Langue française

  • La conférence des oiseauxFarid-ud-Din `Attâr fut l'un des plus grands poètes mystiques de cette époque glorieuse du soufisme où la quête divine atteignit des sommets inégalés. Rûmi, Hallaj, Saadi furent ses pairs.Parmi ses nombreuses oeuvres, La Conférence des oiseaux est la plus accomplie. Elle relate le voyage de la huppe et d'une trentaine de ses compagnons en quête de Simorgh, leur roi. De multiples contes, anecdotes, paroles de saints et de fous les accompagnent. « Lis ce livre, chercheur, tu sauras où aller, dit le poète. Savoure-le longtemps et tu seras nourri. Car il a de quoi t'étonner. Tu le lis une fois et tu crois le connaître, mais non ! Lis-le cent fois, cent merveilles nouvelles ébahiront ton oeil »La Conférence des oiseaux est un de ces livres qui se savourent et se fréquentent comme des amis nourriciers.Farid-ud-Din `AttârOn sait seulement de lui qu'il est né à Nichãp~ur, en Perse, probablement en 1140, qu'il fut apothicaire, qu'il voyagea beaucoup et qu'il mourut en 1230.Adapté par Henri Gougaudd'après la traduction du persan de Manijeh Nouri

  • Tous les oiseaux, connus et inconnus, se réunirent un jour pour constarer qu'il leur manquait un roi. Exhortés par la hupper - messagère d'amour dans le Coran -, ils décidèrent de partir à la recherche de l'oiseau-roi Simorg, symbole de Dieu dans la tradition mystique persane. Au terme d'un voyage plein de dangers, et après avoir parcouru les vallées du désir, de la connaissance, de l'amour, de l'unité, de l'extase..., les trente survivants devaient connaître l'ultime révélation : le Simorg était leur propre essence, jusqu'alors enfouie au plus profond d'eux-mêmes.

  • Le Livre divin est un des monuments de la poésie mystique persane des XIIe et XIIIe siècle de notre ère. Cinq siècles après avoir été conquise et convertie par l'islam, et au seuil des nouvelles épreuves que lui apportaient les invasations mongoles, la Perse retrouva à cette époque son génie propre pour léguer au patrimoine spirituel de l'humanité l'une des plus grandes contributions qu'il ait jamais reçues.

    Le Livre divin est une longue composition poétique qui chante les thèmes variés de la voie soufie à travers une tapisserie de récits, menés souvent avec la prolixité orientale et qui culminent toujours dans la nostalgie de l'appel, dans la concision de l'Instant : l'instant sacré de la rencontre avec le divin.
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  • Le chef-d'œuvre de poésie mystique d'Attâr chante le voyage de milliers d'oiseaux en quête de Sîmorgh, manifestation visible du Divin, dans la traduction lumineuse de Leili Anvar. La version numérique permet à tout lecteur d'emporter partout avec lui ce magnifique texte de poésie soufie.

    Le Cantique des oiseaux, une épopée mystique

    Guidés par la huppe de Salomon, les oiseaux, métaphore de l'âme, partent en quête de l'Être

    suprême, Sîmorgh, oiseau mythique, manifestation visible du Divin. Par-delà les sept vallées,

    seuls trente oiseaux parviennent au bout du chemin. Devant la Sîmorgh souveraine, croyant la

    voir enfin, stupéfaits, ils ne voient que le reflet d'eux-même (sî morgh signifie " trente

    oiseaux " en persan).

    La Divinité, est invisible ; elle ne peut que se manifester dans le coeur, miroir de l'âme.

    Les âmes oiseaux comprennent alors qu'elles doivent se jeter dans le feu qu'est Sîmorgh pour

    en saisir l'essence, mourir pour renaître, devenir rien pour devenir Tout.

    Un répertoire de récits

    Pour convaincre les oiseaux de prendre leur envol et les soutenir dans leur ascension, la huppe

    conte des histoires édifiantes, puisées dans les classiques de la littérature profane, dans le

    Coran, dans les floklores indiens, arabes ou persans. Madjnûn le fou d'amour, le sultan

    Mahmûd et son page Ayâz, le sheykh San'ân amoureux de la princesse chrétienne, Joseph et

    la femme de Putiphar... 'Attâr transforme ces archétypes en symboles. La beauté de l'être

    aimé et toutes les beautés du monde deviennent sous sa plume les signes visibles de la beauté

    de Dieu.

    'Attâr, poète de la spiritualité soufie

    Le poète persan 'Attâr (1174-1248) a embrassé le soufisme, doctrine mystique de l'Islam qui

    invite l'homme au détachement pour mieux approcher du Divin. 'Attâr a lui-même cheminé,

    empruntant la voie extatique de l'amour et de l'abandon du soi. Et par la magie de l'évocation

    poétique, la beauté de sa langue, sa musicalité, sa force d'expression, il parvient à dire

    l'indicible, à montrer l'invisible et à partager avec chacun cette expérience spirituelle.

    Un livre universel, au-delà de toute croyance

    Le Cantique des oiseaux est un récit initiatique par excellence : chacun peut voir dans les

    oiseaux le reflet de lui-même, à travers le prisme de ses propres expériences, de ses quêtes

    personnelles et intimes. Chacun peut se perdre dans les vallées pour mieux se retrouver.

    Il n'est pas besoin de croire pour être saisi par ce poème : ce qu''Attâr exprime résonne et

    vibre dans tous les coeurs. C'est vers soi-même que chemine chacun des oiseaux du récit.

    Une traduction sublime et inspirée

    Il fallait à ce chef-d'oeuvre une nouvelle traduction, en vers, qui par son souffle et sa

    musicalité parvienne à rendre cette ascension spirituelle lumineuse, vibrante et universelle.

    Leili Anvar, normalienne, agrégée et docteur en littérature persane, a relevé le défi immense

    de traduire en alexandrins rythmés les 4724 distiques du poème.

    Pendant quatre années, elle a nourri son travail de recherches érudites, et plus encore, du

    bonheur d'être habitée par cette oeuvre qui l'a transformée. Le résultat est fidèle à la lettre et à

    l'esprit d''Attâr car la traduction réussit le tour de force d'épouser la beauté du texte original

    autant que de rendre compte de sa hauteur spirituelle. Au lecteur français d'être transformé à

    son tour par ce poème magnifiquement dévoilé.

    Une édition enrichie

    Pour cette édition, Leili Anvar a revu la traduction, développé l'introduction et

    rédigé des notes supplémentaires qui complètent et enrichissent la lecture. La compréhension

    du poème en devient ainsi plus subtile et approfondie.

    Des introductions passionnantes

    Dans " L'envol ", Leili Anvar nous fait partager ses connaissances sur 'Attâr et la poésie

    soufie. Elle éclaire le sens de ce chef-d'oeuvre, composé dans une langue d'une inventivité

    inouïe par un homme d'une sagesse exemplaire. Dans " Le Voyage de traduire " elle nous fait

    partager son expérience et explique ses choix de traduction parfois audacieux. Elle propose

    aussi une réflexion sur les spécificités, les difficultés et les joies de la traduction poétique.

    Des annexes essentielles complètent cet ouvrage de référence

    Les versets du Coran cités dans les notes, un glossaire des noms communs et des noms

    propres, accompagnent la découverte et la compréhension du poème d''Attâr.

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