Yasmina Khadra

  • " Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu'il la surprenne penchée sur lui, pareille à une étoile veillant sur son berger. Mais Driss ne se réveillerait pas. Restitué à lui-même, il s'était verrouillé dans un sommeil où les hantises et les soupçons se neutralisaient, et Sarah lui en voulait de se mettre ainsi à l'abri des tourments qui la persécutaient. Aucun ange ne t'arrive à la cheville, lorsque tu dors, mon amour, pensa-t-elle. Pourquoi faut-il qu'à ton réveil tu convoques tes vieux démons, alors qu'il te suffit d'un sourire pour les tenir à distance ? " Couple comblé, Sarah et Driss Ikker mènent la belle vie à Tanger jusqu'au jour où l'outrage s'invite à leur table. Dès lors, Driss n'a plus qu'une seule obsession : identifier l'intrus qui a profané son bonheur conjugal.

  • - 50%

    " Les Hirondelles de Kaboul est voué tout entier à la transmission d'un message humaniste, comme à dénoncer l'oppression des femmes. " Mathieu Macheret, Le Monde.
    Dans un Kaboul caniculaire, parmi les ruines du désastre et celles des esprits, deux hommes et deux femmes cherchent un sens à leur vie : un bourgeois déchu, une avocate interdite d'exercer, un geôlier s'amenuisant à l'ombre des exécutions publiques et une épouse aux prises avec une maladie incurable. À travers leur quête de dignité, le martyre d'une nation traumatisée par les guerres et la folie, livrée aux sortilèges des gourous et à la tyrannie des taliban. Et pourtant, là où la raison semble perdue, l'amour refuse de céder et se réclame du miracle. Mais qu'est-ce qu'un miracle dans un pays où " les liesses sont aussi atroces que les lynchages " ? Dans ce roman magnifique qui est aussi un hymne à la femme, Yasmina Khadra a su mettre au jour avec lucidité la complexité des comportements dans des sociétés musulmanes déchirées entre féodalisme et modernité.Meilleur livre de l'année 2005 aux États-Unis par le San Francisco Chronicle et le Christian Sciences MonitorPrix du salon littéraire de Metz 2003Prix des libraires algériens 2003Prix Asie de l'Association des écrivains de langue française 2002

  • Amine, chirurgien israélien d´origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d´origine et son peuple d´adoption, et s´est entièrement consacré à son métier et à sa femme, Sihem, qu´il adore. Jusqu´au jour où, au coeur de Tel Aviv, un kamikaze se fait sauter dans un restaurant, semant la mort et la désolation. Toute la journée, Amine opère les victimes de l´attentat, avec pour tout réconfort l´espoir de trouver le soir l´apaisement dans les bras de Sihem. Mais quand il rentre enfin chez lui, au milieu de la nuit, elle n´est pas là. C´est à l´hôpital, où le rappelle son ami Naveed, un haut fonctionnaire de la police, qu´il apprend la nouvelle terrifiante: non seulement, il doit reconnaître le corps mutilé de sa femme mais on l´accuse elle, Sihem, d´être la kamikaze...Amine ne peut tout d´abord admettre que sa femme, qui n´a jamais manifesté un attachement particulier à la cause palestinienne, ait pu commettre un acte aussi barbare. Pourtant, il doit se résoudre à accepter l´impossible quand il reçoit le mot qu´elle lui a laissé. Alors, pour comprendre comment elle a pu en arriver à une telle extrémité, il s´efforce de rencontrer tous ceux qui l´ont poussée à ce geste fou. Et doit écouter sans répit une vérité qu´il ne peut pas entendre.En retraçant le cheminement cauchemardesque de cet homme confronté à l´intolérable qui le frappe au plus intime de son être, Yasmina Khadra aborde avec beaucoup de brio un des sujets le plus douloureux de notre époque et nous livre un roman d´une incroyable audace.

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  • Khalil

    Yasmina Khadra

    Vendredi 13 novembre 2015. L'air est encore doux pour un soir d'automne. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d'explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l'acte. Il fait partie du commando qui s'apprête à ensanglanter la capitale. Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ? Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d'un réalisme et d'une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l'esprit d'un kamikaze qu'il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l'insoutenable brutalité de la folie.

  • Rentrée littéraire 2020.
    Lorsqu'une femme claque la porte et s'en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l'apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l'instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l'errance, quitte tout pour partir sur les chemins. Des rencontres providentielles jalonnent sa route : nain en quête d'affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d'esprit le renvoient constamment aux rédemptions en lesquelles il refuse de croire. Jusqu'au jour où il est rattrapé par ses vieux démons. À travers les pérégrinations d'un antihéros mélancolique, flanqué d'une galerie de personnages hors du commun, Yasmina Khadra nous offre une méditation sur la possession et la rupture, le déni et la méprise, et sur la place qu'occupent les femmes dans les mentalités obtuses.

  • Alors que Younes n´a que neuf ans, son père, paysan ruiné par un spéculateur autochtone, perd ses terres ancestrales. Accablé, l´homme doit se résoudre à confier son enfant à son frère, un pharmacien parfaitement intégré à la communauté pied-noir d´une petite ville de l´Oranais. Le sacrifice est immense. En abandonnant son fils, l´homme perd du même coup le respect de lui-même.

    Mais les yeux bleus de Younes et son physique d´ange l´aident à se faire accepter par cette communauté aisée de province. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi de jeunes colons dont il devient l´inséparable camarade. Il découvre avec eux les joies de l´existence et partage leurs rêves d´adolescents privilégiés que ni la Seconde Guerre Mondiale ni les convulsions d´un nationalisme arabe en pleine expansion ne perturbent. Jusqu´au jour où revient au village Émilie, une jeune fille splendide qui va devenir la vestale de nos jeunes gens. Naîtra ainsi une grande histoire d´amour qui mettra à rude épreuve la complicité fraternelle des quatre garçons, écartelés entre la loyauté, l´égoïsme et la rancune que la guerre d´Indépendance va aggraver.

    Avec la verve romanesque qu´on lui connaît, Yasmina Khadra éclaire d´un nouveau jour ce conflit ayant opposé deux peuples amoureux d´un même pays. La grande originalité de cette saga qui se déroule de 1930 à nos jours repose sur une courageuse défense de cette double culture franco-algérienne que l´Histoire a, de part etd´autre, trop souvent cherché à renier.

  • À l'heure où le régime castriste s'essouffle, " Don Fuego " chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd'hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille " rousse et belle comme une flamme ", dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle. Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n'habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d'un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.

  • Le héros de ce roman est un jeune Irakien de vingt ans, né dans un village au milieu des sables où perdure depuis toujours un mode de vie archaïque. En 2002, il part faire des études à Bagdad, mais l´invasion des troupes américaines le renvoie dans son bled. Pendant plusieurs mois, il végète en écoutant palabrer les gens du village qui se partagent entre les nostalgiques de Saddam, ceux qui espèrent tout des Américains et les tenants du radicalisme islamique. Jusqu´au jour où un attentat ayant eu lieu à quelques kilomètres de là, les G.I. débarquent en force dans la petite communauté et contraignent brutalement les habitants à sortir de chez eux. Aux yeux de ce jeune homme, ils commettent l´irréparable en jetant hors de son lit son père, à demi nu. Le spectacle d´une telle humiliation détruit irrémédiablement l´image que ce garçon avait de lui-même.
    Fuyant son village, dérivant jusqu´à Bagdad, il se retrouve dans une ville déchirée par une guerre civile féroce. Sans repères ni ressources, miné par la honte, il devient une proie rêvée pour les Islamistes radicaux. Recruté, manipulé, il décide de se sacrifier pour la Cause, mais ne sait pas encore qu´au lieu d´une bombe traditionnelle, c´est d´un virus dévastateur pour l´humanité dont il sera le porteur...
    Depuis plus de dix ans, Yasmina Khadra explore inlassablement l´histoire contemporaine et l´affrontement meurtrier, incompréhensible à ses yeux, entre l´Orient et l´Occident. Sans répit, il milite pour l´intelligence et le triomphe de l´humanisme. Inlassablement, il rappelle que l´humanité ne peut surmonter l´horreur de sa misérable condition qu´à travers l´observation objective et lucide de la réalité.

  • " Longtemps j'ai cru incarner une nation et mettre les puissants de ce monde à genoux. J'étais la légende faite homme. Les idoles et les poètes me mangeaient dans la main. Aujourd'hui, je n'ai à léguer à mes héritiers que ce livre qui relate les dernières heures de ma fabuleuse existence.
    Lequel, du visionnaire tyrannique ou du Bédouin indomptable, l'Histoire retiendra-t-elle ? Pour moi, la question ne se pose même pas puisque l'on n'est que ce que les autres voudraient que l'on soit. " Avec cette plongée vertigineuse dans la tête d'un tyran sanguinaire et mégalomane, Yasmina Khadra dresse le portrait universel de tous les dictateurs déchus et dévoile les ressorts les plus secrets de la barbarie humaine.

  • Il avait pour lui une candeur déconcertante et un direct du gauche foudroyant. Il connut la misère et la gloire, mais seul l'amour des femmes parvint à combler sa soif d'absolu. De l'ascension à la chute, le destin hors du commun d'un jeune prodige adulé par les foules, poussé au crime par un malentendu.Il se faisait appeler Turambo, du nom de son village qu'un glissement de terrain avait rayé de la carte. Il était né dans l'Algérie coloniale des années 20, et son destin était écrit d'avance : il serait misérable. Mais il était beau, vigoureux, ardent et doté d'un trait de caractère assez rare : la candeur. Cette fraîcheur lui attirait des sympathies immédiates et, grâce à ce don, il put franchir les portes du monde des Français, interdit aux Arabes. Car il possédait de plus une force surprenante dans le poing gauche, capable d'allonger d'un coup ceux qui se trouvaient sur son passage. C'est ainsi qu'il attira l'attention des professionnels de la boxe. Ses succès sur le ring lui apportèrent gloire et argent. Mais comme tous les coeurs purs, il détestait la violence et rêvait d'amour. Dans sa culture, une femme heureuse était une épouse fidèle, féconde et dévouée. Il nourrit d'abord une passion secrète pour sa cousine Nora, la première femme de sa vie. La deuxième, Aïda, une prostituée, l'initia aux plaisirs de la chair. La troisième, Louise, était la fille de l'homme d'affaires qui comptait l'emmener jusqu'au titre de champion de France de sa catégorie. Puis surgit Irène. Femme libre, indépendante et fière. Elle lui apprit que la vraie passion ne pouvait s'épanouir que dans la confiance absolue et le respect mutuel. Mais comme toujours chez Yasmina Khadra, la vie ne rend pas toujours justice à ceux qui s'aiment... Dans une superbe évocation de l'Algérie de l'entre-deux-guerres, Yasmina Khadra met en scène, plus qu'une éducation sentimentale, le parcours obstiné d'un homme qui n'aura jamais cessé de rester fidèle à ses principes, et qui ne souhaitait rien de plus, au fond, que maîtriser son destin.

  • Médecin à Francfort, Kurt Krausmann mène une existence ordinaire, limitée à ses allers-retours entre son cabinet de consultation et son appartement bourgeois. Jusqu´au drame familial qui va le précipiter dans le désespoir. Afin de l´aider à surmonter son chagrin, son meilleur ami, Hans, un riche homme d´affaires versé dans l´humanitaire, lui propose de l´emmener sur son voilier jusque dans les Comores, pour les besoins d´une bonne cause. Au large des côtes somaliennes, leur bateau est assailli par des pirates. Kurt et Hans sont enlevés puis transférés dans un campement clandestin. Dans leur geôle improvisée, se trouve déjà Bruno, un otage français que tout le monde semble avoir oublié, et qui tente péniblement de concilier sa passion pour le continent africain avec l´angoisse de sa captivité. Une détention à l´issue incertaine, des conditions de vie innommables, une promiscuité dangereuse avec des mercenaires sans pitié, c´est le début d´une descente aux enfers dont personne ne sortira indemne. Mais parce que le drame est propice aux revirements de situation, c´est aussi pour Kurt le début d´une grande histoire d´amour.En nous offrant ce voyage saisissant de réalisme, qui nous transporte, de la Somalie au Soudan, dans une Afrique orientale aux multiples contradictions - tour à tour effrayante, irrationnelle, sage, fière, digne et infiniment courageuse -, Yasmina Khadra confirme une fois encore son immense talent de narrateur. Construit et mené de main de maître, ce roman décrit la lente et irréversible transformation d´un Européen, dont les yeux vont, peu à peu, s´ouvrir à la réalité d´un monde jusqu´alors inconnu de lui. Un hymne à la grandeur d´un continent livré aux pires calamités.

  • " Merveilleusement maquillée, les cheveux constellés de paillettes, les mains rougies au henné avec des motifs berbères jusqu'aux poignets, on dirait que le drame l'a cueillie au beau milieu d'une noce.
    Dans ce décor de rêve, tandis que le monde s'éveille à ses propres paradoxes, la Belle au bois dormant a rompu avec les contes.
    Elle est là, et c'est tout.
    Fascinante et effroyable à la fois.
    Telle une offrande sacrificielle... " Une jeune étudiante est découverte assassinée dans la forêt de Baïnem, près d'Alger. Une femme, Nora Bilal, est chargée de mener l'enquête, loin de se douter que sa droiture est un danger mortel dans un pays livré aux requins en eaux troubles.
    Qu'attendent les singes est un voyage à travers l'Algérie d'aujourd'hui où le Mal et le Bien se sentent à l'étroit dans la diablerie naturelle des hommes.

  • À quoi rêvent les loups raconte un itinéraire insensé, et pourtant presque banal, aujourd'hui, en Algérie Nous sommes à la fin des années 80. Nafa Walid est un jeune Algérois d'origine très modeste qui rêve d'une très improbable carrière d'acteur international. En attendant la gloire, il devient chauffeur de l'une des plus prestigieuses familles d'Alger. Il découvre du même coup l'univers totalement corrompu de la nomenklatura algérienne. Pour ces gens riches au-delà de l'imaginable, les lois communes ne s'appliquent pas. Naja va en faire la très cruelle expérience.
    Une nuit, on lui donne l'ordre de faire disparaître le cadavre d'une adolescente morte d'une overdose dans le lit du fils de la maison. S'il refuse, c'est lui qui sera accusé de meurtre et il sera condamné car jamais la police ni la justice n'oseront s'attaquer à une famille aussi influente. Terrorisé, Nafa obéit mais cette nuit d'horreur le fait tomber dans un mécanisme qui va le broyer et le conduire, quelques années de cauchemar plus tard, à égorger un bébé.
    Parce que des hommes totalement corrompus l'ont humilié et lui ont fait perdre le respect de lui-même.
    Parce que les Islamistes qui recrutaient à tour de bras dans cet énorme réservoir de jeunes gens vulnérables ont su l'accueillir et lui donner le sentiment que sa vie pouvait avoir un sens.
    Parce que les fanatiques musulmans qui prêchaient la guerre totale contre le pouvoir ont su jouer sur tous les ressorts de sa virilité et l'ont convaincu de céder à la tentation de la violence.
    Parce que la confusion mentale dans laquelle il était plongé l'a conduit à s'opposer à ses parents, à sa famille, à ses amis et à perdre tous ses repères.
    Parce que la guerre civile qui a opposé les militaires algériens et les bandes armées islamistes a été d'une violence et d'une sauvagerie incroyables, l'abominable est devenu concevable et il l'a commis.
    Les Agneaux du seigneur (Julliard, 1998) ont révélé en Khadra un écrivain visionnaire. Un souffle épique donne à son oeuvre une dimension universelle.
    Http://www.yasmina-khadra.com

  • L'Olympe des infortunes

    Yasmina Khadra

    • Julliard
    • 30 Septembre 2010

    Les Hirondelles de Kaboul,L'Attentat,Les Sirènes de Bagdad), après un grand roman d'amour (Ce que le jour doit à la nuit),  Yasmina Khadra, qui ne craint pas les changements de registre, met toute sa verve romanesque au service d'une fable corrosive qui nous plonge dans l'univers des clochards, plein de tendresse, de cocasserie, de rêves invraisemblables et de terribles déconvenues.
    0300Coincée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l'Olympe des Infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de laissés-pour-compte ayant choisi de tourner le dos à la société. Là vivent Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et bien d'autres personnages aussi obscurs qu'attachants. C'est un pays de mirages et de grande solitude où toutes les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Ach le Borgne, aussi appelé « le Musicien » parce qu´il sait, en quelques accords de banjo, faire chanter la lune, a pris sous son aile un jeune et naïf va-nu-pieds qui lui voue une admiration sans limites. Auprès de Ach, Junior s´initie à la philosophie des Horr. Le Horr est un clochard volontaire qui a pris le parti de vivre en marge de la ville en rejetant toutes ses valeurs : argent, travail, famille. Refusant jusqu´à la mendicité, le Horr se croit libre de toute attache. Mais lorsqu´une affection, souvent plus profonde qu´il n´y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d´ivrognes et de bras-cassés, tout détachement s´avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n´en sont pas moins sublimes. À travers cette galerie de portraits bigarrés, se dégage une dimension symbolique où l´esprit de solidarité, le sens du compagnonnage qui règnent chez les Horr contrastent avec la violence et l´individualisme de la société moderne. Il fallait tout le talent de conteur de Khadra, et la splendeur imagée de sa langue, pour transformer le prosaïsme rebutant de l´univers des clochards en un monde hautement poétique, où l´onirisme surgit derrière les détritus. On l´aura compris, L´Olympe des infortunes est une métaphore qui dénonce avec force la décadence de notre civilisation. Yasmina Khadra se pose en moraliste de notre temps et le constat qu´il livre n´est pas flatteur : les âmes perdues ne sont pas celles que l´on croit. Et l´enfer, lui, n´est jamais où on l´attend.0300Ce que le jour doit à la nuit), Yasmina Khadra met toute sa verve romanesque au service d´une fable corrosive qui nous plonge dans l'univers des clochards, plein de tendresse et de cocasserie. Coincée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l'Olympe des Infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de paumés qui ont choisi de tourner le dos à la société. Là vivent Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et bien d'autres personnages aussi obscurs qu'attachants. C'est un pays de mirages et de grande solitude où les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Mais lorsqu´une affection, souvent plus profonde qu´il n´y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d´ivrognes et de bras cassés, tout détachement s´avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n´en sont pas moins sublimes.0600PRESSE Ce que le jour doit à la nuit(prix France-Télévisions 2008 ; élu « meilleur livre de l´année 2008 » par la rédaction du magazineLire) :
    « Des mots que porte haut Yasmina Khadra dans une fresque éblouissante qui n´omet rien des déchirures, des humiliations et des trahisons de deux peuples unis dans l´attachement à une même terre. Ni du rêve de fraternité que ravive ce grand roman d´amour. » Christine Rousseau,Le Monde  Claire Devarrieux,Libération  Julia Ficatier,La Croix  Claude Sérillon, «Vivement dimanche» (France 2)  Grégoire Leménager, Le Nouvel Observateur  François Busnel, « La Grande Librairie » (France 5)  À propos deLes Sirènes de Bagdad:
    « Il y a d

  • Caché « quelque part en Algérie », Yasmina Khadra a signé trois romans policiers, ce qui lui a valu d´être « le pseudonyme le plus recherché » par les islamistes de son pays. Depuis, il n´a cessé de susciter des interrogations en France, en Europe et dans le monde arabe. Dans son pays, notamment, la presse unanime a loué son authenticité de romancier et de témoin de la tragédie algérienne.
    Aujourd´hui, il a le pouvoir de décliner son identité, de lever le voile sur un mystère qu´il n´a pas voulu, et de raconter enfin comment il fut embrigadé dans une carrière militaire, lui qui s´est toujours voué à devenir poète.
    « J´ai été éjecté de ma famille, c´est un fait : une initiative malheureuse de mon père. Et j´ai été adopté par l´armée, que je quitte sans rancune ; elle m´a élevé, je l´ai servie, je crois, avec dignité et courage. Je n´ai jamais cherché à dévier de la voie qu´on m´avait tracée. Je ne me suis jamais rebellé. Mais je n´ai jamais renoncé à ce que j´estime être plus fort qu´un destin : ma vocation d´écrivain. J´ai continué à écrire dans un monde qui me refusait cette liberté-là, et j´ai réalisé mon rêve, peut-être grâce à lui : les interdits forgent les volontés inflexibles. » http://www.yasmina-khadra.com

  • Http://www.yasmina-khadra.comGhachimat est un village de l'Algérie d'aujourd'hui : on se connaît depuis l'enfance, on se jalouse et on se jauge. On s'affronte en secret pour obtenir la main d'une jeune fille. On déteste ceux qui ont réussi, on méprise ceux qui sont restés dans la misère. On étouffe sous le joug d'une tradition obsolète. On ne s'émeut guère des événements qui embrasent la capitale. Mais il suffit du retour au pays d'un enfant fanatisé, pour que les habitants de Ghachimat basculent dans le crime collectif, portés par le ressentiment et la rancoeur. Et c'est ainsi que progressivement, des garçons bien tranquilles deviennent des tueurs en série...

  • «Cousine K me trouvait une nuque de pendu. Elle se gaussait de moi, me persécutait. La jupe retroussée sur ses genoux roses, elle picorait dans une terrine de friandises, lentement, interminablement, à petites dents, aussi sournoise qu´un rongeur; elle cherchait à m´humilier, à me voir tendre la main. "Hum! dé-li-ci-eux. Le raisin sec est si tendre qu´on n´a pas le temps de mordre dedans. Tante est aux petits soins avec moi. Elle m´a promis du coulis de dattes, rien que pour moi; et tu crèveras de jalousie." On la disait ange.
    Elle n´en était pas un.
    K était méchante et égoïste, fielleuse et rancunière. Une vraie peste. Ne craignant pas de décevoir, elle n´en faisait qu´à sa tête. Le pot au miel dérobé, c´était elle. Le gros mot proféré dans l´étable, c´était encore elle. Pourtant, inévitablement, machinalement, c´était vers moi que l´on se retournait.
    Je les déteste.
    Je la déteste.» Un enfant négligé par une mère qui sait si bien adorer le frère aîné devient le souffre-douleur d'une cousine tellement admirée. Des années plus tard, enfermé dans sa solitude et hanté par les souvenirs douloureux de son enfance, un homme se rappelle...
    Yasmina Khadra démonte ici les mécanismes de la frustration et les ravages que peut provoquer chez un enfant sensible le manque d'amour. Avec une précision cruelle, il décrit la lente descente de cet homme vers la folie. Il suffira d´un rien: un bruit, une grille qui ferraille pour déclencher un geste irréparable.

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  • Pendant des années, Yasmina Khadra a publié des livres qui ont bouleversé le public en France et dans de nombreux pays. Il y a un an l´auteur a révélé sa véritable identité: derrière le pseudonyme de Yasmina Khadra se cachait Mohammed Moulessehoul, officier supérieur de l´armée algérienne. En 1999, à l´âge de quarante cinq ans, Mohammed Moulessehoul décide de prendre sa retraite de l´armée, de dévoiler son identité et de se consacrer entièrement à l´écriture. Il quitte l´armée, s´envole vers le Mexique avec sa femme et ses trois enfants et arrive en France en janvier 2001. C´est à cette date qu´il publie chez Julliard «L´Écrivain», et qu´il révèle son identité à la presse et au public.
    L´accueil très chaleureux qu´il reçoit est soudain terni par l´irruption de la polémique sur le rôle présumé de certains éléments de l´armée algérienne dans les massacres qui ensanglantent l´Algérie depuis dix ans. L´écrivain Yasmina Khadra est obligé de rendre des comptes sur l´activité du commandant Moulessehoul, ce double qui l´empêche d´écrire depuis toujours. Le choc est rude. Ce monde littéraire parisien dont il rêvait en Algérie comme un prisonnier rêve de liberté au fond de sa cellule se révèle versatile, frileux, inconstant. Et surtout très injuste. Qui mieux que Yasmina Khadra a décrit les mécanismes de l´horreur islamiste et des réseaux politico-financiers qui détruisent son pays? Il l´a fait au péril de sa vie. Mais il est militaire et on lui demande de renier une institution dont il explique justement dans «L´Écrivain» le rôle capital qu´elle a joué dans son existence...
    Face à la déconvenue, Yasmina Khadra a réagi en écrivain. Loin des reproches et des récriminations, sans aigreur ni amertume, il a choisi d´écrire le récit de cette aventure en mettant en scène les seuls interlocuteurs qui lui paraissent valables. Il rencontrera Nietzsche, Kateb Yacine, Nazim Hikmet, ses maîtres. Mieux, il affrontera ses propres personnages et leurs sarcasmes : Zane de Ghachimat, le nain pervers des «Agneaux du seigneur», Salah l´Indochine le monstrueux recruteur du GIA d´«À quoi rêvent les loups» et l´inévitable commissaire Lob. Et surtout, il se retrouvera face au commandant Moulessehoul qui lui rappellera que, dans le jeu cruel qui a opposé le militaire et l´écrivain, il n´est pas facile de savoir qui a eu le plus à perdre?

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  • En 1988, le commissaire Llob tente d´empêcher la justice algérienne de gracier un dangereux psychopathe. Il ne peut pas deviner qu´il vient de mettre le doigt dans un terrible engrenage... La libération de ce meurtrier est le premier acte d´une machination terrifiante ourdie par certains maîtres du pouvoir algérien pour éliminer l´un des leurs. Pour que le coup soit imparable, il doit être cautionné par un homme libre, intègre, obstiné, intransigeant. Un fonctionnaire dont personne ne peut soupçonner qu´il puisse se laisser manipuler par quiconque. Le commissaire Llob est parfait pour ce rôle. Mais acceptera-t-il de s´effacer comme il est prévu qu´il le fasse?
    Au fil de son enquête, Llob devra comprendre ce qui s´est passé au cours d´une nuit d´août 1962 quand des familles entières de harkis ont dû affronter la haine des combattants de l´Armée de libération. Quels comptes ont été réglés au cours de ces massacres? Quels secrets ont été enfouis dans les charniers creusés sous les taillis?
    Yasmina Khadra poursuit ici son implacable autopsie de la société algérienne. Sans aucune concession, avec cette force et cette lucidité qui ont fait le succès de ses romans précédents et lui ont permis d´être traduit dans tous les pays d´Europe et aux États-Unis, il continue de brosser le portrait de ce peuple généreux qui avait toutes les raisons de croire à son épanouissement avant que la cupidité boulimique de ses dirigeants et leurs effroyables manipulations le fassent basculer dans sa propre négation.
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  • Explorant les origines littéraires des Révolutions arabes sous la triple perspective critique, politique et autobiographique, cet essai éclaire d'un jour original les romans nord-africains des années 2000, en identifiant notamment, dans cette littérature

  • Le Privilège du Phénix ; Ce roman paru en 1989 sous le vrai nom de yasmina khadra, Mohammed Moulessehoul, revient à l'actualité littéraire qui a porté l'auteur à la célébrité internationale avec notamment, a quoi rêvent les loups ? et son écrit autobiographique l'écrivain. Le récit à pour cadre, l'Algérie aux premières années de la conquête coloniale. Il se construit sur une énigme du personnage Flen qui n'a plus que ses pas errants à travers le pays déstructuré, Liaz un nain, s'emploie à lui faire retrouver la dignité du nom. Le lecteur familier de l'écriture photographique de khadra retrouvera, dans cette odyssée du tragique et du beau, la langue allégorique de moulessehoul.

  • En avant-première, découvrez les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire 2016 des éditions Julliard : - Yasmina Khadra, Dieu n'habite pas la Havane - Lionel Duroy, L'Absente - Fouad Laroui, Ce vain combat que tu livres au monde - Jacques A. Bertrand, Biographies non autorisées - Michèle Sarde, Revenir du silence

  • En avant-première, découvrez les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire 2015 des éditions Julliard : - Anne Akrich, Un mot sur Irène - Yasmina Khadra, La dernière nuit du Raïs - Philippe Jaenada, La petite femelle

  • Ce recueil de nouvelles de Mohammed Moulessehoul, entièrement consacré aux rêves impossibles de l'enfance algérienne dans les premières années de la conquête coloniale, est gorgé de poésie qui fouille et recouvre, peint et dénonce les désastres affectifs contenus dans la nouvelle qui donne son titre au recueil La Fille du pont. Garçons de ferme, khemmas, joueur de flûte, les jeunes protagonistes découvrent l'amour, l'amitié et la beauté dans un monde d'expropriation et de violence. L'allégorie qui construit l'univers du Privilège du Phénix partage ses espaces, dans La fille du pont, avec la réalité historique. Le Privilège du Phénix, La fille du pont et El Kahira ou La Cellule de la mort constituent une fresque de la terre algérienne, de la conquête coloniale à la guerre de libération.

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