Humensis

  • Bienvenue au Moyen Age

    Michel Zink

    Bienvenue au Moyen-Âge ! Ou plutôt bienvenue dans le merveilleux, l'imaginaire, l'aventure du Moyen-Âge. Il nous est à la fois familier, des chevaliers de la table ronde à la série télévisée Kaamelott, et il nous paraît si lointain : " Nous ne sommes plus au Moyen-Âge ". En quarante séquences vivantes et imagées, Michel Zink, l'un des plus grands spécialistes mondiaux de la littérature médiévale nous fait entrer dans le monde des poèmes, des romans, des chansons, des légendes du Moyen-Âge. L'univers des troubadours n'était pas celui des baba-cool à guitare mais celui des poètes exigeants et des hommes de cour. Ils recherchaient avant tout l'élégance des manières, de l'esprit, des sentiments. Le Moyen-Âge, c'est aussi la voix amoureuse des femmes qui se fait entendre en poésie. Sait-on par exemple que " Malbrough s'en va t'en guerre " est une chanson du XVIIe siècle mais héritière d'une tradition qui remonte au Xe siècle. La légende de Roland a t-elle existé réellement ou est-elle une invention qui a modelé notre histoire nationale ? Qui était le roi Arthur imaginé par Chrétien de Troyes ? L'amour occupe une place essentielle au Moyen-Âge et particulièrement l'amour conjugal. Ici, la vie est une quête au plus près de la nature : Quête du Graal et du merveilleux. Entrez de plain-pied dans le Moyen-Âge, voici sans doute la plus belle des invitations au voyage proposé avec humour et légèreté par un troubadour du XXe siècle. Ces chroniques ont pour origine une série d'émissions diffusées pendant l'été 2014 sur France Inter. L'ouvrage sera accompagné d'une forte promotion sur les antennes de France Inter et de Radio France.

  • Clara, Jérémie, Bertrand, Vanessa, Sébastien, Antoine, Alison appartiennent à la première génération élevée par les marques, la télévision et l'algorithme de Google. Ces bons petits de la méritocratie se sont connus bébés requins à HEC. À 40 ans, ils se trouvent aux portes du pouvoir de la finance, la politique, la communication, la presse et du hacking. Ils représentent la relève, le Club Mickey des affaires. Ils se croient surpuissants, redoutent le déclassement. Ne pas devenir totalement fou est leur unique objectif.
    De petit accommodement en grand renoncement, ils participent à la collusion entre finance mondiale et dirigeants politiques européens qui ruinent le Vieux Continent. Jusqu'au jour où l'un des sept amis est retrouvé mort. Suicide ? Assassinat ? Aujourd'hui, tout est suspect.


    En bande organisée s'inspire de faits réels. Il est le fruit d'une enquête menée par l'auteur sur les manipulations de certains pays de la zone euro pour accéder à la monnaie unique. Sommes nous toujours en démocratie ? Qui nous gouverne ? Que vaut la réussite dans un monde condamné à sa perte ?
    Il faut lire de toute urgence ce thriller économique et politique qui nous embarque dans un train fantôme, dévale les montagnes russes et nous promet le grand huit à chaque page. Si vous n'avez pas peur, plongez dans ce roman hallucinant. Sinon, continuez à regarder la télévision.


    Flore Vasseur est l'auteur remarqué d'Une fille dans la ville et de Comment j'ai liquidé le siècle.

  • Campé dans un univers d'êtres maléfiques et de dégénérés, aux confins de la Finlande, cet ample roman conte l'étonnante histoire de Zora, fille d'un tripier égorgeur de vierges. L'enfant, très tôt orpheline de mère, est battue et humiliée par son père. Mais elle prend son mal en patience. A 16 ans, elle a la chance d'être demandée en mariage par l'alchimiste Tuomas, certes âgé de 84 ans, mais dont les manières élégantes détonnent dans cette forêt barbare. Cette nouvelle vie permet à Zora d'acquérir, grâce à une union platonique qui relève davantage du tendre apprentissage entre un maitre et son élève que de la vie de couple, toutes les qualités d'une jeune femme du monde. Une autre Zora est née, bien décidée à vivre des aventures extraordinaires et à rattraper le temps perdu... Elle ne sera pas déçue.
    Formidablement bien écrit dans une langue rabelaisienne où se mêlent l'humour et l'érudition, le grotesque et le fantastique, la cruauté et la poésie, le premier roman du Canadien Philippe Arseneault est digne des plus sombres poèmes de la mythologie nordique.
    Avocat de formation, Philippe Arseneault est aujourd'hui journaliste. C'est pendant un voyage de neuf ans en Chine qu'il a rédigé ce premier roman. Zora, un conte cruel a obtenu le Prix Robert-Cliche 2013.
    480 pages, 21 €.
    978-2-84990-314-8

  • Le 4 avril 2012, Dimitris Christoulas, retraité grec et ancien pharmacien, se tue d'une balle dans la tête sur la place Syntagma d'Athènes, en face du parlement. Ce cri de révolte est le point de départ du roman. Tout le livre passera par le regard et l'expérience de Maxime Bernard, un homme sans repères, un français déclassé venu en Grèce pour renaître de ses cendres. Au lieu de s'apitoyer sur la déroute du pays, Max décide d'explorer en profondeur la vie quotidienne d'Athènes. De jour comme de nuit, il observe une série de paradoxes : la ville a été sacrifiée mais sa lumière demeure, les Grecs sont abattus par la crise mais ils sont combatifs, la cité peine à trouver de nouvelles ressources mais les chansons font toujours vibrer le coeur de cette Mana mou Ellas (ma mère, la Grèce).
    Ce voyage radical est une quête. C'est aussi un passage des ténèbres à la lumière, passage visible dans la progression du roman. Arrivé au terme du livre, une question se pose : qu'est venu chercher Max de ce côté-ci de la Méditerranée ? La révolution ? La fraternité ? Le calme ? C'est à son retour en France que la réponse à l'énigme surgit : " Ce qu'il abandonne, c'est cet homme coupable qui voulait ressembler aux autres. " Au chaos intérieur de Max fait écho le chaos de la Grèce, et nous voilà plongés dans un roman bien plus étrange qu'un roman réaliste, bien plus envoûtant. Athènes, haut-lieu d'apprentissage.
    " Sur une place des hauteurs du Pirée, Max contemple les banques rutilantes. Les noms de établissements se succèdent, les places de stationnement sont interdites, des barreaux ferment les fenêtres. On n'échappe pas aux banques, ici. Seul, au milieu, l'immeuble du Parti communiste grec. Au-dessus de la porte, la marinière du drapeau national côtoie la bannière rouge frappée de la faucille et du marteau. Max se sent lavé de tout soupçon, juste et déterminé comme un empereur romain. Indigent et glorieux, il erre encore jusqu'à la nuit tombée, au-delà du débarcadère, vers le stade de l'Olympiakos. Il enjambe des carcasses de machines-outil, contourne des grillages aplatis et se réjouit de la splendide déliquescence de ce monde. Vers minuit, il redescend vers le front de mer pour respirer le parfum des grillades et les bacs de glace où dorment des poulpes. Dans les néons des boutiques de souvenirs, des ouzéris et des kiosques, il énumère les noms des bateaux qui partent dans les îles, le Knossos, le Santorin, le Nauplie, l'Epimanondas, le Dolphin Express. "

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