• Un matin, tout lâche pour Clara, jeune femme compétente, efficace, investie dans la société de crédit qui l'emploie. Elle ne retournera pas travailler. Amis, amours, famille, collègues, tout se délite. Des semaines, des mois de solitude, de vide, s'ouvrent devant elle.
    Pour relancer le cours de sa vie, il lui faudra des ruptures, de l'amitié, et aussi remonter à la source vive de l'enfance.
    Ce matin-là, c'est une mosaïque qui se dévoile, l'histoire simple d'une vie qui a perdu son unité, son allant, son élan, et qui cherche comment être enfin à sa juste place.
    Qui ne s'est senti, un jour, tenté d'abandonner la course ?
    Une histoire minuscule et universelle, qui interroge chacun de nous sur nos choix, nos désirs, et sur la façon dont il nous faut parfois réinventer nos vies pour pouvoir continuer.
    Gaëlle Josse saisit ici avec la plus grande acuité de fragiles instants sur le fil de l'existence, au plus près des sensations et des émotions d'une vie qui pourrait aussi être la nôtre.
    Venue à l'écriture par la poésie, Gaëlle Josse publie ses trois premiers romans aux éditions Autrement. Récompensés par plusieurs prix littéraires, ils sont aujourd'hui étudiés dans de nombreux lycées. Chez Notabilia, Le Dernier Gardien d'Ellis Island (2014) est un grand succès public et critique : il remporte, entre autres, le prix de Littérature de l'Union européenne. Une longue impatience (Notabilia, 2018) est lauréat du prix du public du Salon de Genève ainsi que du prix Simenon et du prix Exbrayat. Une femme en contre-jour (Notabilia, 2019) reçoit le prix des lecteurs Terres de Paroles 2020. Plusieurs de ses romans sont traduits.

  • Edition enrichie de Thierry Laget comportant une préface et un dossier sur le roman.

    C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle.
    Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XXIe siècle, c'est affronter le scandale que représente une oeuvre aussi sincère qu'impérieuse. Dans chacune de ses phrases, Flaubert a versé une dose de cet arsenic dont Emma Bovary s'empoisonne : c'est un livre offensif, corrosif, dont l'ironie outrage toutes nos valeurs, et la littérature même, qui ne s'en est jamais vraiment remise.

  • « Le premier livre de Rupi Kaur, lait et miel, est un recueil poétique que toutes les femmes devraient avoir sur leur table de nuit ou la table basse de leur salon. Accompagnés de ses propres dessins, ses poèmes, d'une honnêteté et d'une authenticité rares, se lisent comme les expériences collectives et quotidiennes d'une femme du XXIe siècle. » - Erin Spencer, Huffington Post US
    « L'écriture de Rupi Kaur dénote un talent artistique et une sagesse qu'on trouve chez les auteurs confirmés. » - Samira Sawlani, Media Diversified
    Auteure et artiste, Rupi Kaur vit à Toronto, au Canada. Elle a commencé à dessiner et à peindre à l'âge de 5 ans - un passe-temps hérité de sa mère. Immigrée indienne originaire du Pakistan, Rupi ne pouvait pas parler anglais avec les autres enfants à l'école. D'où son sentiment de solitude. Mais dès qu'elle a appris la langue, les livres sont devenus ses meilleurs amis. Elle a dessiné jusqu'à l'âge de 17 ans, puis s'est tournée davantage vers sa passion pour l'écriture et la mise en scène de son écriture, notamment à travers des lectures aux quatre coins du Canada.
    En novembre 2014, elle publiait à compte d'auteur son premier recueil de poésie, Milk and Honey. Rupi cherche avant tout à s'exprimer, que ce soit par la poésie ou d'autres moyens d'expression comme l'illustration, le design, la photographie, la vidéographie et la réalisation.
    Mais quoi qu'elle fasse, ses sujets de prédilection sont la féminité, l'amour, la perte, le traumatisme et la guérison.

  • Nos vies

    Marie-Hélène Lafon

    « J'ai l'oeil, je n'oublie à peu près rien, ce que j'ai oublié, je l'invente.J'ai toujours fait ça, comme ça, c'était mon rôle dans la famille, jusqu'à la mort de grand-mère Lucie, la vraie mort, la seconde. Elle ne voulait personne d'autre pour lui raconter, elle disait qu'avec moi elle voyait mieux qu'avant son attaque. »
    Le Franprix de la rue du Rendez-Vous, à Paris. Une femme, que l'on devine solitaire, regarde et imagine. Gordana, la caissière. L'homme encore jeune qui s'obstine à venir chaque vendredi matin... Silencieusement elle dévide l'écheveau de ces vies ordinaires. Et remonte le fil de sa propre histoire.
    Nos vies est le nouveau roman de Marie-Hélène Lafon. Il aurait pour sujet la ville et ses solitudes.
    Marie-Hélène Lafon est professeur de lettres classiques à Paris. Tous ses romans sont publiés chez Buchet/Chastel.

  • Joseph est ouvrier agricole dans une ferme du Cantal. Il a bientôt soixante ans. Il connaît les fermes de son pays, et leurs histoires. Il est doux, silencieux. Il a aimé Sylvie, un été, il avait trente ans. Elle n'était pas d'ici et avait beaucoup souffert, avec et par les hommes. Elle pensait se consoler avec lui, mais Joseph a payé pour tous. Sylvie est partie au milieu de l'hiver avec un autre. Joseph s'est mis à boire, comme on tombe dans un trou.
    Joseph a un frère, marié, plus beau et entreprenant, qui est allé faire sa vie ailleurs et qui, à la mort du père, a emmené la mère vivre dans sa maison. Joseph reste seul et finira seul. Il est un témoin, un voyeur de la vie des autres.
    Joseph est le nouvel opus de Marie-Hélène Lafon. Roman émouvant, traversé en profondeur par une rivière souterraine qui a prénom de femme et de servante : Félicité. Avec talent et humour, Marie-Hélène Lafon rend ici un magnifique hommage à son cher Flaubert...
    Marie-Hélène Lafon est professeur de lettres classiques à Paris. Tous ses romans sont publiés chez Buchet/Chastel.

  • Curiosity est seul sur Mars. Voilà des années que le robot de la Nasa travaille dans le froid, le rouge et la poussière. Mais Curiosity n'est pas un rover comme les autres. Il a besoin de se faire des amis et de parler à Dieu, cet être étrange qui vit sur Terre et qui, chaque matin, lui donne du travail.
    En proie à la solitude, Curiosity s'accroche à une conviction : une mission particulière l'attend. Un matin pourtant, il comprend que sa mort est programmée. Le doute l'envahit. À quoi bon avoir vécu, si on est privé de destin ? Désespéré, il commence à écrire son testament. Les trois nuits suivantes seront pleines de révélations.
    Dans ce testament tendre et extraterrestre, Sophie Divry interroge notre solitude, notre humanité et le désir de transcendance.
    Suivi d'une nouvelle inédite L'Agrandirox.
    Sophie Divry est née en 1979 à Montpellier et vit actuellement à Lyon. Son premier roman, La Cote 400 (Les Allusifs, 2010 ; 10/18, 2013) a été traduit en cinq langues. Chez Notabilia, elle publie Journal d'un recommencement en 2013, puis La Condition pavillonnaire en 2014, qui reçoit la mention spéciale du Prix Wepler. Il sera suivi de Quand le diable sortit de la salle de bain (2015 ; J'ai Lu, 2017) et d'un essai : Rouvrir le roman (2017 ; J'ai Lu, 2018). Trois fois la fin du monde est son cinquième roman. Sophie Divry est également chroniqueuse dans l'émission « Des papous dans la tête » sur France Culture.

  • Quand il embarque à dix-neuf ans, contre l'avis de son père, Robinson ignore encore l'incroyable destin qui l'attend. Seul rescapé d'un naufrage, perdu sur une île déserte, il va devoir apprendre à survivre au milieu d'une nature hostile...
    Inspiré d'une histoire vraie, un chef-d'oeuvre du roman d'aventures en version abrégée.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, dossier sur l'oeuvre et bibliographie)« Tout est grand dans ce célèbre roman, sans que rien ne bouge. Eugénie est une sorte de sainte selon l'homme, toujours fidèle à une même pensée, mais toute naturelle. [...] Eugénie est le premier personnage de ce drame d'amour. [...] En Grandet, ce rocheux Grandet, il y a une source de tendresse émouvante, quand il se cache pour voir sa fille à la toilette. [...] Au rebours on trouvera dans Eugénie tous les stratagèmes du coeur, et un vrai courage à affronter le terrible homme aux gants de cuir. On a tout dit sur Grandet. On a moins remarqué ce mot de reine, lorsque Eugénie se trouve maîtresse d'une immense fortune et assiégée d'intrigues. Elle répond :
    « Nous verrons cela » comme son père faisait. [...] Ainsi l'âme de Grandet finit par être sauvée. Balzac laboure la terre. »
    Alain, Propos sur Balzac.
    Présentation et notes de Martine Reid. 

  • " Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. "
    À l'automne 1776, Rousseau, alors au crépuscule de sa vie, trouve refuge loin du " torrent du monde ", dans une bienheureuse solitude magnifiée par la beauté de la nature. Au gré de ses promenades, le philosophe marche à la rencontre de lui-même, dans une introspection lyrique, admirablement sensible : entre souvenirs et méditations, il y embrasse le plaisir de la mémoire et de l'écriture, dans la pure conscience d'exister.

  • Ce sont trois longues nouvelles encadrées par deux contes. Melancolia est un livre sur l'expérience de la séparation, sur ce trauma qui a marqué notre naissance et, par la suite, chacune de nos métamorphoses. L'immense écrivain Mircea Cartarescu en fait ici l'étude à travers trois étapes de la vie : la petite enfance, l'âge de raison, l'adolescence.
    Un enfant de cinq ans, dont la mère est sortie, se persuade qu'il a été abandonné : « C'est là le point de départ de la mélancolie, de ce sentiment que personne ne nous tient plus par la main. » Isabel et Marcel, frère et soeur, vivent au sein d'une famille ordinaire comme deux enfants perdus dans la forêt profonde. Lorsque la fillette tombe malade, son frère se jure d'obtenir sa guérison en partant affronter ce qui le terrifie le plus. Un adolescent se questionne sur la différence sexuelle. Il tombe amoureux. Son corps change : mois après mois, il range dans une armoire les peaux devenues trop petites...
    Magnifiques variations sur les grands thèmes de l'auteur : le passage du temps, la poésie, le réel et l'irréel, le masculin et le féminin.
    Mircea Cartarescu est né en Roumanie en 1956. Docteur en Lettres, il enseigne aujourd'hui la littérature roumaine à l'université de Bucarest. Poète, romancier, critique littéraire, journaliste, il est aussi membre de l'Union des écrivains roumains ainsi que du Parlement culturel européen.
    Il a publié près de 30 livres et de nombreux articles ; son travail a été traduit dans 20 langues. Lauréat de dizaines de distinctions littéraires parmi les plus importantes, il a été couronné en 2018 par les prestigieux prix Thomas-Mann (Allemagne) et Formentor de las Letras (Espagne).
    Parus en français, entre autres : Orbitor (Denoël, 1999, puis Folio Science-Fiction no 90) ; L'OEil en feu (Orbitor II, Denoël, 2005) ; Pourquoi nous aimons les femmes (Denoël, 2008) ; L'Aile tatouée (Orbitor III, Denoël, 2009) ; Le Levant (P.O.L, 2014) et La Nostalgie (P.O.L, 2017).

  • Une poignante histoire de secrets de famille et de seconde chances

    2010, Majorque
    Marina et Anna, deux soeurs qui ont passé des années sans se voir à la suite d'un désaccord, sont réunies pour signer la vente d'un moulin dont elles viennent d'hériter de la part d'une parfaite inconnue. Tout sépare les deux femmes.
    Marina vient de rentrer sur leur île natale après avoir couru le monde pour Médecins sans frontières, tandis qu'Anna, mariée à un homme qu'elle n'aime pas, n'a jamais quitté l'île.
    Déterminées à percer le secret qui entoure cet héritage mystérieux, les deux jeunes femmes vont tenter de rattraper le temps perdu... car du temps, Anna n'en a plus beaucoup.
    Et peut-être est-ce justement l'occasion de faire le point sur sa vie, ce qu'elle regrette et ce qu'elle peut encore réparer.

    Une primo-romancière qui s'est imposée dans le paysage éditorial international

    Cristina Campos est née à Barcelone où elle mène une belle carrière dans l'audiovisuel en tant que directrice de casting pour le cinéma et la télévision. Le Parfum des citronniers est son premier roman.

  • Yuck est orphelin, mais sa place est sur le rempart. Toutes les douze heures, le petit cochon active les ailes du moulin pour éloigner le brouillard mortel qui s'insinue vers la ville. Le reste du temps, il cherche à mener une existence normale. Pas facile quand tout le monde l'évite, car il rappelle la menace qui pèse en permanence sur la ville... À l'école, il n'a qu'une amie, Fox, une renarde. Le problème, c'est que Yuck doit la partager avec Hippo, un gros balourd d'hippopotame pas franchement amical. Un jour, Fox et Hippo décident de venir visiter pour la première fois le moulin... Malheureusement, un phénomène extraordinaire arrache le moulin du rempart et le projette loin dans la forêt. Les enfants sont en grand danger : ils n'ont que douze heures devant eux avant que le brouillard mortel ne revienne...

  • T. Singer

    Dag Solstad

    À trente-quatre ans, Singer, auteur sans succès ni inspiration, obtient son diplôme de bibliothécaire. Il décide de quitter Oslo pour prendre un nouveau départ dans une ville de province où personne ne le connaît. Il y tombe amoureux d'une céramiste, Merete Sæthre. Mais après plusieurs années, leur mariage se délite. Un jour, alors qu'ils sont sur le point de divorcer, la vie de Singer bascule.
    L'oeuvre de Dag Solstad se dresse contre la bêtise et la médiocrité du monde moderne. Avec humour et clairvoyance, T. Singer ne se borne pas à mettre en relief les problématiques de notre temps : il met à nu la solitude de l'homme contemporain face à une époque où tout est devenu marchandisation. Avec une lucidité ironique, Dag Solstad demande : comment peut-on, comme Singer, passer ainsi complètement à côté de sa vie ?
    Un roman brillant, à la fois drôle et déchirant.
    « Tout ce qui se chuchotait était vrai : Solstad est un romancier qu'il est vital de connaître. »
    Charles Finch, The New York Times
    « Un écrivain à la plume hypnotique. »
    James Wood, The New Yorker
    Dag Solstad est né en 1941 à Sandefjord en Norvège. Il s'inscrit dans ce courant d'écrivains norvégiens et scandinaves qui ont repris le stream of consciouness, et excelle pour sa capacité à analyser la conscience moderne. Son écriture, faite de lancinantes ritournelles, est souvent comparée à celle de Thomas Bernhard. Auteur d'une trentaine de livres, il est le seul auteur norvégien à avoir obtenu trois fois le prix de la Critique littéraire norvégienne. Il est également récipiendaire du prix de Littérature du Conseil nordique en 1989 pour Roman 1987 et en 2017, pour l'ensemble de son oeuvre, du prix nordique de l'Académie suédoise, considéré comme le « petit Nobel ». Onzième roman, livre dix-huit a été traduit dans vingt-trois langues. Son seul autre roman traduit à ce jour en français, Honte et dignité (Les Allusifs, 2008), avait été nommé à sa parution au prix Femina.

  • Mes amis

    Emmanuel Bove

    Victor Bâton vit seul, dans une chambre de bonne miteuse, avec pour unique revenu une pension d'invalidité. Traîne-savates, il erre chaque jour dans Paris dans l'espoir de faire de nouvelles rencontres. La ville le renvoie à son extrême solitude, et agit en même temps comme une ouate protectrice. Mais chaque tentative de lier une relation est un échec. Et pour cause. Obnubilé par sa quête impatiente d'amitié, il fausse tout rapport, et projette sur ceux qu'il croise sa propre mesquinerie.
    Dans un style faussement simple, avec un « sens du détail touchant » selon Beckett, Emmanuel Bove dessine le portrait de cet antihéros agaçant autant que fascinant, et dépeint par touches, d'une précision extrême, la misère solitaire, le quotidien, l'absurdité de la condition humaine. D'une grande modernité à sa parution en 1924, ce texte, très salué à l'époque, a influencé beaucoup de nos contemporains.
    L'expérience de la lecture de Bove est unique. Pierre Michon.
    L'une des plus belles réussites littéraires du xxe siècle, et toujours aussi actuel. France 3.
    Postface de François-Henri Désérable.

  • « Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant » : ainsi commence La Petite Lumière. C'est le récit d'un isolement, d'un dégagement mais aussi d'une immersion. Le lecteur, pris dans l'imminence d'une tempête annoncée mais qui tarde à venir, reste suspendu comme par enchantement parmi les éléments déchaînés du paysage qui s'offrent comme le symptôme des maux les plus déchirants de notre monde au moment de sa disparition possible.

    L'espace fait signe par cette petite lumière que le narrateur perçoit tous les soirs et dont il décide d'aller chercher la source. Il part en quête de cette lueur et trouve, au terme d'un voyage dans une forêt animée, une petite maison où vit un enfant. Il parvient à établir un dialogue avec lui et une relation s'ébauche dans la correspondance parfaite des deux personnages. Cette correspondance offre au narrateur l'occasion d'un finale inattendu.

    La petite lumière sera comme une luciole pour les lecteurs qui croient encore que la littérature est une entreprise dont la portée se mesure dans ses effets sur l'existence.

  • En quelques mots, on y est. Cuba, La Havane, comme un regret sans fond, comme la musique d'un vieux boléro. Un doigt de rhum Carta Blanca (quand il en reste), soleil de plomb, solitude.
    Magie des décors qui n'ont pas besoin de description, ou si peu. Les héros de Padura sont des tendres ; ils se heurtent à la société, au destin, au temps qui passe ; à ce désir qu'ont les choses, souvent, d'arriver contre notre gré, sans nous consulter. Ainsi, les toits qui s'effondrent, les pénuries de rhum, le départ intempestif d'êtres aimés.
    On trouve de tout dans ce recueil de nouvelles, amours bêtement gâchées, soldat en fin de mission à Luanda, archange noir, nuits torrides, jeunes gens désoeuvrés, fonctionnaires désabusés, souvenirs cuisants...
    On trouve surtout le sel des romans de Leonardo Padura, sa marque de fabrique : l'humanité qui irradie à chaque ligne, la nostalgie des vies qu'on ne vit pas, et l'art suprême de nous plonger dans une île qu'on emporte toujours avec soi.

  • - 62%

    Ils sont huit. Huit personnages engagés dans un chassé-croisé qui aura pour théâtre Moncton, Montréal, New York ou Santa Fe. Parmi eux, Hope Fontaine, jeune femme sans attaches qui porte paresseusement sa quête : sa mère, férue d'astrologie, l'a en effet convaincue de partir à la recherche d'un poète acadien dont elle a trouvé le recueil dans le désert du Nouveau-Mexique.
    « C'est l'homme de ta vie », croit-elle.

    Un attentat dans une gare parisienne, un vieil homme qui retrouve le guerrier en lui, des artistes qui effacent et refont le monde, et puis l'amour, sous des formes parfois étonnantes...

    Il y a tout ça dans Vertiges, un roman dont le dénouement ne laissera personne indemne.

  • La terre s'écroule autour d'Alice, 32 ans, lorsque son mari signe les papiers du divorce.
    Depuis deux ans, seul l'espoir que Thomas lui revienne lui donnait la force d'ouvrir les yeux chaque matin. Effondrée et perdue à l'annonce de cette nouvelle, elle veut en finir et saute dans les calanques de Marseille... mais la vie en a décidé autrement. Nous sommes lundi 6 janvier et le Paradis lui a, semble-t-il, fermé la porte au nez.
    Repêchée par Madeleine et Robert, couple de septuagénaires heureux qui navigue vers les îles Canaries, Alice reprend peu à peu des forces. Pourtant, dès leur arrivée à Tenerife tout déraille à nouveau : Madeleine semble perdre la tête, Robert pousse Alice dans les bras d'un play-boy ringard et sa solitude la rattrape.
    Entre plumes, paillettes, tapas et sangria, Alice va finalement devoir faire un choix : rentrer à Marseille et reprendre le cours de la vie qu'elle connaît ou accepter de tourner la page et se réinventer. Alice parviendra-t-elle à surmonter cette épreuve, à reconnaître sa pequeña muerte et à accomplir son destin ?
    Saura-t-elle ouvrir grandes les portes du bonheur ?

    Un roman bouleversant aux personnages inoubliables.

  • Tout seul

    Chaboute

    376 pages d'émotion pure...50 ans qu'il vit ici, sur ce caillou, dans son vaisseau de granit. Bateau immobile qui ne l'emmène nulle part et qui ne rejoindra jamais aucun port... Et pourquoi quitter ce lieu alors que le monde au-delà de cette satanée ligne d'horizon fait si peur ? Où s'évader lorsqu'on n'a nulle part où aller ? Comment combattre la solitude et empêcher que ce silence perpétuel ne devienne assourdissant ?... Des années passées sur son rocher, avec l'imagination comme seule compagne... Avec Tout seul, Christophe Chabouté signe un de ses albums les plus surprenants, où se côtoient onirique et quotidien et où s'enchevêtrent subtilement sensibilité, tendresse et humour...

  • Édition enrichie (Introduction, notes, chronologie et bibliographie)Écrit à la suite d'un voyage à Manchester, où Charles Dickens, visionnaire au grand coeur, avait défendu l'éducation comme moyen de lutte contre la pauvreté, Un chant de Noël préfigure les premières réformes pour humaniser le travail dans l'Angleterre industrielle de la reine Victoria. L'histoire de Scrooge, vieil avare grincheux et solitaire que trois fantômes vont convertir, la nuit de Noël, à la gentillesse et à la bonne humeur, continue de séduire petits et grands depuis sa parution en 1843. Drôle et émouvant à la fois, ce conte renoue pour notre plus grand plaisir avec le mythe du paradis terrestre.

  • Agé de 27 ans, c'est à la veille du carnaval de Turin, le 1er janvier 1790, que Xavier de Maistre se bat en duel avec l'officier Patono de Meïran. L'offense fut réelle, mais probablement assez légère, et De Maistre sortit vainqueur du duel, sans que son adversaire ne soit tué et ce dernier lui portera une rancune farouche.
    Mis aux arrêt durant 42 jours à cause de ce duel, Xavier de Maistre commence alors la rédaction du « Voyage autour de ma chambre », qu'il ne terminera qu'en 1794 à Aoste et qui fut publié en 1795 à Lausanne par son frère aîné, Joseph de Maistre pour qui Xavier avait une grande admiration.
    Ce court livre est un moment charmant d'humour et de légèreté, charnière entre le siècle des Lumières et le Romantisme.

    Xavier de Maistre (1763-1852) est un écrivain, peintre, militaire et aventurier savoisien.
    Cette édition est accompagnée d'une notice biographique sur la vie de Xavier de maistre par Paul Louisy (traducteur de Fenimore Cooper et de Walter Scott).

  • Belladone

    Hervé Bougel

    C'est le début de l'été et la toute fin des années 60, dans une ville morne des Alpes. Une montagne surplombe l'agglomération. A son sommet, une énorme statue de la Vierge veille sur la vallée.
    Un petit garçon observe sa famille et s'interroge : son père avale régulièrement tous ses cachets de Belladone ; sa mère est autoritaire, son frère aîné est une véritable brute et sa petite soeur est réduite au silence.
    Comment s'échapper de cet univers étouffant ? Par où fuir ? Dans ce court roman noir écrit au cordeau, Hervé Bougel agite des ombres et explore les chemins de l'enfance.
    Hervé Bougel est né en 1958. A 16 ans, il quitte l'école et exerce différentes professions, jusqu'à devenir, en 1997, éditeur de poésie. Il vit à Bordeaux.

  • Avec La Chute des princes, Robert Goolrick a écrit l'un des plus grands romans sur l'Amérique et l'argent depuis Gatsby le Magnifique. Dans l'incandescence, l'indécence, la décadence et la chute, il a trouvé la beauté. On peut faire confiance à Robert Goolrick pour toujours trouver la beauté des choses. C'est même la définition de son style.
    "Quand on craque une allumette, la première nanoseconde elle s'enflamme avec une puissance qu'elle ne retrouvera jamais. L'incandescence originelle. Un éclat instantané, fulgurant. En 1980, j'ai été l'allumette. Cette année-là, je me suis embrasé pour n'être plus qu'une flamme aveuglante."
    New York, années 1980. Robert Goolrick nous invite au bal des vanités, où une bande de jeunes hommes vont vendre leur âme au dollar et se consumer dans une ronde effrénée, sublime et macabre. Ils ont signé pour le frisson, une place sur le manège le plus enivrant que la vie ait à leur offrir.
    Et ces princes vont jouer toute la partie : les fêtes, les drogues, l'alcool, les corps parfaits des deux sexes, les pique-niques dans la vaisselle de luxe, les costumes sur mesure taillés par des Anglais dans des tissus italiens, les Cadillac, le sexe encore et toujours, les suites à Las Vegas, des morts que l'on laisse en chemin mais pour lesquels il n'est pas besoin de s'attarder parce qu'on va les retrouver vite. Vite, toujours plus vite, c'est la seule règle de ce jeu. Aller suffisamment vite pour ne pas se laisser rattraper. Parce que les princes sont poursuivis par de terrifiants monstres : le sida, les overdoses, le regard chargé de honte de leurs parents, le dégoût croissant de soi-même, un amour s'excusant de n'avoir sauvé personne.
    Robert Goolrick a reçu le Grand Prix des Lectrices Elle 2013 pour son précédent roman Arrive un vagabond.

  • Les époux Christiane et William Andermatt décident de quitter Paris pour s'installer en Auvergne. La jeune femme doit suivre une cure, tandis que son mari, homme d'affaires sans scrupule, se lance dans la construction d'une station thermale. Pour la faire prospérer, il utilise tous les stratagèmes, n'hésite pas à faire appel à des médecins charlatans et à tirer profit des malades. Pendant ce temps, sa femme prend un amant...
    Publié en 1887, le roman Mont-Oriol, une oeuvre satirique à la fois comique et sentimentale, offre également une description du capitalisme et de la corruption médicale, des maux qui n'ont rien perdu de leur actualité.

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