• Kampuchéa

    Patrick Deville

    Henri Mouhot poursuit un papillon, son filet à la main, se cogne la tête, lève les yeux, découvre les temples d'Angkor. C'est l'année zéro de ce récit.
    Pavie fait élever le tombeau de Mouhot à Luang Prabang, ouvre à Paris l'École cambodgienne, conseille le futur roi Monivong auquel succède Sihanouk, renversé par Lon Nol, lui-même chassé par Pol Pot. C'est une histoire brève, et française, de Mouhot jusqu'aux Khmers rouges.
    Pour l'écrire, le narrateur entreprend de remonter le fleuve Mékong sur les traces du La Grandière, depuis son delta jusqu'aux frontières de la Chine.

  • Où en est aujourd'hui, le Cambodge, après le 17 avril 1975, date de la victoire des révolutionnaires khmères ? Témoin oculaire de la prise de Phnom Penh, François Ponchaud nous en fait revivre les péripéties : entrée des révolutionnaires, exode forcé de toute la population. Il évoque ensuite la prise du pouvoir dans les provinces, la désertion des villes et des bourgades par un peuple livré de force au travail de production agricole. Par une analyse du discours officiel tenu par la radio, l'auteur décrypte les buts poursuivis par la révolution, l'organisation de la nouvelle société, la formation idéologique du peuple, la création d'une nouvelle culture. Par sa radicalité même, cette révolution comporte des traits spécifiques que l'auteur situe dans le contexte historico-social qui l'a vue naître, ainsi que dans l'histoire personnelle de ses leaders actuels. Révolution fascinante et terrifiante... L'expérience cambodgienne est un défi qui interpelle tout homme.

  • Songez, quand vous découvrirez ou retrouverez le Cambodge des temples, Angkor Vat, le Bayon, le Bapuon, Banteay Srei, Prah Khan... que l'immense cité des rois khmer fut reconstruite pierre à pierre par les hommes de l'École française d'Extrême-Orient à partir des années 1900. En 1901, Pierre Loti s'assoupit à l'ombre des géants du Râmâyana, pendant que Charles Carpeaux, le fils du sculpteur, se débat avec les tentacules des banians qui emprisonnent les tours à visage du Bayon. Paul Claudel, lui, croit rencontrer à Angkor Vat Satan personnifié. Quant à André Malraux, il vient à Angkor en 1923 pour dérober, à Banteay Srei, plusieurs déesses sculptées en bas-relief. De nouveaux documents, retracent l'équipée de l'écrivain au Cambodge. Outre celle de Malraux, c'est l'aventure des Conservateurs d'Angkor qui est contée dans ce livre : fallait-il être assez fou, au début du siècle, pour accepter de vivre dans la jungle et l'humidité afin d'exhumer des vestiges dont personne ou presque ne se souciait ? Certains, tel Henri Marchal, ont la grâce d'être élus khmer parmi les Khmers, d'autres disparaissent tragiquement. Quant au dernier Conservateur, Bernard-Philippe Groslier, il poursuit la reconstruction de ses monuments sous les tirs de roquettes et les bombes au napalm durant la guerre civile qui embrase le Cambodge de 1970 à 1975. Tous, en dépit des guerres et des avatars de la décolonisation, restèrent fascinés par la majesté des monuments qu'ils arrachaient à l'emprise de la forêt : chaque jour, ils côtoyaient les dieux.

  • Les O'Hara se sont installés à Singapour, bien avant que l'île ne devienne propriété anglaise, et l'une des constantes de cette dynastie de coureurs de mers est la lutte sanglante contre la Compagnie des Indes orientales. Le récit raconte la jeunesse de Kaï O'Hara et son amour impossible pour une Française de Saigon, fille d'un gros planteur féru de capitalisme moderne.

  • De 1966 à 1975, l'histoire des SEAL de l'US Navy, commandos de l'armée américaine, durant la guerre du Vietnam.

  • En l'an 40 de notre ère, deux jeunes paysannes à dos d'éléphant ont chassé de leur pays l'occupant Han, le plus grand empire de l'Antiquité. En cette année 1965 du calendrier impérialiste, le masque a encore une fois changé d'empereur et, encore une fois, filles de dragon et fils de fée font face... Nous sommes au Viêt Nam ; Maman Nymphéa a perdu tous ses enfants, l'un après l'autre, dans cette guerre terrible contre la plus grande puissance du monde. Seule survivante, Loriot-du-Saule, la petite soeur, se jette de toutes ses forces dans la bataille. Et si elle est sûre d'y rencontrer la mort, elle ne s'attend certes pas à y découvrir l'amour... Amour et haine, qui jamais ne pourront faire bon ménage ; Salangane et Point-Virgule en feront à leur tour l'amère expérience avant que l'Amérique comprenne enfin qu'elle est vaincue par la ténacité de ce peuple inflexible. Un roman (mais est-ce un roman ?) fascinant, foisonnant, tendre et violent, comme un coup de poing venu de ce Viêt Nam qui ne cesse de résonner dans nos mémoires...

  • Delta du Mékong, 1927 : Paul, fils du receveur des douanes à Rach Gia, en compagnie de son ami de toujours, le boy Thiou, grandit au milieu des marchandises saisies : opium, or et ivoire... Et puis, un jour, c'est le grand départ. Le retour vers la France pour un congé d'une année. Renversez la vapeur, l'Extrême-Orient remplacé par l'Occident. Rien ne sera plus pareil, ni pour les maîtres ni pour Thiou. Choc des cultures, croisée des destins, aventures en Bretagne

  • Un pèlerin singulier longe les rives du Mékong, croise un abbé du Grand siècle, des singes chapardeurs, et comme un enfant, glisse les éclats et la féérie des temples d'Angkor dans son sac de voyageur. A son retour de Bangkok, du Laos et du Cambodge, il éparpille ses trésors sur la page. Après L'Inde au pied nu, Léger, Légère, Pierre Lartigue poursuit, pour notre plus grand plaisir, sa quête de lumière et de mouvement.

  • Sâo Baÿ

    Rene Thomasset

    Sao Baÿ fait partie de ces romans exotiques de la fin de la présence coloniale en Indochine au siècle dernier.
    Ici, au Laos, un jeune ingénieur des Mines, pour faciliter ses recherches, suit les conseils de l'administrateur et va prendre femme dans la région reculée qu'il doit prospecter. Il s'agit plutôt d'un marché que de sentiments partagés...
    Le jeune André se voit donc proposer la fille aînée du chef du village. Mais c'est la cadette, Sao Baÿ qui retient son attention. Il finira par épouser les deux !
    Suivent des péripéties qui introduisent le lecteur dans la vie quotidienne laotienne, faite d'humour, de tromperies, de chasses, de chants, entre autres aventures.
    Mais la Grande guerre va interrompre la vie harmonieuse d'André et Sao Baÿ et les contraindre à une longue séparation.
    André reviendra au bout de ce long tunnel, retrouver sa douce épouse et leur fils métis, son bungalow perdu dans la forêt et les nonchalantes journées qui s'écoulent paisibles, loin du tumulte occidental.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Après « Médecin au Vietnam en feu » qui brossa avec tant de vigueur le tableau de l'hallucinant calvaire d'une population dont il partagea durant sept années les épreuves, le docteur Jean-Pierre Willem raconte dans « Les naufragés de la Liberté » le dernier exode des Méos. Retourné en 1977 en Thaïlande avec « Médecins sans frontières », pour y soigner les réfugiés du camp de Nam-Yao, le premier, le docteur Willem dénonça le génocide des Mhongs et celui des Cambodgiens, dans un article de « Science et Vie ». Ce médecin jamais las, qui use sa jeunesse à sauver des vies, cet écrivain obstiné à crier sa révolte contre les violents et sa compassion pour leurs victimes, ce perpétuel errant, sans cesse disponible pour le combat contre la pire détresse humaine, ne se contente pas de prodiguer ses soins aux corps meurtris par la folie guerrière, mais il offre de surcroît à ces foules hagardes, dispersées, le réconfort d'une fraternelle tendresse, seule capable de rendre le goût de vivre aux désespérés.

  • Si « Le Fil d'Ariane » n'était qu'un roman - et un roman fort, riche, intense - il s'imposerait à notre admiration, mais il ne nous toucherait pas aussi profondément. Il nous bouleverse parce que nous savons dès les premières lignes qu'il s'inscrit dans la vérité d'un homme, l'auteur, sous le masque du Dr Delaudie. Roman de l'absence, document de guerre, plaidoyer pour l'amour, mieux encore pour la fidélité de l'amour, réquisitoire contre la violence aveugle et absurde, « Le Fil d'Ariane » est un des récits les plus insolites que le conflit viêtnamien ait inspirés. Delaudie, le personnage central, le narrateur souvent, est à la tête d'une antenne chirurgicale au Laos, non loin de Dien Bien Phu où agonise la présence française en Extrême Orient. Nous sommes donc en 1954. Le Dr Delaudie, loin d'Isabelle, sa femme passionnément aimée, livre un double combat, contre la souffrance et la mort des autres, et contre lui-même en proie aux mille tentations sexuelles d'un monde et d'un temps exacerbés par la guerre, le climat, l'exil, les licences que justifie toujours, en les conjurant, la certitude vécue de la précarité du présent. L'étonnant dans ce roman d'une rare qualité d'écriture, c'est que l'auteur, personnage et témoin, scientifique éminent et écrivain remarquable, y tourne le dos à tous les conformismes. Son témoignage contre la guerre est implacable. De l'amour fidèle, il fait un amour fou. Des bons sentiments que semblait impliquer le thème, il tire un ouvrage d'une ardente sensualité. Et si le lyrisme affleure à certaines pages, le lecteur n'en est pas moins plongé dans l'atroce réalité de la désintégration indochinoise. Cependant, au-delà des faits évoqués, ce livre demeure avant tout un prodigieux roman d'amour, bouclant sa boucle, d'un univers à l'autre, de l'Europe à l'Asie, de la paix à la guerre, sur une image de tendresse et d'espérance, le noeud final de ce « fil d'Ariane » que rien n'aura pu briser.

  • De la Préhistoire à la fin de la période monarchique, en passant par la dynastie des Hông Bàng, à la colonisation, etc., Lê Thành Khôi nous propose ici de découvrir tout ce qui concerne le Viêt Nam : sa géologie, son climat, sa population, ses minorités ethniques, les différents régimes qui en ont assuré la gouvernance, etc. Un ouvrage extrêmement complet, même si nombre de documents qui dorment dans des villages, n'ont encore pu être rassemblés et étudiés.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'histoire des Hmong, des Méo, s'étend sur cinquante siècles si on s'en tient aux Annales chinoises. Elle est celle d'un peuple pas comme les autres, qui, ignorant l'écriture, conserva pourtant intactes ses coutumes, ses rites magiques. Il entra dans l'Histoire les armes à la main ; il combat toujours dans les montagnes du Laos. Peuple des chamans, maîtres des esprits, des vierges guerrières, peuple de l'opium, fou de liberté, il n'a jamais connu de maîtres ni de frontières. Ces libres cavaliers de la steppe sibérienne, qui eurent leur Age d'or sur les bords du fleuve Jaune, sont devenus des nomades qui, au Tonkin, au Laos, en Birmanie, en Thaïlande et dans tout le sud de la Chine, vivent sur les sommets de l'autre côté des nuages. Aujourd'hui, ils sont victimes d'un holocauste semblable à celui des Juifs. On les détruit aux gaz asphyxiants quand le napalm ne suffit pas. Jean Lartéguy rencontra les Méo en 1950, en haute région d'Indochine ; il les retrouva en 1978 aux pieds de l'Aigoual, dans sa Lozère natale. Ainsi lui vint l'idée de ce livre qu'il écrivit en collaboration avec l'un de ces Hmong qu'il avait connu dans un camp de Thaïlande : Yang Dao, élève du Pr. Dumont et docteur en sciences économiques. De la princesse chamane des légendes chinoises au sorcier de la Guerre du Fou, de Chao Quand Lo le Magnifique au général Vangpao, chef de l'armée secrète de la C.I.A., une fabuleuse aventure comme le monde en a peu connu.

  • From October 2006, India holds the Chair of the Mekong-Ganga Cooperation Initiative (MGCI). Cambodia and Thailand have held this position for three years each before India, and in that order. MGCI was launched on 10th November 2000 in Vientiane (Laos) and aims at rekindling the cultural links between India and the five riparian states of the Mekong River, namely, Cambodia, Laos, Myanmar, Thailand and Viet Nam. It is from here that India seeks to strengthen connectivity through building the physical and social infrastructure in these countries. This includes roads, rails, air links and information and communication technologies as also education, culture, and imparting skills in development management and other technical areas. It is only with a robust engagement of this nature that MGCI may evolve a lasting socio-political and economic partnership with this region and take it further in enhancing India's military and strategic equations with these countries. India has taken scores of major initiatives under the MGCI and this newfound enthusiasm has also provided a boost to India's bilateral relations with each country. As this study shows, the results, however, remain a mixed bag and India needs to accelerate its footwork to implement its grand vision and to keep pace with other major stakeholders in this region. In particular, progress made by China has been far too rapid and this has put China in the lead and this remains a subject of debate both inside and outside the Mekong region.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Myanmar, the second biggest country in terms of area in mainland South East Asia, borders five neighboring countries: China, Thailand, India, Bangladesh, and Lao PDR. Myanmar's longest borders are with China (approximately 1,357 miles) and Thailand (approximately 1,314 miles), and it shares coastal waters with Malaysia and Singapore. Informal activities and informal moment of goods and people have been quite significant due to many factors. Although various policy measures have been developed to mitigate these informal activities, there has not been any study regarding the sources of these informal activities, their costs and benefits, impacts and consequences of the existence and non-existence of these activities, or how these activities could be mitigated without having significant negative economic and social impacts on the local people and the economy as the whole. This paper attempts to identify factors behind causes and effects of informal flows in goods and persons across the borders between Myanmar and its neighboring countries, especially China and Thailand, and to address related issues and possible policy implications. This paper is a result of various surveys and studies in many places in Myanmar, Lao PDR, Thailand, and China from 2005 to 2009 under several research projects.

  • This study aims to increase awareness and interest on the pharmaceutical quality and counterfeit medicines issues in the Mekong Subregion. It provides a review of existing empirical findings regarding the state of medicine quality in the region. It also analyzes data on quality testing of drug samples from the five countries (Cambodia, China, Lao PDR, Thailand and Vietnam) in the region, in order to develop a conceptual framework for addressing the issue at the regional level, and to suggest areas for further study.

  • Le 1er décembre 1975, S.M. Sri Savang Vatthana, roi du Laos, abdique devant le Conseil suprême du peuple. Souphanouvong, le prince rouge qui, depuis trente ans, anime la résistance, est « élu » président de la République. Presque à l'insu de l'opinion internationale, le royaume du Million d'Éléphants vient de basculer dans le camp des démocraties populaires. Aujourd'hui, sous le regard soupçonneux des commissaires politiques Pathet Lao, vainqueurs apparents, et de leurs alliés nord-vietnamiens, cubains et soviétiques, véritables maîtres du pays, hommes et femmes lao sont attelés aux charrues à la place des boeufs, fonctionnaires et militaires creusent avec leurs mains des canaux dans les camps de rééducation, prostituées et étudiants contestataires parachèvent leur conversion sur les îlots de la Nam Ngum. Colonel d'aviation de l'armée royale, le prince Mangkra Souvannaphouma, après un stage de plusieurs mois à l'École de guerre de Paris, revient dans son pays en décembre 1972. Pendant trois ans, il sera le collaborateur direct de son père, homme fort du Laos, apôtre du neutralisme, Premier ministre sans interruption depuis 1960. A ses côtés, il a rencontré tous les leaders du monde libre et du monde communiste et va vivre, jour après jour, l'agonie du Laos. Le récit d'une grande lucidité que donne le prince Mangkra Souvannaphouma est un témoignage exceptionnel sur l'insidieux processus qui a conduit le peuple lao du « pays du sourire » au fond de l'abîme. C'est aussi un avertissement pour tous ceux qui jouissent encore de la liberté sans en apprécier tout le prix.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans son "Histoire du Viêt Nam des origines à 1858", Lê Thành Khôi, après nous avoir présenté le pays en lui-même : sa géologie, sa météorologie, sa végétation, aborde les questions des populations vietnamiennes, pour ensuite traiter des questions politiques : des nombreux royaumes jusqu'aux régimes les plus récents. Il n'omet ni le confucianisme, le boudhisme et le taoïsme, ni la lutte contre la Chine. Un ouvrage extrêmement complet, qui se fonde à la fois sur des documents vietnamiens et sur des sources étrangères, pour bien comprendre ce pays.

  • Lorsqu'après Diên Biên Phu la France signa avec le gouvernement provisoire de la République vietnamienne dirigé par Ho Chi Minh les accords de Genève, on pouvait espérer que le respect de ces accords, notamment des élections générales sur l'ensemble du territoire vietnamien, conduirait à une détente durable et à une politique solide de « coopération » avec la France. Près de dix ans ont passé : le bilan dressé ici est terriblement négatif. Renonçant au rôle que lui assignaient avec clarté les Accords de Genève, la France a « passé la main » aux USA. Ceux-ci ont instauré un « régime néo-colonialiste modèle » dirigé en apparence par M. Diem, mais en fait de plus en plus directement par les Américains engagés dans une nouvelle « croisade anti-rouge » : ainsi se sont créées les conditions objectives d'une renaissance de la guérilla. C'est aujourd'hui une véritable « guerre non déclarée » qui se livre au Sud-Vietnam. Quelles en sont les raisons et quel en est l'enjeu ? Qui est M. Diem, et qu'est-ce que le « Front de Libération du Sud-Vietnam » ? Où vont les Américains dans leur « bastion », et la France n'a-t-elle pas encore un rôle à jouer au Vietnam ? Telles sont les questions auxquelles, en historien et en économiste, répond Nguyen Kien.

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