Presses de la Renaissance

  • Au coeur du désert, Blanche de Richemont a découvert la puissance du désir. Elle s'interroge aujourd'hui sur le sens du désir dans une société qui en est saturée.
    De rencontres en voyages elle a cherché cet élan qui anime et bouscule nos vies. Elle est partie en quête du désir d'être dans la vie quotidienne, désir de Dieu auprès de reli-gieuses dans la brousse, désir charnel dans les lieux de la nuit, désir d'amour dans des coeurs qui espèrent. Elle a peu à peu découvert que le désir faisait écho à l'indicible de nous, que dans son sens le plus fort, celui-ci réconciliait le corps et l'esprit, qu'un désir authentique animait l'existence et lui donnait un sens.
    /> Au-delà de la morale et des conventions, c'est notre propre vérité qui est en jeu dans la dynamique troublante et fascinante du désir.
    Et si désirer était une façon d'incarner notre essentiel, l'occasion de faire en sorte que notre vie nous ressemble ? L'auteur montre qu'un désir vrai devient une sensualité de l'esprit ; chaque injonction des sens et de l'âme offrant la possibilité de persévérer dans son être.
    Un texte poétique et philosophique qui encourage le lecteur à aller au plus haut de lui-même à travers le désir.

  • Une plaque commémorative sur une façade du boulevard Saint-Michel, en mémoire d'un résistant abattu en 1943.
    Un inconnu accroche un mot de quelques lignes sur la plaque. Il y demande aux pas-sants d'avoir une pensée pour ce jeune Parisien mort depuis plus de soixante ans, et qui fut son meilleur ami. Touchée par ce message, Emma, qui habite le quartier, lui répond en ajoutant à son tour une lettre sur le mur.
    Se noue ainsi un dialogue entre une jeune femme et un vieil homme, qui apprennent à se connaître sans jamais se rencontrer. Emma va remonter le fil de l'Histoire pour comprendre qui se cache derrière ce mystérieux correspondant. Leur relation épistolaire se transforme en une véritable chaîne humaine au fil des autres lettres déposées par des passants : un général à la retraite, un collégien, un touriste allemand, un couple d'étudiants...
    Le puzzle s'assemble ainsi jusqu'à sa conclusion, aussi simple que tragique.

  • Olympia Alberti imagine les pages manquantes du Journal d'Etty Hillesum, et reconstitue ainsi le cheminement hors du commun de cette lumineuse jeune femme juive, disparue à Auschwitz en 1943. Nouvelle édition en petit format pour le centenaire de la naissance d'Etty Hillesum.

    " Plus j'avance, plus je crois à une spiritualité dans la vie de tous les jours, à une mise en pratique concrète des principes intérieurs : que serait une éthique sans pratique ? Du vent... J'ai trouvé une astuce qui me rend joyeuse : dire merci à Dieu, pour tout ce qui m'apprend quelque chose. Et ce n'est pas seulement le bonheur ou la facilité ? on ne s'épanouit pas que dans la facilité. La gratitude me garde le regard tournée vers la Source de la vie.
    " Non, je ne perds pas de vue que m'attendent des jours d'oppression, des jours de faim, de froid et de misère, des jours et des nuits de tourmente, il y aura notre convoi, je le sais, je n'ai aucune illusion ? et d'ailleurs, je n'en voudrais pas, d'une existence sans les autres, tous les autres, je ne voudrais pas d'un destin qui m'écarte de porter le poids que nous avons à porter. Ensemble. " Dans ce récit fort et bouleversant, Olympia Alberti imagine les pages manquantes du Journal d'Etty Hillesum, et reconstitue ainsi le cheminement hors du commun de cette lumineuse jeune femme juive, passionnée de la vie, qui n'aspirait qu'à écrire et se rapprocher de Dieu.
    Elle fut exécutée le 30 novembre1943, à Auschwitz. Elle avait 29 ans.

  • " L'année 2007, je suis allée passer la semaine pascale à Saint-Jacques-de-Compostelle. Je ne le savais pas encore, mais ce pèlerinage au pays du soleil couchant était une façon de me purifier avant ma mort, qui survint le 15 mai suivant, à Paris. L'écriture des poèmes est liée à mon retour à la vie. Je n'ai rien fait pour écrire ces poèmes, j'ai seulement pris le cahier et le stylo, tout se présentait à moi naturellement au fur et à mesure, cela se présentait de dehors, je n'avais plus qu'à noter. Ces poèmes d'amour sont une arme de guerre, je ne peux pas me contenter de "faire de la poésie" ou de "faire de la littérature". Quand l'auteur, par chapelets de phrases, extirpe la bête de sa tour d'ivoire, il peut mettre le ver dans le verbe ; ou bien tenter de libérer l'âme en faisant de son verbe une épée. Je veux, ici et maintenant, livrer une langue du feu de Dieu. " Alina Reyes.
    Ces 70 psaumes d'amour sont un cri et un chant adressés à Dieu par celle qui fut touchée par sa grâce. Une élévation vers le Tout-Autre qui vient nous rejoindre au plus intime et faire sa demeure en nous.

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