• Jeune orphelin de Pointe-Noire, Petit Piment effectue sa scolarité dans une institution placée sous l'autorité abusive et corrompue de Dieudonné Ngoulmoumako. Arrive bientôt la révolution socialiste, les cartes sont redistribuées. L'aventure commence. Elle le conduira notamment chez Maman Fiat 500 et ses dix filles, et la vie semble enfin lui sourire dans la gaité quotidienne de cette maison pas si close que ça, où il rend toutes sortes de services. Jusqu'à ce que ce bonheur s'écroule. Petit Piment finit par perdre la tête, mais pas le nord : il sait qu'il a une vengeance à prendre contre celui qui a brisé son destin.
    Dans ce roman envoûté et envoûtant, l'auteur renoue avec le territoire de son enfance, et sait parfaitement allier la naïveté et la lucidité pour nous faire épouser le point de vue de ses personnages.
    Finaliste du Man Booker Prize International 2015, Alain Mabanckou est l'auteur d'une dizaine de romans dont Verre Cassé (2005) et Mémoires de Porc-épic ( prix Renaudot 2006 ). Son œuvre est traduite dans une vingtaine de langues. Il enseigne la littérature francophone à l'Université de Californie-Los Angeles (UCLA).

  • À Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge.
    Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
    Alain Mabanckou est né en 1966 à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. Ses œuvres sont traduites dans le monde entier. Il enseigne la littérature francophone à l'Université de Californie-Los Angeles (UCLA).

  • Rumeurs d'Amérique

    Alain Mabanckou

    • Plon
    • 27 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020 Le portrait d'une autre Amérique.Ici, je me suis fondu dans la masse, j'ai tâté le pouls de ceux qui ont ma couleur, et de ceux qui sont différents de moi, avec lesquels je compose au quotidien.
    Certains lieux, de Californie et du Michigan, me soufflent leur histoire car je les connais intimement.
    D'autres me résistent, et il me faut quelquefois excaver longtemps pour voir enfin apparaître leur vrai visage. Mais ce périple n'a de sens que s'il est personnel, subjectif, entre la petite histoire et la grande, entre l'immense et le minuscule. Et peut-être même que, sans le savoir, j'entreprends ici ce que je pourrais qualifier d'autobiographie américaine, entre les rebondissements de l'insolite, la digression de l'anecdote et les mirages de l'imaginaire.

  • Alain Mabanckou revisite en profondeur un certain nombre de lieux fondateurs de la littérature et de la culture africaines, avec amour, humour et dérision.
    Parodiant librement une légende populaire selon laquelle chaque être humain possède son double animal, il nous livre dans ce récit l'histoire d'un étonnant porc-épic, chargé par son alter ego humain, un certain Kibandi, d'accomplir à l'aide de ses redoutables piquants toute une série de meurtres rocambolesques. Malheur aux villageois qui se retrouvent sur la route de Kibandi, car son ami porc-épic est prêt à tout pour satisfaire la folie sanguinaire de son "maître" !
    En détournant avec brio et malice les codes narratifs de la fable, Alain Mabanckou renouvelle les formes traditionnelles du conte africain dans un récit truculent et picaresque où se retrouvent l'art de l'ironie et la verve inventive qui font de lui une des voix majeures de la littérature francophone actuelle.

  • Verre cassé

    Alain Mabanckou

    L'histoire " très horrifique " du Crédit a voyagé, un bar congolais des plus crasseux, nous est ici contée par l'un de ses clients les plus assidus, Verre Cassé, à qui le patron a confié le soin d'en faire le geste en immortalisant dans un cahier de fortune les prouesses étonnantes de la troupe d'éclopés fantastiques qui le fréquentent. Dans cette farce métaphysique où le sublime se mêle au grotesque, Alain Mabanckou nous donne à voir grâce à la langue rythmée et au talent d'ironiste qui le distinguent dans la jeune génération d'écrivains africains, loin des tableaux ethniques de circonstance, un portrait vivant et savoureux d'une autre réalité africaine.

  • Black bazar

    Alain Mabanckou

    Le héros de Black Bazar est un dandy africain de notre temps, amoureux des cols italiens et des chaussures Weston, qui découvre sa vocation d'écrivain au détour d'un chagrin d'amour. Naviguant entre complainte et dérision, il brosse avec truculence un tableau sans concession du monde qui l'entoure. Tour à tour burlesque et pathétique, son récit va prêter sa voix à toute une galerie de personnages étonnants, illustrant chacun à leur manière la misère et la grandeur de la condition humaine.
    Un roman à la verve endiablée, tournant le dos aux convenances et aux idées reçues, par l'une des voix majeures de la littérature francophone actuelle.
    Alain Mabanckou est né en 1966 au Congo-Brazzaville. Professeur de littérature francophone à l'université de Californie-Los Angeles (UCLA), il est notamment l'auteur de Verre Cassé et de Mémoires de porc-épic (prix Renaudot 2006).


  • J'ai longtemps laissé croire que ma mère était encore en vie. Je m'évertue désormais à rétablir la vérité dans l'espoir de me départir de ce mensonge qui ne m'aura permis jusqu'alors que d'atermoyer le deuil.
    Après vingt-trois ans d'absence, Alain Mabanckou retourne à Pointe-Noire, ville portuaire du Congo. Entre-temps, sa mère est morte, en 1995. Puis son père adoptif, peu d'années après. Le fils unique ne s'est rendu aux obsèques ni de l'un, ni de l'autre.
    Entre le surnaturel et l'enchantement, l'auteur nous ouvre sa petite valise fondamentale, celle des années de l'enfance et de l'adolescence dans ses lieux d'origine.
    Au moment de repartir, il se rend compte qu'il n'est pas allé au cimetière. Sans doute était-ce inutile. Car c'est ce livre qui tient lieu, aussi, de tombeau. Et de résurrection.
    Alain Mabanckou est poète, essayiste et l'auteur de plusieurs romans dont Verre Cassé (Seuil, 2005), Mémoires de Porc-épic (Seuil, prix Renaudot 2006) et Demain j'aurai vingt ans (Gallimard, 2010). L'ensemble de son œuvre a été couronné par l'Académie Française (Prix de Littérature Henri Gal, 2012). Il enseigne la littérature francophone à l'Université de Californie-Los Angeles (UCLA).

  • Pointe-Noire, capitale économique du Congo, dans les années 1970. Le narrateur, Michel, est un garçon d'une dizaine d'années qui fait l'apprentissage de la vie, de l'amitié et de l'amour, tandis que le Congo vit sa première décennie d'indépendance sous la houlette de "l'immortel Marien Ngouabi", chef charismatique marxiste. Les épisodes d'une chronique familiale truculente et joyeuse se succèdent, avec ses situations burlesques, ses personnages hauts en couleur : le père adoptif de Michel, réceptionniste à l'hôtel Victory Palace ; maman Pauline, qui a parfois du mal à éduquer son turbulent fils unique ; l'oncle René, fort en gueule, riche et néanmoins opportunément communiste ; l'ami Lounès, dont la soeur Caroline provoque chez Michel un furieux remue-ménage d'hormones ; bien d'autres encore. Mais voilà que Michel est soupçonné, peut-être à raison, de détenir certains sortilèges...
    Au fil d'un récit enjoué, Alain Mabanckou nous offre une sorte de Vie devant soi à l'africaine. Les histoires d'amour y tiennent la plus grande place, avec des personnages attachants de jeunes filles et de femmes. La langue que Mabanckou prête à son narrateur est réjouissante, pleine d'images cocasses, et sa fausse naïveté fait merveille.

  •  Je suis noir, et forcément ça se voit. Du coup les Noirs que 
    je croise à Paris m'appellent « mon frère ». Le sommes
    nous vraiment ? Qu'ont en commun un Antillais, un 
    Sénégalais, et un Noir né dans le Xème arrondissement, 
    sinon la couleur à laquelle ils se plaignent d'être 
    constamment réduits ?J'oublie évidemment la généalogie qu'ils se sont forgée, 
    celle du malheur et de l'humiliation - traite négrière, 
    colonisation, conditions de vie des immigrés... Car par-
    delà la peau, ce qui les réunit, ce sont leurs sanglots.Je ne conteste pas les souffrances qu'ont subies et que 
    subissent encore les Noirs. Je conteste la tendance à 
    ériger ces souffrances en signes d'identité. Je suis né 
    au Congo Brazzaville, j'ai étudié en France, j'enseigne 
    désormais en Californie. Je suis noir, muni d'un passe-
    port français et d'une carte verte. Qui suis-je ? J'aurais 
    bien du mal à le dire. Mais je refuse de me défi nir par 
    les larmes et le ressentiment.                                                                                A.M.Alain Mabanckou, prix Renaudot pour Mémoires de 
    porc-épic (Le Seuil, 2006), est l'auteur chez Fayard de 
    Lettre à Jimmy (2007).

  • L'Afrique a pendant plusieurs siècles été vue, imaginée, fantasmée par les Européens comme un continent sauvage, ténébreux, matière première des récits d'aventures et d'exploration teintés d'exotisme, qui ne laissaient pourtant entendre qu'une seule voix, celle du colonisateur. Il faut attendre le milieu du xxe siècle pour qu'une littérature écrite par et pour les Africains se révèle. De la négritude à la « migritude », il appartient aux écrivains noirs d'aujourd'hui de penser et de vivre leur identité artistique en pleine lumière.
     
    Alain Mabanckou est romancier, poète et essayiste. Ses oeuvres ont été traduites en une quinzaine de langues. Son premier roman, Bleu-Blanc-Rouge (1998), lui a valu le Grand Prix littéraire d'Afrique. En 2006, il obtient le prix Renaudot pour Mémoires de porc-épic. La même année, l'université de Californie (UCLA) le nomme professeur au département de littérature française et d'études francophones. Nommé pour l'année académique 2015-2016, il est le premier écrivain invité à la chaire annuelle de Création artistique du Collège de France.

  •  
     Né au Congo, partageant son temps entre la Californie où il enseigne comme professeur de littérature à UCLA (University of California - Los Angeles), Paris où il a fini ses études, et le monde qu'il parcourt pour présenter ses livres, Alain Mabanckou est un auteur en langue française pour qui sa langue n'est pas enfermée dans le carré français. Loin de là, elle est parlée dans le monde entier par les gens les plus passionnants et les plus inattendus.
    Le monde est mon langage est le tour du monde de la pensée et des émotions telles que la langue française les véhicule, par les gens les plus divers, célèbres ou inconnus, adolescents ou vieillards, Haïtiens ou Français. Alain Mabanckou les a rencontrés et nous les raconte, en une suite de portraits admiratifs et aimants. JMG Le Clézio ou un inconnu de la Nouvelle Orléans, Sony Labou Tansi qui, au Congo, écrivait dans des cahiers à spirales devant deux posters du Che Guevara, bien d'autres encore.
    Ils ont ces mots en partage et ils les partagent. Leur langage est notre monde.
     

  • En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C'était la première fois qu'un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du «  continent noir  ».
    Alain Mabanckou est l'héritier de l'histoire littéraire et intellectuelle de l'Afrique, qu'il retrace dans ces Huit leçons sur l'Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d'Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l'évoquer. La France n'est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De «  Y'a bon  » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer «  des ténèbres à la lumière  », et c'est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.
    Loin d'être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d'Afrique, de Haïti ou d'Amérique, l'enrichit. «  La négritude n'est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme.  »
    Le livre est enrichi d'un avant-propos inédit et de deux interventions d'Alain Mabanckou sur l'Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.

  • Né à Harlem en 1924, mort à Saint-Paul de Vence en 1987, noir, bâtard, homosexuel, écrivain, James Baldwin a combattu sans relâche la ségrégation raciale. Mais ce n'est pas à ce titre que l'admire Alain Mabanckou. Dans cette longue lettre qu'il lui adresse post-mortem, il salue en Baldwin l'esprit libre qui refusa, en littérature comme en politique, que sa lutte mène au repli communautaire. L'hommage épistolaire se mue alors en échange complice - citations de l'oeuvre du maître et commentaires se confondant presque pour rappeler qu'il n'est d'homme qu'universel.
    Alain Mabanckou et James Baldwin avaient bien des choses à se dire. L'un comme l'autre, ils n'acceptent que deux identités : celle d'écrivain, et celle d'être humain.

  • Lettres noires : des ténèbres à la lumière - c'est sous ce titre qu'Alain Mabanckou prononçait, le 17 mars 2016, sa leçon inaugurale en tant que professeur invité au Collège de France, une leçon qui vit se bousculer plus d'un millier d'auditeurs. Conforté par cet écho, Alain Mabanckou a battu le rappel des chercheurs, écrivains et penseurs de l'Afrique postcoloniale, les conviant à venir débattre sur le thème Penser et écrire l'Afrique aujourd'hui. Ce sont les actes de ce colloque, en date du 2 mai 2016, que nous publions, soit les interventions de 19 participants issus de tous les champs du savoir et de la création littéraire. Le souhait profond est que ce colloque " résonne comme un appel à l'avènement des Etudes africaines en France ". C'est une façon de s'interroger sur " le retard pris par la France dans la place à accorder aux études postcoloniales pendant qu'en Amérique presque toutes les universités les ont reconnues et les considèrent comme un des champs de recherche les plus dynamiques et les plus prometteurs. "
    Alain Mabanckou est né à Pointe-Noire (République du Congo). . Il est l'auteur d'une dizaine de romans dont Verre cassé (2005), Mémoires de Porc-épic (prix Renaudot 2006) et Petit Piment (2015). Son œuvre est traduite dans une vingtaine de langues. Il est par ailleurs professeur titulaire à l'Université de Californie-Los Angeles (UCLA).

  • Depuis quelques années, Alain Mabanckou a entrepris d'édifier une oeuvre poétique que jalonnent déjà trois recueils. A chacun de ces livres semble correspondre une étape dans l'itinéraire grave et fécond d'un poète en qui je me plais de célébrer un profond sens de l'humain ; que ne démentent ni la simplicité ni la modestie d'une personnalité attachante, qui pourrait bien devenir l'une des voix majeures de la poésie africaine contemporaine.

  • On retrouve avec force, dans ce cinquième recueil, cet univers poétique cher à l'écrivain congolais : la quête incessante d'un territoire, le " pays à venir ", l'emprise du déracinement et le bouleversement intérieur d'un homme confronté à l'errance perpétuelle

  • Voici ce qu'on pourrait appeler un hommage à la Mère, une oraison funèbre d'un fils à "une femme humble qui travaillait la terre saison après saison" et qui s'est éteinte, cernée par le pire des maux : la solitude... L'auteur, qui ne s'est pas rendu aux funérailles, a surmonté l'épreuve pour nous retracer dans ce récit-poème saisissant toute la légende de cette mort, depuis ses présages jusqu'à ce vendredi fatal où "le ciel a pleuré à grosses larmes". J'irai planter l'arbre de ma douleur sur les terres humides du silence près de sa tombe J'habiterai les buissons de lantanas Je tournerai le dos au soleil au jour pour n'entendre que le timbre de sa voix au milieu de la nuit...

  • Entre l'arbre et l'homme, l'Alliance date de la nuit des temps. Le tronc d'un arbre, comme le front de l'homme mûr, porte des rides, les traces de son passage sur terre. Un homme ne meurt pas, il renaît dans un autre lieu. Un arbre mort attend, lui aussi, sa résurrection, mais par la main de l'homme. Passera-t-il par là ?
    La poésie, lieu-dit Congo, coule là où se rencontrent les fleuves et les voix. Au royaume de l'enfance, la mémoire appelle les rêves les plus doux: fluidité, beauté, méditation.

  • Anglais Broken Glass

    Alain Mabanckou

    Finalist for the Man Booker International Prize 2015
    The history of Credit Gone West, a squalid Congolese bar, is related by one of its most loyal customers, Broken Glass, who has been commissioned by its owner to set down an account of the characters who frequent it. Broken Glass himself is a disgraced alcoholic school teacher with a love of French language and literature which he has largely failed to communicate to his pupils but which he displays in the pages of his notebook. The notebook is also a farewell to the bar and to his fellow drinkers. After writing the final words, Broken Glass will go down to the River Tchinouka and throw himself into its murky waters, where his lamented mother also drowned.
    Broken Glass is a Congolese riff on European classics from the most notable Francophone African writer of his generation.

  • Finalist for the Man Booker International Prize 2015
    Outlandish, surreal and compelling, a murderous porcupine tells all:
    'For years I was the double of Kibandi . . . He died the day before yesterday, so here is my confession'
    All human beings, says an African legend, have an animal double. Some are benign, others wicked.
    When Kibandi, a boy living in a Congolese village, reaches the age of eleven, his father takes him out into the night, and forces him to drink a vile liquid from a jar which has been hidden for years in the earth. This is his initiation and, from this point on, he, and his double, a porcupine, become murderers, attacking neighbours, fellow villagers, and anyone unfortunate enough to cross their path.
    But now Kibandi is dead, and the porcupine, free of his master, is free to tell their story at last.

  • Anglais Black Bazaar

    Alain Mabanckou

    Finalist for the Man Booker International Prize 2015
    Buttologist is down on his uppers. His girlfriend, Original Colour, has cleared out of their Paris studio and run off to the Congo with a vertically challenged drummer known as The Mongrel. She's taken their daughter with her. Meanwhile, a racist neighbour spies on him something wicked, accusing him of 'digging a hole in the Dole'. And his drinking buddies at Jips, the Afro-Cuban bar in Les Halles, pour scorn on Black Bazaar, the journal he keeps to log his sorrows. There are days when only the Arab in the corner shop has a kind word; while at night his dreams are stalked by the cannibal pygmies of Gabon. Then again, Buttologist wears no ordinary uppers. He has style, bags of it (suitcases of crocodile and anaconda Westons, to be precise). He's a dandy from the Bacongo district of Brazzaville - AKA a sapeur or member of the Society of Ambience-makers and People of Elegance. But is flaunting sartorial chic against tough times enough for Buttologist to cut it in the City of Light?

  • Finalist for the Man Booker International Prize 2015
    Alain Mabanckou left Congo in 1989, at the age of twenty-two, not to return until a quarter of a century later. When at last he comes home to Pointe-Noire, a bustling port town on Congo's south-eastern coast, he finds a country that in some ways has changed beyond recognition: the cinema where, as a child, Mabanckou gorged on glamorous American culture has become a Pentecostal temple, and his secondary school has been re-named in honour of a previously despised colonial ruler.
    But many things remain unchanged, not least the swirling mythology of Congolese culture which still informs everyday life in Pointe-Noire. Mabanckou though, now a decorated French-Congolese writer and esteemed professor at UCLA, finds he can only look on as an outsider at the place where he grew up. As he delves into his childhood, into the life of his departed mother and into the strange mix of belonging and absence that informs his return to Congo, Mabanckou slowly builds a stirring exploration of the way home never leaves us, however long ago we left home.

  • Anglais Black Moses

    Alain Mabanckou

    It's 1970, and in the People's Republic of Congo a Marxist-Leninist revolution is ushering in a new age. But at the orphanage on the outskirts of Pointe-Noire where young Moses has grown up, the revolution has only strengthened the reign of Dieudonné Ngoulmoumako, the orphanage's corrupt director.
    So Moses escapes to Pointe-Noire, where he finds a home first with a larcenous band of Congolese Merry Men and then among the Zairian prostitutes of the Trois-Cents quarter. But the authorities won't leave Moses in peace, and intervene to chase both the Merry Men and the Trois-Cents girls out of town. All this injustice pushes poor Moses over the edge. Could he really be the Robin Hood of the Congo? Or is he just losing his marbles?
    Vivid, exuberant and heartwarming, Black Moses is a vital new extension of Alain Mabanckou's extraordinary, interlinked body of work dedicated to his native Congo, and confirms his status as one of our great storytellers.

  • « Ni rébus, ni carnaval d'images disparates, mais une voix chaude, pondérée, authentique où se reflètent l'angoisse et l'infortune de notre époque... Né au Congo en 1966, le poète a exactement l'âge du Victor HUGO des Feuilles d'Automne. Tous deux ont perdu les illusions de la première jeunesse où le monde pouvait à peine satisfaire leur appétit. La vie non seulement ne leur a pas tenu ses promesses mais leur a réparti des deuils et des échardes... Leur lassitude au seuil de la maturité n'est pas une attitude romantique mais une réalité psychologique. Le monde de 1831 était aussi instable que celui de 1995... »

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