Littérature générale


  • Les mémoires d'Alain de la Morandais, comme un témoin d'une époque.

    Témoin d'une jeunesse effacée, éprouvée par une formation romaine stricte interrompue par vingt-huit mois d'un service militaire aux feux de la guerre d'Algérie, mais illuminée par le Concile Vatican II, puis aumônier de Lycée étudiants, membre de l'équipe de Saint-Merry où il gère des "occupations" d'église mouvementées, jusqu'à la restauration pastorale d'une paroisse parisienne du XIVe oubliée et la fondation de l'Aumônerie du monde politique.
    Témoin de la foi, de l'espérance et d'un amour qui ne cherche pas de retour, il crut, à tort ou à raison, que son courage lui permettrait d'user de ses talents médiatiques et d'écriture pour ouvrir une "culture du débat" à laquelle son Église n'est pas habituée.
    Sa rupture publique d'avec le cardinal Lustiger l'a conduit à vingt-deux ans d'exil intérieur dans sa propre Église, sans le couper du monde politique, intellectuel, des grands patrons ou de celui des SDF, qu'il accueillait près de la Gare de Lyon, et des pauvres. Devenu le "curé le plus médiatique de France", ce titre que lui donnait les journalistes en croyant le flatter, l'humiliait et il s'en guérit, en inventant l'émission de télévision "Les enfants d'Abraham" sur Direct 8.
    Il dresse les portaits des témoins marquants de sa vie : sa Mère, Soeur Marguerite, le cardinal Jean-Marie Lustiger, le grand Rabbin de France, ou encore Malek Chebel, islamologue des Lumières.
    Et ses rencontres vont de Henry de Montherlant, Jacques Delors, Michel Serrault, Jean d'Ormesson, jusqu'à Ségolène Royal, François Mitterrand et tant d'autres.


  • Historien romain d'origine juive du Ie siècle, diplomate et stratège de talent, Flavius Josèphe fut le seul témoin hors évangiles de l'existence de Jésus et de Jacques, de l'avènement de la pensée messianique et de la guerre entre Rome et Jérusalem. Une biographie fascinante.

    Ier siècle. L'Empire est en plein chaos. Tibère, Caligula et Néron précipitent la fin de la dynastie d'Auguste. La Judée se soulève contre Rome. Les juifs étendent leur combat désespéré au Proche-Orient et le messianisme connaît ses premiers martyrs. Le conflit dépasse les hommes, car il s'agit bien d'un chaos de civilisations, les soldats des Ténèbres contre les soldats de la Lumière.
    Prêtre du Temple, général de Galilée, Flavius Josèphe tente d'éviter à son peuple la tragédie qu'il pressent. Diplomate et stratège de talent, patriote au point de mener contre Rome une guerre à laquelle il ne croit pas, puis partisan des Romains lors du siège de Jérusalem par Titus, Flavius Josèphe est un personnage mosaïque.
    Ses écrits restent la seule preuve, hors évangiles, de l'existence de Jean-Baptiste, de Jacques et de Jésus. Historien d'un siècle en mutation, Flavius Josèphe voit le pouvoir romain se déplacer vers l'Orient, assiste au couronnement du premier César issu de la plèbe, à la chute du Temple de Jérusalem, à la naissance d'un judaïsme rabbanique et à l'émergence de la pensée chrétienne.
    Patrick Banon nous offre ici la biographie fascinante d'un personnage à la frontière entre héroïsme et trahison. Une véritable épopée dont le mystère se résume à une question : comment a-t-il pu survivre dans ce monde en fusion?


  • Le témoignage exclusif d'une femme médecin, chrétienne engagée, qui, au nom de sa foi, pratique l'euthanasie sur les patients qui en font la demande (en Belgique). Une réflexion inédite sur la place du soignant, ses forces et ses faiblesses face à l'impuissance et la mort.

    Le témoignage exclusif d'une femme médecin, chrétienne engagée, qui, au nom de sa foi, pratique l'euthanasie sur les patients qui en font la demande (en Belgique). Une réflexion inédite sur la place du soignant, ses forces et ses faiblesses face à l'impuissance et la mort.

    Depuis l'origine, les chrétiens sont en première ligne pour la défense d'une fin de vie digne, et mobilisés contre l'euthanasie. Pour Corinne Van Oost, chrétienne engagée et médecin en soins palliatifs en Belgique, il en va autrement. Si elle était contre la loi au moment de sa promulgation il y a dix ans, c'est au nom de sa foi qu'elle accepte désormais de pratiquer les euthanasies aux patients qui en font la demande : " J'en ai assez d'entendre des médecins cathos expliquer que c'est au nom de leur foi qu'ils refusent de pratiquer des euthanasies. De mon côté, quand j'ai l'intime conviction que ne peux plus soulager autrement le patient, j'estime que je n'ai pas le droit de m'abriter derrière ma foi pour me soustraire à ce geste. La personne face à moi a la priorité sur mes convictions ! " Se basant sur son engagement vécu au quotidien à l'hôpital et sa réflexion à la recherche du " moindre mal ", elle cherche aujourd'hui à mettre en place un rituel pour permette à l'Eglise d'être présente aux côtés du malade qui vit cette expérience humaine inédite d'une mort anticipée et encadrée. Ce qui n'est pas sans déclencher des levers de boucliers.
    A l'heure où la France est en plein débat sur l'euthanasie - François Hollande a lancé une commission d'enquête peu après son élection : un projet de loi pourrait voir le jour fin 2014 -, voici un témoignage édifiant, fruit d'un cheminement humain et spirituel longuement mûri.


  • Le témoignage inédit et bouleversant d'une avocate tunisienne engagée, depuis le Printemps arabe, dans un combat historique pour la liberté.

    " Nous, nous avons vécu, nous sommes sorties, nous avons rigolé, nous nous sommes baignées en bikini, nous avons dragué. Notre vie, nous l'avons faite, et personne ne pourra nous l'enlever. Mais nos filles ? Nos petites-filles ? Si les boutiquiers de la religion prennent les commandes en Tunisie, ce sera fichu pour elles.
    J'aurais pu m'en aller, partir vivre ailleurs. Je ne l'ai pas fait. Je suis peut-être imbécile, ou trop idéaliste, mais je ne les laisserai pas pourrir la vie de mes enfants. Ils se disent islamistes, mais que connaissent-ils de l'islam ? Moi qui n'aimais pas la politique, je me suis lancée dans l'aventure en fondant un mouvement citoyen. Je n'aimais pas me battre, mais je suis descendue dans l'arène. Ils ne peuvent pas, ne doivent pas gagner. J'ai décidé de tout faire pour éviter cela. Je prendrai les armes s'il le faut. "
    Dalila Ben Mbarek Msaddek
    Le témoignage inédit et bouleversant d'une avocate tunisienne engagée, depuis le Printemps arabe, dans un combat historique contre l'emprise islamiste sur son pays. Un hymne à la liberté et à la laïcité.

    Dalila Ben Mbarek Msaddek, avocat spécialisée en droit social et droit du travail, est mariée et mère de trois filles. Après la révolution tunisienne, elle a cofondé le mouvement citoyen Doustourna, l'un des plus actifs aujourd'hui en Tunisie. Valérie Urman a recueilli et écrit ce témoignage. Journaliste, elle a dirigé le service Société du Parisien et de France-Soir.

  • Où va l'Église ? Cette question habite le père Trébossen qui voit les Chrétiens, et massivement les jeunes génértaions, s'éloigner de l'Église. Dans cet ouvrage sans langue de bois, il appelle l'institution à renouer le dialogue avec ses fidèles afin que l'Église devienne la lumière du siècle." J'ai vu, je vois, des chrétiens s'éloigner de l'Église, et massivement les jeunes générations n'en franchissent pas le seuil. La doctrine, la morale, le mode de fonctionnement de l'Église catholique leur paraît d'un autre temps, comme figés dans le passé.
    D'où vient que le catholicisme éprouve de telles difficultés à bouger les lignes et à se réformer ? Faut-il redire ici combien la " crise moderniste " éloigna l'Église du temps des hommes...
    Je souhaite fortement que l'Église catholique entre en conversation avec les hommes, faisant en sorte qu'ils se réalisent pleinement et deviennent ce qu'ils doivent être... Cessons d'accuser la perte du sens religieux, la tiédeur, le manque de foi. Interrogeons-nous plutôt sur la crédibilité du message chrétien et comment révéler que l'Évangile est porteur de sens.
    En entrant dans la modernité, notre attention doit se porter sur l'essentiel : Jésus de Nazareth venu nous dire Dieu. Et ce en conduisant notre réflexion à partir du vécu, de l'expérience existentielle des hommes de toutes cultures et dans la diversité de leur histoire.
    Aujourd'hui comme hier, voilà bien une permanence du christianisme : que la Parole de Dieu invite tous les chrétiens, quel que soit l'étage de leur résidence, à se mettre en marche, pour vivre une histoire de la fraternité.
    Il y a eu le siècle des Lumières, que l'Église devienne " La lumière du Siècle ". Tel est ce que ce livre voudrait faire advenir. "
    PG Trébossen

  • Fanfan et Petite-Fleur, inséparables frère et soeur. Leur enfance est un monde à part, magique et fragile comme une bulle de savon. Pour les consoler du deuil de la Babouchka, grand-mère tant aimée, la mère leur a raconté : Aux grandes marées, ceux qui n'ont pas oublié ceux qu'ils ont aimés, sont appelés par les sirènes. Cette nuit, Grand-Père est venu chercher Grand-Mère pour l'épouser pour l'éternité. Je te protégerai toujours, a dit Fanfan. On se quittera jamais, a promis Petite-Fleur. Un soir, tout bascule. Petite-Fleur rentre en retard. Chargé de la punir, Fanfan obéit et surtout il rit. Le coeur brisé, Petite-Fleur se sent étrangement vide et seule. Rejoindre sa Babouchka au pays des sirènes devient son but. Comment résister à l'appel des sirènes ? Dans la solitude, quel mât assez solide peut nous retenir à la vie ?


  • L'intrusion du religieux dans les hôpitaux publics perturbe de plus en plus le quotidien du personnel et va jusqu'à mettre des vies en danger. Un témoignage choc.

    La République française impose l'égalité des citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion, tous les patients se présentant à l'hôpital public doivent donc être traités de la même façon et respecter les mêmes règles.
    Pourtant, depuis plus d'une décennie, ce principe fondateur est mis à mal par une partie de la population qui, au nom de sa foi religieuse, refuse de se plier à la législation. Ces personnes imposent que l'on s'adapte à leurs propres exigences, faisant table rase de la laïcité, des règles d'hygiène, de l'organisation des soins, des mesures de sécurité ou de l'égalité homme/femme.
    Ceci est vrai tant du côté des soignés - des musulmanes exigent que les prises de sang soient effectuées à travers leurs vêtements, un juif met le feu à son lit d'hôpital avec le chandelier allumé pour célébrer Hanoukka, des Témoins de Jéhovah abandonnent leur enfant ayant reçu en urgence une transfusion sanguine, des catholiques s'opposent à tout traitement contre la douleur... - que du personnel hospitalier - des soignants quittent leur poste pour prier ou refusent d'exécuter des soins relevant de leur compétence, etc.
    Fruit d'une longue expérience professionnelle et d'une enquête approfondie, ce témoignage choc révèle des situations aberrantes de plus en plus fréquentes. L'auteur lance un cri d'alarme : l'hôpital public est mis en péril par l'intrusion de pratiques religieuses intransigeantes et inflexibles.

  • Les Mémoires d'un des plus grands vaticanistes, correspondant de l'AFP au Saint-Siège pendant 45 ans. Le récit d'une vie atypique, celle d'un enfant de parents sauvés des rafles nazies qui a grandi au Vatican où son père fut le premier vaticaniste de l'histoire. Un ouvrage où se mêlent les souvenirs familiaux de l'auteur et des révélations sur les dessous de la vie au Vatican, démystifiant légendes et croyances de ce monde secret.Bruno Bartoloni a été, pendant 45 ans, le rédacteur " vaticaniste " de l'AFP. Ironique et désinvolte, il vante une expérience unique. Dans les années 20, son père fut le pionnier des vaticanistes et sa mère l'allaitait dans les jardins du Vatican.
    Bruno Bartoloni a suivi en tant que journaliste le règne de sept papes. Il fut le témoin direct de la corruption qui accompagna la fin de Pie XII, il traversa Rome sur le marchepied de l'automobile de Jean XXIII, il pénétra dans son appartement quelques minutes après sa mort, il fut arrêté par les gendarmes à l'entrée du Conclave, il fut le premier à annoncer le concile, il voyagea clandestinement dans l'avion de Paul VI, il put interviewer au téléphone Jean-Paul I juste après son élection et il vola les skis de Jean-Paul II (skis qu'il rendit par la suite).
    Fils d'une juive allemande et d'un journaliste italo-argentin sauvé de la rafle nazie à Rome grâce à son passeport, Bruno Bartoloni collabore avec le
    Corriere della Sera et écrit pour différents quotidiens et hebdomadaires du monde entier.


  • Le témoignage exclusif du père Pascal Vesin, démis de ses fonctions par le Vatican pour cause d'appartenance à la franc-maçonnerie. Une première dans l'histoire de l'Église !

    Pascal Vesin a été démis de ses fonctions de prêtre en mai 2013 par sa hiérarchie. La raison ? Son refus de quitter le Grand Orient de France, loge maçonnique dont il est membre depuis treize ans. Une première dans l'histoire de l'Église.
    Prêtre progressiste (il est pour l'ordination des laïcs mariés, prône un rôle accru des femmes et des laïcs dans l'Église, etc.), le père Pascal a toujours défendu sa liberté de penser et de conscience : pour lui, il n'y a pas d'incompatibilité entre les principes de la foi et de la maçonnerie.
    Dans ce témoignage exclusif, il revient sur sa dénonciation par lettre anonyme, sur la sanction immédiate (dite " médicinale " !) qui en a découlé - un vrai choc pour lui, mais aussi pour ses paroissiens qui l'ont vu partir du jour au lendemain - et sur son pèlerinage à pied jusqu'à Rome où il espérait pouvoir plaider sa cause auprès du pape François. Il explique également en quoi l'évolution des mentalités au sein de l'Église comme des loges maçonniques est aujourd'hui nécessaire. Un combat qu'il entend mener jusqu'au bout.

  • Comme chaque année, Lucile Séverac passe ses vacances dans la propriété de sa belle-famille. L'été, ici, est moite, oppressant, l'ordre des choses immuable, à peine ponctué par l'espoir, toujours déçu, de l'orage. Égarée dans cette vie de bourgeoise aisée, Lucile arrache au temps des bribes de vertige, vaines tentatives de reprendre possession d'elle-même. En un seul et bref été, elle recompose un monde, dont elle avait perdu la vérité, et se l'approprie par la grâce de Lorenzo, l'adolescent, dont la beauté viole son regard assoupi. Hallucinée dans son désir, Lucile Séverac fait le choix du plus fou des actes d'amour. La nuit fauve est le roman d'une passion, d'un assouvissement absolu, au-delà des limites où l'on peut encore continuer à vivre.

  • Dans la ville grise, couturée de chantiers, rôdent des bandes de chiens fous. Leur instinct les pousse à attaquer, de préférence, ceux-là même - passants égarés, mendiants de tous ordres - que leur solitude, leur innocence aussi, exposent à la sauvagerie de la horde. Ainsi en est-il de Thomas. Peintre raté, Thomas a décidé de représenter, sur une palissade de chantier, le Jardin des Délices de Jérôme Bosch, cette célébration païenne, colorée et joyeuse de la vie. Les événements le forcent à s'interrompre et à fuir... Dans ce qui devient une véritable descente aux Enfers, Thomas, cependant, n'est pas seul : une jeune Algérienne de dix-sept ans, Malika, l'accompagne, partagée entre cette folie qui l'emporte elle aussi, et la volonté de ne pas s'en laisser conter. Dans ce décor de cauchemar, où les chiens figureraient l'Esprit du mal, dans cette ville inhabitable, incompréhensible, surgit un enfant, Typhus. Lui veut sauver ce qui peut l'être des palissades, avant leur démolition. C'est d'ailleurs avec son regard, que l'auteur nous incite à voir dans le dénouement, tout autant que la promesse de l'aube, la fin d'un sortilège. D'une écriture tendue, dense et obsédante, ce roman singulier révèle un véritable écrivain.


  • Des histoires drôlatiques et spirituelles du monde religieux, à consommer et à offrir sans modération !

    "Dans chaque église, il y a toujours quelque chose qui cloche"
    Jacques Prévert
    Des histoires drôles et spirituelles à consommer sans modération !


  • Olympia Alberti imagine les pages manquantes du Journal d'Etty Hillesum, et reconstitue ainsi le cheminement hors du commun de cette lumineuse jeune femme juive, disparue à Auschwitz en 1943. Nouvelle édition en petit format pour le centenaire de la naissance d'Etty Hillesum.

    Olympia Alberti imagine les pages manquantes du Journal d'Etty Hillesum, et reconstitue ainsi le cheminement hors du commun de cette lumineuse jeune femme juive, disparue à Auschwitz en 1943. Nouvelle édition en petit format pour le centenaire de la naissance d'Etty Hillesum.

    " Plus j'avance, plus je crois à une spiritualité dans la vie de tous les jours, à une mise en pratique concrète des principes intérieurs : que serait une éthique sans pratique ? Du vent... J'ai trouvé une astuce qui me rend joyeuse : dire merci à Dieu, pour tout ce qui m'apprend quelque chose. Et ce n'est pas seulement le bonheur ou la facilité ? on ne s'épanouit pas que dans la facilité. La gratitude me garde le regard tournée vers la Source de la vie.
    " Non, je ne perds pas de vue que m'attendent des jours d'oppression, des jours de faim, de froid et de misère, des jours et des nuits de tourmente, il y aura notre convoi, je le sais, je n'ai aucune illusion ? et d'ailleurs, je n'en voudrais pas, d'une existence sans les autres, tous les autres, je ne voudrais pas d'un destin qui m'écarte de porter le poids que nous avons à porter. Ensemble. "
    Dans ce récit fort et bouleversant, Olympia Alberti imagine les pages manquantes du Journal d'Etty Hillesum, et reconstitue ainsi le cheminement hors du commun de cette lumineuse jeune femme juive, passionnée de la vie, qui n'aspirait qu'à écrire et se rapprocher de Dieu.
    Elle fut exécutée le 30 novembre1943, à Auschwitz. Elle avait 29 ans.

  • La Palestine au temps de Jésus. Dans le vacarme de la Pâque, Jérusalem grouille de pèlerins, de marchands et de soldats. Emboîtant les pas du Christ dans les derniers jours de sa vie, ce roman nous fait pénétrer dans les méandres d'un plan secret tramé par Judas. La mort du crucifié bouleverse la ville. Ébranlée par un rêve prémonitoire, la femme de Ponce Pilate mène l'enquête dans l'entourage des disciples, et se retrouve face au linceul de celui qu'ils disent ressuscité... Vingt siècles plus tard, un vieux cardinal angoissé, doutant de la résurrection des morts, est, lui aussi, frappé par la vue du Saint Suaire. Bouleversé, il se lance, à son tour, dans une investigation qui le mènera beaucoup plus loin qu'il n'avait imaginé. Car, par-delà suspense et rebondissements, l'aventure scientifique du Suaire est déjà un roman en soi : de la science-fiction qui serait vraie. Orchestrée de main de maître par Hubert Monteilhet, l'intrigue de ce grand roman historique, entre épopée et enquête scientifique, est au service d'une confrontation féconde entre les Évangiles et la science.

  • C'est une histoire simple. Sara, ma fille, avait 23 ans. Elle était la joie de vivre. Un soir, lorsque je suis rentrée à la maison, elle avait disparu. Cela se passait dans les premiers jours de novembre. Je n'ai pas compris... Fugue ou enlèvement : la disparition d'un enfant est le drame que redoutent tous les parents. Quand elle découvre, abasourdie, que sa fille est tombée dans les griffes d'une secte, Marie Joly réalise, soudainement, qu'un tel malheur n'arrive pas qu'aux autres. Refusant de baisser les bras, elle ne cesse de se répéter : Tout, je ferai tout pour sauver Sara ! La seule arme de cette mère bouleversée : l'entêtement de son amour. Elle décide de retrouver, coûte que coûte, l'esclave muette et résignée qu'est devenue sa fille. Commence alors une lutte acharnée contre l'emprise affective et morale que la secte exerce sur Sara, prisonnière volontaire. Torturée par la peur, et puisqu'on ne peut compter que sur soi-même, l'auteur monte l'opération Sara, point de départ d'une aventure pleine de dangers, destinée à sortir sa fille de l'enfer. Le combat de la mère de Sara contre l'impossible, est une véritable leçon de vie, qui ne laissera personne indifférent. Car l'amour est encore la plus efficace des armes.

  • Lors d'un séjour à Palerme, un jeune écrivain tente de retrouver l'inspiration qui lui fait momentanément défaut. Descendu au Grand Hôtel et des Palmes, il se heurte à certains personnages énigmatiques (le portier, la serveuse) qui lui livrent, sans qu'il le veuille, les pièces d'un puzzle dessinant la silhouette d'un individu étrange, dont on lui cache le nom : Raymond R. Au fil des jours, ce fantôme du Grand Hôtel et des Palmes, prend une épaisseur telle qu'il finit par hanter, jusqu'à l'obsession, la conscience du jeune écrivain. Peu à peu, ce dernier acquiert la certitude que ce Raymond R. est, en fait, le célèbre écrivain Raymond Roussel, l'excentrique auteur d'Impressions d'Afrique et de Locus Solus. Ce roman, particulièrement original, se présente à la fois comme une enquête sur un personnage fascinant, et comme la quête d'un auteur en mal de sujet. Le mystère Roussel - sa vie légendaire, sa mort tragique en 1933 dans un palace sicilien - n'est-il pas au centre des grandes interrogations de la littérature contemporaine ?

  • Pierre-Marie Lettrin est journaliste au service Informations générales d'un grand quotidien parisien, lorsque les gendarmes viennent le chercher, à son domicile, un matin de mai. Quarante-huit heures plus tard, il se retrouve incarcéré au quartier bas d'une des plus vétustes maisons d'arrêt de France, la Santé. Mais il veut croire encore à une simple erreur policière. Seulement, la machine est lancée. Il va alors découvrir et partager le sort de tous les hommes - ou femmes - innocentés chaque année après avoir subi, souvent par excès de zèle ou indifférence des magistrats, les irréversibles atteintes morales de la prison. Rythmé comme un polar, tour à tour effrayant, émouvant ou drôle, ce reportage authentique décrit, avec une précision saisissante, l'exaspération de l'attente, l'angoisse vertigineuse de l'incarcération absurde. Et tandis que défile, au jour le jour, la radiographie minutieuse de 2 661 heures d'enfermement, Un tunnel sous l'été tisse, en filigrane, autour de Catherine, passion omniprésente par-delà les murs, un vrai roman d'amour.

  • Martine Verdier, jeune interne en médecine, fait l'apprentissage de la vie, à travers les servitudes et les grandeurs de sa profession. Confrontée aux réalités journalières de l'hôpital - urgences, gardes de nuit harassantes, médecine quotidienne, ou utilisation des techniques de pointe, folklore des salles de garde, etc. -, elle va apprendre, à ses dépens, qu'il est encore difficile d'être une femme, dans un monde où la suprématie masculine triomphe. Une série de portraits de grands patrons, tantôt odieux et arrivistes, tantôt humains et passionnés par leur métier, vient compléter cette peinture du monde hospitalier parisien. Martine découvrira, avec surprise, un autre visage de son travail, en remplaçant pendant trois semaines son père, médecin de campagne. Mais Docteur Martine Verdier, ce n'est pas seulement la description fouillée d'un milieu, c'est également une riche fresque humaine, avec son poids de bonheur et de larmes. Martine, tendre, amoureuse, fera, par deux fois, les frais de l'ambition professionnelle des hommes qu'elle a choisis. Docteur Martine Verdier : un roman chaleureux, émouvant, avec pour toile de fond la médecine. Le roman aussi d'une femme d'aujourd'hui, qui parvient à trouver son équilibre sentimental et professionnel, mûrie par ses expériences successives.

  • Un soir de vent et de pluie, on découvre, à l'embouchure du Rhône, le corps de Louis Pergolletti, dit Pergo, député communiste et membre du Comité central du Parti. Le jeune secrétaire d'un maire communiste enquête sur cette mort dérangeante. Remontent alors à la surface des pans entiers de la vie du disparu, de son itinéraire politique et sentimental... Autour du drame, évolue tout un monde étrange et finalement méconnu, celui des militants. Si Un hiver de notre histoire parle de politique, ce n'est pas, pour autant, un livre politique. Il y a, certes, une évocation des crises auxquelles est confronté le PC depuis quelques années mais, ce qui séduit davantage ici, c'est le portrait d'hommes et de femmes confrontés à un vécu quotidien, où désirs et sentiments finissent par l'emporter sur l'idéologie. Roman autobiographique, Un hiver de notre histoire ne se livre à aucune espèce d'apologie ou de réquisitoire. Simple constat, traversé d'une émotion blessée mais intacte, ce livre pourrait être le manifeste de toute une génération. Comme si les enfants de Mai 68 demandaient des comptes à leurs pères, sur leurs rendez-vous manqués avec l'Histoire...

  • Tlapallán, quelque part en Amérique centrale, entre jungle et océan. Tlapallán - souvenez-vous -, dans la mythologie indienne, c'est le lieu où mourait Quetzalcoatl, le dieu-serpent à la peau blanche. Tlapallán, la ville où se joue aujourd'hui le destin de trois hommes et d'une femme. Il y a George-Luis Conors, un ingénieur anglais, travaillant sur les plates-formes pétrolières installées au large de la petite cité. Il y a Jesus Cruz, alias Julián Martinez, une étrange figure de poète subversif, recherché et pourchassé par la police politique de la junte militaire. Il y a Jean dit l'Albinos. À la recherche des racines profondes de son peuple, cet Indien à moitié clochard joue le rôle du bouffonshakespearien, celui qui dit la vérité. Mais il incarne aussi l'image révolutionnaire d'un Quetzalcoalt ressuscité. Enfin, il y a Josepha, la femme, une métisse, star du bordel local, et qui va servir de détonateur à toute l'histoire, provoquer haines et passions, espoirs et insurrections.

  • Dans le New York d'entre les deux guerres, qui se remet lentement de la crise de 29, tout un petit peuple, venu des quatre coins du monde, lutte pour subsister et retrouver une raison de vivre. Comme beaucoup d'immigrés russes, la famille Goloubine y achève son long périple qui, commencé à Moscou avec la Révolution, l'a menée jusqu'en Amérique, avec des escales à Berlin et à Paris. Tandis que les parents trouvent un gîte provisoire à la campagne, la fille emménage dans un modeste appartement de la 89e Rue, dont elle espère faire son port d'attache et son foyer. Elle rêve d'y assurer à ses parents une vieillesse paisible, et gagner ainsi leur amour dont elle a été frustrée, enfant. Elle essaye aussi de s'arracher à l'emprise de l'enfance, et à la nostalgie du pays où elle est née. Autour de la cuisine vétuste, hantée par la présence insolite d'un génie tutélaire du logis, se noue la tragi-comédie de la vie, avec ses espoirs et ses passions. Ce très beau roman, où le fantastique perce insidieusement sous le quotidien, possède des accents qui font songer à Gogol et à Kafka.

  • Une petite ville au bord de la mer. C'est la morte saison. Le destin va réunir, le temps d'une passion, deux jeunes femmes. Gabrielle, qui sera la narratrice, propose à Laura, rencontrée dans un café, de venir s'installer chez elle, dans sa maison solitaire, sur la dune. La séduction est immédiate, totale. Qui est Laura ? Pourquoi a-t-elle quitté Paris ? Gabrielle l'apprend, à travers le récit partiel que lui fait Laura de son amour pour Antoine. Tentée par le jeu de l'écriture et de l'érotisme, Gabrielle se lance dans une double narration, celle de leur histoire à elles deux et, parallèlement, celle de Laura et Antoine, beau garçon au charme décevant, avec, en toile de fond, Gilles, personnage ambigu et inquiétant, qui manipule les cartes. Gabrielle aime Laura, et en fait un personnage de roman : c'est, croit-elle, le moyen de la posséder en toute impunité. C'est oublier que la passion peut se défaire, comme du sable entre les doigts...

  • Imaginez que Louis XVI soit mort d'une chute de cheval, survenue le 3 juillet 1789, lors d'une partie de chasse, au lieu d'avoir été guillotiné le 21 janvier 1793. Eh bien, l'Histoire de France, et même la face du monde, en eussent été changées ! À commencer par la suppression - ni plus ni moins - de la Révolution française ! Bernard Quilliet, historien et romancier, s'est donc amusé à reconstruire une Histoire de France, selon un scénario parfaitement vraisemblable, qui nous mène jusqu'à l'élection de Mitterrand en 1981, mais avec bien des changements, cocasses et inattendus, par rapport à l'histoire officielle. Le livre qui en découle, est d'une drôlerie rare. Rendez-vous compte : Robespierre devenu saint et docteur de l'Église, Napoléon passé aux oubliettes, Victor Hugo pas même conçu puisque, faute de guerre de Vendée, son père ne put rencontrer Sophie Trébuchet !... Quant à Hitler, il devient un peintre français contemporain de Picasso, et la France, le pays qui a récolté le plus de médailles d'or aux Jeux olympiques. Si l'on ajoute que la langue française se retrouve langue universelle, à la place de l'anglais, et que les trois premiers hommes à marcher sur la Lune s'appellent Dupont, Durand, Dubois, voilà de quoi faire rêver et s'interroger. Au-delà du gag, s'impose une réflexion sur la manière de faire, défaire et contrefaire l'Histoire.

  • Lorsque Jeanne, après vingt ans de vie citadine, revient au village de son enfance, les habitants veulent voir en elle l'héritière de sa mère, qui fut une guérisseuse réputée dans cette province conservatrice. À cette confrontation avec des souvenirs pesants et ambigus, s'ajoute l'énigme de Daniel. Avant de mourir, cet homme, qui fut son amant, lui a transmis un journal intime. Jour après jour, Jeanne cherche à déchiffrer le mystère enfoui au creux de ces pages brûlantes. La trame romanesque se tisse, au rythme d'une double quête d'identité, celle de Daniel, celle de Jeanne. Le jeu des personnages fait affleurer des parcelles d'un univers secret : Jeanne, Daniel, Ida, Paul, Anne-Marie, Louis, Belette, autant d'êtres différents, réunis un instant par le destin, mais au travers desquels s'énonce une tyrannie de la mémoire qui nous concerne tous. Meurtrie par le présent, prisonnière du passé, Jeanne réussira-t-elle à rompre cette emprise du temps sur sa vie ? De la réponse à cette question, dépendent sans doute son salut et sa survie...

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