• Les rêveurs

    Isabelle Carré

    • Grasset
    • 10 Janvier 2018

    «  On devrait trouver des moyens pour empêcher qu'un parfum s'épuise, demander un engagement au vendeur - certifiez-moi qu'il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l'odeur de leur mère, d'une maison, d'une époque bénie de leur vie, d'un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l'odeur de leur enfance...  »
      I. C. 
     
    Quand l'enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l'époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d'une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d'écriture.

  • Du Chicago des années 1980 au Paris d'aujourd'hui, une épopée puissante sur le pouvoir de l'amitié face à la tragédie.
    À Chicago, dans les années 1980, au coeur du quartier de Boystown, Yale Tishman et sa bande d'amis - artistes, activistes, journalistes ou professeurs... - vivent la vie libre qu'ils s'étaienttoujours imaginée. Lorsque l'épidémie du sida frappe leur communauté, les rapports changent, les liens se brouillent et se transforment. Peu à peu, tout s'effondre autour de Yale, et il ne lui reste plus que Fiona, la petite soeur de son meilleur ami Nico.Révélant un immense talent, Rebecca Makkai brosse le sublime portrait de personnages brisés qui, au milieu du chaos, n'auront pourtant de cesse de trouver la beauté et l'espoir.Lauréat de la Andrew Carnegie Medal et finaliste du National Book Award et du prix Pulitzer, Les Optimistes a déjà conquis des dizaines de milliers de lecteurs aux États-Unis et ailleurs." Rebecca Makkai met en lumière cette tragédie de l'Amérique moderne que beaucoupcherchent à oublier. Un roman habile, puissant et d'une grande beauté. " Chicago Review of Books" Un voyage saisissant... Rebecca Makkai livre une réflexion inoubliable, non sur la mort, mais sur le pouvoir de la vie. " Publishers Weekly
    Lauréat de la Andrew Carnegie Medal for Excellence in Fiction 2018
    Finaliste du National Book Award 2018
    10 Best Books of 2018 du New York Times

  • Un roman kaléidoscopique qui retrace la vie d'un certain New York, de l'anarchie des années sida aux hipsters de demain. RENTRÉE LITTÉRAIRE JANVIER 2017 PREMIÈRE SÉLECTION DU PRIX ANDREW CARNEGIE New York. Milly et Jared, couple aisé animé d'ambitions artistiques, habite l'immeuble Christodora, vieux building de Greenwich Village. Les habitants du Christodora mènent une vie de bohèmes bien loin de l'embourgeoisement qui guette peu à peu le quartier. Leur voisin, Hector, vit seul. Personnage complexe, ce junkie homosexuel portoricain n'est plus que l'ombre du militant flamboyant qu'il a été dans les années quatre-vingt. Mateo, le fils adoptif de Milly et Jared, est choyé par ses parents qui voient en lui un artiste. Mais le jeune homme, en plein questionnement sur ses origines, se rebelle contre ses parents et la bourgeoisie blanche qu'ils représentent. Milly, Jared, Hector et Mateo, autant de vies profondément liées d'une manière que personne n'aurait pu prévoir. Dans cette ville en constante évolution, les existences de demain sont hantées par le poids du passé. " Un roman social ambitieux sur l'épidémie du sida. Une exploration émouvante d'une crise sanitaire toujours d'actualité. " Kirkus Reviews " Une saga new-yorkaise riche et ambitieuse... L'Immeuble Christodora a l'envergure d'autres épopées telles que Le Bûcher des vanités, Le Chardonneret et City on Fire. Vaste mais maîtrisé, un excellent livre. " Newsday " Un roman très fort et une immense ambition. " The Washington Post

  • En 2005, Charlotte touche un large public en révélant dans son autobiographieL'Amour dans le sang, sa séropositivité depuis l'âge de 17 ans. Elle s'ouvre enfin pour arrêter de vivre dans le secret et libérer tous ceux qui, comme elle, vivent avec le virus du Sida.La comédienne y évoque également sa greffe cardiaque, le remplacement de son coeur passionné, usé, éreinté : «C'est l'histoire d'une femme qui aima tellement qu'elle eut besoin d'un autre coeur...»Un autre coeur avec lequel Charlotte Valandrey va nouer d'étranges rapports. L'arrivée de celui-ci dans son corps et dans sa vie en effet coïncide avec bon nombre de goûts nouveaux, de désirs inédits, de compétences inattendues, qui l'ont amenée à s'intéresser à la mémoire cellulaire.« La mémoire cellulaire n'existe pas, une greffe d'organe vital opère une modification logique de la psychologie de la personne greffée. » Telle est l'affirmation officielle du corps médical. Pourtant, l'actrice ne peut que constater, chaque jour en elle, une présence, des rêves, des comportements étrangers qui semblent vouloir la guider. Vers quoi, vers qui ?Cette volonté de comprendre, associée à d'étranges lettres anonymes imprimées sur un papier bleu azur vont la pousser à braver l'interdit déontologique pour rechercher l'identité de son donneur.Qu'a-t-elle trouvé au bout de cette quête ? Y a-t-ilvraimentune autre vie en elle ? Pourquoi la « mémoire cellulaire » est-elle tue alors que de nombreux témoignages de personnes greffées existent ?C'est à ce voyage troublant, énigmatique et joyeux que Charlotte Valandrey nous invite.

  • L´amour dans le sang, ou l´incroyable histoire d´une femme qui a tant aimé la vie qu´elle eut besoin d´un autre coeur.




    À quinze ans, Anne-Charlotte Pascal quitte brutalement une vie d´adolescente insouciante pour devenir Charlotte Valandrey, l´héroïne éclatante du film Rouge Baiser. Vingt ans plus tard, à l´hôpital de la Salpétrière, on lui greffe un nouveau coeur.


    C´est cet itinéraire que la comédienne raconte ici, la gamine espiègle étouffée par une vie bourgeoise qui ne lui ressemble pas, la jeune fille entrée de plein fouet et sans aucune prévention dans le tourbillon du succès, les coulisses sans pitié du mondedu cinéma et de la télé, enfin la jeune femme au coeur trop tendre, en quête éperdue d´amour.


    Une existence romanesque, faite de rencontres essentielles, de rendez-vous ratés, d´amours passionnées, de difficultés à s´aimer, à aimer, de démesure humaine, d´une envie de vivre « malgré tout », de trouver un nouveau souffle.


    Dans un style direct et sans concessions, ce livre raconte l´histoire d´une renaissance. Plus qu´un témoignage, c´est une véritable leçon d´amour et de vie.


  • L'optimisme vrai selon Charlotte Valandrey : la méthode pour vivre mieux.

    " Vivre, c'est être vrai ! "

    Comment peut-on expliquer qu'une femme dont l'espérance de vie à dix-sept ans était de six mois s'apprête aujourd'hui à fêter ses cinquante ans ? Quelle force permet de se relever, de voir une opportunité dans la difficulté ?
    Charlotte Valandrey, séropositive et greffée cardiaque, s'est construit au fil des épreuves une philosophie de vie unique :
    l'optimisme vrai
    . Son principe ? Se concentrer sur la réalité de l'instant présent, sur tout le potentiel que l'on a en soi, et aimer vraiment la personne que l'on est. En alliant optimisme, bienveillance et vérité thérapeutique, Charlotte a appris à dépasser ses émotions négatives, à mobiliser ses ressources intérieures, à motiver son corps et son esprit vers un seul but : jouir de la vie ici et maintenant.
    Cet ouvrage de " dévoilement de soi " offre toutes les clés pour savourer le présent, croire en sa volonté, en son pouvoir d'action, se libérer de ses peurs et devenir le meilleur de soi-même. Charlotte y partage son expérience et livre en toute sincérité ses secrets, ses exercices et ses techniques - ses mots aidants, ses plans d'action, sa méthode ADIVA...
    Avec Chaque jour, j'écoute battre mon coeur, devenez, vous aussi, un optimiste vrai.


  • " Qui m'a filé ça ? Quand ? Je suis sûre que c'est Esteban. Je le sens. Ou ce mec qui m'avait draguée dans la rue, Fabrice. Je vais faire comment quand je voudrai avoir des relations sexuelles maintenant ? Je dois le dire à mes futurs partenaires ? Et pour être en couple ? Putain de merde. C'est quoi ce délire ? Le VIH ?! Le putain de VIH. Le virus du sida. Là. Dans mon corps. "

    À vingt ans, Lucie apprend qu'elle est porteuse du virus du sida. Alors qu'elle ne s'était jamais sentie concernée, elle doit désormais accepter que le VIH l'accompagnera à vie. Presque six ans après, elle a décidé de raconter son histoire pour briser les clichés sur les personnes séropositives. Elle évoque ses angoisses, sa colère, les sentiments de honte et d'injustice, les réactions diverses et parfois difficiles de son entourage et des garçons qu'elle fréquente. Elle veut surtout s'adresser aux jeunes, qui négligent de plus en plus le préservatif et le dépistage malgré les campagnes de prévention, pour éviter qu'ils ne commettent les mêmes erreurs qu'elle.
    Presque comme les autres est un manifeste contre les préjugés et la stigmatisation. Il invite à un regard lucide sur le VIH en France, devenu une maladie chronique mais certainement pas inoffensive. C'est aussi une immersion réaliste et crue dans la vie amoureuse et sexuelle des 18-30 ans.

  • Dustan superstar

    Raffael Enault


    Cette première biographie de Guillaume Dustan évoque la destinée tumultueuse de l'écrivain le plus marginal et provocateur de ce début de siècle.

    Guillaume Dustan, l'écrivain français le plus marginal et sulfureux de ce début de siècle, fut à sa manière une superstar de la littérature dont la notoriété dépassait le seul milieu des lettres. Écrivain transgressif, homosexuel radical, énarque, magistrat, éditeur, il ne cessa de se démultiplier et de brouiller les pistes sans jamais rien perdre de sa singularité.
    Avant Guillaume Dustan, il y eut William Baranès - son vrai nom. Un jeune homme qui se destinait à une carrière exemplaire de haut fonctionnaire tout en rêvant de consacrer son existence à l'écriture. Mais sa vie bascule lorsqu'il se découvre, à vingt-cinq ans, infecté par le VIH. Il se pense alors condamné à mort, du moins en sursis, et rompt progressivement avec tout désir de normalité. Multipliant les rencontres et les expériences, adepte des pratiques les plus hard, il fait de sa vie la matière première et la trame essentielle de son oeuvre.
    Plus encore que ses écrits, c'est son personnage qui fait sensation. Dès son premier livre, Dans ma chambre, paru en 1996 chez POL, Guillaume Dustan devient une sorte d'icône médiatique. Il se présente à la télévision affublé d'une perruque pailletée et tient un discours libertaire tout aussi provocateur. Dustan fait d'autant plus parler de lui qu'il s'érige en défenseur du bareback face à l'association Act Up et à son fondateur Didier Lestrade, devenant objet de controverses et de réprobation jusqu'au sein de la communauté homosexuelle.
    De plus en plus discuté et de moins en moins audible à force de prises de position jugées scandaleuses, Dustan s'isole et sombre dans le désespoir. Considéré comme fou, il fait un séjour en hôpital psychiatrique avant de mourir à quarante ans, en octobre 2005, seul, victime d'une probable intoxication médicamenteuse.

  • Un "J'accuse" attendu sur le Sida qui permettra aux adolescents de comprendre cette maladie, et d'en parler. Une approche humaine par le biais de quatre témoignages et un dossier extrêmement clair qui propose un état des lieux de l'évolution de la pandémie du VIH-SIDA depuis trois décennies et des mutations sociétales qui en découlent.0300Ce documentaire propose une approche globale (santé, histoire, socio-anthropologie, psychologie, économie...), indispensable, du VIH-Sida.Les témoignages nous permettent de comprendre, de l'intérieur, comment la maladie est ancrée dans la vie quotidienne (impact sur la sexualité, vie des malades, déni et tabou, traitements...).La partie documentaire, après un chapitre qui décrit les principales phases de l'histoire du VIH, répond d'abord à des questions simples et importantes: qu'est-ce que le VIH-Sida ? Quelle est la différence entre l'infection par le VIH et le Sida ? Comment se transmet-il ? On dit qu'avec les traitements, le virus devient indétectable, qu'est-ce que cela signifie ? etc. Puis le volume examine la situation actuelle dans le monde, en utilisant notamment quelques tableaux. Il est également question des croyances attachées au VIH-Sida (qui influent directement le dépistage et la prévention), de la féminisation de l'épidémie ou encore des campagnes de lutte contre la maladie (rapport Nord-Sud, bataille des médicaments...)

  • Sida 2.0

    Didier Lestrade

    Il peut apparaître paradoxal de fêter les 30 ans d'une maladie (1981-2011). Un paradoxe de vouloir célébrer les 33 millions de personnes infectées par le VIH dans le monde. Tout cela pour une maladie qui, si l'on en croit une partie de l'opinion serait « réglée »à l'heure des trithérapies.

    En effet, plus personne ne raconte ce qu'est, aujourd'hui, le Sida. Ceci n'est pas livre d'histoire, mais un livre d'histoires, soucieux de témoigner combien le parcours de la maladie doit aux personnes, malades, médecins, chercheurs, infirmier(e)s, travailleurs sociaux, activistes, mais aussi aux médias qui ont construit l'image publique du Sida, avec parfois des dérapages historiques. Et puis, au-delà du témoignage, une véritable réflexion sur la responsabilité médicale dans les années 1980 (qui conduira, d'ailleurs, à l'affaire du sang contaminé) et sur la cécité de la communauté gay.
    Un livre résolument humain écrit à quatre mains, dans lequel les auteurs se livrent, personnellement, bien au-delà de leur métier.

  • Face à la menace de mort que le SIDA plaçait au coeur de la sexualité, la peur n'a pas été si mauvaise conseillère : par la mobilisation qu'elle a suscitée, elle a favorisé la découverte de nouveaux traitements qui offrent aux séropositifs un avenir plus long. Mais elle a aussi engendré un "prêt-à-penser politiquement correct" dont nous ne parvenons plus à nous défaire, bien qu'il soit chaque jour davantage contredit par le progrès de nos connaissances.Non, nous ne sommes pas tous égaux devant le risque d'attraper le virus : certains groupes sont dramatiquement touchés. Non, "l'effondrement des défenses immunitaires" ne suffit pas à entraîner l'apparition du SIDA.Oui, les séropositifs sous traitement bien conduit ne transmettent plus le virus, même lors de rapports sexuels non protégés. Oui, un essai en cours ouvre la voie à un protocole allégé qui permet de réduire la fréquence du traitement à une prise par semaine avec, à la clé, un confort de vie pour les patients et des économies considérables pour nos systèmes de santé.C'est peu de dire que ce livre, écrit par l'un des meilleurs spécialistes du sujet, renverse nos certitudes et bouleverse nos idées reçues. C'est toutes nos représentations de la pandémie qu'il faut réviser. A quand un "Grenelle du SIDA" ?Jacques Leibowitch, médecin, chercheur, enseignant à l'hôpital Raymond-Poincaré et son équipe ont fait progresser la recherche, notamment dans trois domaines : en balisant la piste du "rétrovirus exotique" qui conduira à la découverte de l'agent du SIDA (1982-1983) ; en mesurant les niveaux de reproduction du virus chez le patient traité (1987-1989) ; en obtenant un blocage effectif de cette reproduction, grâce aux premières trithérapies dont ils furent les pionniers (1994-1996).

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