Arts et spectacles

  • Ce livre est une sorte d'autobiographie filmique à travers 40 ans de critique cinématographique dans la célèbre revue
    Positif. Ecrites comme des récits intérieurs, ces chroniques nous prennent là où nous sommes, lorsque nous prenons place devant l'écran, et que la projection sur l'écran se double d'une projection propre à chacun d'entre nous. Partant de l'idée que nous nous " faisons notre film " de chaque film, il est une formidable introduction au cinéma et nous montre les moyens par lesquels un film nous concerne singulièrement.
    L'expérience couvre une gamme ouverte de cinémas nationaux et de cinéastes qui marquent la grande histoire du 7e art jusqu'à tout récemment. Notamment le cinéma allemand des années 1980 (Herzog, Fassbinder, Wenders), italien (depuis Antonioni et Bertolucci en passant par Sergio Leone), américain à travers l'oeuvre de Martin Scorsese ou de Woody Allen, et anglo- américain (Tim Burton, Stanley Kubrick). Ce livre permettra à la fois d'appréhender des films vus et connus, de se constituer sa biographie cinématographique mais aussi de mieux comprendre ce que seul le cinéma peut nous dire.

  • À la fin du XIX e siècle, avec Baudelaire et Rimbaud, Cézanne et Monet, une étonnante révolution de nos représentations et de notre manière de penser s'est opérée. Plus d'un siècle plus tard, l'art moderne reste souvent une énigme dont l'unité de sens et la portée restent mal comprises. On confond modernité, avant-garde et art contemporain, idéologie et pensée propre à l'art, gadgets et chefs-d'oeuvre.
    Dans cet essai clair et pédagogique, Fabrice Midal nous aide à comprendre ce qu'est l'art moderne. Pourquoi l'oeuvre se veut poème et rompt avec la logique de l'imitation ? Quelles sont les différences entre l'art classique et l'art moderne ? Quel est le sens de l'abstraction ? Est-ce que l'art moderne est un projet révolu ?
    Un livre pour apprendre à mieux regarder et aimer les oeuvres phares du XX e siècle.

  • Tannhäuser fait figure de véritable tournant dans l´évolution des conceptions musicales et théâtrales de Richard Wagner (1813-1883) au point que le compositeur ne cessera d´y apporter des corrections et retouches en présentant pas moins de deux versions de l´oeuvre dont celle remaniée, appelée « la version de Paris », chantée en français le 13 mars 1861, dans un foutoir indescriptible à l´Opéra, avant qu´elle ne soit retirée de l´affiche par Wagner lui-même à la troisième représentation.



    Paul Scudo (1806-1864), critique musical attitré de la Revue des Deux Mondes, s´en fit l´écho en se déchaînant contre Wagner. Mais les hostilités avaient en réalité commencé dès le fameux concert du 25 janvier 1860, au Théâtre-Italien, le premier concert donné par Wagner à Paris, à l´issue duquel Paul Scudo, italien d´origine et ennemi de l´art allemand, s´était déjà déchaîné contre le compositeur.



    Si Richard Wagner eut en Paul Scudo un ennemi farouche, la Revue des Deux Mondes n´en fut pas moins pleinement wagnérienne puisqu´elle publiait en 1869, juste un an avant « l´année terrible », l´article du musicologue Édouard Schuré (1841-1929) sur Le drame musical de Richard Wagner, véritable événement fondateur du wagnérisme en France qui valut à son auteur l´approbation chaleureuse du maître allemand dont 2013 marquera le bicentenaire de la naissance.



    Outre les articles de Paul Scudo et d´Édouard Schuré sur Richard Wagner ayant paru dans la Revue des Deux Mondes, réunis, annotés et largement introduits par Eryck de Rubercy, on trouvera dans cette édition le propre compte-rendu que fit Richard Wagner de l´exécution de son Tannhäuserà Paris

  • Haute figure de la vie musicale de la première moitié du XXe siècle, Georges Enesco reste, aujourd'hui encore, plus connu comme interprète que comme compositeur. Cela tient sans doute é la sensibilité et é la virtuosité du violoniste dont le style éminemment novateur révolutionna la pratique de l'instrument.
    Mais ce grand soliste, passionné par tous les aspects de la musique, fut également l'auteur de nombreuses pièces, parmi lesquelles un opéra, dont la rigueur, l'originalité et la puissance expressive constituent autant de joyaux incontournables de l'art moderne.
    Rompant avec l'académisme de l'époque, son approche esthétique é tout entière dédiée é l'émotion é témoigne de l'éminente singularité de son style. Sous ses doigts comme sous sa baguette, Enesco fut aussi chef d'orchestre : il transfigura les oeuvres du répertoire et les siennes propres, en les restituant dans l'essence même de leur création.
    Soucieux de transmission, d'échange et de partage, il s'impliqua également dans la pédagogie é initiant, en véritable passeur, des instrumentistes aussi prestigieux que Ivry Gitlis ou Yehudi Menuhin.
    Cet ouvrage retrace la vie et le parcours du compositeur et violoniste d'exception que fut Georges Enesco (1881-1955), figure de proue de la musique roumaine dont le style et la sensibilité sont internationalement reconnus.

  • Octobre 1957. Pour son premier reportage photographique d'envergure, Hugues Vassal est envoyé à Dijon. Sa mission ? Couvrir un récital d'Édith Piaf. Mais - hasard ou destin ? - ce qui ne devait être qu'une simple rencontre professionnelle se transforme bientôt en une amitié profonde. Dès lors, en véritable intime, le jeune reporter va partager le quotidien de la môme Piaf pendant les sept dernières années de son existence. Et tenir auprès d'elle le double rôle de confident attentif et d'ami fidèle, en imposant un " regard " vrai, différent, limpide, qui arrachera la chanteuse à sa légende pour nous la rendre plus proche, si proche...
    Avec humilité, pudeur et conviction Hugues Vassal - grand photographe de presse, co-fondateur de l'agence photographique GAMMA - restitue le parcours tragique et magnifique de cette grande artiste dont l'authenticité se nourrissait des joies et des souffrances des plus humbles. Et comme autant d'instantanés, ses mots donnent à vivre, à voir et à comprendre une femme dont l'aura dépasse largement le cadre de la chanson.

  • Ce livre est né d'une rencontre entre trois hommes qui n'avaient a priori aucune raison de se croiser. Le hasard, un peu bousculé par le désir et la chance, leur a ainsi permis d'évoquer librement leur Ferré, d'étudier sa démarche, de questionner son oeuvre et de témoigner de l'empreinte vivante laissée par le musicien, le poète et le chanteur.
    Au fil d'un dialogue dont il faut souligner les nombreuses convergences, se dégage progressivement la réalité d'un artiste singulier et différent, bien loin de tous les clichés réducteurs : le portrait d'un homme sincère dont la création et les choix éclairent une personnalité non dénuée de paradoxes.
    En contrepoint, deux textes majeurs de Léo Ferré : "Technique de l'exil" et "Words... words... words...", illustrent avec éclat l'exigence et l'authenticité de cet infatigable créateur.

  • Une partie de plaisir, voilà ce qu'aura été la vie de Paul Gégauff (1922-1983), le dandy surdoué du cinéma français des années 60-70. Ses amis s'appellent Maurice Ronet, Roger Vadim et Françoise Sagan. Ses romans, il les publie, à la hussarde, aux éditions de Minuit. S'il se moque de la " Nouvelle vague ", il écrit des films cultes pour Clément, Chabrol et Rohmer, entre autres : Plein Soleil, Que la bête meure ou Docteur Popaul. De Saint-Tropez aux nuits de Chez Castel, en passant par les îles de la fin de la terre, Paul Gégauff se fait surtout une certaine idée de la dolce vita. Il aime les jupes des filles et les terrasses ombrées, les ivresses en bord de mer et les bars d'hôtel. Il mourra, en feu follet, une nuit de Noël, poignardé par sa jeune épouse.
    Toute la flamboyance de Paul Gégauff et le parfum d'une époque légendaire, à revisiter au gré d'une flânerie signée Arnaud Le Guern.

  • Une introduction à un peintre de génie. C'est en 1894 que la Revue des Deux Mondes publia l'ambitieuse étude sur Diego Velázquez (1599-1660) qui constitue le coeur de ce volume. Profond tout en restant accessible, ce texte condense avec clarté l'essentiel des savoirs de l'époque sur le grand héros du siècle d'or espagnol. Au-delà d'une simple biographie, c'est bien la " physionomie " de Velázquez qu'Émile Michel entend analyser, tout en jugeant primordial de demeurer au plus près des oeuvres et de leur matérialité. Cette étude se voit ici enrichie d'un second article remontant à 1861, sous la plume de l'archéologue et homme politique français Charles-Ernest Beulé, dans lequel il partage avec franchise et enthousiasme ses impressions sur l'artiste. Entièrement dédiés au génie de l'auteur des Ménines et à la poétique puissante de ses représentations, ces deux textes marquent les étapes successives de l'installation définitive de Velázquez parmi les maîtres incontournables de la peinture européenne. " Un seul peintre en Espagne fera dire de lui qu'il a du génie : ce peintre, c'est Velázquez. " Charles-Ernest Beulé Édition établie et présentée par Victor Claass

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