• Il y a cent ans, le premier tome de À la recherche du temps perdu était publié et allait révolutionner le paysage littéraire mondial.
    Rares sont les lecteurs qui osent encore s'abandonner à la prose si particulière de La Recherche et aux messages que délivre son auteur, Marcel Proust...
    "Un été avec Proust" est l'occasion d'explorer les sept tomes de ce roman, à travers ses grandes lignes fondatrices et, bien sûr, ses plus belles pages, en compagnie d'un spécialiste, d'un écrivain ou philosophe.
    Antoine Compagnon aborde ainsi la conception très singulière du temps proustien, alors que Jean-Yves Tadié présente quelques personnages-clés du roman.
    Jérôme Prieur et Nicolas Grimaldi traitent respectivement des mondanités et des tourments amoureux.
    Julia Kristeva évoque les pouvoirs de l'imagination, Michel Erman dévoile les lieux les plus emblématiques de La Recherche, alors que Raphaël Enthoven nous montre que Proust n'est pas seulement romancier, mais aussi philosophe.
    Enfin, le livre s'achève avec Adrien Goetz sur le sujet de la création artistique et littéraire, ambition suprême du narrateur et de Proust lui-même.


    "Un été avec Proust" est, à l'origine, une série d'émissions diffusées pendant l'été 2012 sur France Inter.

  • Je sais aujourd'hui qu'un jardin n'est pas uniquement un agencement d'arbres, d'arbustes et de fleurs, il est le passé et l'avenir d'une région, d'un pays, d'une religion, d'une civilisation.
    Du jardin de l'Eden à celui que modestement j'entretiens, ce Dictionnaire amoureux rend hommage aux auteurs tels que Hugo, Chateaubriand, Garcia Lorca et Prévert, qui ont su domestiquer et magnifier cette nature reconstituée et ce faisant aux peintres qui s'en sont inspirés : Monet, Picasso, Caillebotte et tant d'autres. Ni guide ni manuel, ce livre est tout simplement la projection de mes curiosités et de ma passion. Je ne parle que des jardins que je connais et mieux, que j'apprécie, des femmes et des hommes, célèbres ou non, que j'admire et tout ces petits riens qui semblent avoir si peu d'importance et qui pourtant constituent l'âme d'un jardin Depuis trente ans, Alain Baraton est le jardinier en chef des jardins de Trianon et du Grand Parc de Versailles et depuis 2009 en charge du domaine de Marly. Il tient une chronique hebdomadaire de jardinage sur France Inter et est l'auteur de nombreux ouvrages à succès comme La véritable histoire de jardins de Versailles en collaboration avec Jean-Pierre Coffe (Plon), Le Jardinier de Versailles, L'Amour à Versailles, Je plante donc je suis, Vice et Versailles (Grasset).

  • Enfermé dans une prison pour jeunes délinquants située sur une île au large de Hambourg, Siggi Jepsen est puni pour avoir rendu une copie blanche lors d'une épreuve de rédaction. Ce n'est pas qu'il n'ait rien à dire sur le sujet " Les joies du devoir ", au contraire... Bientôt lui reviennent à la mémoire les événements qui ont fait basculer sa vie. Son père, officier de police, est contraint en 1943 de faire appliquer la loi du Reich et ses mesures antisémites à l'encontre de l'un de ses amis d'enfance, le peintre Max Nansen (derrière lequel on peut reconnaître le grand Emil Nolde). À l'insu de son père, Siggi devient le confident de l'artiste et va l'aider à mettre en sécurité ses toiles clandestines. Sa passion pour l'oeuvre le conduit ainsi au refus de l'autorité paternelle et à une transgression (un vol dans une galerie) qui lui vaudra d'être condamné. Mais aux yeux de Siggi, le châtiment porte l'empreinte du zèle coupable de son géniteur. Avec ce roman d'une grande puissance éthique et affective à la fois, qui fit le bruit que l'on imagine lors de sa publication, Siegfried Lenz a rejoint d'emblée les figures majeures du Groupe 47, ces écrivains allemands - parmi lesquels on comptait Günter Grass, Heinrich Böll et Ingeborg Bachmann - qui ont assuré le " redressement " intellectuel de leur pays.

  • Derrière les grilles du centre psychiatrique Falret, s'épanouissent les hellébores, ces fleurs dont on pensait qu'elles soignaient la folie. Est-ce le secret de Serge, le jardinier taciturne qui veille sur les lieux, pour calmer les crises de Gilles ? Toujours est-il que le petit garçon, autiste de onze ans, s'ouvre au monde en sa présence. Deux jeunes filles observent leur étrange et tendre manège, loin des grandes leçons des médecins du centre. Anne a dix-huit ans, c'est la nièce du directeur. Fuyant un passé compromettant, elle a coupé tout lien avec ses proches, si ce n'est sa meilleure amie, avec qui elle correspond en cachette. Elle se lie d'amitié avec Béatrice, malicieuse jeune fille de treize ans, qui toise son anorexie d'un oeil moqueur, pensant garder le contrôle des choses. Mais rien ne va se passer comme prévu. Dans ce roman lumineux et plein d'espérance, les destins de chacun vont se croiser, entre légèreté et mélancolie. La vie réserve heureusement bien des surprises. Cathy Bonidan est institutrice près de Vannes. Le Parfum de l'hellébore est son premier roman.

  • À la fin de ses études de médecine, Marine décide de retourner vivre sur la petite île bretonne où elle a grandi jusqu'à la mort de ses parents. Mais dans le froid venteux de novembre, l'installation se révèle difficile : les habitants désertent son cabinet et affichent ouvertement leur hostilité. Marine comprend que le secret de cette haine est caché dans le passé de sa famille.

  • Assis à la terrasse d'un café parisien, Ali et Malika bavardent paisiblement. À les voir ainsi, jeunes et amoureux, un avenir radieux devant eux, qui pourrait croire que leur existence va bientôt basculer dans l'enfer ? Ce vain combat que tu livres au monde met en scène quatre personnages aux prises avec l'Histoire. La dérive mortelle d'un jeune Franco-Marocain de Paris à Raqqa, les réactions de son entourage, le dilemme qu'affronte sa compagne et, en arrière-plan, les événements tragiques qui ont récemment secoué l'Europe constituent la trame du récit. Fustigeant tous les fondamentalismes, mais ouvert aux points de vue les plus divers, l'auteur nous livre avec ce roman humaniste et engagé un regard indispensable sur notre temps.

  • Paris, dans les années 1960. Nathan Thanner, trentenaire taciturne et discret qui ne vit que pour ses marionnettes confectionnées dans le secret de sa boutique, voit sa vie bouleversée par une lettre de son père auquel il ne parle plus depuis vingt ans. Cet ex-romancier à succès, dont la rumeur veut qu'il soit devenu fou, lui annonce son décès et l'héritage qu'il lui lègue : l'énigmatique maison où il vivait reclus, Le Palais des Ombres. Mais, même dans la mort, Hugo Thanner reste un être fuyant et mystérieux, à l'image de cette demeure diabolique qui semble se jouer de Nathan. Commence alors pour le jeune homme un inquiétant jeu de pistes dont l'issue pourrait le changer à jamais...

  • Mathilde collectionne les amants jusqu'au jour où elle rencontre Armando. De cet amour naît une petite fille, Annie. La narratrice a décidé d'enquêter sur Mathilde et Annie pour reconstituer leur vie à l'aide de photos et de lettres. La narratrice savait que sa grand-mère et sa mère avaient mauvaise réputation pour des raisons différentes. Mais elle va découvrir qu'elles ont été des héroïnes. Un grand roman des faux-semblants où la comédie tient le bras à la tragédie. Une femme qui ensorcelle les hommes. Mathilde collectionne les amants tous plus riches les uns que les autres, se fait entretenir sur un grand pied jusqu'au jour où elle rencontre Armando, un italien, agent maritime qui l'installe dans un hôtel particulier. Elle a 30 ans, lui 40. Il est ferré. Nous sommes dans les années vingt, à Bruxelles. De cet amour naît une petite fille, Annie. Armando étant déjà marié, Mathilde élève sa fille seule. Toutes les deux forment un drôle d'attelage dans le Bruxelles mondain de l'entre-deux guerres. Mathilde n'a qu'une obsession : légitimer sa fille car le très strict Armando ne l'a pas reconnue. Tous les deux ont une folle allure, vont vite, trop vite. Elles font sensation, mènent une vie fantasque mais partagent un certain silence, parfois jusqu'au mutisme. Mais apparaît une troisième femme, la narratrice. Un jour, elle a décidé de partir sur les traces de sa grand-mère, Mathilde, et de sa mère, Annie, de reconstituer leur vie à l'aide de photos et de lettres. Mieux, elle mène l'enquête et de façon encore plus précise et haletante que la police ne l'a déjà faite. La vie est un tour de passe-passe. La narratrice savait que sa grand-mère et sa mère avaient mauvaise réputation pour des raisons différentes. Mais qui sommes-nous pour juger ? Elle va découvrir qu'elles ont été des héroïnes jusqu'à un point inconcevable. En écrivant ce grand livre des faux-semblants, la narratrice leur redonne vie. Voici un roman qui est une affaire de femmes qui ne parlent que d'hommes et où la comédie tient le bras à la tragédie.

  • "La, la, la, mine de rien, la voilà qui revient, la chansonnette..."
    "La chanson ? C'est nous. Les Copains d'abord et La Marseillaise, La Vie en rose et L'Aigle noir, La Javanaise et Mes emmerdes, Au clair de la lune et Osez Joséphine...
    Nos émotions, nos joies, nos larmes, nos plaisirs, nos déprimes, nos exaltations et, finalement, nos vies entières sont écrites en chansons. Disposer d'un tel patrimoine est une singularité française, qui mêle les airs transmis en famille aux tubes radiophoniques, la chanson de poète et le commerce de variétés. Et aucun francophone n'échappe à cet héritage touffu, proliférant, inépuisable. Voici pourquoi explorer la chanson française est explorer notre pays, son âme, sa mémoire et ses passions.
    Voici pourquoi explorer la chanson française consiste à rencontrer d'immenses artistes et à ouvrir des coffres à merveilles. Voici pourquoi explorer la chanson française consiste aussi à ne pas toujours comprendre les mystères du succès et de la postérité.
    Ce Dictionnaire amoureux de la chanson française évoque donc Brassens, Gainsbourg, Barbara, Souchon, Piaf, Brel, Bashung, Gréco ou Delerm, mais aussi la censure, les yé-yé, Paris, l'oubli ou le bon vieux temps. Une traversée hédoniste, mélancolique, gourmande et parfois polémique pour saisir d'un même regard les grands maîtres et les petits génies, les légendes chéries et les vérités contestées, les monuments historiques et les splendeurs ignorées."
    Bertrand Dicale

  • François Laroque invite le lecteur à goûter sans modération les divers bonheurs que les textes du dramaturge le plus joué dans le monde peuvent apporter au théâtre, au cinéma ou à l'opéra. Grâce à son génie de la poésie et du théâtre, Shakespeare, simple fils de gantier, se sera bâti un monument pour l'éternité. Alors, où trouver les raisons d'un succès qui, loin de se démentir, s'est désormais élargi aux dimensions du monde ? Dans sa passion, sans l'ombre d'un doute. Passion de la poésie et théâtre de la passion. Avec Shakespeare nous gravissons jusqu'au vertige le grand escalier de l'histoire. Avec Shakespeare, le sublime n'est jamais loin dans ces moments pleins de bruit et de fureur où se succèdent et s'entremêlent l'horreur, le pathétique et le rire. Richard III, Hamlet, Macbeth, Falstaff, Cléopâtre n'ont pas fini de nous fasciner, ni la musique de sa langue de nous enchanter... Si d'aucuns semblent persuadés que Shakespeare n'était pas Shakespeare mais Sir Francis Bacon, le comte d'Oxford, ou la reine Élisabeth Ière, libre à eux de continuer à chercher les clés du mystère. Mais nous ne nous détournerons pas ici de l'essentiel. Loin de ces débats d'arrière-garde, l'amoureux comme l'enseignant passionné que je suis de son théâtre et de ses poèmes s'est principalement efforcé au gré de ce vagabondage festif de faire partager son plaisir grâce à la saveur unique que peut procurer une oeuvre qui, quatre siècles plus tard, n'a décidément pas pris la moindre ride.

  • Au milieu des haies vives et des chemins creux de Vendée, il y avait Grasla, la forêt de chênes et de hêtres barrée de ronces impénétrables. Et, lorsqu´en février 1794 la Convention a lancé sur le pays ses infernales colonnes incendiaires afin que « pendant un an nul homme, nul animal ne puisse subsister sur ce sol », les habitants du pays de Grasla se sont réfugiés dans la forêt.

    Ils s´y sont cachés pendant de longs mois. Ils ont construit des huttes qu´ils appelaient des loges. Ils ont créé un vrai village avec une loge-église, un hôpital au milieu des arbres. Ils ont eu froid, faim. Il a neigé, beaucoup plu au cours de ce terrible hiver. Les soldats de la République brûlaient leurs fermes. Ils étaient comme sur une île au milieu de la guerre.

    C´est à travers le destin de quelques personnages étonnants qu´Yves Viollier raconte cette épopée. Et surtout l´histoire de Marie-Pierre, la jeune sage-femme lumineuse qui, aux côtés du docteur Blé, l´humaniste intransigeant, ne cessera jour et nuit dans cet hôpital invraisemblable de soigner les blessés, de fermer les yeux des morts et de mettre au monde les nouveau-nés. Elle poussera l´héroïsme jusqu´à soigner un soldat ennemi gravement blessé qu´elle a connu autrefois, dans une autre vie. Lui laissera-t-on le droit d´aimer ce jeune homme, son ennemi ?

    Pour tous ces gens, chaque jour est un combat, chaque nuit est une épreuve, et pourtant ils survivent.

    Plusieurs mois passeront avant que, petit à petit, les réfugiés quittent la forêt et rejoignent leurs villages. Si bien que, le 12 juillet 1794, lorsque le général républicain Ferrand investit Grasla, à la tête de trois mille six cents hommes, il ne trouve qu´un village de loges vides. Les derniers occupants avertis de l´assaut sont retournés chez eux.

    Et la vie reprendra dans cette Vendée ravagée par cette guerre inhumaine.

  • Habemus Papam... L'histoire de la papauté comme on ne l'avait jamais racontée ! Explorant depuis plus de dix ans les " secrets " du Vatican, le journaliste Bernard Lecomte nous entraîne dans une incroyable promenade au coeur de la plus grande et la plus ancienne institution du monde, l'Eglise catholique, qu'ont dirigée, en deux mille ans, quelque 266 papes. De Saint Pierre au pape François, ces personnages tous différents - des saints, des martyrs, des héros, des chefs de guerre, des génies, des lâches, des tyrans, des jouisseurs - ont incarné l'Evangile, transmis la Révélation, combattu des hérésies, conquis des territoires, lancé des croisades, couronné des empereurs, inspiré les artistes, lutté contre le progrès, sauvegardé la paix, nourri des polémiques, etc.

  • À 23 ans, Pierre Adrian part pour l'Italie sur les traces d'un écrivain insaisissable et fascinant : Pier Paolo Pasolini. Du « Frioul vide et infini » aux errances dans Rome et ses "nuits sans frein", il hume, palpe cette vie à fleur de peau, à rebours de tous les clichés.
    Magnifique quand il provoque la société, Pasolini n'a cessé de bousculer les idées reçues. Quarante ans après son assassinat, il reste vivant au point de nous brûler. Premier détracteur des téléviseurs et de la vie quotidienne, il s'attaque à la société de consommation, loue les joies du football et de la vie pastorale, s'insurge contre la tiédeur bourgeoise, les sentiments institués, et s'acharne à tout désacraliser. Pour s'approcher davantage du sacré.
    Un récit de voyage au plus près de Pasolini, une enquête incarnée, mais aussi la quête d'un frère, d'un maître, d'un "meneur d'âmes, meneur de nos petites âmes paumées du nouveau siècle".

  • Il y a bien des motifs aujourd'hui d'aimer la laïcité. Celle-ci définit un cadre juridique et politique capable de faire vivre ensemble des hommes qui n'ont pas les mêmes convictions spirituelles ni les mêmes traditions. A l'heure où des populations très

  • Un Bourguignon, c'est un descendant de brachycéphale du Néolithique, mâtiné de Celte, de Grec, de Romain (c'est-à-dire venant de nulle part ou plutôt de partout autour de la méditerranée), de Burgonde, de Franc, d'un soupçon d'Alaman, de Vandale, de Normand, de Sarrazin, de Flamand.
    Qu'est-ce qui caractérise l'aimable personnalité attribuée aux Bourguignons? La franchise, la truculence, la malice, une manière d'être Français sans être Parisien. L'oeil plissé de celui qui ne prend rien tout à fait au sérieux tout en donnant avec générosité le meilleur de lui-même. Depuis plusieurs siècles, nombreux sont les Bourguignons qui n'engendrent pas la mélancolie. Les femmes et les hommes qui ont illustré cet esprit de la Province sont légion. Certes, il y a saint Bernard et Bossuet qui ont fait preuve de mysticisme et d'une gravité certaine, mais la pénitence choisie est compatible avec la jubilation intérieure de l'amour de Dieu. Et à côté d'eux, Pontus de Thyard, Bussy-Rabutin, Piron, Tillier, Colette, Vincenot... sont de joyeux lurons, tout comme les hautes figures de la création littéraire : Colas Breugnon, l'oncle Benjamin ou le pape des escargots qui portent tous la malice en bandoulière.

  • " L'âme d'un lieu, c'est dans les moments creux qu'elle vient se livrer à vous, lorsque vous avez déposé les armes et oublié vos références. Ah, la joie de se promener à vélo hors des grilles, aux confins du parc ! Le bonheur de s'asseoir dans l'herbe et de caresser du regard la margelle arrondie, moussue du Grand Canal, sous un ciel déchiré de nuages et saturé de moucherons... Tout Versailles - tout mon Versailles - est dans ces suspensions du temps. " A la passion de l'expert, Franck Ferrand joint une approche sensible de ces lieux que l'on croyait connaître et dont il renouvelle l'approche. Le rôle de l'architecte d'Orbay et du jardinier Richard, la fatuité du mémorialiste Philippe de Dangeau, la force d'âme de la reine Marie Leszczynska, sont quelques-unes des surprises que nous réserve ce dictionnaire vraiment amoureux du plus beau château du monde.

  • Le père est un texte écrit à la première personne. Un long monologue, celui d'un homme qui se retourne sur son passé suite aux questions de ses enfants. Tout jeune, il voulait une ferme, l'acheter, l'exploiter. C'est ce qu'il connaissait, ce qu'il souhaitait. À l'époque il pensait que les choses étaient simples, que la vie était simple. Alors il a suivi des études de technicien agricole, il a acheté une ferme, l'a exploité. Il était heureux, sa femme et les enfants aussi. Puis, en 1977, à 30 ans, c'est la faillite. La fin des paysans, la politique agricole commune.
    En contrepoint du récit du père qui se souvient, se demande ce qu'il pense et cherche à comprendre comment cela a pu se passer, les enfants, d'une seule voix, racontent les souvenirs heureux de leur enfance. Comme un refrain, une comptine, la mémoire des beaux jours dont le père dans son désarroi ne se souvient plus.
    Écrit dans une langue élégante et qui chante, le roman de Stéphanie Chaillou raconte la perplexité et l'énergie d'un être devant les bouleversements du monde.

  • Descendants des aventuriers français qui ont débarqué en Nouvelle-France au XVIe siècle, les Québécois ont dompté un pays de démesure, de froid et d'espace. Ni Français, ni Américains, plus tout à fait Canadiens, ils vivent au Canada et ont un esprit nord-américain, tout en restant très attachés à leurs racines, notamment grâce à leur langue, truffée de néologismes, d'anglicismes et d'ancien français. Défi permanent à l'uniformisation du continent nord-américain, ce peuple minoritaire a su faire preuve de modernité par ses réalisations politiques, économiques et culturelles. Avec ce dictionnaire amoureux, Denise Bombardier nous permet de mieux connaître ce pays tout en contrastes.
    Journaliste et écrivain, Denise Bombardier a publié La déroute des sexes (Seuil, 1993), Lettre ouverte aux Français qui se croient le nombril du monde (Albin Michel, 2000) et L'Anglais (Robert Laffont, 2012).

  • Des ruines romaines de Timgad aux noces du soleil et de la mer à Tipaza, du désert algérien cher à Eugène Fromentin à la conversion d´Isabelle Eberhardt, des tableaux de Delacroix aux femmes de Biskra d´Etienne Dinet, de la prise d´Alger en 1830 à l´indépendance du pays en juillet 1962, de l´émir Abd el-Kader à Bouteflika, Malek Chebel, en observateur averti du pays où il est né, où il a grandi, n´élude rien et aborde beaucoup de non-dits.
    Mais, ce dictionnaire est aussi un ouvrage ludique. Il nous parle d´une Algérie tour à tour romaine, musulmane, ottomane, espagnole, arabe eta fortiorialgérienne, occupée mille fois et sans cesse réinventée. Au gré des entrées, nous découvrons avec bonheur son charme pittoresque, ses fragrances, ses espoirs et ses désillusions.



    Anthropologue des religions et spécialiste du monde arabe, Malek Chebel est néà Skikda, en Algérie. Il est l´auteur duDictionnaire amoureux de l´Islam(2004) et duDictionnaire amoureux des Mille et une nuits(2010).

  • Une véritable ode à la liberté, cette source vive qui fonde notre civilisation et fait de nous des hommes et des femmes libres. La liberté est première. Remède aux tyrannies politiques, aux déterminants sociaux, aux maladies de l'âme comme aux dérives sectaires, elle nourrit la droiture, la volonté, le beau geste, l'optimisme. Grâce à elle, moteur de l'innovation, rien n'est jamais perdu : c'est lorsque l'Homme est libre qu'il devient, à jamais, notre dernière chance. Exigeante, la liberté est aussi la meilleure voie pour devenir ce pour quoi l'on est fait. L'amour de la liberté est au coeur du progrès humain. Elle est la valeur incontournable, la condition première du bonheur. On ne peut vivre sans elle. On peut mourir pour elle. Même si, de nos jours, on l'oublie trop souvent. Si la France a fait naître d'illustres amoureux de la liberté, nul ne peut nier qu'elle entretient, avec elle, des sentiments mêlés. Cet ouvrage est donc une invitation à redécouvrir, à déguster, à choyer, à chérir, à défendre et, pourquoi pas, à réinventer notre si précieuse liberté, sans laquelle plus rien n'aurait de saveur, d'ampleur ni de valeur. Quelques entrées, à titre d'exemple : Brassens (Georges) - Bourgeois (Louise) - Créateurs et innovateurs - Delacroix (Eugène) - Eluard (Paul) - Houellebecq (Michel) - Infantilisation - La Fontaine (Jean de) - Liberté d'expression - Molière - Nationalisme - Revel (Jean-François) - Tocqueville (Alexis de) - Vie privée...

  • Ne cherchez pas l'Île Bleue sur la carte d'Indre-et-Loire. Ni même la stèle dédiée à Bertrand Carré... J'y suis retourné juste avant cette réédition. Rien. Il n'en restait rien. Nous avions quatorze, quinze ans. Notre royaume, c'était l'Île Bleue, mystique univers et secret terrain de jeu où l'imagination nous emportait hors de nous-mêmes. Jusqu'à ce matin lumineux de juin 40 où en un instant, nous sommes entrés dans l'adolescence en basculant dans une vraie guerre, tels que nous étions, jouant pour de bon. Trois panzers, surgis du bois, de l'autre côté de la rivière, venaient de stopper en avant du pont. Bertrand jubilait. Maïté irradiait. Debout hors de sa tourelle, tranquille, presque souriant, comme en vacances, un lieutenant allemand qui n'avait pas vingt ans nous observait à la jumelle... Et le vent des fantasmes s'est levé ! L'amour, l'honneur, l'orgueil... Le clan, le royaume, le territoire... Le mystère de la vie, de la mort... L'insolence de l'âme et du coeur, le théâtre des grands sentiments, la dévotion charnelle, la beauté... Et la peur, le désespoir, les rêves en miettes, la réalité, le destin... Ainsi voulions-nous être, les adolescents de ce temps, ou tout au moins l'avons-nous cru. Jean Raspail. 5 juillet 2016

  • « Le rendez-vous de Saigon », c'est le titre du grand livre qu'Yvan Audouard, à la fin de sa vie, rêvait de pouvoir écrire.
    Il en parlait à son fils Antoine comme de l'oeuvre qui romprait avec une succession de romans secondaires (soixante ou soixante-dix en tout) égrenés tout au long d'une vie de jouisseur dilettante. Parvenu à l'âge adulte, celui où l'on cesse de faire des reproches à ses parents, Antoine Audouard se réconcilie avec ce vieux Provençal qu'il eut parfois, de son vivant, tant de mal à supporter, malgré la profonde affection qui les unissait.
    Au fil d'un récit très touchant, il dessine le portrait d'un homme charmeur et insaisissable, amateur de bonne chère et d'alcool, plus soucieux de plaire à ses lecteurs (et à ceux du Canard enchaîné où il officia pendant 25 ans) qu'à ses propres enfants. Plein d'un humour vif et d'une gentillesse qui désamorçaient les reproches, il fut l'ami de Blondin (parrain d'Antoine, qui porte son prénom) et de nombreux écrivains.
    Antoine Audouard raconte comment les relations entre lui et son père, souvent tendues, voire amères, se firent plus paisibles et plus tendres lorsque la fin approcha. Il excelle à rendre les détails de cette relation, avec ses nuances et ses non-dits qui la rendent très touchante et lui donnent un sens.

  • Nouveau prix littéraire grand public soutenu par le groupe Prisma Media.
    Printemps 1918. Ludendorff jette ses dernières forces dans la bataille, Paris est menacé, Pétain et Foch se détestent, les Anglais menacent de rembarquer. C'est dans cette atmosphère proche de la panique que le capitaine Lesage est chargé par le deuxième bureau d'élucider le meurtre de son ancien supérieur, le colonel Bolot. Vengeance dans les tranchées est l'histoire de Catherine, une femme profondément meurtrie par la guerre. Traquée sans merci par le capitaine Lesage, elle protégera ceux qu'elle aime, alternant ruse, mensonges et déguisements. Dans ce face à face impitoyable entre l'officier intransigeant et la jeune veuve chargée de famille, les certitudes s'effondrent les unes après les autres.
    /> Gagnant du Prix Télé Loisirs 2015

  • Claudine, Mona, André, le petit Maurice récitant des poèmes, il bambino Bruno, Bernadette en chignon ou Alexandre le virtuose, ce sont eux les corps fragiles, et beaucoup d'autres. Des corps qui saignent, s'embrasent, se dérèglent ou s'épuisent, des corps qui, au gré d'une médecine impatiente, pourront être secourus ou sauvés. Derrière les draps froissés, ce sont autant de destins qui se livrent à Marie-Antoinette, première infirmière libérale de Lyon. Armée d'un prodigieux optimisme, passant d'une maison à une autre, elle soigne les gens, les écoute, calme leurs angoisses, les guérit parfois. Avec Les Corps fragiles, Isabelle Kauffmann nous offre un roman intimiste et généreux inspiré d'une existence passionnée. Auscultant les coprs, elle dévoile les âmes, et éclaire avec finesse le parcours d'une femme qui, sans jamais se détourner de sa vocation, a consacré sa vie aux autres.

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