• La situation est inédite. Jamais, dans l'histoire de l'humanité, nous n'avons disposé d'autant d'informations et jamais nous n'avons eu autant de temps libre pour y puiser loisir et connaissance du monde. Nos prédécesseurs en avaient rêvé : la science et la technologie libéreraient l'humanité. Mais ce rêve risque désormais de tourner au cauchemar. Le déferlement d'informations a entraîné une concurrence généralisée de toutes les idées, une dérégulation du « marché cognitif » qui a une fâcheuse conséquence : capter, souvent pour le pire, le précieux trésor de notre attention. Nos esprits subissent l'envoûtement des écrans et s'abandonnent aux mille visages de la déraison. Victime d'un pillage en règle, notre esprit est au coeur d'un enjeu dont dépend notre avenir. Ce contexte inquiétant dévoile certaines des aspirations profondes de l'humanité. L'heure de la confrontation avec notre propre nature aurait-elle sonné ? De la façon dont nous réagirons dépendront les possibilités d'échapper à ce qu'il faut bien appeler une menace civilisationnelle. C'est le récit de cet enjeu historique que propose le nouveau livre événement de Gérald Bronner. Gérald Bronner est professeur de sociologie à l'Université de Paris, membre de l'Académie des technologies et de l'Académie nationale de médecine. Il a publié plusieurs ouvrages couronnés par de nombreux prix. Son dernier ouvrage paru est Cabinet de curiosités sociales (collection « Quadrige », Puf, 2020).

  • Huit ans après Marcher et vingt ans après Éloge de la marche, dans ce livre - ludique, intelligent et stimulant -, l'auteur revient sur le plaisir et la signification de la marche, et nous en révèle les vertus thérapeutiques face aux fatigues de l'âme dans un monde technologique.

    La marche connaît un succès planétaire en décalage avec les pratiques de sédentarité ou de sport en salle, tapis de course... prédominant dans nos sociétés.
    Cette passion contemporaine mêle des significations multiples pour le même marcheur : volonté de retrouver le monde par corps, de rompre avec une vie trop routinière, de peupler les heures de découvertes, suspendre les tracas du jour, désir de renouvellement, d'aventure, de rencontre.
    Une marche sollicite toujours au moins trois dimensions du temps : on la rêve d'abord, on l'accomplit, et ensuite on s'en souvient, on la raconte. Même terminée, elle se prolonge dans la mémoire et dans les récits que l'on en fait : elle vit en nous et est partagée avec les autres.
    "Le lecteur chemine à l'aise, ravi de retrouver parfois, au détour d'une phrase, les sensations, les impressions, les réflexions fugaces qu'il a pu expérimenter lui-même." - Zibeline

  • Les enfants invisibles Nouv.

    Une enquête d'une ampleur inédite sur la prostitution enfantine en Allemagne, Grande-Bretagne et États-Unis.

    Ils s'appellent Cassie, Gaby, Annette, Rup... Ils ont entre 13 et 17 ans, et vivent aux États-Unis, en Allemagne, en Angleterre. Un jour leur famille leur a paru insupportable et ils ont fugué, puis, pour survivre, se sont prostitués. Ce sont des enfants.
    Gitta Sereny, avec son incomparable talent pour saisir la vérité d'une vie, leur fait raconter leurs histoires, rencontre leurs parents, leurs proxénètes, cherche à les aider.
    Cela se passe dans les années 1980 - il n'y a pas si longtemps. Une époque où des hommes, ici, dans notre partie du monde, pouvaient presque impunément avoir des relations sexuelles avec des mineurs, où la pornographie commençait à devenir un produit de consommation de masse.

    À travers ces portraits, Sereny tente de lutter contre cet état de fait. Certains de ces enfants ont été sauvés, d'autres non.

    Avec leur colère, leur ingéniosité, leur mauvaise foi, leur innocence, ils incarnent cette enfance qui, toujours avide de liberté et pressée de grandir, risque de tomber entre les mains de ceux qui veulent lui faire oublier qu'elle est aussi, et surtout, vulnérable.
    Gitta Sereny (1921-2012), journaliste et écrivaine britannique, est l'auteure de classiques de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, comme Au fond des ténèbres, sur Franz Stangl, le commandant de Treblinka, et d'Une si jolie petite fille, dont la traduction française a connu un grand succès critique et public en 2015. George Steiner écrivait d'elle : « C'est, sans conteste la plus brillante de nos journalistes d'investigation. »

  • Le livre fait le point sur la désobéissance civile et l'état de nécessité, juridiquement, historiquement et philosophiquement. Il rassemble des témoignages, des plaidoiries exemplaires et des jugements, des argumentaires et analyses en faveur de la désobéissance civile et des éclaircissements en matière de doctrine, tant en ce qui concerne l'engagement juridique de l'état de nécessité que le rôle du juge. Il permet de comprendre les limites, les raisons et la fonction des actions de désobéissance civile. Il met en lumière la pertinence de l'argument de l'état de nécessité dans le contexte qui nous échoit désormais. Dans un style précis mais accessible, il est utile à toute personne, qu'elle soit juriste, politiste, militante, journaliste, et à toute citoyenne ou citoyen qui veut réfléchir sur ces sujets.

  • Martin Page interroge la place de la pénétration dans les relations hommes femmes, et plaide pour une explora­tion réciproque du reste du corps et une sexualité imagi­native...
    Un manifeste percutant, ico­noclaste et joyeux sur les rapports de genre.

    Et si la sexualité était à réinventer ?

  • Don, échange, partage : voici le grand livre de l'altruisme et de la coopération. Que se passe-t-il quand vous recevez un cadeau ou que vous donnez quelque chose ? Pourquoi certains objets reçus (lettres, cadeaux, etc.) nous paraissent-ils sacrés ? D'où vient la gêne que nous éprouvons parfois quand on nous offre quelque chose ? L'essai le plus connu du père de l'anthropologie sociale - un essai que Claude Lévi-Strauss jugea "révolutionnaire".
    Préface de Baptiste Mylondo, philosophe et économiste.

  • Les lettres de mon moulin font partie de ces textes qui ont enchanté notre enfance, et dont les histoires continuent de nourrir notre imaginaire. La plus célèbre est sans nul doute, la chèvre de monsieur Seguin. Au fil des pages, écrites comme une correspondance anecdotique se trouve pas moins de 24 textes, traçant le portrait de la société de l'époque, entre clins d'oeil, et anecdotes. Le charme de notre belle Provence se lit entre les lignes, et l'espace d'un instant nous emmène, sur ses sentiers de garrigue à la rencontre des personnages de ces histoires.

  • « Traiter les faits sociaux comme des choses » et poser les fondements d'une nouvelle science de la société qui, sur le modèle des sciences expérimentales, permette de mieux la décrire et l'expliquer : tel est le projet d'Émile Durkheim lorsqu'il publie Les Règles de la méthode sociologique, en 1895. Refusant l'explication du fait social par le biologique, la confusion de la sociologie avec la psychologie, théorisant l'influence du milieu social sur les individus, posant une série de règles méthodologiques, ce texte est un véritable défi lancé par Durkheim à ses contemporains.
    Pourquoi et comment lire encore ce grand classique aujourd'hui ? C'est la question à laquelle répond Laurent Mucchielli dans cette édition. Articulant de façon inédite les approches historique et sociologique, celle-ci s'adresse aussi bien aux historiens des sciences et des idées qu'aux enseignants et aux étudiants en sociologie.
    Cet ouvrage s'accompagne également d'un article de Durkheim contemporain des Règles (« L'état actuel des études sociologiques en France »), qui éclaire le contexte polémique dans lequel l'ouvrage fut écrit.

  • Tombé presque par hasard sur l'année 1938, un philosophe inquiet du présent est allé de surprise en surprise. Au-delà de ce qui est bien connu (les accords de Munich et la supposée «faiblesse des démocraties »), il a découvert des faits, mais aussi une langue, une logique et des obsessions étrangement parallèles à ce que nous vivons aujourd'hui. L'abandon de la politique du Front populaire, une demande insatiable d'autorité, les appels de plus en plus incantatoires à la démocratie contre la montée des nationalismes, une immense fatigue à l'égard du droit et de la justice : l'auteur a trouvé dans ce passé une image de notre présent. Récidive ne raconte pas l'histoire de l'avant-guerre. Il n'entonne pas non plus le couplet attendu du « retour des années 30 ». Les événements ne se répètent pas, mais il arrive que la manière de les interpréter traverse la différence des temps. En ce sens, les défaites anciennes de la démocratie peuvent nous renseigner sur les nôtres. Récidive est le récit d'un trouble : pourquoi 1938 nous éclaire-t-elle tant sur le présent ?

  • Comment faire tourner les usines sans les travailleurs vigoureux, nourris, blanchis, qui occupent la chaîne de montage ? Loin de se limiter au travail invisible des femmes au sein du foyer, Federici met en avant la centralité du travail consistant à reproduire la société : combien couterait de salarier toutes les activités procréatives, affectives, éducatives, de soin et d'hygiène aujourd'hui réalisées gratuitement par les femmes ? Que resterait-il des profits des entreprises si elles devaient contribuer au renouvellement quotidien de leur masse salariale ?
    La lutte contre le sexisme n'exige pas tant l'égalité de salaire entre hommes et femmes, ni même la fin de préjugés ou d'une discrimination, mais la réappropriation collective des moyens de la reproduction sociale, des lieux de vie aux lieux de consommation - ce qui dessine l'horizon d'un communisme de type nouveau.

  • Le trou identitaire : sur la mémoire refoulée des mercenaires de l'Islam Nouv.

    Le 16 octobre 2020, la décapitation de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie dans un collège de banlieue parisienne, a constitué un nouveau cap pour le contentieux terroriste islamiste en France, provoquant une sidération générale. Treize jours plus tard, trois personnes perdaient la vie dans une église à Nice et le Moyen-Orient s'embrasait jusqu'à livrer une guerre d'idées à la France et à son Président, pour blasphème. Ces événements ont confirmé pour l'auteure la nécessité de réhabiliter le coeur de ce que l'idéologie islamiste tend à détruire : le sens des mots, du langage et donc de notre humanité. Ce livre repense la crise de l'expression et du langage que l'idéologie salafo-jihadiste met en lumière depuis son apparition sur le territoire français. À partir de l'analyse de l'expression populaire « J'vous l'jure sur le Coran de la Mecque », l'auteure dévoile l'existence d'une béance, d'un trou identitaire. Son usage révèle une quête de référencement à une culture mal connue mais également la béance existant entre un individu et sa religion. Face à ce trou, des « entrepreneurs religieux », qu'ils soient Frères musulmans, salafistes, tablighis ou jihadistes, ont investi le champ laissé par ce qui n'a pas été inscrit dans le récit familial comme national. L'islamisme masque les trous présents dans l'islamité fracturée et mal représentée en France, dans l'arabité encore abimée par le passé colonial, mais témoigne aussi d'un désir d'existence dans un monde ordonnancé par les Autres. À défaut de pouvoir refermer le trou d'un passé meurtri, quelques propositions tentent de dépasser la logique de haine associée à la mémoire du monde arabo-musulman, pour reconstruire un espace où l'histoire et les mots se réconcilient.

  • Juste en passant Nouv.

    « J'ai vécu longtemps avec tous ceux à qui on met les bonnets d'âne et j'ai assisté à leur massacre. Quelles qualités avais-je qu'ils n'avaient pas? J'étais douée, me direz-vous? Je n'en crois pas un mot, mais peu importe au fond, car si c'était un don, il n'y aurait là aucun mérite.» Au fil des mots et des souvenirs, la philosophe Chantal Jaquet nous livre le lien entre tous ses travaux : la question du passage, au coeur de son parcours de transclasse, concept qu'elle a elle-même forgé. Dans un exercice de retour sur soi, elle met au clair ce qui dans la philosophie l'a sauvée d'une enfance douloureuse, marquée par une grande pauvreté, et qui l'anime encore aujourd'hui: une disruption dans la pensée ordinaire, qui invite à élargir le présent pour mieux lui résister. Soucieuse de communiquer son amour du juste - de la justice et de la justesse, elle livre ici une réflexion magistrale, à la croisée de l'intime et du social, sur l'art de penser et l'art de se révolter.

  • Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch.
    Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.

  • L'espérance de vie aux États-Unis a récemment baissé : du jamais-vu en Occident depuis 1918. Durant les deux dernières décennies, les morts par suicide ou dues à la consommation de drogue ou l'alcoolisme n'ont cessé d'augmenter. Anne Case et Angus Deaton ont été les premiers a tiré la sonnette d'alarme face à ce phénomène qui affecte la classe ouvrière blanche. Ils expliquent comment le système économique et sociale ruine les espoirs de ces Américains, autrefois portés par l'« American Dream » qui leur promettait réussite et prospérité.
    Ce livre dresse le portrait d'une Amérique désormais exclusivement préoccupée de l'enrichissement toujours plus grand des riches, qui abandonne à leur sort les non-diplômés, condamnés à mourir de souffrance et de désespoir. La fin d'un rêve à laquelle ont conduit les excès du capitalisme. Des pistes aussi pour enrayer cette spirale mortifère.

    Publication originale : Princeton University Press, 2020
    Traduit de l'anglais par Laurent Bury.

  • Une chamane française remonte aux sources du chamanisme mongol. Quand magie rime avec lucidité, et pouvoir avec clarté.
    Dans cet ouvrage, Brigitte Pietrzak nous raconte comment, après avoir ressenti l'évidence et la force d'un appel, elle part à la rencontre de Enkhtuya, une chamane mongole qui va l'initier à sa pratique. « On naît chamane, on ne le devient pas », lui apprend Enkhtuya, qui lui confirme, après un premier rituel, qu'elle est née avec ce don. À travers de courts chapitres thématiques, l'autrice nous emmène à la découverte des rites, des symboles et objets, des animaux sacrés, des valeurs qui sont au coeur du chamanisme mongol. Elle révèle, au-delà des idées reçues sur la transe, les moments clés d'une pratique menée en pleine conscience.
    Ciel blanc, Ciel noir n'est pas la simple opposition de deux mondes, mais la coexistence d'entités qui forment un tout. Le ciel blanc est le siège des esprits de lumière naturellement prêts à apporter leur aide, tandis que le ciel noir est le siège d'esprits autonomes et coriaces avec lesquels il faut savoir négocier une aide. Dans la tradition mongole, il y a 99 cieux, distincts mais pas dissociés, dans lesquels les esprits peuvent librement voyager.
    Les chamanes sont des visionnaires inspirés, des guérisseurs d'âmes, des intermédiaires éclairés entre le visible et l'invisible, qui savent communiquer avec les esprits des différents cieux et oeuvrent pour le bien et l'amour.

    Richement illustré, ce livre comporte un cahier de 32 photographies.


    L'Autrice

    Brigitte Pietrzak est musicienne et artiste plasticienne. Son chemin spirituel la conduit à la rencontre de Enkhtuya, une chamane du nord de la Mongolie qui la reconnaît chamane et va l'initier. Depuis, elle pratique le chamanisme en France et en Mongolie, où elle retourne chaque année.

  • Se plaçant du côté des femmes depuis ses premiers travaux universitaires à la fin des années 1990, Christine Bard déploie une oeuvre foisonnante renouvelant les modes de connaissance sur l'histoire des femmes, en écrivant par exemple le Dictionnaire des féministes, aujourd'hui reconnu, mais en s'attachant aussi à des objets inédits, comme les antiféminismes, les garçonnes, les travesties, l'histoire du vêtement, tels le pantalon ou la jupe. L'auteur s'attarde sur la corrélation entre la féminisation de l'histoire et l'histoire des femmes, sur les articulations entre savoir et engagement, sur l'utilité sociale de l'activité d'historienne.
    Elle revient aussi sur le moment contemporain du féminisme et sur les enjeux et les polémiques qui le traversent, depuis le mouvement de libération de la parole de #metoo, tout en rappelant tout ce qui l'a précédé : des décennies d'actions et de pensées féministes, trop souvent ignorées. Pour mieux éclairer la puissance de ses propres travaux de recherche, Christine Bard se livre enfin à un exercice de généalogie personnelle, en revisitant son passé intime et tout ce qui l'a poussée sur ces chemins du féminisme. Une manière d'inscrire une trajectoire personnelle dans un mouvement collectif.

  • Jamais une génération n'avait fait face à autant d'urgences sociales et d'enjeux sociétaux ou environnementaux.
    Quand les plus pessimistes s'attellent à imaginer le pire, d'autres croient ardemment en leur capacité à relever ces défis. Qu'ils soient à la tête d'entreprises classiques ou de structures de l'économie sociale et solidaire, personnalités reconnues ou parfaits anonymes, ils s'engagent corps et âme dans la construction d'un autre monde, guidés par leur propre « raison d'être ».
    Cyrielle Hariel et Sylvain Reymond partent à la rencontre de ces leaders d'un nouveau genre pour mieux comprendre et initier les conditions de développement d'une société de l'engagement rassemblée, humaine et durable. Sous un angle résolument optimiste, ils proposent tout au long de cet ouvrage une analyse des grandes évolutions qui nous ont menés et nous mèneront indéniablement vers ce nouveau modèle de société.
    Cyrielle Hariel est une journaliste spécialisée dans l'impact et la consommation responsable. Elle est à la tête de l'émission hebdomadaire Objectif Raison d'être sur BFM Business, où elle reçoit la dirigeante ou le dirigeant d'une entreprise connue pour ses engagements sociaux, sociétaux et/ou environnementaux.
    Sylvain Reymond est entrepreneur social. Depuis plus de douze ans, il conseille des personnalités politiques ou des dirigeants d'entreprises de toutes tailles, ainsi que ceux de structures de l'économie sociale et solidaire, dans l'affirmation de leurs engagements sociaux/sociétaux.

  • L'histoire de la vie : un fabuleux voyage au coeur de l'évolution Nouv.

    Il y a environ 4 000 millions d'années, la vie est apparue sur la Terre. Mais quelle est l'histoire de son évolution ? La vie était-elle inévitable ? La race humaine, telle que nous la connaissons, était-elle prévisible ? Quels autres êtres intelligents auraient pu la remplacer ?
    À partir de questionnements comme ceux-ci et des réponses scientifiques qui existent déjà, Juan Luis Arsuaga nous présente les découvertes-clés de la théorie de l'évolution et nous élève vers un questionnement plus vaste encore : pourquoi sommes-nous ici ?
    Cet ouvrage raconte notre histoire, et va plus loin en cherchant non plus une raison mais un sens à l'humanité.

    Luis Arsuaga est l'un des scientifiques les plus en vue dans le domaine de la paléoanthropologie et de l'étude de l'évolution à l'international. Il est l'un des chercheurs ayant découvert Homo antecessor sur le site d'Atapuerca et est professeur à l'université de Madrid, membre du musée de l'Homme de Paris et chargé de conférences au collège universitaire de Londres.

  • "Je préférerais ne pas" : telle est la réponse, invariable et d'une douceur irrévocable qu'oppose Bartleby, modeste commis aux écritures dans un cabinet de Wall Street, à toute demande qui lui est faite. Cette résistance absolue, incompréhensible pour les autres, le conduira peu à peu à l'isolement le plus total. Bartleby, s'il n'a pas l'ampleur de ses grands romans, compte pourtant parmi les écrits les plus importants d'Herman Melville. Ce texte bref, mais aux significations inépuisables, a exercé une fascination durable sur des écrivains et philosophes comme Maurice Blanchot, Georges Bataille, Michel Foucault ou Gilles Deleuze.

  • 60 idées fausses sur les migrations décryptées et déconstruites, pour sortir des discours qui laissent croire qu'une politique d'accueil est impossible.

    Dans le contexte particulier de la prochaine campagne présidentielle, les discours d'inquiétude et de crispation, voire de rejet, à l'égard des migrants, réfugiés, exilés et étrangers, risquent d'occuper une large partie de l'espace médiatique. Il est indispensable de répondre à ces discours, ce qui suppose dans un premier temps de les écouter et de les décrypter. C'est ce que cet ouvrage propose de faire : il examine et analyse les préjugés, les représentations fausses et les idées reçues sur les migrations, afin de les déconstruire point par point.
    En réponse aux détracteurs de toute politique d'accueil, mais aussi à tous ceux qui hésitent ou qui s'inquiètent, ce livre propose un tour d'horizon des migrations en mettant à la disposition des lecteurs un très grand nombre d'informations, de chiffres, de données et de faits. Organisé par thématiques et rédigé dans un style très accessible, l'ouvrage s'attache à prendre le contrepied de 60 idées fausses, pour convaincre que l'accueil des exilés est non seulement possible, mais surtout souhaitable.
    Ce livre est réalisé en partenariat avec une vingtaine d'associations et d'organisations impliquées sur la question des migrations.

  • « Marcher de nos jours, et surtout de nos jours, ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète », écrivait Jacques Lacarrière.
    Revisitant une réflexion menée il y a une dizaine d'années, David Le Breton constate que le statut de marcheur a beaucoup changé. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité de loisir.
    L'imaginaire contemporain se réfère plutôt à l'idée de disponibilité et à la nécessité pratique d'entretenir son corps.
    L'auteur refonde ici son récit dans les témoignages et les philosophies de la marche, il redit avec bonheur que marcher est avant tout un long voyage à ciel ouvert dans le plein vent du monde et dans la disponibilité à ce qui advient, que tout chemin est enfoui en soi avant de se décliner sous nos pas et que la marche ouvre à chaque fois à une expérience et à une transformation heureuse de soi.

  • La fabrique des émotions Nouv.

    Nos émotions gouvernent au côté de la raison notre manière de percevoir le monde qui nous entoure, de nous y situer et d'agir. Si la modernité les localise dans l'intériorité psychologique du sujet, les recherches récentes, participant aussi bien des neurosciences que des sciences humaines et sociales, tendent à voir dans les émotions le moteur de nos actions, les orientant vers l'environnement qui les conditionne comme elles le modifient. Cet ouvrage se propose d'explorer les avancées de la science des émotions, faisant la part belle au pragmatisme, sans négliger les approches phénoménologiques. À rebours des thèses de la neurobiologie risquant de les réduire à leur substrat biologique, l'auteur s'intéresse aux dimensions socioculturelle et expressive des émotions défendues par Dewey et Wittgenstein. Le phénomène des émotions collectives est également abordé sous un angle sociologique et anthropologique à partir des travaux de Durkheim et Mauss, pour faire valoir le rôle du groupe dans la genèse d'émotions parfois destructrices, mais aussi créatrices. L'analyse de ce phénomène est cruciale pour comprendre les événements politiques et les passions sociales qu'ils soulèvent, de même que les pratiques rituelles et artistiques.

  • Troubles dans le travail Nouv.

    Mot ubiquitaire, institution et valeur, le travail est au coeur des enjeux écologiques, sociaux et existentiels. Mais qu'est-ce donc que le travail ? Peut-on dire qu'un gamer, un stagiaire, un robot, un bureaucrate, un aidant familial, un consommateur ou un chien d'aveugle... travaillent ? Ce livre montre que la catégorie de pensée a pris trois significations sociales : l'activité, la production utile et l'emploi. Or elles sont aujourd'hui fréquemment disjointes dans notre société, caractérisée par de nombreux emplois inutiles et destructeurs, des emplois dont on ne peut pas vivre, des activités vitales non rémunérées, d'autres qui sont profitables mais qui ne sont pas vécues comme du travail, et même des productions utiles sans activité. La polysémie du mot et sa moralisation restent cependant forts utiles pour maintenir et justifier des rapports de force. Cet ouvrage propose de déplier le mot travail afin de penser ce que nous voulons faire au monde, avec des outils intellectuels affinés et scientifiquement fondés.

  • « Les garçons, une bière ? », « Tu mets trop de temps à te préparer », « Ce sont des trucs de bonnes femmes », « C'est qui cette coquine ? », « Est-ce qu'elle a un Jules ? », « On ne peut plus rien dire »...

    À travers vingt phrases, susceptibles d'être entendues au quotidien et bien souvent dites par nos pères, Fanny Anseaume soulève de nombreuses problématiques au coeur du débat post-MeToo.
    Loin d'être un texte à charge, l'autrice aborde le féminisme avec la tendresse d'une fille s'adressant à son père, tend à renouer le dialogue et à créer un lien générationnel grâce à la pédagogie et aux retours d'expériences.

    Un livre à mettre entre toutes les mains pour comprendre les luttes féministes et les écarts générationnels.


    Biographie de l'autrice :
    Fanny Anseaume est une jeune femme de trente ans qui, après quelques années à travailler dans la mode, a voulu prendre une autre voie. Étudiante en sociologie, féministe convaincue mais toujours en construction, elle souhaite partager un peu de son expérience pour peut-être ouvrir des discussions.

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