Sciences humaines & sociales

  • La Résistance : le chapitre le plus romanesque de notre roman national. Il commence par une catastrophe militaire sans précédent. Table rase. Chacun, chacune face à soi-même. Entrer en résistance, c'est s'autodésigner à la torture et à la mort. Jamais l'héroïsme ne fut si quotidien ; jamais la trahison ne fit couler tant de sang et de larmes.
    La bicyclette contre les tractions avant ; la Sten contre la Das Reich ; le Lysander, libellule nyctalope, contre les Messerschmitt. Du rouge avec l'Affiche, l'Orchestre et Guingouin, mais aussi du bleu avec une flopée de Camelots du roy, dont le grand Jacques Renouvin. Qui s'aventure dans cette histoire avec un oeil sectaire est assuré de n'y rien comprendre. Unité fusionnelle ? Certes pas. Mais tous acceptent de mourir au même poteau. Point de médiocres. Les médiocres sont à Vichy ou nulle part. Et des femmes si nombreuses à faire preuve d'héroïsme qu'on ne pourra plus, à la Libération, leur refuser le bulletin de vote.

  • « Ce ne sont pas les guides de Rome qui manquent ! Mais je ne rivalise pas avec eux : quel intérêt pourrait présenter un « dictionnaire amoureux » s´il était le catalogue des opinions d´autrui, un défilé de dates ou le carrefour des idées reçues ? Je propose tout simplement d´évoquer ce qui me touche, m´étonne ou m´enchante dans l´Antiquité romaine. J´ai essayé, à partir des réalités pittoresques et des personnages hauts en couleur, de rendre intelligibles une culture, des splendeurs, des valeurs, des croyances, des comportements, une littérature... sans trop idéaliser, car la Rome antique fut raffinée mais violente et cruelle. Ces contrastes nous éclairent aussi sur nous-mêmes : certes nous sommes distincts de nos ancêtres latins,mais ils nous ont légué notre lexique, notre droit, nos canons esthétiques, nos figures légendaires, nos moeurs. On ressent toute la vigueur du génie de cette civilisation romaine qui a su transformer une bourgade rurale en capitale du monde. »X. D.Xavier Darcos est membre de l´Institut. Ancien maire et sénateur, il a été plusieurs fois ministre, inspecteur général de l´Education nationale et ambassadeur (auprès de l´OCDE, et actuellement pour la culture française à l´étranger). Il a publié de nombreux ouvrages (notamment sur Tacite et Ovide).

  • Bienvenue au Moyen Age

    Michel Zink

    Bienvenue au Moyen-Âge ! Ou plutôt bienvenue dans le merveilleux, l'imaginaire, l'aventure du Moyen-Âge. Il nous est à la fois familier, des chevaliers de la table ronde à la série télévisée Kaamelott, et il nous paraît si lointain : " Nous ne sommes plus au Moyen-Âge ". En quarante séquences vivantes et imagées, Michel Zink, l'un des plus grands spécialistes mondiaux de la littérature médiévale nous fait entrer dans le monde des poèmes, des romans, des chansons, des légendes du Moyen-Âge. L'univers des troubadours n'était pas celui des baba-cool à guitare mais celui des poètes exigeants et des hommes de cour. Ils recherchaient avant tout l'élégance des manières, de l'esprit, des sentiments. Le Moyen-Âge, c'est aussi la voix amoureuse des femmes qui se fait entendre en poésie. Sait-on par exemple que " Malbrough s'en va t'en guerre " est une chanson du XVIIe siècle mais héritière d'une tradition qui remonte au Xe siècle. La légende de Roland a t-elle existé réellement ou est-elle une invention qui a modelé notre histoire nationale ? Qui était le roi Arthur imaginé par Chrétien de Troyes ? L'amour occupe une place essentielle au Moyen-Âge et particulièrement l'amour conjugal. Ici, la vie est une quête au plus près de la nature : Quête du Graal et du merveilleux. Entrez de plain-pied dans le Moyen-Âge, voici sans doute la plus belle des invitations au voyage proposé avec humour et légèreté par un troubadour du XXe siècle. Ces chroniques ont pour origine une série d'émissions diffusées pendant l'été 2014 sur France Inter. L'ouvrage sera accompagné d'une forte promotion sur les antennes de France Inter et de Radio France.

  • Alexandre Najjar fait voyager le lecteur dans l'espace et le temps et lui permet de découvrir un pays méditerranéen très attachant qui, malgré ses contradictions, a toujours été un symbole de liberté dans le monde arabe.
    " Au fil des siècles, le Liban a accueilli sur son sol plusieurs civilisations qui lui ont légué des vestiges archéologiques de première importance comme les temples de Baalbek, la citadelle de Byblos ou l'hippodrome de Tyr. J'ai voulu, à travers cet abécédaire, raconter ce qui constitue l'âme du Liban, loin de la politique et des querelles intestines, mettre en exergue son histoire, depuis les Phéniciens jusqu'à nos jours, décrire ses sites connus et méconnus, évoquer les personnalités qui l'ont visité et aimé, d'Alphonse de Lamartine à Ernest Renan, sans occulter les difficultés qu'il rencontre et ses contradictions. Kalil Gibran a écrit un jour : " Si le Liban n'était pas mon pays, je l'aurais choisi pour patrie. " Cette formule, je voudrais que chacun, en re fermant ce livre, puisse la faire sien ne. " A.N.
    Né à Beyrouth en 1967, Alexandre Najjar est l'auteur de trente livres traduits dans une dizaine de langues, dont Kadicha et Le Roman de Beyrouth (Plon, 2011 et 2005). Figure importante de la culture au Liban, responsable du supplément de L'Orient Littéraire, il a obtenu plusieurs prix, dont la bourse de l'écrivain de la Fondation Lagardère, le prix Méditerranée et le prix Hervé Deluen de l'Académie française pour son action en faveur de la francophonie.

  • Un inventaire personnel et passionné de lieux, thèmes, objets, personnages réels ou légendaires de la Grèce. "Un dictionnaire amoureux ? L'amour peut-il vraiment s'épeler de A à Z ou, lorsqu'il s'agit d'un dictionnaire amoureux de la Grèce, d'alpha à oméga ? Qu'auraient dit en leur temps Artémise, Aphrodite, Cléopâtre, Ismène et Théodora si je leur avais murmuré : vous êtes l'alpha ou vous êtes l'oméga de ma vie ? J'imagine déjà leur rire olympien ! Et pourtant, depuis que j'ai entrepris l'écriture de ce dictionnaire, j'ai rarement éprouvé un tel plaisir à construire, inventer un livre en choisissant amoureusement les mots qui lui conviennent.
    A l'inverse de l'essai, du récit ou du roman, le dictionnaire n'implique aucune continuité dans son parcours et l'on peut parfaitement - ce qui fut mon cas - rédiger un texte sur Pégase sans être obligé pour autant de continuer par Périclès ! Ce type de livre procure donc une liberté à la fois totale et révélatrice. Totale dans la mesure où l'on est seul juge des mots à dire - ou en l'occurrence à écrire - et libératrice en cela qu'il permet de s'attarder sur des mots inconnus, oubliés, voire intimes et d'éviter, de refuser tout sujet stéréotypé, tout guide académique ou parcours universitaire. Cela devient et cela est un inventaire personnel, c'est à dire subjectif, de lieux, thèmes, objets, personnages réels ou légendaires, êtres et amis aimés. Il y a donc fatalement des absences qui ne sont pas des manques puisqu'elles sont volontaires et des présences inattendues.En conclusion, je dirai que le principe du dictionnaire m'a permis de revisiter la Grèce et ma mémoire d'une façon totalement neuve. Pour moi, un tel ouvrage n'est pas fait de mots disant la vie, mais de vie traduite par des mots." Jacques Lacarriere

  • Mille kilomètres de parcours et deux mille ans d'histoire : plus qu'un fleuve, la Loire, est une civilisation.



    Le dernier fleuve sauvage d'Europe est le plus grand fleuve français et une passion nationale. Avec ses rives couvertes très tôt de vignes,

  • Dans un vagabondage souvent personnel et parfois intime, Richard Millet nous rappelle que nous sommes tous les enfants de la Méditerranée.

    Deux rives, trois religions, vingt-trois pays riverains et une mer qui reçoit des noms divers selon les langues : Mare Nostrum pour les Romains, Mer blanche du milieu pour les Arabes, mer blanche pour les Turcs, mer du milieu des terres pour les Hébreux, les Serbes, les Berbères, les Arméniens, la Méditerranée se subdivise aussi en plusieurs mers : Adriatique, Tyrrhénienne, Egée, Ionienne... Jadis centre du monde, la Méditerranée reste un espace géographique et politique important, et le foyer de notre civilisation grâce à la Phénicie, à Jérusalem et Athènes, et bien sûr Rome. La division entre Orient et Occident tend aujourd'hui à s'estomper, à cause des migrations et de l'américanisation du monde. C'est pourquoi l'auteur préfère parler de Méditerranée au singulier, celle-ci étant envisagée dans sa dimension civilisationnelle plus que politique, et dans sa diversité toujours active.
    Il sera donc question de pays (Albanie, Macédoine...), mais plus volontiers de régions (Kabylie, Côte Vermeille, Gaza...), de villes (Beyrouth, Istanbul, Barcelone, Venise...), d'îles (Ibiza, Elbe, Malte...), de personnages mythologiques (Jason, Antigone, Didon), historiques (Alexandre le Grand, César, Zénobie...), d'écrivains (Homère, Camus, Lampedusa...), de peintres (Caravage, Gréco, Barcelo), de musiciens (Falla, Albeniz , Milhaud), de cinéastes (Fellini, Pasolini...), d'acteurs (Mastroianni, Claudia Cardinale, Trintignant), de saints (Rabi'a, Angèle de Foligno, Thérèse d'Avila), de plats, du vin, des vents, du platane et du cyprès, du oud et du komboloï, et de bien d'autres choses, à partir de souvenirs personnels, de voyages, de lectures, de femmes, ce qui explique, comme toujours en amour, ces lacunes qui reçoivent le beau nom de préférences....

  • Complexe, incongrue, millénaire, " baroque " à bien des égards, la Chine déroute autant qu'elle fascine. Depuis des millénaires, son peuple a réussi à s'organiser pour éviter le chaos qui guette les sociétés surpeuplées. Aujourd'hui, la Chine est double : chinoise et capitaliste, douce et rude, généreuse et vorace, yin et yang, comme il se doit... C'est ce continent en cours de transformation, écartelé entre le poids de son immense passé et les promesses d'un futur guidé par sa puissance économique et l'émergence de sa classe moyenne, que José Frèches entend faire aimer à son lecteur en lui racontant " sa " Chine. Nourri de références historiques, mais également d'anecdotes vécues, son ouvrage se veut avant tout drôle et sincère, guidé par une curiosité mêlée de sympathie avec laquelle il a toujours abordé la Chine.

  • " Et voici qu'après tant d'années je n'arrive toujours pas à choisir entre le général de Gaulle et François Mitterrand ! J'ai tenté à plusieurs reprises de sortir d'un tel dilemme pour comprendre ce que je n'ai pas encore compris. Comme lorsque j'ai écrit ce texte, il y a longtemps, que je l'ai relu, repris - à tel point qu'il est devenu un autre - mais sans en modifier le ton car il se lit avec les mots de l'enfance et que c'est à ce moment-là que tout s'est noué, de telle sorte qu'au fond je n'ai pas changé. " Une adolescence conjugue deux veines littéraires chères à Frédéric Mitterrand : celle du mémorialiste et celle de l'auteur intimiste. Avec toujours la même liberté d'esprit, il évoque ici une jeunesse qui ressemble à celle de toute une génération, mais où s'ébauche, sur un ton allègre, le portrait d'une personnalité singulière.

  • Comment traiter d¿un pays qui n¿aurait jamais existé ou d¿un État qui n¿existe pas encore ? Telle pourrait être l¿équation en apparence impossible posée par ce Dictionnaire amoureux de la Palestine. En apparence seulement.
    Ce pays existe mais " comme en négatif ", comme le territoire d¿un problème insoluble, le détenteur depuis des décennies des titres peu enviables de " n¿ud de la crise du Proche-Orient " et de " c¿ur du conflit israélo-palestinien ".
    Aussi la tentation aurait-elle été grande d¿aborder cet ouvrage sous cet angle, d¿ajouter encore un essai, encore une histoire à la multitude des autres, de tirer parti de la seule expérience politique d¿un auteur, acteur engagé depuis de longues années, témoin aussi des grands moments de ce que fut la lente reconquête de leur nom par les Palestiniens.
    Mais tel n¿est pas le projet de ce dictionnaire qui, sans faire l¿impasse sur les grandes interrogations liées à ce conflit emblématique, véritable " caisse de résonance " des passions et des délires du monde, entend ramener le pays et son peuple à leur réalité, leur banalité presque, à l¿ambition profonde d¿être enfin un pays comme les autres.
    C¿est ainsi que fort de son vécu, l¿auteur, sans renoncer à l¿analyse, fait le choix ici d¿aborder une autre Palestine, plus réelle, une Palestine intime, subjective, née de la profonde relation entre une terre natale et un enfant réfugié en 1948 qui, malgré ou grâce à l¿exil, découvrira le monde et se transformera sans jamais se renier.

  • Dans nos contrées, Dieu est au singulier, absolu. Les dieux grecs et romains sont l'objet d'une curiosité nostalgique mais pour un tiers de l'humanité, les dieux sont bien vivants. En Inde, trois cents millions de dieux et de déesses forniquent et combattent avec une joyeuse frénésie ; en Afrique, génies, djinns, vodouns enracinent les humains à leur sol ; en Chine, un héros bâtisseur boite pour avoir sacrifié la moitié de son corps au fleuve Jaune... Je les aime depuis mon enfance et j'ai choisi celles et ceux que je préférais dans les cinq continents. J'aime les dieux parce qu'ils sont novateurs : ils pratiquent les procréations assistées, le changement de genre, le devenir animal. À regarder de près notre Dieu singulier, qu'il s'appelle Adonaï, Jésus ou Allah, les dieux soi-disant morts lui ont inoculé un peu de leurs substances. Dieu est mort ? Pas du tout. Les dieux non plus.

  • Al-Andalus, Carmen, don Quichotte, Goya, l'Inquisition, Vélasquez, la Tauromachie, mais aussi Franco, Burgos, Almodovar, Picasso, Lorca et Unamuno : voilà quelques-unes des entrées de ce Dictionnaire amoureux, qui parle aussi bien de l'Espagne d'hier que de celle d'aujourd'hui. Ombres et lumières. Autant de prétextes qui en tableaux flamboyants permettent de faire retentir le chant profond de l'Espagne, de suivre le fil qui du plus lointain passé court jusqu'à nos jours. Il fallait toute la culture, la sensibilité et la distance d'un grand romancier pour brosser cette fresque emportée d'un pays qui aura produit l'une des plus hautes civilisations de l'Europe.

  • Une texture vivante qui entraîne le lecteur dans un tourbillon incroyablement dynamique et énergique où tout communique, les vivants et les morts, le présent avec le passé, la farce populaire d'un acteur comme Totò et le sublime des madrigaux du prince Carlo Gesualdo.0500La Naples de ce Dictionnaire amoureux est la Naples que Jean-Noël Schifano a vue et vécue au quotidien, de l´intérieur, au fil des années voluptueuses, douces et violentes, traversées par les tremblements de terre et les guerres des clans camorristes. Au milieu d´une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, il dénonce ici, en amoureux sans détour, les clichés, les préjugés et les contrevérités ou trucages historiques les plus tenaces... Mais surtout, à partir de son expérience initime, sensuelle et culturelle, il révèle, avec science et passion, le génie de la vie napolitaine, d´une civilisation unique en Europe. Son rapport à Naples passe d´abord par une gourmandise insatiable pour tous les dons qui se déversent, beautés, nourritures charnelles et spirituelles, merveilles évidentes et bizarreries apparentes, de l´immense corne d´abondance trois fois millénaire qu´est cette Ville singulière, et plus que jamais, pour tout amant de la vie, capitale.DepuisChroniques napolitaines(1984), jusqu´àSous le soleil de Naples(2004), tous les livres de Jean-Noël Schifano portent la marque de son inépuisable et contagieuse passion napolitaine. Ecrivain de Naples, il est aussi le seul Français citoyen d´honneur de cette Ville tant aimée, et qui le lui rend bien.0300Dictionnaire amoureuxest la Naples que Jean-Noël Schifano a vue et vécue au quotidien, de l´intérieur, au fil des années voluptueuses, douces et violentes, traversées par les tremblements de terre et les guerres des clans camorristes. Au milieu d´une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, il dénonce ici, en amoureux sans détour, les clichés, les préjugés et les contrevérités ou trucages historiques les plus tenaces... Mais surtout, à partir de son expérience initime, sensuelle et culturelle, il révèle, avec science et passion, le génie de la vie napolitaine, d´une civilisation unique en Europe. Son rapport à Naples passe d´abord par une gourmandise insatiable pour tous les dons qui se déversent - beautés, nourritures charnelles et spirituelles, merveilles évidentes et bizarreries apparentes - de l´immense corne d´abondance trois fois millénaire qu´est cette Ville singulière, et plus que jamais, pour tout amant de la vie, capitale.0300Dictionnaire amoureuxest la Naples qu´il a vécue au quotidien, au fil d´années violentes traversées par un tremblements de terre, les guerres de clans camorristes. A partir de son expérience intime, sensuelle et culturelle, il célèbre le " génie " d´une forme de vie napolitaine, d´une " civilisation " unique en Europe. Son rapport à Naples passe par une gourmandise insatiable pour toutes les nourritures, beautés, merveilles et bizarreries, de cette immense corne d´abondance qu´est l´ancienne capitale du Royaume des Deux Siciles. N'importe quelle entrée duDictionnaireouvre sur une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, et vous êtes dans une Naples baroque, de ce " baroque existentiel ", qui se retrouve et circule partout, de la sfogliatella, " blond coquillage chaud " dégusté le matin à la pénombre des hypogées, aux volutes d´or des monastères et aux voix d´anges du San Carlo.
    Dans la perspective réaliste qu´il imprime à ceDictionnaire amoureux, Schifano qu´on dit volontiers, là-bas, " fils du Vésuve " n´en reste pas moins romancier et mythologue. Romancier captant et restituant, au plus près de la vie, les détails, les gestes, les présences qui remplissent chaque page de personnages à la fois réels et fabuleux, à l´instar de ceux qui peuplent les crèches. Et mythologue parce qu´à Naples, terre de Parthénope et d´Ulysse, d´Enée et de saint Janvier, et de Pulcinella, les histoires vraies trouvent leur éclairage le plus profond dans le mythe, tout renvoyant à un ensemble de signes, de connivences, de passages, qui fonde le sentiment d´être ou de ne pas être, physiquement,

  • Je connais le Brésil depuis soixante ans, jour pour jour. Il m'a toujours étonné et surpris, parfois énervé, sans me décevoir jamais. Ce dictionnaire voudrait donner à voir ses forêts du début des choses, ses eldorados, les déserts écorchés du Nordeste, la douceur de ses habitants et leurs cruautés, la volupté de Rio, de Brasilia, de Sao Luis, les fêtes et les sambas, les fascinants poissons de l'Amazone, l'aventure du caoutchouc, du café et de ce bois écarlate qu'on appelle " le bois brésil ". Comme je fréquente ce pays régulièrement, je l'ai peint avec mes souvenirs. Je montre ses images. Je me rappelle ses odeurs et ses orages. Parallèlement, je parcours son histoire dont nous ne connaissons en Europe que des bribes, et qui fut brutale et fastueuse. Je parle également du Brésil d'aujourd'hui, partagé entre l'horreur des favelas et l'impatience d'un peuple qui, pour la première fois peut-être, sait qu'il est en charge de son propre avenir. C'est cela, être amoureux d'un pays.
    G.L Gilles Lapouge est journaliste au quotidien O Estado de Sao Paulo. Parmi ses livres, on peut citer Equinoxiales, qui relate un voyage solitaire dans le Nordeste brésilien, la Mission des frontières, une épopée baroque située dans la jungle amazonienne au XVIIe siècle, mais aussi Les Pirates, Le bruit de la neige. Parmi des titres plus récents, on peut citer L'encre du voyageur (prix femina de l'essai) et La Légende de la géographie.

  • " L'âme d'un lieu, c'est dans les moments creux qu'elle vient se livrer à vous, lorsque vous avez déposé les armes et oublié vos références. Ah, la joie de se promener à vélo hors des grilles, aux confins du parc ! Le bonheur de s'asseoir dans l'herbe et de caresser du regard la margelle arrondie, moussue du Grand Canal, sous un ciel déchiré de nuages et saturé de moucherons... Tout Versailles - tout mon Versailles - est dans ces suspensions du temps. " A la passion de l'expert, Franck Ferrand joint une approche sensible de ces lieux que l'on croyait connaître et dont il renouvelle l'approche. Le rôle de l'architecte d'Orbay et du jardinier Richard, la fatuité du mémorialiste Philippe de Dangeau, la force d'âme de la reine Marie Leszczynska, sont quelques-unes des surprises que nous réserve ce dictionnaire vraiment amoureux du plus beau château du monde.

  • Dictionnaire : derrière cette façade imprimée, il y a l'aventure des hommes, linguistes, philologues, encyclopédistes, écrivains, savants. Souvent érudits, curieux de tout, opiniâtres, ils ont mis par ordre alphabétique le grand désordre de toutes nos curiosités. Remettre le dico en amour, faire l'éloge d'une passion du dictionnaire, c'est un peu boucler la boucle.0500 Ainsi l´ouvraged´Alain Rey s´en prend amoureusement à ses semblables et à leursauteurs. Le « dico », avec sa petite famille, lexiques, glossaires,encyclopédies et un instrument de connaissance, un outil familier etnécessaire. C´est une célébration de la parole et de l´écrit, un livrebanal et déconcertant, un texte migrateur, du papier à l´écran. C´estsurtout un livre ludique qui nous raconte avec bonheur et curiositél´aventure des mots et du langage, c'est-à-dire des hommes.

    AlainRey, spécialiste de la langue française, philosophe et historien dulangage, est l´auteur de nombreux dictionnaires, parmi lesquels lePetit Robertet leDictionnaire historique de la langue française.0300 Ainsi l´ouvrage d´Alain Rey s´en prend amoureusement à ses semblables et à leurs auteurs. Le « dico », avec sa petite famille, lexiques, glossaires, encyclopédies et un instrument de connaissance, un outil familier et nécessaire. C´est une célébration de la parole et de l´écrit, un livre banal et déconcertant, un texte migrateur, du papier à l´écran. C´est surtout un livre ludique qui nous raconte avec bonheur et curiosité l´aventure des mots et du langage, c'est-à-dire des hommes.

    Alain Rey, spécialiste de la langue française, philosophe et historien du langage, est l´auteur de nombreux dictionnaires, parmi lesquels lePetit Robertet leDictionnaire historique de la langue française.

  • Des ruines romaines de Timgad aux noces du soleil et de la mer à Tipaza, du désert algérien cher à Eugène Fromentin à la conversion d´Isabelle Eberhardt, des tableaux de Delacroix aux femmes de Biskra d´Etienne Dinet, de la prise d´Alger en 1830 à l´indépendance du pays en juillet 1962, de l´émir Abd el-Kader à Bouteflika, Malek Chebel, en observateur averti du pays où il est né, où il a grandi, n´élude rien et aborde beaucoup de non-dits.
    Mais, ce dictionnaire est aussi un ouvrage ludique. Il nous parle d´une Algérie tour à tour romaine, musulmane, ottomane, espagnole, arabe eta fortiorialgérienne, occupée mille fois et sans cesse réinventée. Au gré des entrées, nous découvrons avec bonheur son charme pittoresque, ses fragrances, ses espoirs et ses désillusions.



    Anthropologue des religions et spécialiste du monde arabe, Malek Chebel est néà Skikda, en Algérie. Il est l´auteur duDictionnaire amoureux de l´Islam(2004) et duDictionnaire amoureux des Mille et une nuits(2010).

  • Le roi d'un immense empire découvre que son épouse, esseulée, le trompe avec ses esclaves. Fou de jalousie, il tire son sabre de son fourreau et les achève tous. Le roi décide alors qu'à l'avenir, il ne passerait qu'une seule nuit avec de jeunes vierges, avant de leur trancher le cou. Schahrazade devient l'épouse du roi. En magicienne des mots, elle cherchera à sauver sa tête en enchaînant des histoires plus passionnantes les unes que les autres. A sa façon, elle a inventé l'intrigue à rebondissements, le feuilleton du désir. Nées à Bagdad vers l'an mil, inspirées par les légendes de la Perse et de l'Inde, puis enrichies par celle du Caire et de Damas, les Mille et Une Nuits sont un miroir de l'humanité sous toutes ses facettes. Ce livre, redécouvert au XVIIIe siècle par le Français Antoine Galland, est l'un des plus lus dans le monde.



    Malek Chebel, spécialiste reconnu de l'Islam, est notamment l'auteur de L'Encyclopédie de l'amour en Islam (Payot), du Kama-Sutra arabe (Pauvert) et de la Nouvelle Traduction duCoran (Fayard). On lui doit aussi, chez Plon, le Dictionnaire amoureux de l'Islam (2004).

  • Descendants des aventuriers français qui ont débarqué en Nouvelle-France au XVIe siècle, les Québécois ont dompté un pays de démesure, de froid et d'espace. Ni Français, ni Américains, plus tout à fait Canadiens, ils vivent au Canada et ont un esprit nord-américain, tout en restant très attachés à leurs racines, notamment grâce à leur langue, truffée de néologismes, d'anglicismes et d'ancien français. Défi permanent à l'uniformisation du continent nord-américain, ce peuple minoritaire a su faire preuve de modernité par ses réalisations politiques, économiques et culturelles. Avec ce dictionnaire amoureux, Denise Bombardier nous permet de mieux connaître ce pays tout en contrastes.
    Journaliste et écrivain, Denise Bombardier a publié La déroute des sexes (Seuil, 1993), Lettre ouverte aux Français qui se croient le nombril du monde (Albin Michel, 2000) et L'Anglais (Robert Laffont, 2012).

  • Un Dictionnaire amoureux de Jérusalem est un dictionnaire amoureux de l¿archéologie, de l¿histoire, de la politique, de la Thora, de l¿Évangile, du Coran et de leurs multiples interprétations et incarnations. C¿est aussi un dictionnaire amoureux des soukhs, des chats, des épices, des tapis, des bijoux, des chapeaux, des costumes et des immondices¿ C¿est un dictionnaire amoureux de tous les pèlerins et voyageurs qui à travers les siècles ont hanté ses murs et y ont trouvé la source de leur foi ou de leur désespoir, en tout cas un prétexte à de nombreux récits, et à beaucoup de littérature poétique, stratégique, théologique et religieuses¿ Jean-Yves Leloup est théologien et philosophe et c¿est en pèlerin plus qu¿en touriste qu¿il aborde la ville sainte, du Judaïsme, du Christianisme et de l¿Islam, en amoureux qui respecte le corps chargé de mémoires et de symboles, d¿une cité à la fois terrestre et céleste, sans trop chercher à la saisir, à l¿expliquer, mais sans jamais renoncer à la comprendre. Car c¿est de cette compréhension que dépend peut-être l¿avenir de Jérusalem et à travers elle l¿avenir de la biodiversité humaine dont Jérusalem est le vivier et le microcosme.
    Ainsi ce dictionnaire pourrait nous conduire à travers informations, éruditions, mais aussi intuitions, prophéties, vers une vision plus haute de l¿unité qui n¿est pas abolition mais exaltation et respect des différences et, à une autre vision de la paix qui n¿est pas consensus mou, concorde hypocrite, mais affrontement cordial et généreux de pensées contraires ? une issue en quelque sorte à toute forme de totalitarisme, politique, idéologique ou religieux.

    " Sainte ? c¿est-à-dire Autre irréductible, inassimilable telle est Jérusalem, telle est ma Bien-Aimée¿"

  • " Longtemps, j'ai cru que l'Alsace était une région française. Avant de comprendre que cette terre si particulière et si particulariste - ce qui n'est pas la même chose - se suffisait à elle-même. Que ses demeures à pans de bois, son débordement de fleurs, son imagerie à la Hansi, sa gourmandise à la fois soignée et obsessionnelle, sa propreté helvétique,son sens de l'ordre façon germanique, ses racines rhénanes en faisaient un pays à part.


    Comme on peut l'affirmer d'une autre région, pareillement jalouse de sa différence, on glissera que l'Alsace est un roman, une longue mélodie, une fable. Elle fut convoitée par les uns, envahie par les autres, pillée par tous. Elle fut celte, germaine, laminée par les Suédois, ruinée par la guerre de Trente Ans, repeuplée par les Suisses.


    Voici donc ce dictionnaire partial et passionné sur une région aussi riche en artistes de talent, en poètes affables qu'en cuisiniers fameux, en savants narquois qu'en vignerons audacieux, en militaires courageux qu'en chansonniers rieurs.



    Chroniqueur gastronomique, mais aussi littéraire, au journal Le Point, Gilles Pudlowski est l'auteur délicieux du Devoir de Français, de L'Amour du pays et des Chemins de la douce France.

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    Napoléon est le personnage le plus admiré et le plus haï de notre histoire. Il est le fondateur de nos institutions et le synonyme de gloire militaire, mais on lui reproche les morts de la Grande Armée et le rétablissement de l´esclavage dans nos colonies. On peut toutefois évoquer Napoléon avec admiration sans dissimuler ses erreurs et ses faiblesses. Par ailleurs, il faut détruire une certaine légende noire concernant les conséquences des guerres napoléoniennes, du « million » de morts à la ruine financière du pays. Il faut expliquer les conditions de l´exécution du duc d´Enghien et pourquoi l´Empereur fut battu à Waterloo. Tel est le projet de ce dictionnaire qui se veut objectif et rigoureux, sans pour autant dissimuler le vif intérêt de son auteur pour l´une des périodes les plus passionnantes de notre histoire.



    Membre de l´Académie des sciences morales et politiques, Jean Tulard a enseigné l´histoire de Napoléon à la Sorbonne et publié plusieurs livres sur la période.

  • 45 ans de vagabondage pour nous aider à découvrir sous le masque du pittoresque la réalité complexe du Mexique.0300 Car il y a trois Mexique. Celui d´avant la conquête, magnifique et violent, qui a pour image une chimère, Quetzacoatl, le serpent à plumes. Il est le grand civilisateur, mais de ses dents tombent des gouttes de sang.
    Il y a le Mexique espagnol et catholique, qui dura trois siècles. Celui-ci s´est donné pour image la Vierge de Guadalupe, compatissante, patronne officielle du pays, présente partout.
    Et il y a le Mexique moderne, qui s´est établi à partir des guerres d´indépendance et, plus tard, de la fameuse révolution. L´image est ici Zapata, le héros paysan, le juste mitraillé.
    Trois raisons d´aimer. Né d´une rencontre entre deux continents unique dans l´histoire, le Mexique est doux et violent, souriant et masqué, antique et d´avant-garde. Il est une terre de contradictions, un monde confus, broyé, d´où sortira peut-être un nouveau siècle.0300 Car il y a trois Mexique. Celui d´avant la conquête, magnifique et violent, qui a pour image une chimère, Quetzacoatl, le serpent à plumes. Il est le grand civilisateur, mais de ses dents tombent des gouttes de sang.
    Il y a le Mexique espagnol et catholique, qui dura trois siècles. Celui-ci s´est donné pour image la Vierge de Guadalupe, compatissante, patronne officielle du pays, présente partout.
    Et il y a le Mexique moderne, qui s´est établi à partir des guerres d´indépendance et, plus tard, de la fameuse révolution. L´image est ici Zapata, le héros paysan, le juste mitraillé.
    Trois raisons d´aimer. Né d´une rencontre entre deux continents unique dans l´histoire, le Mexique est doux et violent, souriant et masqué, antique et d´avant-garde. Il est une terre de contradictions, un monde confus, broyé, d´où sortira peut-être un nouveau siècle.

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