VLB éditeur

  • Nous etions le sel de la mer Nouv.

    " C'est Vital. Ça a l'air qu'il a ramassé un cadavre dans ses filets. Il l'a dit dans sa radio. Tu veux qu'on t'en raconte, des histoires de marins ? Reste avec nous autres pis tu vas en voir, la p'tite ! " Ce matin-là, Vital Bujold a repêché le corps d'une femme qui, jadis, avait viré le coeur des hommes à l'envers. En Gaspésie, la vérité se fait rare, surtout sur les quais de pêche. Les interrogatoires dérivent en placotages, les indices se dispersent sur la grève, les faits s'estompent dans la vague, et le sergent Moralès, enquêteur dans cette affaire, aurait bien besoin d'un double scotch.

  • Yukonnaise

    Mylène Gilbert-Dumas

    Béatrice, écrivaine en mal d'inspiration, arrive au Yukon avec l'espoir d'y trouver le sujet de son prochain roman. Sur la route qui relie Whitehorse à Dawson City, elle prend une femme en auto-stop et réalise très vite qu'il s'agit d'Isabelle St-Martin, une esthéticienne dont elle a déjà été la cliente. Mais la Yukonnaise qui occupe le siège du passager n'a plus rien de la Québécoise superficielle qu'elle a connue autrefois. Au fil des conversations, Béatrice découvre l'histoire d'une jeune femme que tout le monde croyait fragile et qui pourtant a réussi à s'émanciper des cadres préétablis pour refaire sa vie au Yukon. Après le succès retentissant de L'escapade sans retour de Sophie Parent, Mylène Gilbert-Dumas nous revient avec Yukonnaise, l'histoire touchante et inspirante d'une femme qui a dû s'exiler au bout du continent pour redonner un sens à sa vie. Pour la rédaction de ce douzième roman, l'auteure a elle-même séjourné à Dawson City dans le Yukon.

  • Sophie trouve, dans l'entretoit de sa maison tricentenaire de Neuville, au Québec, un manuscrit qui y a été déposé en 1674 par son lointain ancêtre, l'architecte et constructeur naval Guillaume Bertrand. Signé Bénédicte, ce document relate les événements majeurs qui ont contribué à la formation de la pensée et de l'oeuvre d'une philosophe née à Amsterdam au XVIIe siècle et qui a vécu de sa naissance à sa mort dissimulée sous des habits d'homme. Qui était cette Bénédicte? Comment son manuscrit s'est-il retrouvé entre les mains de Guillaume Bertrand? Et y a-t-il moyen pour Sophie d'authentifier sa découverte? Au bout d'une année d'enquête menée avec son ami Balthazar, et après bien des péripéties, Sophie découvrira, à sa grande surprise, l'identité de cette Bénédicte dont elle se sent si proche.

  • On fait monter une jeune Innue sur une plateforme de bois construite dans les arbres. Toute seule, juchée parmi les branches, elle attend la visite de l'animal totémique qui guidera son destin. Au terme de cette épreuve initiatique, que l'on réserve d'habitude aux garçons, elle sera prête à partir avec son clan à la recherche du caribou, qui a déserté la taïga.Car, sans le caribou, nul équilibre, nulle joie. Ce conte poétique, raconté avec tendresse et humour par le grand-père de l'héroïne, est un hommage aux forces de la nature, et à tous ceux qui en tirent les enseignements. " J'ai eu la vision du Caribou il y a un mois, et il m'a semblé voler à sa chasse en replongeant dans ce roman-conte... Toutes ces visions du Nitassinan, de cette vie ancienne, tant ancienne qu'elle en est oubliée, tout cet univers que je parcourais dans mon adolescence, je les ai retrouvés grâce à toi, Jean. Ils sont dans ce livre ! " - Natasha Kanapé Fontaine

  • Aime-moi

    Marcotte Veronique

    «Franchement, j'aurais préféré ne jamais connaître la différence entre le bien et le mal. J'étais en vie par accident, de cela je m'en doutais, mais pour le reste, j'aurais préféré ne pas apprendre que chaque jour pouvait être celui de mon dernier repas.»

    Maëlle et Judith existent, pas avec ces prénoms, mais elles sont bien réelles. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce manège entre une adolescente qui tente d'échapper à une enfance de maltraitance et une jeune femme qui essaye de lui redonner espoir, n'est que le récit romancé d'une histoire vraie.

    C'est un ballet pervers dans lequel le lecteur sera bientôt incapable de dire qui mène qui.
    Mensonge, duperie et manipulation émaillent ce récit dans lequel les personnages se racontent par strates successives, échafaudant ainsi la trame de la tragédie qui se joue entre les deux femmes.

    Une histoire qui démontre que la réalité est bien souvent aussi incroyable que la fiction, dans laquelle Véronique Marcotte intrigue, passionne et surprend, faisant à nouveau la preuve de son incontestable talent.

  • Joseph Morneau

    Danny Plourde

    En commettant un crime, il venait de réveiller une force qu'il ne se connaissait pas, une lointaine lignée de bafoués qui se serait enfin libérée à travers lui. Un sentiment d'accomplissement l'enivrait. Entre l'effroi et la quiétude, l'euphorie et l'angoisse, Morneau frissonnait de tout son corps à seulement imaginer qu'il avait ôté la vie d'un homme, qu'il avait réussi quelque chose, qu'il avait, pour une fois, servi une juste cause. Joseph Morneau pourrait être n'importe qui. Pourtant, ce jeune homme ordinaire est le héros involontaire d'une histoire au cours de laquelle le meurtre et la mort vont irrémédiablement le transfigurer. Joseph Morneau est un roman social, engagé, pour ne pas dire enragé, qui nous plonge au coeur d'une société québécoise minée par la corruption et le cynisme et qui s'interroge sur l'engagement et le militantisme. En décrivant l'inéluctable dérive d'un homme que rien ne prédisposait au meurtre et à la violence, Danny Plourde nous fait partager son regard acéré et sans complaisance sur la société québécoise en général et sur le quotidien désenchanté de sa génération en particulier.

  • Le 24 juin, le vol 459 en partance de Paris s'est abîmé en mer. C'est la proposition de laquelle sont partis quatre auteurs de talent pour imaginer des histoires haletantes, touchantes, intrigantes. Voici celle d'Aline Apostolska. Mark Nguyen, ingénieur pour l'armée américaine, ne s'est jamais intéressé à son passé. Mais lorsque sa mère adoptive meurt et que sa femme lui apprend qu'elle est enceinte, il n'a d'autre choix que de faire la lumière sur le mystère de ses origines. De Boston à Ho Chi Minh-Ville, de Los Angeles à Montréal, Mark parcourt à rebours le chemin que la vie, " qui sait ce qu'elle fait ", comme l'affirme son père adoptif, a tracé pour lui. Le 24 juin, jour de son trente-huitième anniversaire, à l'aéroport, il a rendez-vous avec le secret de son existence. Dans ce suspense social, la prose de l'auteure sert une réflexion sur les questions de l'identité et de la paternité.

  • Le 24 juin, le vol 459 en partance de Paris s'est abîmé en mer. C'est la proposition de laquelle sont partis quatre auteurs de talent pour imaginer des histoires haletantes, touchantes, intrigantes. Voici celle de Claudia Larochelle. Louisa Vanier, épouse et mère dévouée, est agente de bord sur le vol 459. Tour à tour, ceux qui l'ont aimée viendront révéler au lecteur la béance que sa disparition laisse dans leur vie. Au seuil du deuil, ils chercheront à comprendre cette tragédie, et surtout cette femme mystérieuse dont les secrets ne finiront jamais d'être révélés. Ce roman intime et poignant donne à découvrir, à travers les pensées successives de ceux qui restent, une héroïne fascinante et assoiffée de liberté.

  • Du surréalisme aux récits de l'extrême contemporain, on constate qu'une relation d'une rare complexité s'est nouée entre la littérature et l'épineuse question de la vérité, du faux et de leur figuration.
    Il en a résulté un glissement progressif du réel vers son travestissement nourri d'un scepticisme face aux systèmes d'explication reposant sur l'idée de l'unicité du Vrai et de la Raison. Ce tournant relativiste est à l'origine d'un ensemble de phénomènes mobilisés par la littérature, qui peuvent se résumer par l'idée d'une méfiance du texte à l'égard de lui-même, substituant au réalisme du roman classique de nouvelles formes littéraires qui ébranlent le contrat de la représentation du monde. Ce qui conduit à un effondrement de la mimesis et à un éclatement des instances narratives en une polyphonie qui trouble les frontières du sujet, dont l'une des particularités consiste en la multiplication d'" hommes de paille " et de " récits de paille " afin de se prémunir contre toute éventualité fâcheuse entraînée par l'entreprise de raconter.
    Il nous paraît urgent aujourd'hui de réfléchir sur la transformation de ces pratiques narratives qui s'offrent comme des " mensonges délivrés de celui d'être vrai ", comme disait Adorno.

  • Ma belle blessure

    Clavet Martin

    L'enfant qui entame la rédaction de ce journal intime est innocent. Fraîchement débarqué dans son nouveau quartier, il lui tarde de rencontrer ses camarades de classe. Mais dès le premier jour, dans la cour d'école, c'est son bourreau qui l'attend. Le monde coloré qui l'habite s'assombrit à mesure que les insultes se transforment en coups, les coups en torture; les phrases sautillantes du début font place à une écriture exsangue où la candeur ne convainc plus. C'est un enfant rompu qui, à la fin, noircit les pages de son journal, son seul ami, son " frère de papier ".

  • " Je me réveille, je te vois. Je m'endors, je te vois. Je respire, je te vois. Je vois juste toi, OK ? Je vois juste... toi, Clara. " Pour dire ce genre de choses à une fille, puis changer d'idée après 72 jours - le temps de la gestation du cochon d'Inde - et finalement rompre par internet, il faut être un vrai salaud. À moins que la fille soit elle-même trop compliquée ? Comment Clara peut-elle oublier Damien, son regard tendre et ses cheveux fous ? Sûrement pas en lui écrivant des courriels qui commencent par " Cher trou de cul "... " La plume vivante, bien aiguisée et extrêmement efficace d'Annie Quintin tient en haleine. Criante de vérité, Clara nous charme avec son intensité et son humour bien à elle. Plaisir garanti ! " -; Nathalie Roy, auteure de La vie épicée de Charlotte Lavigne " Une histoire romantique et passionnée, qu'on termine avec le sourire aux lèvres. Un vrai roman feel-good ! " -; Nadia Lakhdari King, auteure de N'oublie pas mon petit soulier et de Je vois la vie en rose

  • La derniere peine

    Gaudreault Line

    1956. À Montréal, dans une cellule de la prison de Bordeaux, Raymond, un jeune condamné à mort, attend son exécution. Dans la petite ville d'Alma, Émilien Comeau se promène à la recherche d'une maison à vendre. Il souhaite y établir son entreprise d'installation d'antennes de télévision, la nouvelle distraction favorite des Québécois. Les visites s'enchaînent, rythmées par les rencontres d'Émilien avec les gens du coin qu'il trouve bien sympathiques. Lorsqu'il a le coup de foudre pour le 13, Côte du Royal, chacun le met en garde contre l'acquisition de cette maison où s'est déroulé un crime sordide. Peu à peu les langues se délient, Émilien fait la connaissance des membres de la famille de Raymond, et reconstitue le parcours qui a conduit le jeune homme à assassiner sa tante avec qui il avait une liaison. Mais Raymond est-il le seul responsable de la fin tragique de sa tante ? Mérite-t-il vraiment le sort qui lui est réservé ? L'auteure reconstitue magnifiquement l'atmosphère des années 1950, époque charnière où la modernité suscite l'enthousiasme et l'optimisme, mais où les valeurs conservatrices régissent encore les comportements. L'affaire Coffin divise l'opinion publique et déclenche les passions, mais les criminels sont encore condamnés à mort. C'est dans ce contexte que La dernière peine plonge le lecteur dans les turbulences d'une affaire criminelle au sein d'une petite communauté tissée très serré.

  • Lisa a laissé derrière elle son métier de comédienne et le milieu théâtral pour partager la vie de Louis. Elle écrit, il sculpte, et ensemble ils construisent, jour après jour, leur amour. Morel, son ancien metteur en scène et amant, revient la solliciter et Lisa s'interroge sur ses choix. Avec une écriture poétique, sensible, aux images très évocatrices, l'auteure nous amène à partager les questionnements intérieurs d'une femme qui a renoncé à son mode d'expression artistique pour créer sa propre existence. Elle était comédienne, pâte à modeler du metteur en scène, elle est mère, épouse, et doit recourir à tous ses talents pour réinventer son quotidien parmi ceux qu'elle a choisi d'aimer. Grâce à l'écriture belle et maîtrisée de l'auteure et à ses réflexions riches et émouvantes sur la vie, l'amour, la maternité, L'échappée des dieux et la quête de Lisa rejoindront nombre de lecteurs et de lectrices qui s'interrogent sur leur liberté, celle de faire des choix en toute connaissance de cause, d'être le maître d'oeuvre de leur destinée, car " vivre, c'est créer ".

  • Dans ce roman singulier aux personnages inquiétants mais pittoresques, les destins se croisent de manière on ne peut plus inattendue. De New York au Village-des-Rangs, dans une région désolante et sans avenir, on suit Marie Cogère qui revient passer l'été dans la maison familiale afin de liquider ce qui lui reste de patrimoine, Lolita qui tente sa chance sur un cargo après avoir abandonné ses jumeaux à Pedro, un serveur paumé, la famille Lambert dont les fils s'éparpillent qui en Patagonie, qui au Burundi, et quelques animaux dont un chien arthritique et des lapins équeutés. Cette farandole de tranches de vie est portée par une langue truculente et si engagée dans le récit qu'elle en devient presque l'un des protagonistes. L'auteure relate ainsi les parcours des uns et des autres avec humour et ironie dans une histoire où le réalisme et la fantaisie ne cessent de s'entremêler.

  • Neige maya

    Dufresne Lucie

    Anik Thibault obtient une bourse pour préparer sa thèse de maîtrise à Coba, au coeur du mystérieux pays maya. Sa directrice de thèse, membre de Transparence mondiale, lui demande de profiter de son séjour pour s'informer sur de prétendues malversations, car elle reçoit des documents d'un mystérieux internaute qui se fait appeler Mambo. D'après lui, derrière les palmiers et les plages de sable blanc, le narcotrafic et la corruption sont devenus de véritables gangrènes pour la Riviera Maya. Anik se sent prête à assumer son destin d'aventurière et relève le défi! Son voyage l'amènera à faire de nombreuses découvertes, des vestiges de l'époque classique jusqu'aux paysans mayas d'aujourd'hui, héritiers d'une civilisation qui lutte pour sa survie. Hypnotisée par Hadrian, un beau relationniste, elle s'embourbera peu à peu dans les réseaux du narcotrafic et prendra tous les risques, dont l'amour n'est pas le moindre.

  • Elle est romancière, il est soldat. Au printemps 2004, Patrick Kègle, qui combat en Afghanistan avec le Royal 22e Régiment, envoie des remerciements à un groupe folklorique qu'il écoute pour se rappeler sa patrie. Roxanne Bouchard, conjointe d'un des chanteurs, et farouchement antimilitariste, lui répond vite fait bien fait. Mais Patrick s'ennuie du Québec et, puisqu'il a trouvé une correspondante avec qui échanger, il ne lâche pas le morceau. Il lui confie qu'il rêve de pluie et de paix pour ce pays aride. Elle réplique avec scepticisme : comment peut-on parler de paix quand on est armé jusqu'aux dents ? S'enchaîne ainsi une franche et touchante correspondance au fil de laquelle se développe, entre ces êtres que tout semble éloigner, une réelle amitié. Tous deux y affinent leur réflexion sur l'engagement militaire mais, surtout, explorent ensemble cet espace de paix qu'ouvrent les mots dans la tourmente de la guerre.

  • Par le feu

    Bourassa Marie-Eve

    Ils sont trois. Paumés, amorphes, insomniaques, vaguement alcolos. Ils s'aiment comme des frères, donc se haïssent un peu aussi. Croyant pouvoir échapper à leur sort, ils quittent tout (c'est-à-dire pas grandchose) pour s'installer à Courtval, un trou perdu où ils s'improvisent croque-morts. Mais dans ce monde hostile qui se resserre autour d'eux comme la vigne autour de leur maison, sous le regard malveillant des villageois, les trois amis, incapables de se reprendre en main, suivrons inéluctablement le chemin de leur perdition. Thriller psychologique et roman choral, Par le feu jongle habilement avec les codes de la série B sans jamais sacrifier la vérité des personnages, si humains dans leurs tares.

  • Est-il possible de surmonter une peine d'amour avec son nez ? Il semblerait que oui. Pour Laurent, chimiste travaillant à la création d'odeurs commerciales chez Odosenss, au troisième étage de l'Orphéon, cela va de soi. Pour son plus grand malheur, peut-être... Dans ce roman aux méandres tordus et odorants, l'essentiel est peut-être invisible pour les yeux, mais il saura se révéler à qui sait humer. L'Orphéon est un édifice à bureaux dont les cinq étages sont respectivement peuplés par les personnages de cinq auteurs de talent. Le lecteur est invité à visiter l'immeuble un roman à la fois, à son gré, dans l'ordre ou dans le désordre. Dans la même série: Roxanne Bouchard, Crématorium Circus . Stéphane Dompierre, Corax . Véronique Marcotte, Coïts (à paraître en janvier 2013). Patrick Senécal, Quinze minutes (à paraître en janvier 2013).

  • Samedi dernier, au Cirque Flagada Circus, quelque chose a déraillé dans le tir de l'Homme Canon. Éjecté de travers, ce dernier a tué le Cracheur de Feu et envoyé la Contorsionniste aux soins intensifs. Le Clown, en apprenant la nouvelle, a fait une crise cardiaque. Lundi amène donc le directeur du cirque au Phénix crématorium (quatrième étage de l'Orphéon), afin de préparer une fabuleuse cérémonie crématoire. Fabuleuse, oui ! Car si vous croyez que Le Phénix donne dans le sobre, le discret et le recueilli, c'est que vous n'avez rien lu, lecteur... L'Orphéon est un édifice à bureaux dont les cinq étages sont respectivement peuplés par les personnages de cinq auteurs de talent. Le lecteur est invité à visiter l'immeuble un roman à la fois, à son gré, dans l'ordre ou dans le désordre. Dans la même série: Stéphane Dompierre, Corax . Geneviève Jannelle, Odorama . Véronique Marcotte, Coïts (à paraître en janvier 2013). Patrick Senécal, Quinze minutes (à paraître en janvier 2013).

  • Louis Corax, postier devenu millionnaire en gagnant à la loterie, vit seul au cinquième étage de l'Orphéon, dont il est le propriétaire. Sa vie s'écoule sans heurts, loin du monde, dans le confort et l'indifférence. Mais son quotidien bascule lorsqu'il trouve un animal en origami laissé chez lui par une main invisible. C'est le premier d'une série d'événements étranges qui marqueront à jamais l'existence du riche misanthrope. L'Orphéon est un édifice à bureaux dont les cinq étages sont respectivement peuplés par les personnages de cinq auteurs de talent. Le lecteur est invité à visiter l'immeuble un roman à la fois, à son gré, dans l'ordre ou dans le désordre. Dans la même série: Roxanne Bouchard, Crématorium Circus . Geneviève Jannelle, Odorama . Véronique Marcotte, Coïts (à paraître en janvier 2013). Patrick Senécal, Quinze minutes (à paraître en janvier 2013).

  • L'orpheon coits

    Marcotte Veronique

    Le jour où Collard décide de changer la vocation de son entreprise en communications au bord de la faillite, il recrute cinq femmes rencontrées dans une thérapie de groupe pour personnes phobiques. Il les invite à changer leur vie radicalement. Ainsi, Perle, Inès, Lilou, Ève et Agathe deviendront "escorte de luxe" dans un bordel qui ouvre ses portes de 9 h à 17 h. À travers le combat qu'elles mènent pour se libérer de leur peurs, les filles rencontrent des clients qui se confient à elles, ou qui laissent libre cours à leur double vie, faisant raisonner leur voix entre les quatre murs d'un étage de l'édifice l'Orphéon, traquant le coït absolu, visite après visite. L'Orphéon est un édifice à bureaux dont les cinq étages sont respectivement peuplés par les personnages de cinq auteurs de talent. Le lecteur est invité à visiter l'immeuble un roman à la fois, à son gré, dans l'ordre ou dans le désordre. Dans la même série: Stéphane Dompierre, Corax Roxanne Bouchard, Crématorium Circus Geneviève Jannelle, Odorama Patrick Senécal, Quinze minutes

  • Vents sales

    Joanne Rochette

    Delphine Une à une, tu as défait les agrafes de mon corsage. Tu avais rouvert les yeux, j'ai vu ton regard dense. Puis tu as sorti ma poitrine complètement. Tu es demeuré là, longtemps, à me regarder, moi haletante et figée et brûlante. Tu as tourné ma chaise et montré mes seins au soleil. Gonflée, je recevais ton regard. Nous goûtions la fracture terrible que nous venions de laisser s'accomplir et demeurions suspendus à la bordure du fracas qui s'en venait. Ernest La confiance des gestes répétés m'habitait, le jugement affûté par mille passages à chaque fois franchis dans des conditions différentes. Je nourrissais la sagesse de toujours demeurer aux aguets, observateur de chaque signe à déceler pour comprendre l'humeur du jour dans ce coin de pays, qui sera différente encore dans une heure, dans dix milles, dans dix jours, à l'autre bout du parcours. Mais on aurait dit qu'elle, de là-haut où elle s'était juchée, voyait une totalité que je ne saisissais pas. Entre la passion qui libère et celle qui enchaîne, un homme et une femme oscillent, emmêlés par le fleuve et ses mouvements.

  • Une statue en bronze vient d'être installée dans la ville. Elle représente deux personnes âgées assises sur un banc. L'homme offre une rose à la femme qui tient un livre ouvert sur ses genoux. La sculpture paraît froide, posée là comme un détail dans un paysage complexe ; sa présence sera pourtant déterminante pour une poignée de gens qui gravitent autour d'elle. Laura, quadragénaire séduisante, vit seule avec sa fille préadolescente et gère un petit commerce de cassage de vaisselle qui permet aux clients de se défouler à peu de frais. Elle s'entiche de David, un jeune homme qui habite dans l'immeuble situé derrière la statue. Vivant dans le même quartier, la petite Malorie a élaboré tout un scénario autour des deux statufiés, leur a inventé des noms et une histoire. Elle dépose souvent dans la main du vieil homme des billets dans lesquels elle se confie, jusqu'au jour où elle reçoit une réponse. L'oeuvre d'art devient alors boîte aux lettres pour une étrange correspondance. L'ex de Laure, un déménageur, est chargé de déplacer le monument pour l'installer devant un autre immueble. Là habite Nadège, une vieille dame mal mariée qui réussira à retracer l'histoire de la sculpture et de son créateur.

  • La chambre

    Lambert Simon

    Cette possible confusion, mes tortionnaires l'avaient bien sûr prévue. Ils croient que j'écris pour être lu et que, dès lors, je serais peiné qu'on me confonde avec un autre. Voilà ce que leur sadisme a imaginé de plus ignoble, de plus raffiné. J'ai eu tort, après tout, de croire qu'on brûlerait mes pages. Non, ce n'est pas ce qui adviendra. Forcé d'écrire comme tous les détenus, je produis un manuscrit qui, à ma mort peut-être, sera distribué dans la rue. Par le petit vendeur, évidemment. On espère que j'y confesserai mes fautes pour ensuite les exposer à la vue de tous. Oui, voilà, cet immeuble est un alambic. On y distille les condamnés afin d'en extraire l'essence, l'aveu. Ils ne m'auront toutefois pas, ces feuilles ne leur apprendront rien. Et si elles devaient un jour devenir révélatrices, c'est moi qui les brûlerais de mon propre chef. Une seule allumette et c'en serait terminé.

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