Arts et spectacles

  • « S'il fallait dire en deux mots le fil directeur de ce petit essai, j'avouerais que nos mises en scène d'opéra sont bien de notre temps dans la mesure où elles révèlent nos travers les plus obstinés, et qu'en tant que telles précisément, elles ne nous font guère honneur. Il est devenu clair que la postérité nous jugera un jour comme nous le méritons : durement. »

  • Quel monde la peinture nous fait-elle voir ? Comment comprendre la dialectique intime du voir et du savoir ? Quel fil peut conduire de l'introuvable beauté au jugement esthétique ? De quel ordre est vraiment le mystère de l'oeuvre ? Contrairement aux savantes herméneutiques, qui risquent de nous conduire finalement à cesser de voir pour expliquer sans comprendre, l'analyse phénoménologique à laquelle nous sommes conviés nous révèle que « le peintre est seul à avoir droit de regard sur toutes choses sans aucun devoir d'appréciation ». Mais ne nous confronte-t-elle pas finalement à un nouveau mystère ? Et si notre saisie de la peinture participait d'un rapport constitutif de la vie elle-même ? Conjuguant élégance et connaissances, culture et réflexions, l'essai de B. Orcajada cerne, à tâtons, patiemment, ce qu'est la peinture, ce que renferme l'oeuvre d'art pictural. Ses rapports à la représentation, au monde, au vivant, à celui qui la regarde, à la beauté... sont ainsi effleurés, interrogés et sondés au fil d'un texte placé sous le signe de la liberté. Liberté de l'écriture, liberté aussi accordée au lecteur d'emprunter ou non les mêmes chemins interprétatifs. Mais, quoi qu'il en soit, l'essayiste propose ici une belle et riche initiation à la peinture et ses enjeux.

  • « Tout ce que nous allons voir va être transformé, évoluer avec le génie des auteurs artistes et prendre un aspect expressif et explicatif sous diverses formes. Bien des adaptations sont nécessaires, elles sont suggérées par les auteurs de la fresque qui nous guident grâce à l'organisation des peintures et de la fresque. C'est une lecture pas à pas, dans laquelle la nature et les animaux vont devenir sources d'expressions, par leurs aspects et leurs modes de vie. Ainsi, avec les images transmises par les animaux et les scènes présentées sur la fresque, par transposition ajoutée à l'imaginaire des auteurs, ces représentations vont devenir locution. »

  • «?30 décembre 2010, au Mali. Je me faufile pieds nus dans les rues de Bamako après avoir troqué mes sandales en mangeant un riz-sauce. 31 décembre 2010, en Suisse. Entre deux petits-fours et un verre de champagne, on me demande si j'ai bien profité de mes « vacances » au Mali. Que répondre ? Comment expliquer à mon interlocuteur qu'il y a deux semaines, j'ai fui devant la faim d'un enfant ? Comment relier ces deux extrêmes ??» Quand Thomas Salamin part au Mali en 2010, c'est pour découvrir le désert et la solitude. C'est bien mal connaître l'Afrique de l'Ouest. Son voyage devient vite une formidable rencontre humaine qu'il partage dans ses Songes du Mali. Avec émotion et légèreté, il vous invite à découvrir un univers de couleurs et de contrastes saisissants au travers des textes et des photos de ce carnet. Vous n'y trouverez ni morale ni jugement, mais simplement un reflet de son périple et son besoin de le partager.

  • À l'heure de l'architecture moderne, on oublie souvent l'origine de celle-ci. Le vide et le plein sont des faits qui ont toujours existé dans nos maisons, dans nos salles de cinéma, dans nos rues et dans nos villes, depuis les premières pierres, jusqu'à aujourd'hui. Comment appréhender l'espace, les tensions, les temps forts et les temps faibles, l'étouffement et les respirations du plein et du vide ?

  • Le livret des "Troyens", que Berlioz écrivit lui-même, méritait à lui seul une étude détaillée. Contrairement à sa réputation paresseusement recopiée, il ne déçoit que ceux qui y cherchent ce qui ne s'y trouve pas. Sortant des voies battues du drame théâtral habituel avec ses noeuds et ses dénouements, il apparaît comme une authentique tragédie, d'une originalité totale en son temps. Celle de la nécessité implacable d'un destin qui écrase les hommes et de l'aveuglement que ces derniers lui opposent de façon dérisoire. Insupportable répétition d'enchaînements tragiques imposés d'en haut par des dieux essentiellement absents. Jusqu'à l'ultime sursaut de l'héroïsme humain, celui du rejet désespéré de ces dieux indignes. Berlioz, aux antipodes de Wagner, et aux côtés de Sophocle, de Shakespeare... et de Nietzsche.

  • Explorer près de quatre-vingts ans de cinéma, c'est aborder les thèmes centraux de l'histoire des hommes. Initier son regard, changer de vision pour appréhender et expliquer les événements de notre société sont les conditions nécessaires pour réfléchir sur la toile, « seul au monde ». Dans ces carnets, les arrêts sur image et les thèmes retenus peuvent être critiques, s'attacher à un contexte historique ou remettre en question des poncifs ; ils offrent avant tout un voyage au coeur d'un maelstrm d'images, de sons et de personnages, où le fond et la forme s'entrelacent pour donner vie au septième art : à la fois le plus accessible et le plus riche.

  • « Petit à petit, le loisir devint un besoin, jusqu'à ce que se pose l'évidence : je serai artiste ! L'évidence n'était cependant pas partagée, m'entraînant, dès lors que ma décision fut prise, sur un parcours atypique. Mes études très chaotiques et la désapprobation de mes parents ne me permirent pas de suivre le cursus artistique classique : "Il faut que tu trouves un vrai travail ! Les artistes mènent une vie de bohème et ne sont reconnus qu'après leur mort" me répétait sans cesse ma mère. Ces mots, je les entends encore parfois lorsque j'évoque ma situation. Mais, malgré les conseils bienveillants de mes proches, c'est cette voie que je choisis, et rien, jusqu'à présent, ne m'en a fait dévier. » Si ces mots réfèrent à la naissance en tant qu'artiste de D. Chiarabini, reste à appréhender quelles ont pu être et quelles sont ses conditions d'existence. Tel est le projet de ce récit autobiographique qui replace toute une trajectoire artistique dans son cadre social, historique, mais aussi économique et familial. Et le lecteur de voir émerger, au fil des pages, l'image d'un artiste toujours connecté au monde qui l'entoure, qui doit tenter de s'imposer au sein d'un univers de plus en plus étroit et refermé sur lui-même... Qui doit même parfois ouvrir ses propres voies pour exister. Témoignage rare sur les envers de la création artistique, « Une autre route » rend ainsi compte de toute la force, de toutes les capacités de réinvention que requiert une activité aussi belle que précaire.

  • « Certains vous diront que la physique est ennuyeuse, d'autres, qu'elle est compliquée ou difficile d'accès, que c'est du chinois, que les symboles inconnus des équations mènent à un hermétisme qui peut être rédhibitoire, alors que les physiciens vous diront qu'elle est une science noble et que la physique produit de belles équations. » Concilier et réconcilier art et mathématiques, telle est l'ambition de Jean-Michel Zurletti. Pour cela, l'artiste a souhaité revisiter l'esthétique des équations dans une réalisation graphique. Il a retranscrit en blanc sur des toiles noires les formules des mathématiciens, physiciens et astronomes les plus célèbres. Par ce jeu contrasté, il a voulu donner aux mathématiques une dimension agréable à l'oeil qui puisse plaire à ceux qui sont d'ordinaire rebutés par les matières scientifiques. La seule contrainte qu'il s'est imposée pour la création de ses oeuvres est l'utilisation de l'intégralité des symboles de l'équation choisie pour la composition de sa toile. Un graphisme innovant pour un concept original.

  • Comment se passe vraiment le plus grand festival du monde ? Comment avoir une vie de rêve pendant dix jours ? Le Festival de Cannes raconté de l'intérieur par le fondateur des OFF de Cannes. Alain Zirah dévoile tout sur les coulisses du Festival de Cannes et ce qu'on ne voit jamais à la télévision. Comment vivre son propre Festival de Cannes ? Artiste amateur ou professionnel, découvrez tous les conseils et les anecdotes qui vous permettront de gagner du temps. Tous les secrets de la réussite racontés par les grandes stars internationales.

  • Pendant les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, Marcel Dusaussois et Martine Doos ont constaté, avec les yeux de l'innocence outragée, à quel point l'être humain est capable du pire. Ils ont voulu parier que ce même être humain est aussi capable du meilleur... que par la voie de l'amour, il est appelé à rejoindre une dimension qui transcende la matière, hors de l'espace vécu et de sa temporalité. Leurs tableaux et leurs écrits témoignent de leur idéal, à la recherche de la part de divin qui se trouve au coeur de chaque être vivant... Leur perception de notre monde peut paraître étrange. Elle résulte de leur soif de penser par eux-mêmes, et de la recherche du sens qu'ils voulaient donner à leur vie. Certains les ont taxés de rêveurs irréalistes. Mais qu'est-ce que la réalité ? La leur n'est sans doute pas la vôtre... Quoi qu'il en soit, leurs oeuvres interpellent chacun de nous, et même si elles peuvent déranger, elles nous forcent à nous demander à quoi nous attachons finalement de l'importance...

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