l'utilité n'apparaît jamais immédiate, et qui éveillent autant de sentiments vagues que d'incertitudes de l'esprit : les arts plastiques ? Une hache, un grattoir ou une herminette nous disent ce que font les hommes pour chasser, se nourrir, se vêtir, se chauffer, se déplacer, etc. Une statue, une peinture ou un mégalithe nous disent ce que font les hommes, une fois nourris, vêtus, chauffés, etc. Pourquoi ? Peut-être : pour supporter d'être hommes ? Les castors font des barrages, les écureuils et les hamsters des provisions, les insectes des "maisons". Mais l'homme, en plus, invente des règles et des jeux, s'invente des règles du jeu. Ce qui est défendu - les lois, les interdits, les morales - et ce qui fait plaisir - les arts - nous définissent parmi les autres êtres vivants. Décider que ceci est mal, estimer que ceci est beau, voilà, plus que le rire, le propre de l'homme."
    Claude Roy

  • "Est-il possible de prendre une vue d'ensemble de la naissance et du développement de ces activités humaines qui n'ont aucune fonction immédiatement vitale, qui ne concourent ni à la nutrition, ni à la reproduction de l'espèce, qui s'accomplissent dans une matière façonnée par l'homme, sous forme d'objets mobiliers, ou de monuments et de peintures immobiliers, dont l'utilité n'apparaît jamais immédiate, et qui éveillent autant de sentiments vagues que d'incertitudes de l'esprit : les arts plastiques ? Une hache, un grattoir ou une herminette nous disent ce que font les hommes pour chasser, se nourrir, se vêtir, se chauffer, se déplacer, etc. Une statue, une peinture ou un mégalithe nous disent ce que font les hommes, une fois nourris, vêtus, chauffés, etc. Pourquoi ? Peut-être : pour supporter d'être hommes ? Les castors font des barrages, les écureuils et les hamsters des provisions, les insectes des "maisons". Mais l'homme, en plus, invente des règles et des jeux, s'invente des règles du jeu. Ce qui est défendu - les lois, les interdits, les morales - et ce qui fait plaisir - les arts - nous définissent parmi les autres êtres vivants. Décider que ceci est mal, estimer que ceci est beau, voilà, plus que le rire, le propre de l'homme."
    Claude Roy.

  • Le Chariot de terre cuite est une pièce attribuée au légendaire roi-poète indien Çudraka. Écrite et représentée aux environs du VIIe ou du VIIIe siècle, "siècle d'or" de l'Inde de Gupta, elle reprend un thème qui court à travers toute la littérature indienne : celui de la prostituée au coeur pur, arrachée par l'amour au commerce de la courtisane. Les personnages et les situations se retrouvent pour la plupart dans les contes, romans ou épopées indiens, du pilier de tripots au voleur professionnel, du poète parasite au prince insolent. En un mélange hardi des genres et des tons, dan l'esprit du théâtre élisabéthain, Le Chariot marie la prose et le vers, la philosophie savante et le propos de rue, l'amour courtois et la trivialité grotesque, la préciosité et l'argot, la farce et le tragique.
    Travail érudit et oeuvre de poète, la version française de Claude Roy, tout en suivant scrupuleusement le dialogue, les caractères et le découpage de l'original sanskrit, éclaire et enrichit le texte de Çudraka par des emprunts organiques aux oeuvres des romanciers, des poètes et des dramaturges de son temps. Plus qu'une traduction, mieux qu'une adaptation, cette version est une restitution. Elle rend enfin aux lecteurs et à la scène française un chef-d'oeuvre universel, un grand classique millénaire, mais étonnamment moderne.

  • "Tous les deux ou trois ans je verse sur la grande table le contenu des dossiers accumulés : pages de journal, carnets de voyage, portraits, poèmes à l'état naissant, textes inédits, articles édités, notes et croque-notes, coupures, etc. Je trie, je flaire, je hume, je cisaille, j'élimine, jette au feu.
    Cette fois-ci, j'ai épinglé quelques idées attrapées au vol, huit ou dix souvenirs qui valent qu'on s'en souvienne et quelques esquisses que j'ai envie de terminer.
    J'ai gardé encore quelques hypothèses sur le monde comme il ne va pas, quelques observations sur mon chat qui va où il veut, quelques notes de lecture sur des livres que j'aime et aimerais faire aimer, des odeurs de forêt en automne, des plongées dans mon espace du dedans et quelques passages à la surface agitée de cette planète. J'ai parsemé le tout de quelques cailloux blancs pris dans mes carnets, ces minimes que je trouverais prétentieux d'appeler des maximes. Et voilà le "livre de bord" 1992-1993 : un vieux Persan des années 1300 m'a donné le titre."
    Claude Roy.

  • Journaliste, critique, romancier, essayiste, grand voyageur, Claude Roy est un témoin de son temps à l'oeil vif et au coeur chaud. Ses Mémoires, qu'il intitule Moi je, font revivre l'avant-guerre, la guerre et l'occupation. C'est l'anatomie d'une époque, sous tous ses aspects : politique, moral, littéraire, aventureux. C'est aussi une éblouissante galerie de portraits : Gide, Giraudoux, et tant d'autres, sans oublier, bien sûr, l'auteur, dans tous ses âges.

  • C'est sur le Pont des Arts, la plus légère passerelle de la Seine, que Charles Rivière fait la rencontre d'un passé perdu et retrouve la femme qu'il a aimée depuis l'enfance. Mais qu'a-t-il cherché d'autre toute sa vie, sinon à jeter avec son art, la musique, un pont sur lequel traverser le fleuve du temps ?

    Des années plus tard, Louise a disparu. Un après-midi, dans un jardin d'été, elle est pourtant là. Elle lui parle. Il lui parle, lui sourit, presse sa main. Ce n'est pas une revenante et si quelqu'un est revenu, c'est lui. Mais où est-il revenu ? Est-ce la réalisation de ce rêve qu'il a formé toute sa vie, à l'accomplissement duquel il a consacré son oeuvre de musicien - ce rêve qui n'était peut-être pas un rêve ?

  • Permis de séjour se terminait 'bien'. La fleur du temps reprend le fil des jours de Claude Roy là où le précédent journal l'avait suspendu. Quel usage l'écrivain a-t-il fait de sa prolongation de visa ? Il a continué à porter sur la vie un regard qui rend artificielle la distinction entre journal intime et choses vues, entre 'vie intérieure' et 'vues sur l'extérieur'. Qu'il raconte un merveilleux voyage au Japon ou un nouveau et banal séjour à l'hôpital, qu'il analyse avec finesse les plaisirs de la nature, son travail de poète ou les expériences de la douleur, qu'il relate une promenade en forêt d'Île-de-France ou une flânerie sur le Bosphore, c'est toujours cet alliage rare d'une perspicacité compatissante et d'un humour bleu de nuit.

  • "Du Guignol du Luxembourg de mes quatre ans au T.N.P., le théâtre a été la plus constante de mes amours. Quand j'étais petit, je croyais qu'on allait au spectacle pour passer le temps. Je sais maintenant qu'on y va pour l'empêcher de passer. Les auteurs dramatiques et les metteurs en scène tentent de faire concurrence à Dieu, dont les meilleures représentations sont en général uniques et dont les bonheurs d'expression ne se répètent pas. Le monde du théâtre n'a de prix que s'il ouvre sur le théâtre du monde.
    J'ai essayé de le montrer dans cet essai où, à propos des poètes comiques ou tragiques, des comédiens et de l'art de mettre en scène, je m'aperçois que j'ai parlé aussi d'un autre théâtre, celui de nos destins, et d'autres comédies, celles que nous nous jouons à nous-mêmes."
    Claude Roy.

  • Le malheur d'aimer

    Claude Roy

    "Quand il revint, Anna n'était plus là, ni sa valise. Elle avait laissé un mot : "Je t'expliquerai un jour. Merci de tout. Love. Anna." Il descendit en courant au bureau de l'hôtel. Il y avait un train pour Paris à 18 h 36. Il était 18h34. Quand il arriva à la gare, le train était parti. Il ne revit jamais Anna."

  • Claude Roy raconte en témoin les années où l'histoire bouleversait les destins des individus, les brisait, dissipait au loin l'idée qu'ils pouvaient se faire du bonheur. Les années les plus sombres du stalinisme, qui laissèrent désespérés ceux qui, au temps de la guerre, avaient cru trouver dans ce "socialisme" une raison de vivre.
    Il y a aussi, dans ce livre, la chute spectaculaire du Troisième Reich, vue par Claude Roy, reporter stendhalien, qui parcourt l'Allemagne en ruine en compagnie de Roger Vailland. Plus tard, la découverte de l'Amérique et de la Chine. Et des portraits lumineux : Eluard, Picasso, Vittorini, Zao Wou-ki.

  • "Petit Poucet ayant passé la limite d'âge, j'avais tout de même laissé des tas de petits cailloux sur la route. Revenant sur mes pas, je les ai ramassés, j'ai essayé de les trier, de garder seulement les blancs, ou les noirs d'un beau noir, pas les gris. J'ai donné à mon éditeur ce bouquet de chemins en forme de cailloux, ces miettes de temps, tour à tour couverts, variables ou éclaircis. L'objet est gracieux, oblong, 10 x 19, et les couleurs subtiles de la couverture ont été dérobées à Paul Klee, larcin dont je m'accuse mais que je ne regrette pas."
    Claude Roy

  • L'ami lointain

    Claude Roy

    Le narrateur, Étienne, est celui qui reste à la propriété familiale, laissant la 'brillante carrière' à son frère Olivier. Celui qui va de soi et dont le bagage pèse le poids de tout ce qu'il n'a pas fait : il ne s'est pas marié et n'a pas eu d'enfants, il n'a pas voyagé, il n'a pas écrit. C'est pourtant à ce spectateur de passage encore adolescent qu'un jour d'été, sur une plage de la Conche, s'attache le jeune Stefan Stein. Il est alors l'ami imprévu : plongé dès son enfance au coeur des tempêtes, passant de l'Allemagne nazie à l'Amérique du Sud, des pogromes de l'Holocauste aux convulsions politiques du "Nouveau Monde", il est tout ce que n'est pas Étienne. Il restera pourtant, à jamais, malgré la distance et le temps, l'ami lointain. Quand le cauchemar de l'Histoire finalement l'engloutira, Étienne restera seul, innocent, coupable de survivre.

  • L'amour de la peinture, c'est la commune passion de trois hommes très différents : Rembrandt, ou la méditation des images, Goya, ou la fureur de voir, Picasso, tout le jeu des formes et toutes les formes du jeu. 'Donner à voir, c'est donner à vivre', disait Paul Éluard. On pourrait placer ces mots en épigraphe du livre de Claude Roy, où les génies du passé ne sont pas moins vivants que Picasso, accompagné jour après jour par l'écrivain et son journal dans son travail à Vallauris. La bonne critique d'art, la critique vraiment pénétrante, c'est celle qui pénètre, en effet, les tableaux. Claude Roy va plus loin encore : c'est dans l'oeil et l'esprit du peintre en train de peindre qu'il nous introduit, au coeur même de la passion des formes et des couleurs.

  • Léone et les siens

    Claude Roy

    New York, un été des années 50. Près de Queensboro Bridge et des quais, Léone règne nonchalamment sur une république précaire de personnes déplacées. Le plaisir de vivre avec Léone leur fait oublier le mal du pays. Douce et secrète, peut-être indifférente, se donnant aisément mais se livrant peu, Léone ne demande rien à personne. Jusqu'au jour où Pierre survient...

  • Gérard Philipe fut un peu plus qu'un acteur. Il fut un héros de notre temps et le visage idéal en qui toute une jeunesse voulut s'incarner. Comme un journal a pu l'écrire, ce n'est pas seulement Gérard Philipe qui est mort le 25 novembre 1959, c'est un peu toute notre après-guerre.
    De René Clair à Jean Vilar, de Georges Le Roy à René Clément, ses camarades, ses amis, ses metteurs en scène ont écrit le récit de sa vie. Cinquante photos, cent témoignages sur un jeune mort inconnu, très connu.

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