Alina Reyès

  • Dans "Le Boucher", la chair parle, ses mots s'engouffrent par l'oreille, la font fondre. La chair s'ouvre à tous les sens, antre béant, où la langue fouine. Le sens glisse d'une chair à l'autre, en suivant la lame qui ouvre, découpe, tranche les surfaces et les interdits. Une fois que l'interdit est tombé, toutes les associations, les métonymies, les copulations fantasmatiques et réelles deviennent possibles.

    "Dans ma semi-conscience, je me demandais s'il n'allait pas jouir, m'entraîner avec lui, si nous n'allions pas laisser couler notre plaisir avec ce flot de paroles ; et le monde était blanc comme sa blouse, comme la vitrine et comme le lait des hommes et des vaches, comme le gros ventre du boucher, sous lequel se cachait ce qui le faisait parler, parler dans mon cou dès que nous étions tous les deux seuls, et jeunes et chauds comme une île au milieu de la viande froide."
    A.R.


  • Tourterelle aime l'exaltation infinie du plaisir...

    Tourterelle ne vit que pour et par le désir, car que vaut le plaisir sans l'extrême exaltation du désir ? Entre phantasmes et réalité, elle arpente tous les territoires de la vie: le sexe, les livres, les peintures, la maternité, les villes anciennes et les montagnes à l'absolue virginité. Amoureuse d'un poète qui se refuse à elle, elle se livre à une quête inlassable de sensations extrêmes qui, d'une manière paradoxale, pourraient la rapprocher de cet homme. L'oeil aux aguets, le corps enflammé, elle arpente le vieux Paris, dont les pierres lui racontent toutes de multiples histoires, elle part pour de longues marches en solitaire dans les Pyrénées. Là, perdue au milieu des montagnes, luttant contre le froid, la fatigue, la peur, elle atteint au sentiment du divin et à une réconciliation avec elle-même.Cette réconciliation, un jeune homme l'a, dans l'ombre, accompagnée pas à pas. Il s'appelle Libreto, il est le voisin du poète. Guidant Tourterelle, il l'a, à sa manière tranquille, aidée à allier désir et sentiment amoureux: l'un tout de mouvements et de secousses, l'autre tout de profondeurs fécondes. Ainsi, Tourterelle rejoint les eaux calmes de l'amour partagé, laissant - pour un temps au moins - les flux et reflux du désir inassouvi derrière elle.
    Alina Reyes, connue pour ses textes érotiques, écrit ici un roman inattendu où, autant que le sexe des hommes, le sentiment de la nature exalte le désir amoureux. Dans une langue d'une rare richesse, où les poèmes lyriques côtoient les lettres érotiques et les descriptions de paysages, elle célèbre la beauté de la vie et la gloire des corps.

  • Derriere la porte

    Alina Reyès

    Un homme et une femme, l'un après l'autre, entrent, par le simulacre d'un petit cirque, dans le royaume d'Éros : un labyrinthe de couloirs sombres. Derrière chaque porte les attend une aventure sexuelle. À travers chaque exploration des fantasmes se dessine une quête, une fuite plutôt, devant les spectres de la mort et des regrets.
    Un roman en deux parties, l'une qui a pour fil conducteur les aventures et le regard d'un homme, l'autre ceux d'une femme. Le lecteur y choisira son parcours, suggéré par l'auteur à travers des "portes", dessinant ainsi lui-même une architecture de cette traversée érotique des miroirs.

  • Satisfaction

    Alina Reyès


    Ils sont jeunes, beaux et amoureux... mais ils ne font plus l'amour. Une poupée de silicone grandeur nature va bouleverser leur relation.

    Ils s'appellent Babe et Bobby. Ils sont jeunes, beaux, et ils s'aiment. Pourtant, leurs nuits manquent de fantaisie. Aussitôt couchée, Babe s'endort d'un sommeil apathique provoqué par les barbituriques, quant à Bobby...Une nuit, Babe est brutalement tirée de son sommeil artificiel comme par un cauchemar. Un curieux feulement, entre soupir humain et cri de bête, la pousse à descendre à l'étage en dessous. Le bruit vient de la cave. Babe décide d'aller observer ce qui s'y passe par le soupirail du jardin. De là, elle voit Bobby en train de pénétrer de toutes les façons imaginables une grande brune allongée nue sur le capot de sa Cadillac rose. Le désir si longtemps oublié monte en elle...Le lendemain, dans le coffre de la Cadillac, elle découvre la dulcinée de son mari : Carmen, une poupée de silicone, grandeur nature, avec une peau douce au toucher et un corps souple qui invite à l'amour. Babe s'y laisse prendre et quand Bobby rentre chez lui, il découvre ses deux femmes enroulées, nues, dans la même couverture.Dès lors, la maison du bonheur est en proie aux bouleversements du désir. Babe se découvre une passion pour Carmen, et une propension à la domination : elle impose à Bobby de lui faire l'amour uniquement via le corps de la poupée tout en prenant elle-même son plaisir dans la bouche de Carmen. Le désordre s'introduit dans la vie quotidienne de Babe et Bobby: elle ne va plus au travail, elle est obsédée par le sexe et lui de moins en moins sûr de sa virilité. Alors se pose la question: leur faut-il se débarrasser de Carmen, et comment ?
    Alina Reyes s'est inspirée de la réalité pour écrire cette histoire : ces poupées que l'on fait réaliser sur commande sont disponibles sur Internet. Leur ressemblance avec la personne humaine est plus que troublante !

  • Le carnet de rrose

    Alina Reyès

    Impudiques et candides, ces carnets intimes de Rrose livrent la vérité nue des goûts, de la mécanique d'une femme, et de ses huit amours.
    Après le succès de La Septième Nuit, Alina Reyes dévoile ses nouveaux secrets d'amour. Appelant son sexe Rrose, elle célèbre la jouissance féminine tout autant que le corps masculin, source de plaisirs infinis. Elle nous livre quelques-unes des recettes qui l'amènent à la jouissance et font de sa vie une célébration sexuelle de tous les instants.
    Le Carnet de Rrose, impudique et candide, confirme la place majeure d'Alina Reyes dans la littérature érotique contemporaine. Ce petit livre élégant, bel objet discret, renferme des confessions intimes d'une sexualité torride. Pouvant être lues à tout moment, elles séduiront les amateurs d'une littérature toujours plus osée.
    Pour mieux connaître Alina Reyes :
    http://www.alinareyes.com


  • Je l'ai appelé par son nom, il s'est avancé, a entièrement ouvert le lit, m'a demandé de m'y coucher. J'ai essayé de l'entraîner avec moi sur le drap, mais il ne m'a pas laissée le toucher. "Demain, a-t-il dit. La première nuit, il ne faut pas se toucher..."

    Une femme et un homme passent ensemble sept nuits d'amour, durant lesquelles ils multiplient les jeux sexuels pour mieux attiser leur désir. La première nuit, c'est uniquement par le regard qu'ils doivent s'aimer. Les nuits suivantes, dans une savante orchestration, le désir est mené à son paroxysme, jusqu'aux limites de la jouissance. Puis vient la septième nuit, ultime pirouette pour qu'exulte, encore et toujours, le désir.
    Alina Reyes est l'un des plus importants auteurs contemporains de littérature érotique. Écrit avec élégance, ce roman célèbre les joyeuses inventions de l'amour.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.


  • Beaucoup d'émotion dans cet exquis d'écrivains très personnel et d'une frémissante sensualité.

    Rendant hommage aux miracles de la nature et aux bonheurs de la cueillette, Alina Reyes nous convie à une promenade savoureuse dans les forêts, les jardins et les prés pour y retrouver les plaisirs simples offerts par la contemplation, la dégustation et la récolte des fruits, des herbes, des fleurs... Des prunes aux roses, de la lavande aux cerises, du serpolet aux myrtilles, des cèpes à l'oseille sauvage, des coquillages aux poignées de neige, Alina Reyes nous fait retrouver les paradis intimes de l'enfance, des paysages éclatants de sèves et de bourgeonnements, un monde foisonnant de senteurs gourmandes. Bouleversante de sincérité, elle exprime ici une vision du monde bien à elle et se livre démasquée.


  • Ces 70 psaumes d'amour contemporains d'une grande beauté sont un cri et un chant adres-sés à Dieu par celle qui fut touchée par Sa grâce. Une élévation de feu vers le Tout-Autre qui vient nous rejoindre au plus intime et faire sa demeure en nous.

    " L'année 2007, je suis allée passer la semaine pascale à Saint-Jacques-de-Compostelle. Je ne le savais pas encore, mais ce pèlerinage au pays du soleil couchant était une façon de me purifier avant ma mort, qui survint le 15 mai suivant, à Paris. L'écriture des poèmes est liée à mon retour à la vie. Je n'ai rien fait pour écrire ces poèmes, j'ai seulement pris le cahier et le stylo, tout se présentait à moi naturellement au fur et à mesure, cela se présentait de dehors, je n'avais plus qu'à noter. Ces poèmes d'amour sont une arme de guerre, je ne peux pas me contenter de "faire de la poésie" ou de "faire de la littérature". Quand l'auteur, par chapelets de phrases, extirpe la bête de sa tour d'ivoire, il peut mettre le ver dans le verbe ; ou bien tenter de libérer l'âme en faisant de son verbe une épée. Je veux, ici et maintenant, livrer une langue du feu de Dieu. "
    Alina Reyes.
    Ces 70 psaumes d'amour sont un cri et un chant adressés à Dieu par celle qui fut touchée par sa grâce. Une élévation vers le Tout-Autre qui vient nous rejoindre au plus intime et faire sa demeure en nous.

  • Lilith

    Alina Reyès


    Qui est Lilith ?

    Pour l'état civil de la ville de Lone (surnommée, comme il se doit, Baby par ses habitants), elle est la sérieuse et sage directrice du Muséum d'Histoire Naturelle ; pour son jeune amant, Giovanni, une femme vieillissante que l'on peut prendre et jeter. Mais une fois passée entre les mains d'un chirurgien esthétique, Lilith se transforme en une créature somptueuse, dont les formes et la bouche font, en un regard, baver tous les hommes - une femme qui se souvient soudain qu'aux origines de l'humanité, dans le tréfonds de sa mémoire, une créature légendaire répondant au même nom qu'elle venait hanter les nuits des hommes et leur promettre le ciel pour leur laisser l'enfer. Alors, Lilith part en chasse.

  • A l'aube du troisième millénaire, trois écrivains : un homme et deux femmes, refont le Voyage aux Pyrénées. Stéphanie Benson, d'origine anglaise, est d'emblée confrontée au passé colonial, à cet état dont les Pyrénées se remettent mal, et signe avec Chemin de non retour, un journal intime plutôt noir. Alina Reyes évoque la féminité d'une montagne qu'elle connaît bien. Lucien d'Azay, à partir de son voyage en solitaire effectué en hiver, parvient à cerner, petit à petit, jour après jour, de col en ville thermale, les problématiques contemporaines de l'autre montagne européenne.

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