Littérature traduite

  • Amine, chirurgien israélien d´origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d´origine et son peuple d´adoption, et s´est entièrement consacré à son métier et à sa femme, Sihem, qu´il adore. Jusqu´au jour où, au coeur de Tel Aviv, un kamikaze se fait sauter dans un restaurant, semant la mort et la désolation. Toute la journée, Amine opère les victimes de l´attentat, avec pour tout réconfort l´espoir de trouver le soir l´apaisement dans les bras de Sihem. Mais quand il rentre enfin chez lui, au milieu de la nuit, elle n´est pas là. C´est à l´hôpital, où le rappelle son ami Naveed, un haut fonctionnaire de la police, qu´il apprend la nouvelle terrifiante: non seulement, il doit reconnaître le corps mutilé de sa femme mais on l´accuse elle, Sihem, d´être la kamikaze...Amine ne peut tout d´abord admettre que sa femme, qui n´a jamais manifesté un attachement particulier à la cause palestinienne, ait pu commettre un acte aussi barbare. Pourtant, il doit se résoudre à accepter l´impossible quand il reçoit le mot qu´elle lui a laissé. Alors, pour comprendre comment elle a pu en arriver à une telle extrémité, il s´efforce de rencontrer tous ceux qui l´ont poussée à ce geste fou. Et doit écouter sans répit une vérité qu´il ne peut pas entendre.En retraçant le cheminement cauchemardesque de cet homme confronté à l´intolérable qui le frappe au plus intime de son être, Yasmina Khadra aborde avec beaucoup de brio un des sujets le plus douloureux de notre époque et nous livre un roman d´une incroyable audace.

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  • Le héros de ce roman est un jeune Irakien de vingt ans, né dans un village au milieu des sables où perdure depuis toujours un mode de vie archaïque. En 2002, il part faire des études à Bagdad, mais l´invasion des troupes américaines le renvoie dans son bled. Pendant plusieurs mois, il végète en écoutant palabrer les gens du village qui se partagent entre les nostalgiques de Saddam, ceux qui espèrent tout des Américains et les tenants du radicalisme islamique. Jusqu´au jour où un attentat ayant eu lieu à quelques kilomètres de là, les G.I. débarquent en force dans la petite communauté et contraignent brutalement les habitants à sortir de chez eux. Aux yeux de ce jeune homme, ils commettent l´irréparable en jetant hors de son lit son père, à demi nu. Le spectacle d´une telle humiliation détruit irrémédiablement l´image que ce garçon avait de lui-même.
    Fuyant son village, dérivant jusqu´à Bagdad, il se retrouve dans une ville déchirée par une guerre civile féroce. Sans repères ni ressources, miné par la honte, il devient une proie rêvée pour les Islamistes radicaux. Recruté, manipulé, il décide de se sacrifier pour la Cause, mais ne sait pas encore qu´au lieu d´une bombe traditionnelle, c´est d´un virus dévastateur pour l´humanité dont il sera le porteur...
    Depuis plus de dix ans, Yasmina Khadra explore inlassablement l´histoire contemporaine et l´affrontement meurtrier, incompréhensible à ses yeux, entre l´Orient et l´Occident. Sans répit, il milite pour l´intelligence et le triomphe de l´humanisme. Inlassablement, il rappelle que l´humanité ne peut surmonter l´horreur de sa misérable condition qu´à travers l´observation objective et lucide de la réalité.

  • Médecin à Francfort, Kurt Krausmann mène une existence ordinaire, limitée à ses allers-retours entre son cabinet de consultation et son appartement bourgeois. Jusqu´au drame familial qui va le précipiter dans le désespoir. Afin de l´aider à surmonter son chagrin, son meilleur ami, Hans, un riche homme d´affaires versé dans l´humanitaire, lui propose de l´emmener sur son voilier jusque dans les Comores, pour les besoins d´une bonne cause. Au large des côtes somaliennes, leur bateau est assailli par des pirates. Kurt et Hans sont enlevés puis transférés dans un campement clandestin. Dans leur geôle improvisée, se trouve déjà Bruno, un otage français que tout le monde semble avoir oublié, et qui tente péniblement de concilier sa passion pour le continent africain avec l´angoisse de sa captivité. Une détention à l´issue incertaine, des conditions de vie innommables, une promiscuité dangereuse avec des mercenaires sans pitié, c´est le début d´une descente aux enfers dont personne ne sortira indemne. Mais parce que le drame est propice aux revirements de situation, c´est aussi pour Kurt le début d´une grande histoire d´amour.En nous offrant ce voyage saisissant de réalisme, qui nous transporte, de la Somalie au Soudan, dans une Afrique orientale aux multiples contradictions - tour à tour effrayante, irrationnelle, sage, fière, digne et infiniment courageuse -, Yasmina Khadra confirme une fois encore son immense talent de narrateur. Construit et mené de main de maître, ce roman décrit la lente et irréversible transformation d´un Européen, dont les yeux vont, peu à peu, s´ouvrir à la réalité d´un monde jusqu´alors inconnu de lui. Un hymne à la grandeur d´un continent livré aux pires calamités.

  • L'Olympe des infortunes

    Yasmina Khadra

    • Julliard
    • 30 Septembre 2010

    Les Hirondelles de Kaboul,L'Attentat,Les Sirènes de Bagdad), après un grand roman d'amour (Ce que le jour doit à la nuit),  Yasmina Khadra, qui ne craint pas les changements de registre, met toute sa verve romanesque au service d'une fable corrosive qui nous plonge dans l'univers des clochards, plein de tendresse, de cocasserie, de rêves invraisemblables et de terribles déconvenues.
    0300Coincée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l'Olympe des Infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de laissés-pour-compte ayant choisi de tourner le dos à la société. Là vivent Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et bien d'autres personnages aussi obscurs qu'attachants. C'est un pays de mirages et de grande solitude où toutes les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Ach le Borgne, aussi appelé « le Musicien » parce qu´il sait, en quelques accords de banjo, faire chanter la lune, a pris sous son aile un jeune et naïf va-nu-pieds qui lui voue une admiration sans limites. Auprès de Ach, Junior s´initie à la philosophie des Horr. Le Horr est un clochard volontaire qui a pris le parti de vivre en marge de la ville en rejetant toutes ses valeurs : argent, travail, famille. Refusant jusqu´à la mendicité, le Horr se croit libre de toute attache. Mais lorsqu´une affection, souvent plus profonde qu´il n´y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d´ivrognes et de bras-cassés, tout détachement s´avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n´en sont pas moins sublimes. À travers cette galerie de portraits bigarrés, se dégage une dimension symbolique où l´esprit de solidarité, le sens du compagnonnage qui règnent chez les Horr contrastent avec la violence et l´individualisme de la société moderne. Il fallait tout le talent de conteur de Khadra, et la splendeur imagée de sa langue, pour transformer le prosaïsme rebutant de l´univers des clochards en un monde hautement poétique, où l´onirisme surgit derrière les détritus. On l´aura compris, L´Olympe des infortunes est une métaphore qui dénonce avec force la décadence de notre civilisation. Yasmina Khadra se pose en moraliste de notre temps et le constat qu´il livre n´est pas flatteur : les âmes perdues ne sont pas celles que l´on croit. Et l´enfer, lui, n´est jamais où on l´attend.0300Ce que le jour doit à la nuit), Yasmina Khadra met toute sa verve romanesque au service d´une fable corrosive qui nous plonge dans l'univers des clochards, plein de tendresse et de cocasserie. Coincée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l'Olympe des Infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de paumés qui ont choisi de tourner le dos à la société. Là vivent Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et bien d'autres personnages aussi obscurs qu'attachants. C'est un pays de mirages et de grande solitude où les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Mais lorsqu´une affection, souvent plus profonde qu´il n´y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d´ivrognes et de bras cassés, tout détachement s´avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n´en sont pas moins sublimes.0600PRESSE Ce que le jour doit à la nuit(prix France-Télévisions 2008 ; élu « meilleur livre de l´année 2008 » par la rédaction du magazineLire) :
    « Des mots que porte haut Yasmina Khadra dans une fresque éblouissante qui n´omet rien des déchirures, des humiliations et des trahisons de deux peuples unis dans l´attachement à une même terre. Ni du rêve de fraternité que ravive ce grand roman d´amour. » Christine Rousseau,Le Monde  Claire Devarrieux,Libération  Julia Ficatier,La Croix  Claude Sérillon, «Vivement dimanche» (France 2)  Grégoire Leménager, Le Nouvel Observateur  François Busnel, « La Grande Librairie » (France 5)  À propos deLes Sirènes de Bagdad:
    « Il y a d

  • Caché « quelque part en Algérie », Yasmina Khadra a signé trois romans policiers, ce qui lui a valu d´être « le pseudonyme le plus recherché » par les islamistes de son pays. Depuis, il n´a cessé de susciter des interrogations en France, en Europe et dans le monde arabe. Dans son pays, notamment, la presse unanime a loué son authenticité de romancier et de témoin de la tragédie algérienne.
    Aujourd´hui, il a le pouvoir de décliner son identité, de lever le voile sur un mystère qu´il n´a pas voulu, et de raconter enfin comment il fut embrigadé dans une carrière militaire, lui qui s´est toujours voué à devenir poète.
    « J´ai été éjecté de ma famille, c´est un fait : une initiative malheureuse de mon père. Et j´ai été adopté par l´armée, que je quitte sans rancune ; elle m´a élevé, je l´ai servie, je crois, avec dignité et courage. Je n´ai jamais cherché à dévier de la voie qu´on m´avait tracée. Je ne me suis jamais rebellé. Mais je n´ai jamais renoncé à ce que j´estime être plus fort qu´un destin : ma vocation d´écrivain. J´ai continué à écrire dans un monde qui me refusait cette liberté-là, et j´ai réalisé mon rêve, peut-être grâce à lui : les interdits forgent les volontés inflexibles. » http://www.yasmina-khadra.com

  • Http://www.yasmina-khadra.comGhachimat est un village de l'Algérie d'aujourd'hui : on se connaît depuis l'enfance, on se jalouse et on se jauge. On s'affronte en secret pour obtenir la main d'une jeune fille. On déteste ceux qui ont réussi, on méprise ceux qui sont restés dans la misère. On étouffe sous le joug d'une tradition obsolète. On ne s'émeut guère des événements qui embrasent la capitale. Mais il suffit du retour au pays d'un enfant fanatisé, pour que les habitants de Ghachimat basculent dans le crime collectif, portés par le ressentiment et la rancoeur. Et c'est ainsi que progressivement, des garçons bien tranquilles deviennent des tueurs en série...

  • «Cousine K me trouvait une nuque de pendu. Elle se gaussait de moi, me persécutait. La jupe retroussée sur ses genoux roses, elle picorait dans une terrine de friandises, lentement, interminablement, à petites dents, aussi sournoise qu´un rongeur; elle cherchait à m´humilier, à me voir tendre la main. "Hum! dé-li-ci-eux. Le raisin sec est si tendre qu´on n´a pas le temps de mordre dedans. Tante est aux petits soins avec moi. Elle m´a promis du coulis de dattes, rien que pour moi; et tu crèveras de jalousie." On la disait ange.
    Elle n´en était pas un.
    K était méchante et égoïste, fielleuse et rancunière. Une vraie peste. Ne craignant pas de décevoir, elle n´en faisait qu´à sa tête. Le pot au miel dérobé, c´était elle. Le gros mot proféré dans l´étable, c´était encore elle. Pourtant, inévitablement, machinalement, c´était vers moi que l´on se retournait.
    Je les déteste.
    Je la déteste.» Un enfant négligé par une mère qui sait si bien adorer le frère aîné devient le souffre-douleur d'une cousine tellement admirée. Des années plus tard, enfermé dans sa solitude et hanté par les souvenirs douloureux de son enfance, un homme se rappelle...
    Yasmina Khadra démonte ici les mécanismes de la frustration et les ravages que peut provoquer chez un enfant sensible le manque d'amour. Avec une précision cruelle, il décrit la lente descente de cet homme vers la folie. Il suffira d´un rien: un bruit, une grille qui ferraille pour déclencher un geste irréparable.

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  • Pendant des années, Yasmina Khadra a publié des livres qui ont bouleversé le public en France et dans de nombreux pays. Il y a un an l´auteur a révélé sa véritable identité: derrière le pseudonyme de Yasmina Khadra se cachait Mohammed Moulessehoul, officier supérieur de l´armée algérienne. En 1999, à l´âge de quarante cinq ans, Mohammed Moulessehoul décide de prendre sa retraite de l´armée, de dévoiler son identité et de se consacrer entièrement à l´écriture. Il quitte l´armée, s´envole vers le Mexique avec sa femme et ses trois enfants et arrive en France en janvier 2001. C´est à cette date qu´il publie chez Julliard «L´Écrivain», et qu´il révèle son identité à la presse et au public.
    L´accueil très chaleureux qu´il reçoit est soudain terni par l´irruption de la polémique sur le rôle présumé de certains éléments de l´armée algérienne dans les massacres qui ensanglantent l´Algérie depuis dix ans. L´écrivain Yasmina Khadra est obligé de rendre des comptes sur l´activité du commandant Moulessehoul, ce double qui l´empêche d´écrire depuis toujours. Le choc est rude. Ce monde littéraire parisien dont il rêvait en Algérie comme un prisonnier rêve de liberté au fond de sa cellule se révèle versatile, frileux, inconstant. Et surtout très injuste. Qui mieux que Yasmina Khadra a décrit les mécanismes de l´horreur islamiste et des réseaux politico-financiers qui détruisent son pays? Il l´a fait au péril de sa vie. Mais il est militaire et on lui demande de renier une institution dont il explique justement dans «L´Écrivain» le rôle capital qu´elle a joué dans son existence...
    Face à la déconvenue, Yasmina Khadra a réagi en écrivain. Loin des reproches et des récriminations, sans aigreur ni amertume, il a choisi d´écrire le récit de cette aventure en mettant en scène les seuls interlocuteurs qui lui paraissent valables. Il rencontrera Nietzsche, Kateb Yacine, Nazim Hikmet, ses maîtres. Mieux, il affrontera ses propres personnages et leurs sarcasmes : Zane de Ghachimat, le nain pervers des «Agneaux du seigneur», Salah l´Indochine le monstrueux recruteur du GIA d´«À quoi rêvent les loups» et l´inévitable commissaire Lob. Et surtout, il se retrouvera face au commandant Moulessehoul qui lui rappellera que, dans le jeu cruel qui a opposé le militaire et l´écrivain, il n´est pas facile de savoir qui a eu le plus à perdre?

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  • Alors qu´il travaille sur un film, Alter Rachkess refait le montage des heures de sa vie. Il les revoit comme les revoient, dit-on, ceux qui meurent. Au fil des lumières, des prénoms, il retrouve les femmes aimées, leurs yeux, surtout.

    Alter affronte aussi son frère si proche et si lointain, comme on se bat avec une ombre.

    Son histoire s´inscrit dans le destin des Juifs d´Europe : les grands-parents sont venus de Lituanie en France, le père se réfugie dans les Alpes durant l´Occupation. Tous entretiennent un rapport complexe avec Israël.

    Pour Alter, la vie devient un meurtre sans mobile apparent. Il en cherche la clé. Il s´interroge, entre Paris, Tel Aviv, Jérusalem, New York, Vilnius, le plateau du Golan ou les canyons du Colorado. Malgré les violences d´un siècle assassin il n´aspire qu´au silence, à l´absence, à la poésie.
    « Nous sommes de partout et de nulle part », écrivait déjà son grand père un soir de lune en avril 1944. « Toutes les heures blessent, la dernière tue », lit-on sur une porte d´église criblée d´éclats d´obus. Mais Alter poursuit son puzzle, en quête de la pièce manquante sur le rythme implacable et menaçant d´un compte à rebours, d´un révolver qu´on arme, d´une mine qu´on amorce.

  • Un architecte poursuivi par ses échecs depuis la mort de sa femme répond à un appel d´offre international quant à la réalisation de logements sociaux. Il fut l´auteur d´ensembles monumentaux : le Forum de Barcelone 2015, le Stade des J.O. de Pékin 2018, le Château aux 365 fenêtres de Kob.

    Parmi les critères de sélection des investisseurs, il en est un pour le moins insolite : faire coïncider le psychisme des habitants avec la forme de l´habitation afin de résoudre le mal-être des habitants des quartiers sensibles.

    L´agencement des lieux catalysera la mémoire des occupants pour les orienter vers un avenir meilleur. Le narrateur est le seul candidat occidental, tous les autres postulants viennent d´Inde, de Chine, d´Afrique. L´enjeu : s´affirmer maître en manipulations psychiques, être un « architecte des Coïncidences ».

    Durant son évaluation, les recruteurs lui demandent de narrer l´une de ses oeuvres les plus modestes : deux maisons voisines rigoureusement identiques dans l´une desquelles la femme de l´architecte est morte. Accident ? Meurtre ? Si la femme du candidat a été tuée par la seule magie de l´architecture, il sera reconnu maître ès-Coïncidences et obtiendra le chantier.

    L´architecte va décrire sa maison étage par étage, pièce par pièce. A-t-il programmé la demeure pour assassiner son épouse ? Convaincra-t-il les recruteurs de son talent ?

    Voici la maison du futur. Une merveille d´intelligence artificielle dans l´ombre de laquelle se tapit le très vieux cerveau reptilien.

  • Le célèbre écrivain américain, Norman Mailer, et le romancier français d´origine polonaise, Jean Malaquais (Prix Renaudot 1939 pourLes Javanais), se sont rencontrés en 1948. Malaquais traduisit en françaisLes Nus et les Morts, premier roman de Mailer, qui devait projeter celui-ci sur la scène littéraire américaine. Une amitié exigeante a uni, pendant un demi-siècle, ces deux hommes dont le tempérament et la culture n´appelaient sans doute pas le rapprochement. Mailer n´a jamais manqué de rappeler sa dette à l´endroit de son aîné : « Il a exercé sur moi plus d´influence que jamais quiconque ».

    Très nourrie à certaines époques, la correspondance qu´ont échangée en anglais les deux écrivains ouvre avec la lucidité de ses analyses, tant littéraires que sociales et politiques, mais aussi avec sa franchise sans compromission, une fascinante fenêtre sur la trajectoire publique et privée de deux créateurs, et sur des moments clés de la seconde moitié du XXe siècle.

  • En Irak, six soldats américains - cinq hommes et une femme - décident de déserter pour s´emparer de l´Express de Bassora, un vieux navire rempli de pétrole de contrebande. Leur objectif : mettre la main sur sa formidable cargaison d´or noir pour s´échapper du piège irakien les poches pleines.



    Ce sont six antihéros : Justin Brady, l´étudiant de la côte Est engagé pour le college money ; Marlon Jones, le petit truand noir d´Oklahoma City ; Ramon Mendoza, le chicano de Los Angeles fuyant de puissants ennemis ; Lexington Parker, l´amateur de jeux vidéo dont le QI plafonne par beau temps à 75 ; le sergent Douglas Pearson, ancien courtier de Wall Street, en délicatesse avec sa firme, et Helen Vance, une jeune réserviste du Mississipi au sourire énigmatique. L´aventure se révélera pourtant plus compliquée que prévue et leur périple chaotique à travers l´Irak se transformera rapidement en conspiration burlesque.



    Dans la lignée de MASH et de Catch 22, Bassora Express raconte de manière décalée l´errance d´une bande de pieds-nickelés en uniforme cherchant àéchapper au conflit le plus absurde du début du XXIe siècle.

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