• La guerre menée par le gouvernement versaillais de Thiers contre la Commune de Paris, accompagnée, dès son début, par des exécutions de prisonniers le 3 avril 1871, s'est conclue, avant les condamnations à mort, à la prison ou à la déportation, par les massacres de la « Semaine sanglante » du 2 au 28 mai.

    Paradoxalement, cet événement a été peu étudié en lui-même, depuis les livres de Maxime Du Camp (1879) et Camille Pelletan (1880).

    C'est cette étude qui est entreprise dans ce livre.

    Michèle Audin est mathématicienne, romancière et spécialiste de la Commune de Paris.
    Elle a notamment coordonné deux livres avec Libertalia, l'un sur Eugène Varlin (2019), l'autre sur Alix Payen (2020).

  • Il arrive que l'histoire puisse s'écrire et se lire comme un roman. C'est tout le pari réussi de Frédéric Mounier, dépeignant à l'instar d'une grande fresque populaire ces jours de 1870 où, Paris encerclée, la France sembla condamnée à disparaître. Un immense récit.
    1870. Paris confiné. Paris émeutier. Paris encerclé.Paris incendié. Le nouveau pouvoir débordé.L'armée jetée contre la foule. L'insurrection matée.Et toute la France qui vacille...Où va la démocratie ? Les drames d'aujourd'hui font écho aux tragédies d'hier. Le siège de la capitale par les Prussiens, du 18 septembre 1870 au 28 janvier 1871, aura servi de décor à l'un de ces grands déchirements auxquels se livrent les Français. Le combat aura opposé les accoucheurs de la IIIe République aux précurseurs de la Commune. Il aura préfiguré, déjà, l'affrontement contemporain entre les libéraux réformistes et les révolutionnaires radicaux.
    C'est cette guerre civile dans la guerre globale dont Frédéric Mounier dresse ici le flamboyant et émouvant récit. À la manière journalistique d'un reporter, cinématographique d'un vidéaste, il nous transporte de scène en scène, de personnage en personnage et nous donne à voir, en direct, les espoirs et les colères, les rêves et les saccages, les enthousiasmes et les malheurs de ce tourbillon sur fond de palais et de barricades, de discours et de harangues, de larmes et de sang. Tout en ressuscitant, femmes ou hommes, célèbres ou anonymes, les politiques, les intellectuels, les artistes, les bourgeois, les ouvriers qui furent les acteurs de cette page essentielle de notre histoire.
    Un roman vrai qui se lit d'une traite. Une épopée populaire qui permet à chacune et à chacun de revivre hier comme s'il y était. Une plongée passionnante dans le passé qui éclaire l'actualité.

  • À mes frères,

    Nous reviendrons, foule sans nombre ;
    Nous reviendrons par tous les chemins,
    Spectres vengeurs sortant de l'ombre.
    Nous viendrons, nous serrant les mains,
    Les uns dans les pâles suaires,
    Les autres encore sanglants,
    Pâles, sous les rouges bannières,
    Les trous des balles dans leur flanc.

    Tout est fini ! Les forts, les braves,
    Tous sont tombés, ô mes amis,
    Et déjà rampent les esclaves,
    Les traîtres et les avilis.
    Hier, je vous voyais, mes frères,
    Fils du peuple victorieux,
    Fiers et vaillants comme nos pères,
    Aller, La Marseillaiseaux yeux.

    Louise Michel, prison de Versailles, 1871.

    Louise Michel (1830-1905) est une figure iconique du mouvement ouvrier français.

  • Edition enrichie (préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Pendant la guerre de 1870, deux soldats se lient d'amitié ; Jean Macquart, incarnation des solides valeurs rurales, et Maurice Levasseur, intellectuel qui rêve d'un cataclysme où s'anéantirait le monde corrompu - et le lecteur va les suivre jusqu'à ce que la Commune les sépare et dramatiquement les voie s'affronter. Mais si Zola choisit, bien au-delà de leur opposition symbolique, de les mêler à d'innombrables autres figures, c'est qu'il veut écrire le roman des masses et nous montrer une nation tout entière meurtrie par l'Histoire. Il juxtapose donc des scènes de combat et de vie civile, montre sans fard toutes les souffrances des corps, et jour après jour déroule sous nos yeux la douloureuse chronique qui va conduire à l'humiliation de Sedan.
    La Débâcle que Zola fait paraître en 1892, avant de clore Les Rougon-Macquart par un ultime roman, est le seul de ses livres dont le sujet soit un événement historique, le seul aussi qui soit consacré à la guerre. En abordant la crise la plus grave de l'histoire récente de la France, il adopte pour la dernière fois une vision tragique, mais nous donne à comprendre que sans doute la défaite fut un mal nécessaire. Après quoi Le Docteur Pascal pourra interpréter la totalité de la fresque romanesque comme une célébration de la vie.

  • 'Je suis la somme de tous ceux dont j'ai, à distance, l'impression d'avoir endossé le costume. Je me reconnais en tous. Novice sur le pont noir de La Belle Poule, zouave d'opérette devant Sébastopol, soldat bafoué en Algérie, comédien et pourquoi pas saltimbanque, fossoyeur de l'empire, colonel des Turcos de la Commune, compagnon de Louise Michel et metteur en scène de ses oeuvres, laissé pour mort sur la barricade du Château-d'Eau, estropié sans pension, condamné à mort, déporté en Calédonie, inventeur du théâtre déshabillé, directeur des Bouffes-du-Nord, gargotier, fondateur de journaux, orateur, dresseur de lions édentés, prétendant à la députation, buraliste en désespoir de cause, mari fidèle et père aimant.' Ainsi Didier Daeninckx fait-il parler Maxime Lisbonne (1839-1905). On comprend que l'auteur de Meurtres pour mémoire et de Galadio ait été fasciné par ce personnage de réfractaire haut en couleur, héros des barricades de la Commune, homme de théâtre, dur à cuire pétri d'idéaux révolutionnaires, précurseur des Restos du Coeur avec son 'banquet des Affamés' et défenseur de la cause canaque alors que la plupart de ses amis bagnards se rangaient du côté de la brutalité coloniale. Maxime Lisbonne fit de sa vie une succession de fureurs héroïques et de ratages splendides : un vrai roman d'aventures.

  • En 1808, Napoléon ordonne la construction du palais d'Orsay pour accueillir son ministère des Relations extérieures. Dès le début du chantier, les problèmes commencent : terrain marécageux, budget englouti par les guerres, etc. À la chute de l'Empire, en 1814, les murs ne s'élèvent que de quelques mètres. Délaissé sous la Restauration, l'édifice est sauvé, trente ans après la pose de la première pierre, par Louis-Philippe. En mai 1871, il est victime des incendies de la Commune. Le monument résiste aux flammes et sa restauration paraît possible, mais les tergiversations de la IIIe République le condamnent à des décennies de ruines. En 1898, il devient une gare bientôt baptisée « Orsay », ancêtre du musée que nous visitons aujourd'hui. Hélène Lewandowski peint à fresque la toute première histoire de ce symbole d'un temps où la démesure rimait avec modernité. Elle montre que le palais d'Orsay est l'objet d'admirations de grands écrivains, Victor Hugo, Emile Zola ou encore Théophile Gautier ; mais est aussi l'objet des rêves de Napoléon Bonaparte, des ambitions de Louis-Philippe, des atermoiements de la IIIe République et se confond finalement avec l'histoire du XIXe siècle.

  • «C'est la seule oeuvre pleinement développée de Reclus dont l'objet est strictement politique; elle contient quelques-unes de ses discussions les plus soutenues au sujet du développement historique, de la nature de l'anarchisme et de la domination. Une large partie du travail de Reclus est consacrée à la critique des diverses formes de domination : les dangers d'un pouvoir d'État centralisé, les méfaits de la bureaucratie étatique, les périls du nationalisme, la manière dont l'autoritarisme, le centralisme et la représentation minent les mouvements révolutionnaires et détruisent les révolutions. L'amour intense de l'humanité qu'éprouve Reclus a pour corrélat une foi profonde dans "un autre monde", pas seulement "éventuel", mais qui doit avec évidence être créé aussi rapidement que possible.»

    - John Clark, extrait de l'introduction

  • Le siècle présenté dans l´ouvrage, de la fin des guerres napoléoniennes à la Première Guerre mondiale, est jalonné de restaurations, révolutions, insurrections et coups d´État, alimentant le spectre d´une éternelle guerre civile franco-française. Il se conclut par l´enracinement du modèle républicain libéral, occultant la diversité des expériences et des imaginaires du futur.
    L´ouvrage, appuyé sur des travaux récents, s´efforce de restituer l´effervescence de ces possibles, pris entre nostalgie du passé, transmission de la Grande Révolution, compromis napoléonien, invention de l´utopie, aspiration à la démocratie sociale et à la vraie souveraineté du peuple. Il donne à voir un siècle d´intense politisation, par le suffrage mais aussi la sociabilité, les rites protestataires, voire la violence révolutionnaire. Il montre l´extrême fermentation d´une société aspirant à la mobilité, travaillée par l´émergence du paupérisme et de la « question sociale » et les réponses contradictoires qui leur sont opposées.
    Ces tensions et cet apprentissage politiques sont aussi liés à des mutations de grande envergure, très inégalement rythmées et partagées, mais qui forment l´arrière-plan de ce paysage : l´industrialisation et la modernisation technique, la croyance dans le progrès scientifique, l´unification du territoire, l´affirmation de l´État, la sécularisation partielle de la société, l´avènement progressif d´une culture de masse, la construction d´un empire.

  • Les marins, soldats et ouvriers du port militaire de Cronstadt, ville située à l'ouest de Saint-Pétersbourg, étaient de ceux qui avaient parti­cipé à la Révolution russe de 1917. Quand le léninisme bascula dans le totalitarisme, éclata une guerre civile. Les marins de Cronstadt­ devinrent alors solidaires des grévistes et souhaitèrent, comme eux, renverser la dictature du parti communiste. Ils s'organi­sèrent en Commune, tentèrent de lutter contre la confiscation de la révolution par la bureaucratie. Ceux qui, aux yeux de Trostky, avaient incarné "la gloire et la fierté de la Révolution" devenaient des contre-révolutionnaires. En 1921, Trotski écrasa dans le sang cette révolte. Anté Ciliga décrit ici les origines de ce mouvement, explique quels étaient ses buts et comment les insurgés comptaient les atteindre.

  • « La Révolution du 18 mars... avait pour mission de faire disparaître le pouvoir même ; de restituer à chaque membre du corps social sa souveraineté effective, en substituant le droit d'initiative directe des intéressés, ou gouvernés, à l'action délétère, corruptrice et désormais impuissante du gouvernement, qu'elle devait réduire au rôle de simple agence administrative. » Gustave Lefrançais, élu à l'assemblée communale par le 4e arrondissement, n'entend pas, à proprement parler, écrire, dès décembre 1871, une histoire « immédiate » de la Commune. Communiste, ou plutôt collectiviste « antiautoritaire », proche (mais en aucun cas disciple) de Bakounine, il raconte l'événement tel qu'il l'a vécu, et interprète la révolution du 18 mars comme la première expérience « an-archiste » de gouvernement populaire, qui doit faire disparaître, au nom de la souveraineté du peuple, tout pouvoir d'État. Tel doit être désormais le programme de toute révolution socialiste à venir.

  • Aucune révolution naura entretenu de relations aussi compliquées avec ses images, ses représentations et ses artistes, que la Commune de Paris dès 1871 et jusquà la veille de la Grande Guerre. Quil sagisse de peintures et de sculptures, de photographies et de gravures de presse ou encore de caricatures, étudiées dans cet ouvrage, limage produite en regard de la Commune paraît en permanence échouer à représenter les événements du printemps 1871, sur le vif comme à retardement, au plus fort de lévénement comme dans sa mémoire. La Commune semble toujours parvenir à se soustraire à sa représentation, tant chez les artistes favorables à sa cause le sculpteur Jules Dalou et les peintres Gustave Courbet, Édouard Manet ou Maximilien Luce que chez ceux qui en furent des ennemis déclarés les peintres Ernest Meissonier, Jean-Paul Laurens ou Jean-Baptiste Carpeaux.
    Les tentatives des artistes furent souvent vaines et restèrent lettre morte. Dans les oeuvres consacrées en petit nombre à la Commune de Paris, les dispositifs et les visions portent la marque de cet échec, successivement frappés par les interdits de la censure institutionnelle, les tabous de lautocensure que simposèrent les artistes et loubli posé comme condition nécessaire à lamnistie de 1881, assourdissante et aveuglante.
    Rejetées de lart, par le statut des représentations considérées comme inabouties ou triviales et par le sort infligé à la plupart des artistes condamnés, inquiétés ou censurés, tout autant que durablement expulsées de la mémoire de la France républicaine, les images de la Commune furent marginalisées dans les milieux militants anarchistes, socialistes révolutionnaires et communistes. Entre histoire politique, histoire culturelle et histoire de lart, cet ouvrage explique les raisons de cette entreprise doccultation.

  • L'avant-dernier tome de la grande fresque de L'Histoire de France en BD pour les Nuls ! Consacré au XIXe siècle ! 1815. Fini le Grand Empire ! Bonjour la Restauration...de la royauté avec Louis XVIII, le frère de Louis XVI.
    L'influence des royalistes se renforce en 1824 avec Charles X qui refuse toute réforme.
    Le peuple souffre et se révolte les 27, 28 et 29 juillet 1830 - les Trois Glorieuses.
    Avec Louis-Philippe, la France est prospère. Sauf pour le peuple... Nouvelle Révolution en 1848 ! IIe République ! Son président devient en 1852 l'empereur Napoléon III qui modernise le pays mais... les Prussiens l'attaquent, le vainquent.
    Napoléon III ? Il est fait prisonnier à Sedan le 2 septembre 1870. Deux jours plus tard, la IIIe République est proclamée. L'année suivante, la Commune de Paris subit une terrible répression.
    De 1894 à 1906, l'affaire Dreyfus déchaîne un antisémitisme redoutable. Le début du XXe siècle est appelé la Belle époque. Juste avant la guerre atroce...

  • 1871-1890 : les syndicats ne structurent pas encore la revendication des salariés. Flamboyante, surprenante, dramatique aussi, la grève est l'expression fondamentale d'une classe ouvrière qui passe à cette époque du monde de l'atelier à celui de l'usine. En mobilisant et en exploitant des sources multiples, on s'est efforcé de reconstituer l'histoire des grèves dans la France de la IIIe République, et sans négliger aucune dimension du phénomène. L'évolution et le rythme des grèves, leur développement et leur fluctuation, l'ensemble des composantes d'une grève (les types de revendications, la sociologie de l'engagement ouvrier) font la matière du premier livre. Le « cours d'une grève » - comment elle commence, comment elle dure, comment elle se finit - occupe le second, avec une attention particulière à la diversité des formes d'action, au rôle respectif des organisations et des hommes - qui sont les « meneurs » ? - et à la vie collective des grévistes, à leurs gestes, à leur parole. Cet ouvrage tente d'allier la rigueur d'une approche quantitative d'un fait social aux suggestions d'une littérature foisonnante, et d'aider ainsi à la connaissance d'un monde ouvrier extrêmement mouvant, en quête de lui-même. De la Commune aux premières ébauches de grève générale, le parcours pionnier qu'il nous propose est devenu une pièce maîtresse pour la constitution d'une sociologie historique des conflits du travail.

  • C'est le chaos, un tableau de Bosch, sans les monstres. Ou bien serait-ce nous, les monstres? Et c'est peut-être ce qui nous enivre. Nous, des monstres bien vivants, grouillant dans ces rouges orangés, dans cette cacophonie splendide de sirènes et de cris, dans ces bouquets odoriférants de gaz, de poudre et de brûlé. La comparaison avec Mai 68 est sur toutes les lèvres mais, hasard du calendrier, on célèbre un autre anniversaire. À vingt-sept ans, Lena sait que le travail est la pire excuse que se soit inventée l'homme pour s'empêcher de vivre. Hôtesse d'accueil dans une entreprise, elle se cache pour lire Antonin Artaud. En mars 2006, les manifestations contre le CPE enflamment la France entière. En quelques jours, une jeunesse aux origines diverses s'y trouve aspirée. Lena entre au coeur de l'action. Entre charges de CRS et rencontres amoureuses, d'une ligne de front à l'autre, elle retrouve la mémoire d'un Paris de la révolte. Instantané des événements de 2006 et condamnation d'une société bloquée, Il vous faudra nous tuer trouve l'écriture vive, traversée de fulgurances, d'une rébellion en marche.

  • This dramatic story of land and power from twentieth-century Eastern Europe is set in two extraordinary villages: a rebel village, where peasants fought the advent of Communism and became its first martyrs, and a model village turned forcibly into a town, Dictator Ceausescu´s birthplace. The two villages capture among themselves nearly a century of dramatic transformation and social engineering, ending up with their charged heritage in the present European Union. "One of Romania´s foremost social critics, Alina Mungiu-Pippidi offers a valuable look at several decades of policy that marginalized that country´s rural population, from the 1918 land reform to the post-1989 property restitution. Illustrating her arguments with a close comparison of two contrasting villages, she describes the actions of a long series of "predatory elites," from feudal landowners through the Communist Party through post-communist leaders, all of whom maintained the rural population´s dependency. A forceful concluding chapter shows that its prospects for improvement are scarcely better within the EU. Romania´s villagers have an eminent and spirited advocate in the author."

  • NÉE SUR LES DÉCOMBRES DE L'EMPIRE EN 1870, engloutie par la Seconde Guerre Mondiale en 1940, la Troisième République a été longtemps un régime décrié, parfois même honni. Elle fut pourtant le cadre d'événements majeurs, tels que la Commune, l'affaire Dreyfus, la Première Guerre Mondiale, le Front Populaire ou encore la montée des fascismes. Avec une érudition impeccable, servie par un style limpide, Jean-Pierre Azéma et Michel Winock nous proposent ici une synthèse de référence sur ce moment clé de notre histoire politique

  • 1871-1890 : les syndicats ne structurent pas encore la revendication des salariés. Flamboyante, surprenante, dramatique aussi, la grève est l'expression fondamentale d'une classe ouvrière qui passe à cette époque du monde de l'atelier à celui de l'usine. En mobilisant et en exploitant des sources multiples, on s'est efforcé de reconstituer l'histoire des grèves dans la France de la IIIe République, et sans négliger aucune dimension du phénomène. L'évolution et le rythme des grèves, leur développement et leur fluctuation, l'ensemble des composantes d'une grève (les types de revendications, la sociologie de l'engagement ouvrier) font la matière du premier livre. Le « cours d'une grève » - comment elle commence, comment elle dure, comment elle se finit - occupe le second, avec une attention particulière à la diversité des formes d'action, au rôle respectif des organisations et des hommes - qui sont les « meneurs » ? - et à la vie collective des grévistes, à leurs gestes, à leur parole. Cet ouvrage tente d'allier la rigueur d'une approche quantitative d'un fait social aux suggestions d'une littérature foisonnante, et d'aider ainsi à la connaissance d'un monde ouvrier extrêmement mouvant, en quête de lui-même. De la Commune aux premières ébauches de grève générale, le parcours pionnier qu'il nous propose est devenu une pièce maîtresse pour la constitution d'une sociologie historique des conflits du travail.

  • 1871-1890 : les syndicats ne structurent pas encore la revendication des salariés. Flamboyante, surprenante, dramatique aussi, la grève est l'expression fondamentale d'une classe ouvrière qui passe à cette époque du monde de l'atelier à celui de l'usine. En mobilisant et en exploitant des sources multiples, on s'est efforcé de reconstituer l'histoire des grèves dans la France de la IIIe République, et sans négliger aucune dimension du phénomène. L'évolution et le rythme des grèves, leur développement et leur fluctuation, l'ensemble des composantes d'une grève (les types de revendications, la sociologie de l'engagement ouvrier) font la matière du premier livre. Le « cours d'une grève » - comment elle commence, comment elle dure, comment elle se finit - occupe le second, avec une attention particulière à la diversité des formes d'action, au rôle respectif des organisations et des hommes - qui sont les « meneurs » ? - et à la vie collective des grévistes, à leurs gestes, à leur parole. Cet ouvrage tente d'allier la rigueur d'une approche quantitative d'un fait social aux suggestions d'une littéraire foisonnante, et d'aider ainsi à la connaissance d'un monde ouvrier extrêmement mouvant, en quête de lui-même. De la Commune aux premières ébauches de grève générale, le parcours pionnier qu'il nous propose est devenu une pièce maîtresse pour la constitution d'une sociologie historique des conflits du travail.

  • Le centre de recherches " Ville Société Territoire " affilié à la M.S.H. de Tours a organisé en novembre 2000 des journées d'études pluridisciplinaires consacrées aux questions d'ordre méthodologique et réflexif posées par l'analyse des territoires. Cet ouvrage est issu des travaux de plus de 70 participants, qui ont porté notamment sur les échelles et enchevêtrements des territoires, les dynamiques spatiales et les légitimités, les pratiques et les vécus. Les approches ont été menées tant par des sociologues que des géographes, des économistes ou des aménageurs, l'un des objectifs étant de proposer un regard croisé sur un concept largement utilisé, sans doute trop, et rarement défini ou justifié. Il paraissait donc utile d'amener les chercheurs en sciences sociales à préciser leur lecture non pas des territoires mais du mot, du concept et de leurs usages. Ce livre n'est pas l'exposé intégral des contributions, trop nombreuses, disponibles toutefois sur CD-rom à la M.S.H., mais résulte d'un travail de mise en forme et de synthèse, dont les auteurs espèrent qu'il contribuera à éclairer la réflexion commune à toutes les sciences sociales sur le territoire.

  • Chronique de paris

    Paris est beaucoup plus qu´une ville... De la petite bourgade gauloise à la grande capitale d´aujourd´hui, Paris n´a cessé de croître et d´embellir, mais aussi de se métamorphoser au gré des humeurs de l´Histoire. Des constructions ordonnées par les rois

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