Robert Laffont

  • Grandir

    Sophie Fontanel

    L'histoire de l'amour d'une jeune fille pour sa mère.0300 Chaque morceau de la vie d'une vieille dame vulnérable est raconté : un jeune médecin, l'appétit, les vacances, un aide-soignant, les petits-enfants, des mains très douces, des souvenirs, l'Arménie, une amie d'enfance. À la page qui suit, on voit sa fille : une cavale, une vie à gagner, un défilé  de mode, des articles à écrire, des dîners décommandés, la ville à traverser quand sa mère est tombée, les infirmières de jour et celles de nuit, les douceurs.
    Avec des phrases très simples : « Elle a fait de mon enfance une vraie enfance, je peux bien lui rendre à présent », et qui vous serrent le coeur. Ou bien des dialogues : « Ouh là, ne prie pas pour moi, hein ? » J'ai demandé pourquoi. Elle a dit : « Ne va pas me faire repérer. » Le miracle du livre : parce que sa mère est devenue son enfant, l'auteur grandit. Elle a eu cette grâce et elle pense : « D'où me vient tout cet amour ? » 0300Sophie Fontanel ne vieillit pas. Elle grandit. Sa mère est très âgée et dépendante d´elle, entièrement. Il arrive que cette mère soit absente et parfois, au contraire, ses paroles et sa présence sont justes, drôles et imprévisibles. Chaque épisode de la vie d´une vieille dame si vulnérable est raconté avec un amour et un humour irrésistibles : un jeune médecin, l´appétit, les vacances, un aide-soignant, les petits-enfants, des souvenirs, l´Arménie. À la page qui suit, il y a la vie de sa fille : une cavale, un métier, un défilé de mode, des articles à écrire, des dîners décommandés, la ville à traverser quand sa mère est tombée, les infirmières de jour et celles de nuit, les douceurs à trouver. Un sujet pour tout le monde dans un style très personnel, rare, dans la veine d´un des précédents livres de Sophie Fontanel,Sacré Paul, prix du Premier Roman en 1995.

  • Une randonnée dans la beauté du monde. Non pas suite mais peut-être complément du précédent roman, ce livre-ci se décline en trois parties et chacune correspond à une question ou à un constat que tout esprit un peu affuté pose.
    Un roman de société : " Tout passe. " Nous vivons une époque de transition, les livres, la famille, les moeurs, les frontières, les monnaies jusqu'à la religion. Tout se sait puisque, par la Toile, chacun est immédiatement informé du sort de tous. Pour illustrer ce propos, se déroule une histoire sentimentale contemporaine où un bouddhiste milliardaire et communiste fait irruption dans une famille traditionnelle.
    Un roman d'amour : " Rien ne change. " Un écrivain cherche sa voie et il ne s'en sort que par l'amour d'une femme, Marie. Il se donne à elle qui le rend à lui-même. L'amour est plus important que la littérature et que tout le reste. Il ne consiste pas à se regarder dans les yeux mais à regarder le monde ensemble. Le spectacle du monde entraîne leur étonnement et leur admiration, qui sont à la racine de toute connaissance. Le roman de société s'est changé en roman d'amour, qui lui-même va se changer en roman de l'univers.
    Un roman de l'univers : " Il y a au-dessus de nous quelque chose de sacré. " Au grand-père - désormais classique - de l'auteur, à Pama le bouddhiste, à Marie, s'ajoute Dieu comme un des principaux personnages du livre. Car comment peut-on parler d'autre chose que de Dieu ? Suit une petite histoire de l'humanité par ceux qui l'ont pensée et faite : les philosophes et les scientifiques. Un combat s'est engagé entre Dieu et la science. La position de l'auteur, catholique et agnostique, est de laisser ses chances à Dieu.
    Ce livre est aisé et profond. On y retrouve ce qui a fait le succès des précédents ouvrages : la foi en la littérature, l'importance des sentiments, l'absence d'illusions, le goût du bonheur, la recherche de la vérité. Le tout comme soulevé par la grâce d'un style et d'une écriture ailée.

  • Gardienne et témoin de l´histoire familiale - une histoire de femmes, de soeurs, de mères -, Blanche va en retisser tous les fils pour tenter de réparer le lien brisé avec sa propre fille, Violette...
    Un matin, très tôt. Le téléphone sonne. Blanche n´aime pas ça : les coups de fil au petit matin n´annoncent jamais rien de bon. Cette fois, pourtant, c´est une bonne nouvelle : Violette a accouché dans la nuit d´un petit garçon. Blanche est bouleversée : elle ne savait même pas que sa fille était enceinte. Et puis un garçon, le premier au bout de cette lignée de filles, quelle histoire... Dans le train qui la mène de Toulouse vers Paris, le trac au coeur, Blanche relit les carnets de moleskine destinés à Violette où, remontant le temps, elle a essayé de se souvenir de tout, tout ce qu´elle peut lui dire d´elles. Mais Violette l´attend-elle encore au bout de ce chemin à la fois heureux et cabossé ?

    Portés par une écriture ultrasensible, où sous l´apparente douceur du cocon familial gronde la violence des sentiments, on est entraînés dans l´histoire de Blanche, celle de quatre générations de femmes, des années 1950 à nos jours. De la minuscule bicoque d´un petit village des Pyrénées aux ateliers de la maison Balaguère, haute couture, à Toulouse, Blanche recrée ce petit monde que les accidents de la vie, et certains choix, ont rendu presque exclusivement féminin. Il y a d´abord Anna, la grand-mère, qui a élevé ses trois petites-filles, Angèle, Justine et Babé, tôt privées de mère. Angèle, la mère de Blanche, la magnifique, brillante et si fragile Angèle, journaliste àLa Dépêche du Midi ; Justine l´indépendante, la féministe, la couturière aux doigts de fée qui, partie de rien, va créer sa propre maison et devenir la coqueluche des élégantes Toulousaines ; la douce et vaillante Babé, pilier de cette famille bien peu conventionnelle dans laquelle grandit Blanche. Sans père (il est mort avant sa naissance) mais avec trois mères, avant de devenir, à son tour, la mère sans homme de Violette...

    Chaleureux et coloré comme une promenade dans la Ville rose (ou comme une collection de Justine...), le roman de cette tribu de femmes émancipées avant l´heure explore avec autant de tendresse que d´acuité toute la complexité des liens maternels.

  • À Brooklyn, Aaron, un jeune immigré juif géorgien, est abattu. Un meurtre en apparence banal commandité par une bande mafieuse russe... Involontairement responsable de cette mort, Tom Hopkins, journaliste au New York Times, voit surgir derrière cette violence glacée si contemporaine l'un des plus grands mystères de Jérusalem, le trésor du Temple : un manuscrit vieux de 2 000 ans, connu d'Aaron, dévoilerait l'une des 64 énigmes du rouleau de cuivre des Ta'amrés qui en protège l'accès. La mafia russe s'est lancée dans cette chasse au trésor. Aaron y a fait obstacle ; il en est mort. Tom décide de poursuivre l'oeuvre de son ami et de trouver le trésor avant la mafia. À Paris, Marek Halter a subi un double pontage. Durant ces moments entre vie et mort, un vieux remords l'agite : le roman sur Jérusalem, qu'il souhaite écrire depuis des années. Lorsque Tom vient le voir pour lui demander de l'aide, Mareky voit un signe du destin. L'heure est sans doute venue pour lui d'interroger le passé et les mystères de la ville sacrée. L'écrivain visionnaire et le jeune journaliste se retrouvent dans un hôtel de la Vieille Ville. Tom est pris dans la tourmente de l'action qui l'oppose à d'inquiétants individus manipulant aussi bien les armes que les vastes espaces d'Internet pour s'approprier l'or du Temple. Marek, lui, interroge les textes anciens pour exhumer une autre vérité... Lorsqu'il la découvre, il comprend qu'elle peut mettre le monde entier à feu et à sang, bien plus sûrement que ne le peuvent toutes les mafias du monde, même en possession d'un fabuleux trésor.

  • Loin des mosquées

    Armel Job

    Derya a servi le café. Ma mère a porté la tasse à ses lèvres et, après la première gorgée, elle a blêmi. Ses ongles s'enfonçaient dans mon bras.
    " Derya, tu n'as rien oublié ?
    -; Non, ma tante.
    -; Tu es sûre ?
    -; Tout à fait sûre.
    -; Mais le sucre...?
    -; Il n'y a pas de sucre. " Sa voix était très basse, mais très ferme. Ma mère s'est tournée vers ma tante.
    " Qu'est-ce que ça veut dire, Selma ?
    -; Tu sais fort bien ce que ça veut dire quand on demande une fille en mariage et qu'elle verse du café sans sucre. " Evren achève de brillantes études à Cologne. Hébergé chez un oncle turc, ce garçon timide a le coup de foudre pour sa cousine, la belle et sensuelle Derya. Rentré chez lui, en Belgique, Evren annonce aux siens la bonne nouvelle : il va épouser Derya. Une délégation familiale se rend donc en Allemagne pour demander officiellement la main de la jeune fille. Mais les choses ne vont pas tourner comme prévu.
    Déroutant jusqu'à la dernière ligne, tour à tour drôle et profond, Loin des mosquées ravira les admirateurs - toujours plus nombreux - de l'oeuvre d'Armel Job.

  • Violette est de retour à Toulouse, bercail de la tribu Balaguère, avec son mari, leur petit garçon et toute leur joyeuse ménagerie. Là-bas, ils replongent dans l'univers d'enfance et d'adolescence de Violette. Un monde chamarré, chaleureux, plein de soleil, mais aussi de ces ombres silencieuses, secrets et non-dits " qui pourrissent tout " et qui l'ont fait fuir quelques années plus tôt.
    Elles ont un peu vieilli, mais ses tantes, ces merveilleuses mères de substitution, sont toujours là, Babé, le coeur du foyer, et son inépuisable tendresse, Justine, la magicienne aux doigts de fée, et son indéfectible énergie. Leur générosité, leur optimisme, leur amour de la vie, quels que soient les obstacles et les coups du sort.
    Et puis il y a Blanche, sa mère. Blanche et ses silences, Blanche et ses trous de mémoire, Blanche, de plus en plus cahin-caha... Justement, la raison officielle de ce retour est de se rapprocher d'elle. Mais Violette en a une autre, plus intime : retrouver son père, dont elle ne connaît même pas le nom... Sa mère acceptera-t-elle enfin de l'accompagner dans cette quête ?
    Dans la famille Balaguère, demandez Violette, la fille... À travers son histoire, qui explore tout en sensibilité les secrets, les douleurs et les joies emmêlés dans l'enfance, on retrouve avec bonheur la tribu de femmes de Ce que je peux te dire d'elles, qui a déjà conquis un large public.

  • Le bon coupable

    Armel Job

    « On est tous coupables, d´une façon ou d´une autre. Chacun doit se débrouiller avec ses propres fautes. »Un beau dimanche d´été. Un village désert à l´heure de la messe. Une fillette de dix ans en chemin pour rejoindre son père à son atelier. Un homme en état d´ébriété qui traverse le village au volant de sa jeep avant de finir sa course dans un étang, à quelques encablures de là. Un second véhicule, une Jaguar rutilante, qui emprunte à vive allure le même trajet. Le choc, un accident sans témoin. Une fillette de dix ans tuée sur le coup. Un coupable tout désigné. Un suspect potentiel - au-dessus de tout soupçon.

    Volage et noceur, Carlo Mazure est un marchand de bestiaux qui mène une vie de patachon assez misérable. L´exact opposé de Régis Lagerman, procureur de son état et, à ce titre, incarnation supposée de l´intégrité et de la droiture. Deux hommes et deux destins que tout oppose : l´un, la soixantaine débonnaire et philosophe, qui sait que sa vie est derrière lui ; l´autre, jeune et brillant fonctionnaire, promis à un bel avenir et que les scrupules n´étouffent pas au moment d´éviter les obstacles, de quelque nature soient-ils, qui se dressent sur sa route. Qu´adviendrait-il si leurs routes venaient à se croiser ?

    Le Bon Coupable porte le sceau inimitable de ces contes philosophiques aussi légers que profonds dont Armel Job s´est fait une spécialité. Le récit - scandé par un dilemme moral : un représentant de la loi peut-il se dérober à la justice ? - obéit à une mécanique précise et implacable. Inspiré par la parabole évangélique du pharisien et du publicain (Luc 18, 9-14), qui invite en substance à ne pas juger selon les apparences, Le Bon Coupable scrute le coeur et sonde les reins des hommes avec une rare intelligence.

  • - 50%

    Généreux et optimiste, un roman qui fait du bien.
    0300 Parce qu'elle n'a personne à qui se confier et que c'est trop lourd, Lucie demande de l'aide sur le Site des Voisins, en se cachant derrière le pseudo de Mouette. Tout de suite, des internautes du site se mettent à correspondre avec elle et Lucie découvre à travers ce réseau de proximité une solidarité insoupçonnée.
    Il y a Alberte, une formidable institutrice à la retraite qui a guéri du même cancer vingt ans auparavant. Erwan, un breton qui a vendu sa maison pour payer les dettes de son fils, lequel ne veut plus entendre parler de lui. Darius, un chirurgien iranien exilé politique qui travaille comme infirmier de nuit. Il y a aussi Sébastien, l'ami de Léa, adopté par des parents scientifiques qui le délaissent. Et il y a Charlie, son préféré, le seul qu'elle n'a jamais vu... Charlie, qui écrit des messages provocants et drôles, qui la fait rire dans les moments de panique, et qui, pendant les sept semaines que dure sa radiothérapie, lui envoie chaque jour le titre d'une chanson, d'un morceau ou d'un air qu'elle découvre grâce à son iPhone et écoute juste avant d'entrer dans ce qu'elle appelle « le grille-pain ». Autant de messages d'amour, autant de petits cailloux blancs sur le chemin de la guérison...
    Dans l´existence ordinaire, l´ennemi de Lucie, c'est Malo, son voisin chocolatier avec lequel elle est en perpétuel conflit. Malo qui pourtant prend de plus en plus de place dans sa vie... Le jour de la fin de son traitement, Lucie découvrira ce que sa fille et tous ses amis ont compris avant elle : Malo et Charlie sont la même personne.
    0300Aujourd'hui, on guérit du cancer du sein s'il est pris à temps. C'est ce qu'on dit à Lucie, et c'est vrai. Sauf que... Si on est maman célibataire d'une fillette de onze ans, et si on se retrouve seule dans une nouvelle ville où on ne connaît personne, où trouvet-on le soutien pour traverser vaillante l'espace incertain qui sépare le diagnostic de la fin du traitement ? Grâce au Site des Voisins, un site Internet de proximité, Lucie va découvrir, au fil de son traitement, de vraies amitiés qui, virtuelles au départ, vont devenir réelles, reconstruire autour d'elle une famille comme elle n'osait plus en rêver. Et puis il y a ces lettres d'amour qu'elle reçoit chaque jour, sous forme de chansons, comme pour mieux redonner au mot « espoir » les couleurs et la force que la maladie menaçait de lui voler. L'histoire de Lucie lui tient particulièrement à coeur, et le lecteur le sent : Lorraine Fouchet nous offre ici son meilleur roman depuis son best-sellerL´Agence.0400RÉSUMÉ À vingt-neuf ans, Lucie emménage en Provence avec sa fille Léa, laquelle ignore qui est son père. Elles ne sont là que depuis quelques mois, elles ne connaissent encore vraiment personne. Le jour des onze ans de Léa, à l'heure du déjeuner, Lucie ferme sa fromagerie et se rend chez la gynécologue pour un contrôle de routine. Et le ciel lui tombe sur la tête : elle a un cancer du sein. Dans son désarroi, elle ne pense qu'à une chose : il ne faut pas que Léa sache - il ne faut pas que Léa se retrouve impuissante face à la maladie comme Lucie le fut elle-même, au même âge, face à l'anorexie de sa soeur aînée. Car celle-ci a fait se déliter complètement la famille de Lucie : sa soeur n'a jamais complètement guéri, leur mère a plongé, leur père les a quittées... Alors Lucie se fait une promesse : continuer coûte que coûte à offrir à Léa l'enfance insouciante et heureuse dont elle-même a été brutalement privée.Parce qu'elle n'a personne à qui se confier et que c'est trop lourd, Lucie demande de l'aide sur le Site des Voisins, en se cachant derrière le pseudo de Mouette. Tout de suite, des internautes du site se mettent à correspondre avec elle et Lucie découvre à travers ce réseau de proximité une solidarité insoupçonnée. Très vite, certains quittent même l'univers virtuel pour devenir ses amis dans la vie réelle. Il y a Alberte, une formidable institutrice à la retraite qui a guéri du même cancer vingt ans auparavant. Erwan, un mateloteur breton qui a vendu sa maison pou

  • Ric rac

    Arnaud Le Guilcher

    S'appeler Jeanyf et courir.
    Courir après ses quatorze ans.
    Courir après son avenir.
    Courir après le fantôme d'Yvette, sa mère.
    Courir après Pierryf, son père, un doux dingue qui ne se remet pas de la mort de sa femme.
    Courir après les tisanes de Jackyf, son oncle herboriste et rebouteux.
    Courir après les visions de Soubirou, son cousin illuminé.
    Courir après les nouveaux voisins du gîte rural sadomaso.
    Cours, Jeanyf !
    Cours !
    Dans Ric-Rac, on retrouve l'univers déjanté et tendre de l'auteur d'En moins bien.
    " Si Ionesco et Desproges avaient eu un fils ensemble, ils l'auraient appelé Arnaud Le Guilcher ! " Gérard Collard

  • " Si on me trouve suicidé, c'est que j'aurai été assassiné. " Victor Krebnitsky Lundi 10 février 1941, Washington, hôtel Bellevue. Un client de passage est retrouvé mort d'une balle dans la tête, une arme près de lui. La police conclut

  • Au milieu des haies vives et des chemins creux de Vendée, il y avait Grasla, la forêt de chênes et de hêtres barrée de ronces impénétrables. Et, lorsqu´en février 1794 la Convention a lancé sur le pays ses infernales colonnes incendiaires afin que « pendant un an nul homme, nul animal ne puisse subsister sur ce sol », les habitants du pays de Grasla se sont réfugiés dans la forêt.

    Ils s´y sont cachés pendant de longs mois. Ils ont construit des huttes qu´ils appelaient des loges. Ils ont créé un vrai village avec une loge-église, un hôpital au milieu des arbres. Ils ont eu froid, faim. Il a neigé, beaucoup plu au cours de ce terrible hiver. Les soldats de la République brûlaient leurs fermes. Ils étaient comme sur une île au milieu de la guerre.

    C´est à travers le destin de quelques personnages étonnants qu´Yves Viollier raconte cette épopée. Et surtout l´histoire de Marie-Pierre, la jeune sage-femme lumineuse qui, aux côtés du docteur Blé, l´humaniste intransigeant, ne cessera jour et nuit dans cet hôpital invraisemblable de soigner les blessés, de fermer les yeux des morts et de mettre au monde les nouveau-nés. Elle poussera l´héroïsme jusqu´à soigner un soldat ennemi gravement blessé qu´elle a connu autrefois, dans une autre vie. Lui laissera-t-on le droit d´aimer ce jeune homme, son ennemi ?

    Pour tous ces gens, chaque jour est un combat, chaque nuit est une épreuve, et pourtant ils survivent.

    Plusieurs mois passeront avant que, petit à petit, les réfugiés quittent la forêt et rejoignent leurs villages. Si bien que, le 12 juillet 1794, lorsque le général républicain Ferrand investit Grasla, à la tête de trois mille six cents hommes, il ne trouve qu´un village de loges vides. Les derniers occupants avertis de l´assaut sont retournés chez eux.

    Et la vie reprendra dans cette Vendée ravagée par cette guerre inhumaine.

  • « On se tait, on se tient. » Telle est la devise des Saint-Junien. L´arrivée de Nils, « l´enfant prodigue » que personne n´attendait, va faire voler en éclats l´unité de cette famille en apparence si parfaite...Un beau château entouré de vignes, près de Cognac dans les Charentes : c´est celui d´Edmond de Saint Junien, exploitant du « nectar des dieux ». Autour de lui et de sa femme Delphine, leurs trois enfants et leur propre famille vivent sur le domaine. Une seule absente, leur fille Roselyne, qui s´est enfuie le jour de sa majorité, bien des années plus tôt, qui n´a plus jamais donné de nouvelles et qui vient de mourir.

    Quand débarque Nils, le fils de Roselyne (dont personne ne connaissait l´existence), la surprise est de taille - bénédiction pour les uns, méfiance pour les autres. D´emblée, Nils gagne le coeur de ses grands-parents, et de sa cousine Fine, dont il tombe amoureux au premier regard. Charmant, intelligent, il semble se faire rapidement adopter par tous. Jusqu´au jour où un drame affreux se produit : Maria, la fillette des gardiens, est retrouvée assassinée dans la cabane qu´Edmond vient de faire construire à Nils pour ses 18 ans. Et tout l´accuse... Malgré ses protestations d´innocence, Nils est condamné. Libéré pour bonne conduite avant la fin de sa peine, il revient au château, bien décidé à démasquer le vrai coupable, dont il connaît l´identité. Il a enfin entre les mains la preuve qu´il a cherchée pendant des années. Il peut donc faire éclater la vérité. Éclater est le mot : en dévoilant le nom de l´assassin, il risque de briser le coeur de ceux qui lui ont tout donné, qui sont toujours restés à ses côtés, ses grands-parents...

  • Il est toujours prêt à dégainer un bon mot comme certains brandissent leur revolver.

    Stéphane Caglia n'est pas un flic comme les autres. Pour échapper à la violence urbaine qui est son quotidien, il se réfugie dans les années 80 - les années de son enfance.
    Traqué par un tueur à la solde d'une mystérieuse secte, il va devoir enquêter sur la disparition d'une jeune fille, liée à une série de crimes. Tamara, dix-sept ans, postait sur Internet des reprises de chansons des Beatles. Là est peut-être la clé de l'énigme...
    Jérôme Attal s'accapare les codes de l'intrigue policière pour signer un roman poétique, drôle, à la fois nostalgique et vivifiant, truffé de bons mots sur les relations amoureuses et de réflexions mordantes sur le monde d'aujourd'hui.

  • " Et voici qu'après tant d'années je n'arrive toujours pas à choisir entre le général de Gaulle et François Mitterrand ! J'ai tenté à plusieurs reprises de sortir d'un tel dilemme pour comprendre ce que je n'ai pas encore compris. Comme lorsque j'ai écrit ce texte, il y a longtemps, que je l'ai relu, repris - à tel point qu'il est devenu un autre - mais sans en modifier le ton car il se lit avec les mots de l'enfance et que c'est à ce moment-là que tout s'est noué, de telle sorte qu'au fond je n'ai pas changé. " Une adolescence conjugue deux veines littéraires chères à Frédéric Mitterrand : celle du mémorialiste et celle de l'auteur intimiste. Avec toujours la même liberté d'esprit, il évoque ici une jeunesse qui ressemble à celle de toute une génération, mais où s'ébauche, sur un ton allègre, le portrait d'une personnalité singulière.

  • Ils s'appelaient eux-mêmes les Hommes. Ils étaient parvenus à cette extrémité de la terre - qui devait, bien plus tard, être nommée Terre de Feu -;, au terme d'une si longue migration qu'ils en avaient perdu la mémoire. Sans cesse poussés par de nouveaux envahisseurs, ils avaient traversé un continent et des millénaires dans l'ignorance et la peur. Ils s'étaient établis là où, semblait-il, nul ne pouvait les rejoindre, tant sont cruels le ciel, la terre et la mer dans cet enfer austral. Ils furent peut-être un peuple; ils ne furent plus que des clans, puis des familles. Un jour, et c'est demain, il n'y aura plus que Lafko -; Lafko, fils de Lafko, fils de Lafko depuis le fond des âges - , le dernier des Hommes, celui que nous voyons, à la première et à la dernière page de ce livre, tenter de trouver dans la tempête la grève où il pourra mourir, seul sous le regard de Dieu.
    Dans l'intervalle, depuis le rêve de Henri le Navigateur et l'apparition des vaisseaux de Magellan, les Hommes, ces " sauvages ", ont regardé passer l'Histoire et l'ont subie. Demain, Lafko va se perdre dans la nuit.
    Qui se souvient des Hommes ?
    Jean Raspail, pour avoir rencontré l'un des derniers canots des Alakalufs (tel est leur nom moderne), ne les a pas oubliés. Dans ce livre - que, faute de mieux, il qualifie de " roman ", mais " épopée " ou " tragédie " seraient sans doute plus exacts -;, il recrée le destin de ces êtres, nos frères, que les hommes qui les virent hésitèrent à reconnaître comme des hommes.
    C'est une immense et terrible histoire. Et c'est un livre comme il n'en existe pas aujourd'hui, et dont on sort transformé.

  • « On connaissait le Boudard de la langue verte et de la verve populaire, ce livre révèle un Boudard plus personnel, sensible et révolté, un magnifique écrivain français », concluait la quatrième de couverture deMourir d'enfance, le « roman » dans lequel Boudard, plus personnel que jamais, évoquait ses années de jeunesse et ses relations avec sa mère. Le jury de l'Académie française fut du même avis que l'éditeur et lui décerna pour ce livre son Grand Prix du roman en 1995. Avant de disparaître, en 2000, à l'âge de soixante-quatorze ans, Alphonse Boudard devait encore publier un livre aux Éditions Robert Laffont,L'Étrange Monsieur Joseph(1998), portrait d'un personnage hors-norme qu'il avait rencontré en prison, ferrailleur juif, embrouilleur professionnel, pourvoyeur de métaux pour les nazis, voguant de façon ambiguë durant la guerre entre la Gestapo et l'armée des Ombres. Aujourd'hui, ces deux ouvrages auxquels s'ajouteLa fermeture, paru chez Robert Laffont en 1986 et consacré aux maisons closes (« J'ai toujours vécu avec ces histoires de bordel en toile de fond, disait Boudard, parce que ma mère se défendait comme ça »), sont réunis en un seul volume. Ce triptyque forme un ensemble cohérent, qui reflète le regard que Boudard jetait sur cette période si marquante, de l'avant-guerre à l'après-guerre en passant par les années d'occupation, période durant laquelle il a lui-même traversé des univers aussi distincts que ceux de la Résistance et des Forces françaises libres d'un côté, de la pègre, de la prostitution et de la prison de l'autre.Sous le triple visage du romancier, du biographe et de l'historien, Alphonse Boudard fait revivre un monde disparu et impose son talent, celui d'un écrivain à la gouaille, à la truculence, à l'invention verbale rares.

  • Amis d'adolescence, Pierre et Florian se retrouvent, après trente ans d'absence, à l'occasion d'un long voyage en voiture. L'un et l'autre ont un peu perdu le fil de leur vie. Avec émotion et humour, ils évoquent leurs fêlures, leurs doutes face à l'avenir. Mais ce voyage, dicté par les rendez-vous professionnels de Pierre, ne se déroule pas comme prévu.
    Sur le bord d'une route, ils croisent Emiliana di Castelcampo. Dans son château en ruine, telle une fée facétieuse, la vieille comtesse italienne va bientôt bouleverser l'existence des deux hommes. Car la vie trouve son sens et sa magie dans les rencontres que l'on y fait et dans notre capacité à rêver et à accueillir l'imprévu.
    Cette comédie d'un optimisme contagieux, qui redonne le goût de vivre et d'aimer, est aussi un roman d'apprentissage et de sagesse, illuminé par d'inoubliables histoires d'amour.

  • Il était une fois...
    Dans un royaume lointain, un jeune prince est victime d'un terrible sort : son coeur, enveloppé d'une gangue de cristal, ne peut ni vibrer ni aimer. Seul un feu d'amour brûlant permettrait de faire fondre le cristal et de libérer son coeur.
    Alors qu'il est en âge de se marier, et malgré tous ses efforts, aucune femme ne lui inspire cet amour. C'est ainsi qu'il décide de partir sur les routes du monde, à la recherche de celle qui le délivrerait du maléfice. Semée de bien des obstacles, sa quête l'amène à méditer sur le sens de la vie, mais aussi à découvrir le redoutable secret qui pèse sur sa naissance.
    En conteur autant qu'en philosophe, Frédéric Lenoir se penche sur le coeur des hommes : siège de l'amour, siège aussi de la peine et du deuil. Un conte universel à destination des enfants, de leurs parents et de leurs grands-parents.

  • Au soir du 27 février 2010, les habitants de la Faute-sur-Mer se sont endormis paisiblement sans s´inquiéter de la tempête annoncée.
    C´est à 3 heures du matin que les digues ont lâché et que la mer est montée. Lentement, inexorablement, elle a noyé les plages, les routes, les jardins et, sans jamais modifier son allure, elle a enlacé les maisons, piégé les résidents et tenté de les engloutir.
    À travers l´histoire de quatre familles, Yves Viollier raconte ces heures atroces que ces hommes, ces femmes et ces enfants ont dû affronter en tentant de toutes leurs forces de survivre.
    Il y a les Clemenceau, Guillaume et Alexandra, et leur toute petite fille Amandine, les Murail, un vieux couple installés là depuis toujours, Julie, la jeune célibataire et son chat, et enfin les Montauran, grands-parents de Jérémie et de Claire que leurs parents leur ont confiés pour les vacances scolaires.
    Torturés par l´angoisse, la culpabilité, le désespoir, s´accrochant au moindre espoir, montant sur les chaises, les tables, les meubles, poussés inexorablement vers le plafond et le toit, tous tenteront d´échapper à cet élément si familier devenu en quelques heures un ennemi mortel. Tous ne seront pas sauvés.
    À travers le destin de ces quelques personnages, c´est toute la dimension tragique de cette catastrophe qu´Yves Viollier a su rendre. Il nous dit l´horreur de cette nuit mais aussi la dignité, le courage et la solidarité dont ont fait preuve toute une population, tout un pays, toute une région.

  • L'autofiction coup de poing d'une jeune femme juive etkabyle issue de la Courneuve qui s'est sortie d'une enfance chavirée avec une détermination et une énergie tout à fait hors du commun.0300Lili n´est pas d´une nature à baisser les bras. Elle a cette certitude chevillée au corps « qu´il faut dépasser ses malheurs en klaxonnant bien fort, garder ses cheveux au vent et continuer à offrir son beau visage au soleil ». Et pourtant les malheurs, Lili, elle les accumule. Issue d´une famille de juifs d´Afrique du Nord débarqués à la cité des 4000 à la Courneuve, elle est mise au monde sous X, car elle est le fruit de la honte et du déshonneur : un soir de Noël, après un flirt poussé dans une voiture, sa mère tombe enceinte d´un Kabyle qu´elle vient de rencontrer. Le grand-père Moïse, au coeur chaud, pris par le remords de l´abandon, reviendra chercher Lili à l´orphelinat. Mais en arrangeant un mariage avec Daniel, un catholique autoritaire qui voudra bien de sa fille déshonorée il livrera malgré lui sa petite-fille à la violence d´un beau-père destructeur et au déséquilibre psychique d´une mère fragile. Heureusement Lili aura toujours comme refuge le foyer aimant de Margaux et Moïse, ses grands-parents protecteurs. Et puis il y a Lahlou, Magid, Farid, Sosso, Mounhir, Karima et les autres copains de la banlieue, avec qui Lili trouvera les élans d´amitié et de solidarité qui donnent la force de s´en sortir, même quand on est né du mauvais côté du périphérique.0300Même si Lili sait qu´elle n´a pas reçu toutes les bonnes cartes à la naissance, elle a fait le choix de mordre la vie à pleines dents pour s´en sortir gagnante. Non reconnue par son père qui est arabe, elle grandit à la cité des 4 000 auprès de grands-parents juifs émigrés d´Afrique du Nord, puis sous l´autorité nocive d´un beau-père catholique maltraitant. L´histoire singulière de Lili incarne à elle seule les grands thèmes qui font débat aujourd´hui : résilience, mixité, intégration, identité nationale... Sylvie Ohayon nous montre, avec ce premier livre plein d´humanité, que la Courneuve n´est pas qu´un endroit à passer au Karsher et qu´une porte de sortie vers les beaux quartiers ne garantit pas le bonheur. Un témoignage lumineux et vibrant sur les élans d´amitié et de solidarité qui donnent la force de s´en sortir même quand on est né du mauvais côté du périphérique.

  • " Le Journal d'un mythomane n'en est pas un, il est mieux que ça : une médaille, un passeport, une carte de membre, un marchepied vers l'immortalité. " Le Figaro Magazine Après le succès du premier volume de son Journal d'un mythomane et d'Une année particulière, qui retraçait, de la manière la plus hilarante et la plus pertinente, l'année électorale, Nicolas Bedos revient, à la demande générale de ses inconditionnels, en libraire avec ce troisième volume. On l'y retrouve encore plus insolent et irrespectueux, mais si talentueux, si drôle, si libre et au fond si mélancolique qu'on lui pardonne ses outrances... La plume de Nicolas Bedos n'est pas seulement trempée dans le vitriol, c'est celle d'un authentique styliste dont chaque phrase est peaufinée, celle aussi d'un mémorialiste, qui saisit avec finesse les petits et gros travers de ses contemporains. Nicolas Bedos n'est jamais dupe de rien, ni de la droite ni de la gauche ni de lui-même.

  • Le monde d'Hannah

    Ariane Bois

    Hannah, 9 ans, vit dans le « Petit Istanbul », un quartier populaire du XIearrondissement, qui rassemble une communauté judéo-espagnole joyeuse et attachante... Un jour, dans la rue, elle rencontre Suzon, 10 ans. Malgré tout ce qui les oppose, l´amitié est immédiate, passionnée... Mais nous sommes en octobre 1939. Hannah et sa famille sont des juifs venus de Turquie. La famille de Suzon est originaire de la Creuse.Après l´engagement volontaire de son père contre les Allemands, Hannah découvre les alertes, le marché noir, l´exclusion, les expropriations, les menaces, les interdictions... Elle est bientôt contrainte de fuir dansune pension catholique en Normandie, puis, après la succession des rafles à Paris, de rejoindre Istanbul en train, avec sa mère... grâce à la nationalité turque de son père.À leur retour à Paris, en 1945, c´est un nouveau déchirement. Le père d´Hannah et ses grands-parents ont disparu... Tout le quartier est décimé. Hannah veut croire que son père a échappéà la déportation, et seule la présence de Suzon apaise son désespoir.Les années passent... Les deux jeunes filles grandissent, puisent de la force l´une dans l´autre, restent inséparables, tout en prenant des chemins différents. Hannah choisit de faire des études de journalisme ; Suzon préfère les plaisirs et les fêtes, les aventures faciles. C´est alors qu´Hannah découvre un secret si choquant, si brutal, qu´il mène à une rupture avec Suzon et sa famille... Engagée à France Soir, elle devient l´une des premières femmes grands reporters et sillonne le monde. Jusqu´en mai 68, où le destin permettra à Suzon et Hannah de se retrouver...D´une sensibilité et d´une sobriété poignantes, ce roman nous parle de la puissance miraculeuse des amitiés qui traversent le temps. Et de la force inouïe que les « survivants » durent trouver en eux pour se reconstruire, surmonter l´absence des disparus.

  • Car ce sont bien des images de cette nuit atroce du 13 au 14 décembre 1793 qui la hantent depuis sa naissance. L'enquête de Clotilde va la conduire à découvrir le destin extraordinaire de son ancêtre...
    Dans ce roman lumineux, Yves Viollier a croisé avec une rare maestria le destin de deux femmes exceptionnelles.

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